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Auteur : Vladimir MARCIAC

Gilets Jaunes : vers une mortelle sclérose ?

Vladimir MARCIAC

Recadrons : il est faux de dire que les GJ ont obtenu plus en quelques mois que les syndicats en 10 ans (1). Il faudrait comparer point par point.

Dans la masse d’une série de défaites subies par les organisations politiques et syndicales, on verra que des choses ont été obtenues, d’autres préservées. Et si l’on voulait polémiquer, on dirait aux figures des GJ : « Où étiez-vous ? ». Par sa durée, le mouvement des GJ bat tous les records, mais par la puissance, par le nombre, par la contre-violence, par les résultats obtenus pour les sans-dents, mai 68 reste inégalé. Et surtout, mai 68 se caractérisa par une politisation intense des manifestants. Les noms des penseurs qui, au fil des siècles, ont éclairé et guidé les combats des masses en colère étaient dans toutes les bouches. Mai 68 fut un mouvement ouvert aux idées, aux organisations. Les noms de Marx, de Lénine, de Jaurès, de Louise Michel, de Trotski, de Sartre, de Simone de Beauvoir et de Marcuse étaient à l’honneur. Ceux qui en entendaient parler pour la première fois ne crachaient pas dessus du haut de leur ignorance par crainte de « récupération ». La vérité est que les GJ ont bénéficié, dès le (...) Lire la suite »
« En principe », Fabien Roussel est le nouveau secrétaire national

Y a-t-il un pilote dans l’avion PCF ?

Vladimir MARCIAC

Lors du dernier congrès du PCF en novembre 2018 à Ivry-sur-Seine, le sénateur de Paris, Pierre Laurent, a dû céder son fauteuil de secrétaire national à Fabien Roussel, député du Nord.

En même temps qu’un nécessaire renouvellement d’homme (Pierre Laurent a dirigé le PCF pendant 10 ans) il s’agissait aussi pour les congressistes de donner un coup de barre à gauche. Et c’est ainsi que la motion présentée au vote des militants par Fabien Roussel l’a emporté sur celle du secrétaire national en place. Fabien Roussel, enfant du pays minier (il est né à Béthune), ancré sur des positions de classe, est apparu aux communistes comme l’homme qui pouvait donner au PCF un visage dynamique, attractif. A 49 ans (contre 61 à Pierre Laurent) il a l’énergie et l’enthousiasme qui peut (ou pouvait) redonner à son parti une nouvelle jeunesse et un nouveau départ. Mais Fabien Roussel se heurte d’emblée à deux obstacles : 1- Les médias qu’il connait bien (il a été journaliste) pratiquent à son encontre un boycott redoutable. On ne le voit pas. Ni ne l’entend. Il a été écarté du débat du 20 mars sur BFMTV où étaient conviés François Bayrou (MoDem), Olivier Faure (PS), Stanislas Guerini (LaREM), Marine Le Pen (...) Lire la suite »

Les coupe-jarrets formés par Libération arriveront-ils à assassiner Sartre à Caracas ?

Vladimir MARCIAC

Jean-Paul Sartre, fondateur de Libération : « … les mots, comme dit Brice-Parain, sont des “pistolets chargés” » (« Qu’est-ce que la littérature ? »). Et d’ajouter que « parler c’est tirer ».

Tal Cual est un journal vénézuélien qui fut capable de traficoter une photo sur sa première page pour que ses lecteurs (et toute personne passant devant les kiosques) voient Chavez brandir un pistolet à une tribune. Dans la photo d’origine, il offrait un bouquet de fleurs. Cependant, si vous voulez savoir ce qui se passe au Venezuela, rien de mieux que Tal Cual, si l’on en croit Courrier International, hebdomadaire français qui traduit et publie des articles piochés dans la presse étrangère, de préférence de droite, voire fasciste, voire putschiste, en faisant croire que c’est de l’info. Le poids des mots tronqués, le choc des photos truquées. Choisir Tal Cual comme source pour le Venezuela, c’est choisir Pinocchio comme correspondant en Italie, Goebbels pour l’Allemagne, Jean-Michel Aphatie pour l’affaire Cahuzac, Alexandre Benalla pour les tribulations de passeports diplomatiques, de coffres-forts à roulettes et de pistolets à eau chargés à balles réelles. Qu’est-ce que Courrier International ? (...) Lire la suite »
Quand le blé bolivarien est sous la grêle, les bobos français le caillassent

Le Venezuela ou la débâcle idéologique et atlantiste d’ATTAC.

Vladimir MARCIAC

Le Venezuela est dans le collimateur d’ATTAC, organisation dévoyée à qui nous disons tristement : « Nous nous sommes tant aimés ».

