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Auteur : Bruno GUIGUE

La cause ouïghoure, coqueluche de l’Occident

Bruno GUIGUE

L’angle d’attaque des médias internationaux, et donc des nôtres est à présent le Xinjiang avec ses Ouïghours.
Nous aurons donc l’occasion d’en reparler.
Ici, nous reproduisons un article que nous avions publié le 27 mars 2019.
C’est drôle comme LGS peut redonner à lire des articles qui ont plus d’un an.
LGS.

Reprise en boucle par les médias occidentaux, l’accusation portée contre la Chine s’est répandue comme une traînée de poudre : dans sa province stratégique du Xinjiang, Pékin aurait « emprisonné un million de Ouïghours dans des camps d’internement et contraint deux millions d’entre eux à suivre des cours de rééducation ». Les Ouïghours sont l’une des 54 nationalités minoritaires reconnues par la Constitution de la République populaire de Chine. Située à l’extrémité occidentale de la Chine, la Région autonome ouïghoure du Xinjiang a une population composite de 24 millions d’habitants, dont 46% de Ouïghours et 39% de Han. Si les allégations de la presse occidentale sont exactes, la population ouïghoure, qui est estimée à 10 millions de personnes, aurait donc subi un monstrueux coup de filet ! Pour interner un million de personnes, en effet, il faudrait capturer pratiquement la moitié de la population adulte masculine de cette malheureuse ethnie. Curieusement, aucun témoignage ne mentionne cette disparition massive (...) Lire la suite »
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La foutaise anticommuniste des "100 millions de morts"

Bruno GUIGUE

Bataille de chiffres, inventaire des hécatombes, comptabilité macabre à vocation accusatoire, lecture criminologique de l’histoire ? Aucun problème, allons-y. Mais à cet égard, on voit infiniment plus de raisons d’être communiste que libéral, conservateur, réactionnaire et tout ce qu’on voudra. Oui, il y a eu 100 millions de morts, mais ils sont imputables au capitalisme et à ses avatars, le colonialisme et l’impérialisme. Le communisme, lui, a sauvé infiniment plus de vies qu’il n’en a sacrifiées.

Du Parlement européen aux manuels scolaires en passant par Michel Onfray, l’anticommunisme a repris du service. « Démocratie contre totalitarisme », les « 100 millions de morts », le Goulag, la Révolution culturelle, tout s’enchevêtre et compose un tableau destiné à sidérer l’opinion, inoculant l’idée d’une vaste conspiration des forces du mal dont la Chine, cet odieux régime totalitaire dont Le Monde prédisait la « faillite » il y a encore trois mois, constituerait le dernier avatar. Mais si seulement on se contentait d’affabuler sur le présent ! Non, il faut encore réécrire l’histoire en la repeignant aux couleurs de l’idéologie dominante. On va même jusqu’à dire que ce sont les courageuses démocraties occidentales menées par l’Oncle Sam qui ont vaincu Hitler, et non l’Union soviétique. Peu importe la réalité historique, peu importe que, de Moscou à Stalingrad, de Stalingrad à Koursk, et de Koursk à Berlin, ce soit l’URSS qui ait abattu la machine de guerre du nazisme et expédié ses plans de domination raciale (...) Lire la suite »
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Michéa et l’impasse libertaire

Bruno GUIGUE
Dans le panorama des idées contemporaines, l’anarchisme occupe une place singulière. Ultra-minoritaire dans la société, il exerce une influence diffuse dans les sphères universitaires, notamment aux États-Unis, où des auteurs renommés comme Noam Chomsky ou David Graeber ne font pas mystère de leur adhésion à la doctrine. Que cette influence soit intellectuellement bénéfique, qu’elle contribue à mettre en question nombre d’idées reçues, que l’anarchisme constitue à certains égards un antidote respectable au libéral-conservatisme dominant est évident. Son audience s’est également élargie, en Occident, à l’occasion de la crise pandémique, l’État étant suspecté d’enfermer les populations pour asseoir sa domination et d’imposer au pauvre petit individu des restrictions insupportables. Renouant avec les analyses de Foucault, un vent libertaire a soufflé, incriminant une « biopolitique » visant à l’encasernement des corps et à la soumission des esprits, comme si le confinement, Big Brother et la vaccination obligatoire (...) Lire la suite »
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Marx, le Capital et l’homme-marchandise

