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Auteur : Jose ESPINOSA

Municipales : le grand rejet !

Jose ESPINOSA
Macron l'avait rêvé : la pandémie le sortirait de son isolement et le placerait en pôle position pour attaquer la campagne présidentielle sous les habits de "sauveur de la nation", les municipales lui offrant quantité d'édiles prêts à lui servir la soupe. Le monarque en fut pour ses frais. Les électeurs lui ont expédié un message clair et simple : dégagez ! L'élection du premier ministre au Havre ne peut camoufler la déconfiture du mouvement "en marche". La macronie subit une bérézina dont la défaite humiliante de Mme Buzin à Paris en est emblématique. Nous ne pouvons qu'en apprécier l'ampleur et la promesse pour d'autres échéances. L'essentiel n'est pas dans la branlée que le pouvoir vient de recevoir. Le fait le plus marquant de cette consultation électorale c'est la non participation massive, surprenante, tenace des électeurs. Dans les scrutins antérieurs, législatifs, régionaux, européens, l'abstention suivait une croissance constante. L'élection du maire, au contraire, entraînait toujours un (...) Lire la suite »

Le truisme, mode d’action macronien !

Jose ESPINOSA
Notre président a parlé comme il le fait depuis le confinement, à quatre reprises. Pour nous annoncer que nous connaîtrons les mesures attendues en juillet. D'ici là, outre le fait que les restaurants ouvriront dés demain, que les écoles et collèges sont appelées à recevoir plus d'élèves pour accélérer la reprise économique, éléments qui ne surprendront que ceux qui souhaitent s'étonner de pas grand chose, rien de concret dans la parole jupitérienne. Même les promesses faites aux personnels soignants ne sont pas garanties, alors vous pensez que pour les autres salariés, ils pourront se brosser. Par contre les actionnaires boiront le champagne vu que leurs impôts vont baisser, que l'impôt sur la fortune est enterré, que les dividendes ne sont pas touchés. Au contraire, les cotisations sociales qu'ils doivent à la société seront allégées et les aides financières sans contre parties vont se multiplier. Voilà pour le social et la solidarité nationale côté patronal. Côté salarial, le président ne lésine pas. Il (...) Lire la suite »

Coronavirus : le grand révélateur !

Jose ESPINOSA
Nous y sommes. Après deux mois de confinement, l'heure du dé-confinement a sonné. Avec la même précipitation, dans l'incohérence parfaite, sans organisation pensée, avec pour seule ambition remettre l'économie en branle pour ne pas être dépassés par nos concurrents notamment allemands. A coups de forcings : zones rouges passées vertes en 24h, un conseil scientifique étrangement muet, l'éducation nationale utilisée pour faire pression sur les parents obligés de retourner au turbin sans toutes les précautions nécessaires, pression abjecte du patronat automobile et de l'aviation, toujours pas de masques gratuits hormis ceux mis à disposition par des mairies, des collectivités locales et de nombreux particuliers, couturières souvent. Espérons que la deuxième vague n'apparaisse jamais. Saluons ici les efforts des personnels soignants qui au prix d'un lourd tribut ont permis de circonscrire la pandémie. Remercions les personnels de la distribution, des services publics, les salariés, ces premiers de corvée, (...) Lire la suite »
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Un chef de pacotille !

Jose ESPINOSA
Comme à son habitude, Macron a blablaté pour camoufler son incompétence et sa responsabilité dans le chaos que connaît notre pays depuis plus d'un mois. Qu'avons-nous appris de nouveau ? Une date, le 11 mai, de début de la reprise du travail et peut-être du dé-confinement sous réserve d'une baisse de la pandémie. Pour tout le reste, il nous dit d'attendre sa prochaine intervention. Une demi heure pour nous asséner des banalités du style" nous n'étions pas assez préparés", "nous avons pris les bonnes décisions", "l'espoir renaît", "le gouvernement prolongera et accroîtra les aides aux entreprises et aux familles modestes", "les tests après la mi-mai", "les masques dés que possible", "le vaccin dans plusieurs mois", "les traitements quand on pourra". Autrement dit, voyez comme je parle bien quand je m'adresse à vous et faites moi confiance. D'ailleurs "nous avons pris les bonnes décisions malgré quelques lenteurs". Enveloppé, pesé ! Le peuple français attendait du concret, faudra repasser. Bien sûr, il (...) Lire la suite »

Confinés mais éveillés !

Jose ESPINOSA
Macron a cru que le confinement éteindrait notre colère et nous rendrait amorphe. Fausse analyse ! Le confinement est un temps contraint qui nous incite à la réflexion, aux lectures, aux informations et aux actions. Les clameurs de 20h dans les cités, les rues, les quartiers, les villages en sont une forte démonstration. La créativité populaire a pris de court nos gouvernants et nos technocrates incapables de la moindre initiative positive engoncés dans leurs certitudes sur le bien fondé de la loi du marché pour résoudre la crise sanitaire dont ils ont du mal à anticiper les développements. L'exemple des masques montre l'incurie gouvernementale et à contrario la capacité "des gens qui ne sont rien". Le gouvernement attend les masques venant de Chine alors que les gens fabriquent leurs masques de protection. Incapacité des gouvernants à prendre les mesures immédiates (réquisitions d'entreprises textiles, reprise d'entreprises fermées ou en faillite, mise à contribution du patronat dans la lutte (...) Lire la suite »

Crise sanitaire, crise démocratique ?