Christophe Aguiton, Geneviève Azam, Isabelle Bourboulon et Jean Castillo - membres de l'espace « mobilisations internationales »- d'ATTAC France ont commis sur Médiapart, un long papier « Comprendre la débâcle du projet bolivarien au Venezuela » d’où il ressort que Nicolas Maduro ne devrait pas être président et où pointe leur dépit que Juan Guaido ne soit pas assez propre sur lui. On peut arrêter la lecture de leur pamphlet (de facto, trumpien) dès l’endroit où on lit (souligné en gras par eux) : « C’est donc fort de l’illégitimité de Nicolas Maduro sur la scène internationale que les députés de l’opposition… ». Un morceau de phrase, deux contre-vérités. ATTAC affirme même que Guaido dispose d’un « fort soutien international. » C'est souligné en gras par les auteurs qui énumèrent : « ... dès le 22 mai 2018, l’Union européenne, les Etats-Unis, l’OEA (Organisation des Etats américains) et les pays du groupe de Lima (dont le Canada, la Colombie, le Pérou, l’Argentine et le Chili) ont annoncé qu’ils ne reconnaissaient (...) Lire la suite »
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Eloge du « campisme »

Rien n’est plus digne de respect qu’un idéologue populiste « campiste » quand tombe la mitraille sur ses frères

Vladimir MARCIAC

Si j’avais plus de temps, je ferais l’éloge :
- du populisme, qui se dévoue au peuple,
- des idéologies qui contrecarrent le « pragmatisme » en vogue au Café du Commerce,
- du « campisme » (tiens, réflexion faite, je vais m’y essayer illico ci-dessous) qui est l’art de s’engager dans un combat politique en jurant qu’Adolf Hitler avait tort à 100 %.

A 100 % ! Et peu me chaut si ses ennemis (et du coup mes alliés, damned !) étaient bourgeois, royalistes, communistes, staliniens, prêtres, churchilliens ou Ricains… « Quand les blés sont sous la grêle Fou qui fait le délicat Fou qui songe à ses querelles Au coeur du commun combat… » (« La rose et le réséda », poème d’un « campiste »). A 100 % ! Pourtant, Adolf Hitler peignait d’assez jolis tableaux, caressait les petites têtes bondes et aimait les chiens. Mieux (je ratisse large), il était végétarien, contrairement à : Charles de Gaulle, Jean Moulin, Gabriel Péri, Missak Manouchian et les maquisards de Corrèze, ceux du Vercors, les habitants d’Oradour-sur-Glane, les généraux de l’armée Rouge, bref, des gens dont je n’aurais dit aucun mal (ou alors sous la torture) pendant la guerre. Et qui, sans doute, avaient tous des défauts et commis des erreurs. Le concept de « campisme » a été inventé par les adversaires des défenseurs des peuples pour les obliger à édulcorer leurs propos. Ils collent l’étiquette (...) Lire la suite »

Assassinat à Kiev du Décodex du Monde

Vladimir MARCIAC

Le Décodex (https://www.lemonde.fr/verification/) est un outil inventé par des néo-inquisiteurs du Monde, fort marris que l’Eglise ait renoncé en 1966 à son Index expurgatorius hérité des siècles obscurs.

Annonce de la création du Décodex : « De quoi s’agit-il [...] ? D’un outil pour vous aider à vérifier les informations qui circulent sur Internet et dénicher les rumeurs, exagérations ou déformations…. Fruit de plus d’un an de travail, le Décodex, lancé début février 2017 par Le Monde, est un outil qui vise à lutter contre la diffusion virale de fausses informations… ». « Sur Internet ». Mais on voit mal, dans cette vertueuse optique, pourquoi les médias mainstream devraient, eux, échapper à tout contrôle. Pour le Décodex : « il est important de vérifier une information avant de la partager […] On peut donc considérer que nous sommes en partie responsables des informations que nous propageons. D’où l’importance d’apprendre à ne pas se faire piéger, pour éviter de piéger nos contacts à notre tour ». Selon lui « Une rumeur se fonde sur des « on dit que… », sans que l’on puisse savoir ce qu’il en est vraiment ou en connaître la source. Au contraire, une information se fonde sur des faits avérés et, dans la mesure du (...) Lire la suite »
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Même Bourdin a piqué une colère… jupitérienne

Macron par Delahousse ou l’interview ridicule urbi et orbi

Vladimir MARCIAC
Primo, la nouveauté de l’interview déambulante (ou péripatéticienne, les deux mots sont bons) à l’Elysée était une copie de ce que Trump fait à la Maison Blanche. C’est frappant et écœurant de ressemblance servile. Secondo, l’à-plat-ventrisme de Laurent Delahousse, était si flagrant que la presse étrangère se gausse et que les confrères français du « journaliste », sentant le danger à ne pas s’en démarquer ont, pour une fois, pris leurs distances. Le plus sévère a été Jean-Jacques Bourdin qui l’a étrillé avec un ton, une véhémence qui aurait valu à Jean-Luc Mélenchon le reproche de s’être emporté, d’avoir perdu son sang froid, de s’en prendre aux médias, à un journaliste, voire d’avoir… éructé. Voyez cela, c’est jubilatoire. Tercio, Macron parle des Français en disant « Mon peuple ». Un dessin inspiré de Bosc nous le montre faisant, cette fois, visiter « Son domaine » (la France) à Delahousse. Vladimir (...) Lire la suite »

Une nouvelle crapulerie de Libération

Vladimir MARCIAC

Gros titre de Libération, 22 novembre 2017 : « Quattenens (LFI) pour la régularisation de tous les sans-papiers présents sur le territoire français ».