Bruno GUIGUE

Ce que Marx a mis au jour dans le Capital, c’est ce qu’on pourrait appeler la consubstantialité du capitalisme et de l’esclavage ; derrière la diversité de ses formes, il a perçu la profonde unité de la servitude moderne ; il a vu, dans « l’esclavage direct » des Noirs, la vérité de « l’esclavage indirect » des prolétaires européens ; loin d’ériger l’opposition du travail libre et du travail servile en symbole de la modernité, il y a décelé la manifestation de son hypocrisie, car l’hétérogénéité apparente des statuts ne l’a pas aveuglé sur les mécanismes mis en œuvre sous l’empire de la valeur d’échange ; il a vu en somme, dans l’intensification des rapports marchands, la véritable origine d’une emprise de l’homme sur l’homme qui ne connut ni les frontières ni la différence des temps ; ce faisant, il a bâti une théorie de l’esclavage dont la connaissance nous est précieuse, à l’heure où la mondialisation libérale enfante les formes contemporaines de la servitude ; et il a défait, du coup, les faux prestiges du postulat aujourd’hui dominant selon lequel la liberté ne fait qu’un avec le marché, anéantissant par anticipation la folle prétention du libéralisme contemporain à incarner l’ultima ratio de l’histoire.

Lorsqu’il se livre, dans Misère de la philosophie, à une sévère critique de la méthode proudhonienne, Marx prend un exemple destiné, à ses yeux, à illustrer l’absurdité d’une synthèse entre des notions contradictoires : cette opposition exemplaire, c’est celle de la liberté et de l’esclavage. Distinguant l’esclavage indirect, celui du prolétaire, de l’esclavage direct dont sont victimes les Noirs des colonies, il voit dans ce dernier « le pivot de notre industrialisme actuel », à l’égal des « machines » et du « crédit ». Sans esclavage, écrit-il, « vous n’avez pas de coton, sans coton vous n’avez pas d’industrie moderne. C’est l’esclavage qui a donné de la valeur aux colonies, ce sont les colonies qui ont créé le commerce du monde, c’est le commerce du monde qui est la condition nécessaire de la grande industrie mécanique. » (1) Quelle conception du phénomène esclavagiste, doit-on néanmoins se demander, sous-tend pareille formule ? Et qu’en est-il de la théorie de l’esclavage, au juste, chez l’auteur du Capital ? S’il (...) Lire la suite »

Marx, penseur du racisme systémique

Bruno GUIGUE
Parmi les incongruités lues ici ou là ces derniers temps, figure l’idée qu’il serait scandaleux de se réclamer du marxisme lorsqu’on participe au combat contre le racisme. Au motif que pour Marx le capital n’avait pas de couleur, qu’il défendait la majorité et non les minorités, et que l’essentiel c’est la lutte des classes et non la lutte des races, et autres arguments du même acabit. Sauf que Marx a parfaitement vu le rapport entre discrimination raciale et oppression de classe, et qu’il a écrit des pages lumineuses sur la question. Il lui a même consacré un chapitre entier du Capital, le chapitre 31 de la Huitième section du Livre I, dans lequel il décrit l’engendrement du capitalisme moderne à partir du régime colonial et de l’esclavage de plantation. On se contentera d’en citer quelques extraits : « Les trésors directement extorqués hors de l’Europe par le travail forcé des indigènes réduits en esclavage, par la concussion, le pillage et le meurtre, refluaient à la mère patrie pour y fonctionner (...) Lire la suite »
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L’Aigle et le Dragon

Bruno GUIGUE
La propagande anti-Pékin déchaînée aux États-Unis a conduit le chef de la diplomatie chinoise à dénoncer « certaines forces politiques américaines qui prennent en otage les relations entre la Chine et les États-Unis et poussent nos deux pays au bord d’une nouvelle Guerre Froide ». Une saillie inhabituelle qui intervient peu de temps après la déclaration de Donald Trump dans laquelle il accusait le gouvernement chinois d’avoir commis une « tuerie de masse » en laissant se propager le Covid-19. La critique mutuelle entre Pékin et Washington n’est pas une nouveauté, mais l’innovation sémantique dont témoigne la riposte chinoise n’est pas anodine. Franchissant un nouveau cap symbolique, cet échange verbal se situe en effet à la rencontre de deux tendances contradictoires. La première, c’est la radicalisation idéologique de la présidence Trump. Élu pour redresser l’économie en inversant la tendance à la désindustrialisation, le locataire de la Maison Blanche sait que le bilan qu’il va présenter aux électeurs en (...) Lire la suite »
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Les chiens aboient et la caravane persane passe !