Jose ESPINOSA
Adepte du proverbe "faire tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de s'exprimer", j'ai temporisé en n'écrivant pas une ligne sur la pandémie qui se développe dans le monde et en France. Comme vous, j'ai observé, écouté, lu un peu pour me faire une opinion. N'étant ni médecin ni spécialiste, je me garderai de toute affirmation concernant les mesures sanitaires formulées par le corps médical et reprises par le gouvernement et le chef de l'État. Comme la plupart d'entre vous, je respecte le confinement, les sorties autorisées, les mesures dictées par les autorités. Ce sont des mesures de bon sens qu'il s'agit de poursuivre pour essayer d'empêcher l'extension de la propagation du virus. Ces évènements bouleversent nos vies et nous renvoient aux questionnements fondamentaux sur l'objet de notre existence, sur les conditions d'organisation de celle-ci, sur la place de l'être humain dans la société. Des problèmes politiques et sociaux concrets. Nous ne pouvons en faire l'économie bien au (...) Lire la suite »

Un coup de force qui cache la faiblesse !

Jose ESPINOSA
Macron vient de décider l'emploi de l'artice 49.3 pour mettre un terme au débat engagé à l'Assemblée Nationale sur le projet de loi de réforme des retraites. Ce samedi, le conseil des ministres est réuni sur un seul ordre du jour : le coronavirus et les mesures à prendre pour l'empêcher de progresser dans le pays. Surprise ! le premier ministre entre à l'Assemblée en fin d'après-midi pour annoncer que le gouvernement va utiliser le 49.3 pour stopper la discussion sur sa réforme proposée. Le procédé employé en lui-même inélégant marque l'irrespect profond de cette majorité à l'égard des institutions de la République. Plus grave, le gouvernement réduit le parlement au rôle de chambre d'enregistrement des décisions élyséennes. Ce nouveau coup porté à la démocratie précipite la France dans un autoritarisme plus fort dont les violences policières en sont l'écume visible. Répression d'un côté et bâillon de l'autre, voici le visage vrai de la macronie en marche. Qu'en est-il du projet de loi à cet instant ? Le (...) Lire la suite »
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Tour de passe-passe ?

Jose ESPINOSA
Après un mois de grèves, de manifestations, d'actions diverses contre la réforme Macron du régime des retraites le premier ministre annonce qu'il se dit prêt à retirer "l'âge pivot" du projet de loi. Sous conditions : pas d'augmentation des cotisations, pas de baisse des pensions et équilibre financier. Il renvoie la discussion entre le patronat et les organisations syndicales en leur signifiant que si l'accord n'est pas obtenu, le gouvernement passera la réforme en force à l'assemblée nationale. Il fixe une date de fin de partie au mois d'avril. Les syndicats CFDT et UNSA acceptent ce marchandage confus et dangereux. Dangereux car la réforme par points serait avalisée et ouvrirait la voie à la capitalisation conduisant à la baisse générale des pensions et au recul massif de l'âge de la retraite. Confus dans les explications dont personne ne sait plus de quoi il est question. Aucun membre du gouvernement ne peut justifier l'universalité du système proposé. Personne ne connaît la valeur du point, (...) Lire la suite »

L’évènement majeur de 2019 !

Jose ESPINOSA
Ce 28 décembre 2019, un évènement sans précédent dans l'histoire s'est produit dont les conséquences se feront sentir dans les prochaines semaines. Pour la première fois, les gilets jaunes et les syndicalistes se sont rencontrés officiellement et ont manifesté ensemble pour des revendications identiques : le retrait de la réforme des retraites voulue par Macron et les systèmes d'assurances privées. Cette convergence passée volontairement presqu'inaperçue par les médias sera suivie d'effets dynamiques et rassembleurs dans la prochaine période. Une année fut nécessaire pour qu'enfin se réalise cette unité d'action. Les causes en sont multiples. Les syndicats n'ont pas mesuré ce qui se passait avec le mouvement des ronds-points. Ils ont été pris de court, quelquefois dépassés. Dés le départ fin 2018, les dirigeants syndicaux ont analysé ce mouvement comme d'extrême droite alors qu'il s'agissait de travailleurs qui se révoltaient contre les injustices sociales, fiscales et démocratiques. De leur côté, les (...) Lire la suite »

La haine et la bêtise !

Jose ESPINOSA
Ils se sont surpassés. Traités d'anti-sémites, de fachos, de séditieux, de vandales, les gilets jaunes en ont entendu des conneries sur leur compte mais on pensait avoir fait le tour. Que nenni ! A leur tour, les grévistes de la SNCF, de la RATP ou d'ENEDIS en prennent pour leur grade. La campagne de dénigrement monte en puissance jusqu'à les accuser de vouloir empêcher la tenue des fêtes de Noël et du Nouvel An pour les enfants. Les médias, le gouvernement, les élus "en marche" et Macron lui-même se sont jetés dans le marigot pour y patauger en choeur. Ils n'en sortiront pas indemnes. Politiquement, ils ont perdu aux yeux de la population. Moralement, ils se discréditent en prenant en otage toutes les générations auxquelles ils assurent une baisse générale des pensions et un retour aux retraites d'avant guerre. Humainement, ils se disqualifient aux yeux du monde entier qui observe les gesticulations dérisoires d'un "Manu" en perdition. En France les gens découvrent leur Président hostile au (...) Lire la suite »
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