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Auteur : Michael PARENTI

Réflexions sur l’Ukraine et le changement de régime (Berkeley Daily Planet)

Michael PARENTI
Plus de 83 % des électeurs de Crimée ont récemment participé au référendum pour le rattachement à la Russie. Parmi eux, une majorité écrasante (plus de 93 %) a voté en faveur de la séparation d’avec l’Ukraine et pour être de nouveau rattaché à la Russie. (1) Il faut garder à l’esprit que la Crimée ne se serait jamais engagée dans une telle action, et la Russie ne l’aurait pas soutenue, si l’Ukraine n’avait pas été en proie à des forces perturbatrices soutenant un « changement de régime ». Il faut préciser que le « changement de régime » est aujourd’hui une forme d’action visant à rendre impossible pour un gouvernement de continuer à gouverner. Nous avons vu et revu ce chaos organisé et ces perturbations sans fin dans divers autres pays. (2) Des groupes bien organisés sont financés et équipés par des intérêts occidentaux extérieurs. Des ultra-nationalistes et des mercenaires se mêlent à la foule des protestataires et s’emparent de la direction et de la planification des opérations, tout en sachant qu’ils ont derrière (...) Lire la suite »

Les 85 les plus riches et la meilleure moitié (Common Dreams)

Michael PARENTI
Selon un récent rapport d’Oxfam International, les 85 personnes les plus riches du monde possèdent la même richesse que les 3,5 milliards qui composent la moitié la plus pauvre de la planète. Cette affirmation me semble peu plausible. Je pense que les 85 personnes les plus riches, qui « pèsent » ensemble de nombreuses centaines de milliards de dollars, possèdent, en fait, beaucoup plus de richesses que la moitié la plus pauvre. Comment ces deux cohortes, les 85 plus riches et les 3,5 milliards les plus pauvres, pourraient-elles posséder la même accumulation de richesse ? La grande majorité des 3,5 milliards n’a simplement aucune fortune. Des centaines de millions d’entre eux ont des emplois qui leur permettent à peine de nourrir leurs familles. Des millions d’entre eux dépendent de la charité privée et de l’assistance publique pour survivre. Des centaines de millions sont sous-alimentés, souffrent d’insécurité alimentaire voire de la faim, y compris beaucoup d’entre les plus pauvres aux États-Unis. (...) Lire la suite »

Histoire et Mystifications. - Comment l’Histoire est fabriquée et enseignée...

Michael PARENTI
Analyste politique progressiste de tout premier plan aux États-Unis, Michael PARENTI, docteur en Sciences Politiques de l’Université de Yale, est un auteur et conférencier de renommée internationale. Il a publié plus de 250 articles et 17 livres. Ses écrits sont diffusés dans des périodiques populaires aussi bien que dans des revues savantes, et ses textes engagés l’ont été dans des journaux tels que le New York Times et le Los Angeles Times. Ses livres et ses conférences, informatives et divertissantes, ont atteint un public large et varié, en Amérique du Nord comme à l’étranger. Après L’Horreur impériale (Aden, 2004), et Le Mythe des jumeaux totalitaires (Delga, 2013), ce livre est seulement le troisième traduit en français. « Avec Histoire et mystifications, Michael PARENTI, toujours éloquent et provocateur, nous donne une critique, pleine d’entrain et de grande valeur, de l’orthodoxie qui cherche à se faire passer pour ‘l’Histoire’. » - Howard ZINN, auteur de Une Histoire populaire des États-Unis Dans (...) Lire la suite »

Devons-nous vraiment adorer Vaclav Havel ?

Michael PARENTI

Il n’est guère de figure parmi les restaurateurs capitalistes à l’Est qui n’ait été plus adulée parmi les politiciens, les experts médiatiques et les universitaires américains que Vaclav Havel, dramaturge devenu le premier président de la Tchécoslovaquie post-communiste puis le président de la République tchèque.

Tous les gens de gauche qui admirent Havel semblent ne pas vouloir voir certaines choses à propos de lui : son obscurantisme religieux réactionnaire, sa répression anti-démocratique de ses opposants de gauche et son profond dévouement à un système capitaliste débridé, creusant les inégalités économiques. Élevé avec gouvernantes et chauffeurs au sein d'une famille richissime et farouchement anti-communiste, Havel dénonçait dans la démocratie « le culte de l'objectivité et de la moyenne statistique » et cette idée que l'on puisse réaliser des efforts sociaux rationnels et collectifs pour résoudre la crise environmentale. Il a lancé des appels à l'émergence d'une nouvelle race de dirigeants politiques qui s'appuieraient moins sur « une pensée rationnelle, cognitive », démontreraient « de l'humilité face à l'ordre mystérieux de l'Être » et « croiraient en leur propre subjectivité comme principal lien les unissant à la subjectivité du monde ». Apparemment, cette nouvelle race de leaders serait une sorte de penseur (...) Lire la suite »

