Auteur Romain MIGUS

Il y a 5 ans, à Caracas, le 5 mars 2013, à 16h25...

Romain MIGUS
Il y a 5 ans, à Caracas, le 5 mars 2013, vers 15h30, ma compagne et moi étions partis marcher au Parc de l’Est, le plus grand espace vert de la ville, situé comme son nom l´indique, dans l´est de la capitale vénézuélienne, en plein cœur d´un ilôt territorial où se concentrent les classes les plus aisées du pays. Nous étions partis marcher et nous détendre, car les dernières semaines avaient été particulièrement éprouvantes pour nous et pour la plupart des Vénézuéliens. Le cancer du président (…)

Irma, la France et l’ALBA…

Romain MIGUS
L’ouragan Irma vient de passer sur les Antilles avec son cortège de tragédie, de vies humaines emportées, et de celles qui devront se reconstruire dans la douleur et dans les pertes matérielles. Comme réponse politique à cette catastrophe naturelle, le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a ordonné, le 10 septembre 2017, l´envoi d’aide humanitaire à Cuba, à Antigua-et-Barbuda ainsi qu’aux habitants de Saint Martin. Le ministre de l’intérieur vénézuélien, Nestor Reverol, a annoncé, (…)
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Le Monde ressuscite les morts pour mentir sur le Venezuela

Romain MIGUS
Depuis plusieurs années, le journal Le Monde compte sur les habituels pamphlets antichavistes de ses collaborateurs Marie Delcas et Paolo Paranagua. La première est correspondante du journal pour couvrir les évènements au Venezuela. Petit détail, elle est en poste à Bogota, soit à 1400 kilomètres de Caracas. Cela peut paraître assez étrange. On imagine assez mal un correspondant en Espagne relatant les derniers évènements tragiques de Catalogne depuis Paris. Pourtant la distance entre les (…)
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Venezuela : la pensée mi-figue mi-raisin de la gauche intellectuelle

Romain MIGUS
Le cyclone médiatique semble s’être éloigné temporairement des côtes vénézuéliennes. Durant les trois semaines précédant l’élection des députés à l’Assemblée constituante, le Venezuela bolivarien a été à la Une de toutes les entreprises de communication internationales. Ce n’est évidemment pas un hasard : il s’agissait de créer un climat favorable dans l’opinion publique pour justifier un changement de régime par la force. Celui ci n’ayant pas eu lieu, et le Peuple vénézuélien ayant donné (…)

Venezuela : l’opposition reste le seul espoir pour le peuple

Romain MIGUS
Les élections législatives du 6 décembre dernier ont adjugé une victoire indiscutable aux adversaires du processus politique initié par le commandant Hugo Chávez et par le peuple du Vénézuela il y a dix-sept ans. La conquête de l’Assemblée Nationale par une partie de la droite néolibérale n’est pas peu de chose. Même si le Vénézuela, comme d’autres démocraties dans le monde, se targue d’avoir un régime présidentiel dans un État fédéral mais centralisé, le pouvoir législatif est énorme. C´est (…)

« Le scrutin le plus compliqué qu’ont eu à affronter les chavistes »

Romain MIGUS
Entretien réalisé par Cathy Ceïbe pour l’Humanité du 3 décembre 2015. Alors que des élections législatives fort disputées se tiennent ce dimanche 6 décembre dans la République bolivarienne, Romain Migus, sociologue, revient sur les origines de la crise économique dans ce pays d’Amérique latine. Les élections législatives se déroulent dans un climat tendu sur le plan économique en raison de la chute du cours du pétrole. La baisse du prix des matières premières dont souffre toute (…)

Elections législatives au Venezuela : pourquoi le chavisme peut gagner

Romain MIGUS
A première vue, cette affirmation a de quoi surprendre le lecteur. En effet, depuis plusieurs mois, l´immense majorité de la presse internationale a préparé le terrain à une hypothétique victoire de l´opposition lors des élections parlementaires que connaîtra le Venezuela le 6 décembre 2015. La crise économique qui frappe de plein fouet les pays d´Amérique Latine exportateurs de matière première est particulièrement commentée dans le cas du Venezuela par les vautours médiatiques habituels. (…)

Tentatives de déstabilisation en Equateur. Réflexion sur l´indigénisme occidental

Romain MIGUS
L´indien est–il bon par essence ? Précisons d’emblée que cette question est aussi absurde que raciste. Si les communautés amérindiennes d´Equateur, de Bolivie, du Brésil ou d´ailleurs étaient « bonnes par essence », cela supposerait que les gouvernements progressistes latino-américains admettent une hiérarchisation selon l´appartenance à un groupe ethnique. En effet, s’il y a de « bonnes » communautés au sein du patchwork national, c’est qu’il doit y en avoir des « mauvaises ». (…)

Les agences de Washington au Venezuela : une menace inhabituelle et extraordinaire

Romain MIGUS
9 mars 2015 : Le président étasunien Barack Obama déclare, par décret, que le Venezuela représente une « menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique extérieur des Etats-Unis”. Pour une personne peu au fait des relations entre le pays pétrolier et le géant impérial, il pourrait s´agir d´une blague de mauvais gout. En réalité, elle n´est que l´aboutissement d´une longue série de 16 ans d´ingérence et d´action subversive pour renverser la Révolution (…)

Venezuela : La fabrique de la terreur

Romain MIGUS
Commençons par une situation imaginaire. Imaginons une manifestation, disons à Nantes contre l’aéroport de Notre Dame des Landes. Alors que la manifestation se termine, les partis politiques et associations qui l’ont convoqué ne la dissolvent pas. Des groupes radicaux prennent le relais et commencent à construire des barricades. Ils sont aidés pour cela par les services de la ville. Une pluie de cocktails Molotov, de pierres et de pavés s’abat sur les CRS. Une partie du CHU, et la (…)
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Venezuela : coup de projecteur sur les zones d’ombre médiatiques

Romain MIGUS
A lire les media internationaux en ce mois de février 2014, on pourrait croire que le Venezuela est - de nouveau - à feu et à sang. Le coupable désigné par les grandes entreprises de communication est toujours le même depuis maintenant 15 ans : le gouvernement bolivarien massacrerait – de nouveau - son peuple comme s’il s’agissait du passe temps favori des élites politiques révolutionnaires depuis l’accession d’Hugo Chavez à la présidence de la République. Oubliés les onze chavistes (…)