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Thème : Mali

Mali : l’heure de la retraite pour Soumaïla Cissé ?

IBOUKALI

La claque électorale reçue par Soumaïla Cissé à l’occasion du second tour de l’élection présidentielle malienne va-t-elle marquer la fin de la carrière politique de l’opposant ? A 69 ans, et avec un score d’à peine 32%, les électeurs maliens ont sans doute montré la sortie à ce dinosaure de la vie politique malienne.

Avec moins d’un tiers des voix lors du second tour d’un scrutin présidentiel qui l’opposait pourtant à un président sortant (Ibrahim Boubacar Keïta) affaibli et très impopulaire, Soumaïla Cissé a démontré son incapacité à rassembler au-delà de sa base électorale. L’échec de trop ? A l’exception de la présidence, Soumaïla Cissé a connu tous les postes du pouvoir. Tous les honneurs. Véritable apparatchik issu de cette génération dorée de l’ADEMA (dont le président IBK est également issu), il est de ceux qui gèrent le pays sans discontinuer depuis le début des années 1990 et le retour de la démocratie au Mali. Pas vraiment le pédigrée de l’opposant que les médias occidentaux ont cherché à lui coller au dos au cours de la campagne présidentielle. Soumaïla Cissé est un enfant du système en place, au même titre qu’IBK, et son élection à la tête de l’état n’aurait pas entraîné de changements majeurs dans la façon de gouverner le pays. De cela, les Maliens sont bien conscients. C’est sans doute la raison pour laquelle le taux (...) Lire la suite »

Mali : IBK candidat de la Françafrique

Kioupy

A 73 ans, Ibrahim Boubacar Keïta, ou IBK, est candidat pour un nouveau mandat à la tête du Mali. Ce cacique de la vie politique du pays, déjà Premier ministre en 1994, symbolise à lui-seul les racines inexpugnables d’une Françafrique où se mêlent déni démocratique, mépris pour le sort des populations et corruption généralisée au service d’une petite minorité. De quoi IBK est-il le nom ? Cet amateur de grands vins et de montres de luxe est au cœur d’un réseau où grenouillent d’éminents représentants du milieu corse, des hommes d’affaires dont les seules affaires consistent à toucher des commissions (ils s’appellent entre eux des « facilitateurs », et un réseau familial dont le clinquant du train de vie exaspère l’opinion publique locale.

Dans le premier cercle du président malien, on retrouve Michel Tomi, celui que la presse qualifie de « parrain des parrains corses » et qu’IBK considère comme « un frère ». Ce Corse, qui a fait fortune dans les casinos en Afrique, a joué les intermédiaires dans l’acquisition du deuxième Boeing présidentiel d’IBK. Une acquisition à laquelle se sont intéressées les justices françaises et maliennes. Sur la base d’un signalement de la cellule anti-blanchiment Tracfin, le Bureau vérificateur général (BVG), autorité malienne indépendante, a dénoncé des pratiques de surfacturation, de détournement de fonds publics, de fraude, de trafic d’influence et de favoritisme. L’enquête sera rapidement enterrée par les autorités de Bamako mais pas par les juges français. Interrogé par les juges Tournaire et Robert, Michel Tomi a décrit certains des « cadeaux » qu’il reconnait avoir fait au président malien. Tout en réfutant avec la plus grande énergie toute tentative de corruption. Une Rolex ? « Pour lui porter chance pendant sa (...) Lire la suite »

Mali : les échecs d’Ibrahim Boubacar Keïta

IBOU

Après des semaines de tergiversations, le gouvernement malien s’est résolu à fixer les dates de la présidentielle, dont le premier tour se tiendra le 29 juillet prochain. Un scrutin à hauts risques pour le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), lesté par un premier mandat décevant. Pour de nombreux Maliens, IBK n’a pas été à la hauteur des promesses faites lors de son élection en 2013, notamment en matière économique et sécuritaire.

Les observateurs doutaient de la réelle volonté du président malien d’organiser les élections présidentielles cette année, comme la Constitution du pays le prévoit. S’il a lancé quelques ballons d’essais pour tenter de repousser le scrutin, le chef d’état a finalement été contraint, par l’opposition et la société civile, de respecter le calendrier institutionnel. Comment IBK, triomphalement élu en 2013 avec 77 ,61% des scrutins au second tour, a-t-il fait le vide autour de lui au point que l’on pronostique aujourd’hui sa défaite ? Trois facteurs principaux expliquent l’impopularité du président malien : les affaires de corruption qui polluent son image, son incapacité à relancer l’économie malienne, et sa passivité dans le dossier sécuritaire qui se traduit par un retour en force des islamistes. Eclaboussé, quelques semaines après son accession au pouvoir par l’affaire Tomi, du nom de cet homme d’affaires corse qualifié par le journal Le Monde de « parrain des parrains » et aujourd’hui mis en examen par la (...) Lire la suite »

Timbuktu ou Haiti dans le cinéma africain

Jean-Jacques CADET

Dans l’histoire des Césars, il est rare qu’un film rafle sept trophées, dont ceux de meilleur film et de meilleur réalisateur. C’est ce que vient de réussir Timbuktu, le film du réalisateur Abderrahmane Sissako, lors de la 40ème cérémonie des Césars, en février 2015.