Perdues dans le corps de l’article, deux lignes citent le député de la FI et contredisent le titre : « Faut-il tous les régulariser ? « En tout cas ceux qui travaillent sur le territoire français, évidemment, ça ne se discute pas ». » Bien entendu, c’est le titre, surplombant en gros caractères l’article, qui sera le plus lu et Libération le sait. Adrien Quatennens (un t et 2 n, SVP) avait été interrogé (titillé) au micro de RTL sur l’immigration.Voir la vidéo jusqu’à 4 mn 38. Sa réponse précise sur la régularisation des sans-papiers est à 2 mn 56. Il dit qu’il faut régulariser ceux qui travaillent sur le territoire français. Il le dit deux fois. Adrien Quatennens a réagi au titre mensonger de Libération : « Non, Laurent Joffrin de Libération. Je n’ai pas parlé de « tous les sans papiers présents sur le territoire français » mais de « tous les sans papiers qui travaillent sur le territoire français ». Merci de corriger ». Que croyez-vous qu'il arriva ? Libération a corrigé, en catimini. La faute n’existe pas (...) Lire la suite »

Retour sur la manipulation par Riss d’un texte de Plenel

Vladimir MARCIAC
Riss (Charlie Hebdo), cite ainsi Plenel (Médiapart) :« La « une » de Charlie Hebdo fait partie d’une campagne générale de guerre aux musulmans » (88 signes). Il répète 4 fois cette phrase dans son éditorial. Ce qu’a écrit Edwy Plenel : « La “une” de “Charlie Hebdo” fait partie d’une campagne plus générale que l’actuelle direction de Charlie Hebdo épouse. M. Valls et d’autres, parmi lesquels ceux qui suivent M. Valls, une gauche égarée, une gauche qui ne sait plus où elle est, alliée à une droite voire une extrême droite identitaire, trouvent n’importe quel prétexte, n’importe quelle calomnie, pour en revenir à leur obsession : la guerre aux musulmans, la diabolisation de tout ce qui concerne l’islam et les musulmans. » (489 signes, soit 401 de plus). Notons la différence : Plenel écrit que la direction de Charlie Hebdo suit Valls et une gauche égarée, une droite, voire une extrême droite (ça fait du monde) qui use de la « calomnie » pour en « revenir à leur obsession » : « la guerre aux musulmans, la diabolisation (...) Lire la suite »
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Charlie Hebdo et sa « canaille » grimacière sur la 5 contre Mediapart

Vladimir MARCIAC

Le Grand Soir a très peu de raisons de défendre Médiapart. Tout ce que LGS peut attendre de Plenel, un de ces quatre, c’est un missile inattendu et immérité.
Cependant, comment se taire quand, dans la polémique qui l’oppose à Médiapart, Charlie Hebdo se vautre dans le n’importe quoi, sans scrupule, pariant (à juste titre) que les mensonges proférés en direct ne seront pas contredits et que, s’ils sont découverts ensuite, ils ne seront pas relevés, surtout s’ils visent le camp qu’il faut viser ?

LGS

Fabrice Nicolino, de Charlie Hebdo débattait dimanche 12 novembre 2017 dans l’émission C politique sur la 5 avec Fabrice Arfi, responsable des enquêtes à Mediapart autour de la polémique déclenchée par la Une de Charlie Hebdo accusant Edwy Plenel de complaisance vis-à-vis de Tariq Ramadan. Fabrice Nicolino a sans doute quelques talents, mais on ne les as pas vus lors de cette émission. Bouffi de contentement de soi, il multipliait ad nauseum des grimaces molles d’un visage de latex pour signifier sa désapprobation quand son contradicteur parlait. Moment hallucinant que celui où il a cru porter l’estocade contre Edwy Plenel qui avait tweeté cette phrase de Romain Rolland : « Ils peuvent me haïr, ils ne parviendront pas à m'apprendre la haine ». Nicolino, triomphal, annonça qu’il allait dire des choses « très graves » : « Romain Rolland est un homme, est un homme, est un homme qui a soutenu efficacement et ouvertement pendant toutes les années 30 la dictature stalinienne de l’Union soviétique… » En (...) Lire la suite »
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