Bruno GUIGUE
Des matamores de Washington qui disent que « toutes les options sont sur la table » pour empêcher les pétroliers iraniens de rejoindre le Venezuela ; Téhéran et Caracas qui annoncent qu’ils sont « prêts à tout » pour défendre leur droit légitime à emprunter les routes maritimes internationales et à coopérer pacifiquement dans le domaine des hydrocarbures ; des navires iraniens qui parviennent à bon port sous escorte vénézuélienne, au nez et à la barbe des bellicistes de Washington ; le chef de la diplomatie chinoise qui déclare, le même jour, qu’un « virus politique » s’est déclaré aux États-Unis, où l’administration Trump semble décidée à mener une « nouvelle guerre froide ». Un Trump en état d’hystérie pré-électorale qui accuse la Chine des turpitudes les plus invraisemblables pour se disculper de sa nullité et de son irresponsabilité criminelles dans le traitement de la crise sanitaire ; des fuites au plus haut niveau qui laissent entendre que les États-Unis envisagent de reprendre les essais nucléaires, quelques (...) Lire la suite »

Les libérateurs au Drapeau Rouge

Bruno GUIGUE
Célébration de la victoire sur le nazisme, le 8 mai est l'occasion de rappeler qui a payé le prix fort pour nous en débarrasser : l'Union soviétique. De Moscou à Stalingrad, de Stalingrad à Koursk, de Koursk à Berlin, l'Armée rouge a éliminé la machine de guerre hitlérienne. Mais demander simplement qu'on le reconnaisse est sans doute beaucoup trop demander. Admettre que l'armée rouge a libéré le monde de cette folie meurtrière fait partie des aveux dont l'Occident est incapable. Abreuvé des sornettes d'Hannah Arendt, il croit dur comme fer qu'Hitler et Staline étaient des frères jumeaux et qu'ils conspiraient pour dominer le monde. Rien de tel, décidément, pour alimenter la nouvelle guerre froide, calomnier la Russie, et se présenter comme un parangon de vertu. On va nous raconter que le pacte germano-soviétique du 23 août 1939 est la cause de la Seconde Guerre mondiale, oubliant au passage ces accords de Munich, le 30 septembre 1938, où les glorieuses démocraties ont vendu la Tchécoslovaquie pour le (...) Lire la suite »
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Pandémie et socialisme : une magistrale leçon politique !

Bruno GUIGUE
Des démocraties occidentales décomposées, au bord de l'implosion sanitaire, incapables de faire face à l'épidémie alors que nous n'en sommes qu'au début, et dont les dirigeants versatiles nous disaient en janvier qu'il n'y avait aucun problème, en février que ce n'était qu'une mauvaise grippe, et début mars qu'il fallait aller voter et nous agglutiner en chœur sur les terrasses des bistrots. Des dirigeants occidentaux qui comptent sur une immunité collective synonyme d'extermination de nos aînés pour éteindre l'épidémie, mais qui se gardent bien de le dire et invoquent une guerre qu'ils ont déjà perdue faute de vouloir la gagner ; des incompétents et des corrompus vendus à Big Pharma qui répugnent à admettre des résultats qui semblent faire leurs preuves et qui méritent d'être testés de façon massive ; qu’il s’agisse du confinement, du dépistage ou du traitement, une indécision et une cacophonie qui donnent l’impression qu’il n’y a pas de pilote dans l’avion. Sous les projecteurs, de curieux médecins qui, (...) Lire la suite »
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"Covid-19 : la faillite d’un système"

Bruno GUIGUE

On aura tout lu, tout vu, tout entendu : "le régime chinois a fait faillite", la Chine est "au bord du gouffre", le "système s’écroule", Xi Jinping est "politiquement en danger" et "pris au piège", la "dictature est chancelante", le "totalitarisme est ébranlé" et "avoue son échec", "rien ne sera plus comme avant".

Une chose est sûre en effet, c'est que rien ne sera plus comme avant, et pour une bonne raison : la République populaire a manifestement vaincu l'épidémie en deux mois. Les oiseaux de mauvais augure diront que c'est faux, que les chiffres sont truqués, que l'épidémie peut rebondir. Mais les experts internationaux disent le contraire, et les faits parlent d'eux-mêmes. Le nombre quotidien de nouvelles contaminations est désormais 50 fois plus élevé dans le reste du monde qu’en République populaire de Chine. Sur les 80 000 cas recensés depuis janvier dans ce pays, 70 000 patients sont déjà guéris. Les restrictions aux déplacements sont levées progressivement et l'activité économique redémarre. On comprend que cette réalité attriste les ennemis de la Chine qui pullulent dans les médias du monde libre, mais il va falloir qu'ils s'y fassent. La Chine a réussi ce qu'aucun pays n'a jamais réussi à faire : vaincre une épidémie par une mobilisation massive de la société et de l'Etat. Après avoir signalé le virus à (...) Lire la suite »
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