Ce film qui raconte l’histoire de l’occupation d’une commune malienne (Tombouctou) par un groupe islamiste est venu résonner avec les récentes attaques islamistes en Europe, notamment en France. La force du film vient aussi de son équipe technique, qui a fait un travail exceptionnel. Le son, le montage, la photographie ont également été récompensés. Ce film bien pensé, avec un scénario original, nous fait vivre des situations émouvantes. En son genre dramatique, il met à nu les violences imposées par ce groupe islamiste pour imposer leur mauvaise interprétation du Coran. Des mariages forcés sont imposés alors que sont interdits football, musique, cigarettes et commerce. Les islamistes vont jusqu’à tenter d’empêcher des musulmans de respecter leur rituel dans les mosquées. Il nous est présenté une société de frustration qui empêche toute existence humaine digne. Ce qui va soulever des révoltes dont les instigateurs seront sévèrement punis. Au milieu de cette brutale occupation islamiste bien photographiée, (...) Lire la suite »

Le CADTM Afrique dénonce le Traité néo-colonial de défense et de coopération militaire entre la France et le Mali

CADTM
Communiqué de Presse - 7 août par CADTM Afrique La France, après avoir méthodiquement mis au point son plan d’occupation militaire du Mali, vient d’obtenir la signature d’un nouveau pacte colonial qui place définitivement le Mali sous sa tutelle au nom de la lutte contre le terrorisme. Le document signé permet à l’armée française d’agir en dehors de tout contrôle de l’État malien. Le contenu reste strictement confidentiel, pourtant le parlement malien va le ratifier sans en connaître réellement le contenu. Désormais, les forces françaises pourraient circuler sans restriction sur le territoire malien. Elles n’auront pas à solliciter un accompagnement des forces maliennes. Et l’État du Mali n’aura aucun droit de regard, encore moins de contrôle, sur les agissements des troupes présentes sur son sol. Bien au contraire, c’est l’armée française qui pourra intégrer au sein des unités maliennes, des détachements de liaison et d’appui afin de mieux les surveiller et de les espionner. Cette action s’étendra aux (...) Lire la suite »

France-Mali : désaccord de défense et nouvelles clôtures pour enclos coloniaux

Ahouansou SÉYIVÉ

La signature du nouvel accord de défense, ou accord de partenariat militaire selon une nouvelle nomenclature plus « politiquement correcte », liant le Mali à la puissance impérialiste française, et prévu pour le 16 juillet 2014, marque une nouvelle étape de la remilitarisation de l’Afrique par la France.

Prise pour ce qu'elle est, cette remilitarisation n'est qu'un des aspects de la remise au pas des anciens enclos coloniaux par les puissances occidentales. Tout s'imbriquant pour former un tout cohérent, il est important de souligner le caractère protéiforme de ce que certains, de façon générique, appellent le néocolonialisme, et qui n'est en définitive qu'une des déclinaisons de l’impérialisme économique. On ne peut comprendre et analyser sereinement le militarisme français en Afrique, le Mali étant loin d'être un cas isolé, si on ne le replace pas dans le cadre de dynamiques économiques plus larges, liées à la fin d'un monde occidento-centré économiquement lesté d'économies vacillantes, « challengé » par l'émergence de forces concurrentes et menaçantes que sont notamment les BRICS. Le lancement par ces derniers, lors du sommet de Fortaleza, d'une banque de développement disposant de fonds de réserve d'urgence et appelé à concurrencer le FMI, en est la manifestation récente la plus spectaculaire. (...) Lire la suite »

Alors que la guerre continue au Mali, les créanciers réclament le remboursement

CADTM international
Alors que la guerre continue au Mali, les créanciers réclament le remboursement des dettes et instrumentalisent l’« aide » pour leurs propres intérêts. La guerre qui continue au Nord du Mali n’a aucune incidence sur le comportement des créanciers qui continuent d’exiger le remboursement de la dette malienne. Comble du cynisme : ces même créanciers prétendent aider le Mali à se « reconstruire et se développer ». 3,25 milliards d’euros (environ 2 128 milliards de FCFA) ont été ainsi promis en mai 2013 par 80 pays et 28 organisations internationales. Le 15 mai dernier, ils se sont réunis à Bamako sous la coprésidence de la Commission européenne, de la France et du Mali pour assurer le suivi de cette « aide ». Mais de quelle aide parle-t-on ? Sur les fonds déjà décaissés, les deux tiers ont été utilisés au nom du Mali mais sans passer par le Trésor public malien et sans qu’on connaisse sa destination ! De plus, cet argent utilisé sans le consentement du peuple malien et qui a pu servir en partie des intérêts privés (...) Lire la suite »