L’autodestruction du Capitalisme

Michael PARENTI
Après le renversement des gouvernements communistes de l'Europe de l'est, le capitalisme a été brandi comme l'invincible système qui apporte prospérité et démocratie, le système qui allait s'imposer jusqu'à la fin des temps. Cependant, la crise économique actuelle a fini par convaincre même quelques éminents partisans du libre marché qu'il y a quelque chose qui cloche sérieusement. En vérité, le capitalisme n'a pas encore réglé ses comptes avec plusieurs forces historiques qui le gênent en permanence : la démocratie, la prospérité, et le capitalisme lui-même, cette entité que les dirigeants capitalistes prétendent promouvoir. Ploutocratie contre Démocratie Commençons par la Démocratie. Aux Etats-Unis on nous dit que capitalisme et démocratie sont étroitement liés, d'où le terme « démocraties capitalistes ». En fait, tout au long de notre histoire les rapports entre démocratie et capitalisme ont été largement antagonistes. Il y a environ 80 ans, le juge de la Cour Suprême Louis Brandeis faisait le commentaire (...) Lire la suite »

Le mythe du Tibet

Michael PARENTI

L’histoire du Christianisme, celle du Judaïsme, celle de l’Hindouisme et celle de l’Islam sont fortement marquées par la violence. A travers les âges, les religieux ont toujours invoqué un mandat divin pour massacrer des infidèles, des hérétiques, et même d’autres dévots au sein de leurs propres rangs. Certaines personnes soutiennent que le Bouddhisme est différent, qu’il se distingue nettement de la violence chronique des autres religions. Certes, pour certains praticiens à l’Ouest, le Bouddhisme est plus une discipline spirituelle et psychologique qu’une théologie au sens habituel. Il offre des techniques méditatives censées promouvoir la lumière et l’harmonie en soi. Mais à l’instar de n’importe quel autre système de croyance, le Bouddhisme ne doit pas être appréhendé uniquement par ses enseignements, mais aussi en fonction du comportement effectif de ses partisans. Le bouddhisme est-il une exception ?

Un regard sur l'histoire révèle que les organisations bouddhistes ne se sont pas abstenues d'actes violents si caractéristiques aux groupes religieux. Au Tibet, du début du dix-septième siècle jusqu'au sein du dix-huitième siècle, des sectes bouddhistes rivales se sont livrées à des affrontements armés et à des exécutions sommaires. (1) Au vingtième siècle, en Thaïlande, en Birmanie, en Corée, au Japon, et ailleurs, des Bouddhistes se sont battus aussi bien entre eux qu'avec des non-bouddhistes. Au Sri Lanka, des batailles rangées au nom du Bouddhisme font partie de l'histoire cingalaise. (2) Il y a juste quelques années en Corée du Sud, des milliers de moines de l'ordre bouddhiste Chogye se sont battus entre eux à grand renfort de coup de poings, de pierres, de bombes incendiaires et de gourdins, dans des batailles rangées qui ont duré plusieurs semaines. Ils rivalisaient pour le contrôle de l'ordre, le plus grand en Corée du Sud, avec un budget annuel de 9,2 millions de dollars, auquel il faut (...) Lire la suite »
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Mondialisation : tout le blé du monde pour les riches.

Michael PARENTI
Mondialisation et démocratie : quelques notions de base, par Michael Parenti. Countercurrents.org, 26 mai 2007. L'objectif des grands groupes transnationaux est de réellement devenir transnationaux, c'est à dire de se positionner au-dessus du pouvoir souverain d'une nation, tout en étant servis par les pouvoirs souverains de tous les pays. (...) Ces commissions - dont l'OMC en est un exemple typique - regroupent un panel de "spécialistes du commerce" qui s'érigent en juges des questions économiques, et qui se placent au-dessus du pouvoir et du contrôle populaire de tous les pays, s'assurant par là même la suprématie du capital financier international. Ce fonctionnement, appelé mondialisation, est considéré comme l'inévitable vecteur de croissance naturel profitable à tous. C'est en fait, un coup d'état mondial orchestré par les intérêts économiques du big business mondial. (...) Agissant comme juge suprême au niveau mondial, l'OMC a rejeté des lois qui constituaient, selon elle, "un obstacle (...) Lire la suite »

L’horreur impériale. Les États-Unis et l’hégémonie mondiale

Michael PARENTI
Enfin traduit en français. Notes de lecture, par Patrick Gillard. La critique de l'impérialisme made in USA La critique de l'impérialisme américain a le vent en poupe, notamment en Europe. Pour preuve, il suffit d'ouvrir Le Monde diplomatique de novembre 2004. Sans même évoquer les résultats des élections américaines, dont les analyses paraîtront en décembre, le mensuel de référence francophone en matière d'actualité internationale ne consacre pas moins de deux articles à cette question. Signé Claude Serfati, le premier d'entre eux se focalise sur le « Retour de l'impérialisme » à travers la recension de trois ouvrages d'auteurs américains, parus en 2003, qui actualisent les « théories marxistes » de l'impérialisme. De son côté, Serge Halimi passe en revue quatre autres livres consacrés aux États-Unis dans un second article intitulé non sans raillerie : « Tous antiaméricains désormais ? ». La traduction en français de l'ouvrage que Michael Parenti, auteur et intellectuel critique américain de premier (...) Lire la suite »