Zone Trouble

M. SAADOUNE

En Libye, l’annonce d’un coup d’Etat par un ex-général a beau être qualifiée de « sans substance » par l’ambassadrice américaine à Tripoli, elle n’en est pas moins révélatrice de la déliquescence générale d’un pays où tout semble se mettre en place pour une nouvelle intervention. Le fameux « service après-vente » demandé par le ministre nigérien des Affaires étrangères aux Occidentaux qui ont fait tomber Kadhafi.

S'il est difficile de connaître le poids du général Khalifa Haftar - il était le chef du corps expéditionnaire libyen au Tchad et a fait défection aux Etats-Unis en 1987 avant de rentrer en 2011 -, il est loisible de constater que le pays reste dans une situation chaotique. L'unité de ce pays est en jeu et ses désordres en font une source de menace pour ses voisins. Il n'est par ailleurs pas inutile de se rappeler que rien n'est réglé au nord du Mali et qu'il a fallu attendre de longs mois pour voir s'ébaucher de timides discussions entre le MNLA et le gouvernement de Bamako. Et alors que les échanges prenaient un tour acerbe entre Bamako et les Touaregs, la situation sécuritaire donnait des signes de dégradation évidents. Il est clair que l'intervention française au nord du Mali est loin d'avoir éliminé les causes de la déstabilisation de la zone sahélienne. On sait que l'Algérie a subi de manière frontale l'impact des situations au Mali et en Libye avec l'attaque de Tiguentourine. Et cet impact ne (...) Lire la suite »

Une colonisation et une monarchie brinquebalante

Ahmed HALFAOUI

Il n’y a pas besoin d’être un fin observateur de la politique internationale pour comprendre que le fondement de la diplomatie française au Maroc est, en grande partie, déterminée par son attitude vis-à-vis de l’Algérie. En retour, le Makhzen en tire la garantie d’être soutenu et de ne pas trop se soucier de déstabilisation à l’intérieur de ses frontières.

Ces derniers jours, nous avons pu assister à l'un des gestes inauguraux du retour, même partiel, de la Françafrique dans la région après une relative perte de l'influence française que la " libération du Mali du terrorisme " est venue rétablir. Le président français, François Hollande, a pris Mohamed VI dans ses bagages pour le recommander au nouveau président malien, après qu'il ait été quelque peu frustré que ce soit le président Sahraoui, qui avait les bonnes grâces des ex-dirigeants du Mali. Le tort est en voie d'être réparé, le Polisario n'a pas été invité, et le colonisateur au petit pied peut être satisfait de la " victoire " de son suzerain français, dont il escompte que sa colonisation recueillera un soutien perdu. Pour la France officielle, le Sahara Occidental constitue une pièce maîtresse de sa stratégie régionale, elle a donc tenu à commencer par neutraliser toute tentative malienne de maintenir la politique antérieure. Pendant ce temps, l'Europe n'est pas unanime à soutenir l'une des injures (...) Lire la suite »

Le Mali à l’heure du butin

Ahmed HALFAOUI

"Nous avons gagné cette guerre" a dit le président français, François Hollande, lors de l’investiture du nouveau président malien, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK).

À sa décharge, on peut dire qu'on gagne les guerres qu'on peut et, quand on y arrive, on peut se permettre de le dire haut et fort, tant cela réconforte un ego particulièrement éprouvé, après avoir été cavalièrement éconduit malgré ses assiduités par le président des États-Unis, à propos de la Syrie. De plus, en l'occurrence, il est le seul des dirigeants atlantistes à parader. Pourquoi n'en aurait-il pas profité. Surtout quand ce gain a une signification beaucoup plus large que la débandade de quelques bandes de desperados. Car désormais, il est le maître des lieux et ne s'empêche pas de le dire. "Nous conserverons ici les effectifs nécessaires, mais surtout autour du Mali, pour aider les forces africaines à juguler toute menace". Que pouvait-il espérer de plus que cette perspective d'un possible retour triomphal, sous sa houlette, de la Françafrique sur des terres qui lui sont disputées et qui semblent devoir lui revenir. Désormais, c'est sous légalité internationale et satisfecit des autorités (...) Lire la suite »
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