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Une nouvelle fois : interdire au peuple de manger de la viande

Davos : le masque végan tombe !

Le Forum économique de Davos ordonne cette semaine au bon peuple de réduire sa consommation de viande, donc aussi de fromage et de lait, pour sauver des millions de vie et lutter contre le changement climatique. La viande serait donc une impasse pour l’humanité et notamment la viande de bœuf élevée au rang d’ennemi public n°1 de la planète.

On croirait presque du Aymeric Caron dans le texte, dénonçant les « viandales », c’est-à-dire les mangeurs de viande, de lait et de fromage, comme si le milliard trois cent millions de petits paysans dans les pays du Sud étaient les responsables du désastre actuel, comme si ce n’était pas le 1%, fut-il végan, qui vandalisait la planète. Il est vrai que d’autres penseurs végans, comme Estiva Reus, estiment que ces petits éleveurs sont de toute façon condamnés par l’histoire. Ce n’est pas la première fois que les puissants veulent interdire au peuple de manger de la viande ; dans l’antiquité, au moment de la christianisation où le péché de « gula » devient le désir de manger au-dessus de son statut social, jusqu’au XIXe siècle où Paul Lafargue, le gendre de Marx (plus connu pour son fameux opuscule Le droit à la paresse) s’opposera aussi aux fausses viandes, faux pain, faux vin etc.

Le Forum économique de Davos renoue donc avec une très longue histoire mais, cette fois, avec le soutien actif des milieux végans. Les adeptes du véganisme (je parle de ceux qui assument ses thèses) ont bien préparé le terrain pour que le discours du Forum économique de Davos puisse apparaître aux médias comme une bonne nouvelle ! Les grands capitalistes seraient donc subitement devenus humanistes, se souciant du sort des pauvres, prenant au sérieux le sort de la planète, se préoccupant enfin de la souffrance animale. Les « méchants » ce seraient les éleveurs, les omnivores, ceux qui osent encore porter des pulls en laine et des chaussures en cuir. Aymeric Caron parle de 95 % de salauds à l’échelle planétaire. Bigre ! Allons donc, Davos a été, reste et sera toujours la vitrine de luxe des mille plus grandes firmes capitalistes qui entendent nous faire la leçon ! Les végans croient triompher alors qu’ils n’ont été que les idiots utiles du capitalisme prédateur détruisant toute biodiversité. Nous ne pouvons qu’espérer que les vrais défenseurs des animaux comprennent enfin à quel point ils se sont fait gruger par les végans.

Ce conclave de Davos peut-il nous aider à arracher le masque au véganisme, véritable cheval de Troie des biotechnologies alimentaires, banalisant la mort de dizaines de millions de paysans ? J’ai peur cependant, parfois, à entendre certains de nos politiques se porter à la défense des thèses véganes que ce qui subsiste des gauches et de l’écologie finisse par se mettre à l’école de Davos, sous prétexte de ne pas se fâcher avec quelques activistes végans, de ne pas risquer de perdre quelques suffrages, au risque d’en perdre bien davantage, par pure démagogie et par populisme mal digéré. Camarades insoumis, le peuple des gilets jaunes n’est pas végan ! Prétendre camper dans un entre-deux comme le tentent certaines forces politiques (qui me sont par ailleurs fort sympathiques) c’est ne pas comprendre les enjeux, car il ne s’agit pas d’opposer, à la façon des végans, les protéines végétales et animales, mais d’opposer, d’un côté, les protéines végétales et animales issues de l’agriculture et de l’élevage industriels et, de l’autre, les protéines végétales et animales issues d’une agriculture paysanne et d’un élevage fermier. Entre Via Campesina (l’internationale syndicale des petits paysans) et le Forum économique de Davos, faut-il vraiment hésiter camarades insoumis ? J’appelle France Insoumise, le PCF, EELV, Generation.S, le NPA, les décroissants, à s’opposer au Forum économique de Davos en soutenant le collectif « Quand l’abattage vient à la ferme » dont le slogan « Naître, vivre et mourir à la ferme » est un double pied de nez à l’industrie de la viande et au véganisme abolitionniste ! Vous y serez en bien meilleure compagnie aux côtés de la Confédération paysanne, du MODEF, de Nature & Progrès, des AMAP, de la FNAB que si vous restez dans une fausse neutralité face au véganisme ! J’ajoute que cette déclaration de guerre du capitalisme globalisé contre l’élevage (et les éleveurs et animaux d’élevage) ne constitue pas une surprise, sauf pour celles et ceux qui choisissent de n’écouter que les bobards des végans hyper-médiatisés qui, depuis des années, labourent le terrain, inoculent leur poison idéologique, abusent des bons sentiments et de l’empathie d’une population urbaine qui, pour l’essentiel à perdu tout contact avec la nature, avec les animaux.

L’élevage n’est pas en soi responsable de la destruction des écosystèmes, du réchauffement planétaire, de la pénurie d’eau potable, de la faim dans le monde touchant un milliard d’humains. Le véganisme sert à dépolitiser les questions agricoles et alimentaires, car ce n’est pas un régime alimentaire qui est responsable, mais un système économique, industriel, celui du capitalisme productiviste. Une prairie avec ses vaches n’est pas une source mais un puits de carbone, l’élevage n’est pas responsable de la faim dans le monde car les vaches broutent de l’herbe et la transforment en protéines et ne se trouvent donc pas en concurrence avec l’alimentation humaine, sauf si on les gave de céréales comme le fait l’élevage industriel, etc. Pour repolitiser la question agricole, vous avez un grand choix, relisez Jean Zieger, Carlo Petrini, regarder l’excellent documentaire « Vers un crash alimentaire » d’Yves Billy et Richard Prost.

Certains pourraient s’étonner que le Forum de Davos abandonne à son sort l’industrie de la viande, mais ce serait ignorer que c’est au cœur même de cette industrie que le projet d’imposer de la fausse viande, du faux lait, du faux fromage a d’abord triomphé ! Ces grandes firmes ont, certes, d’abord imposé l’élevage industriel qui est un désastre pour les animaux, les fermiers, les ouvriers des abattoirs, les mangeurs, la planète et même les investisseurs. Faire des animaux des machines à produire des protéines au plus bas coût, ce n’est non seulement pas de l’élevage mais très vite guère rentable. Les épizooties représentent entre 17 % et 50 % du chiffre d’affaires selon les secteurs et les pays, la grippe aviaire a coûté plus de 1250 milliards de dollars, l’épidémie de SARS entre 30 et 50 milliards, etc. Les mangeurs n’ont plus confiance et se détournent de la viande. L’industrie avait donc imaginé une première alternative capitaliste avec le clonage des vaches mais les mangeurs n’en veulent pas ! L’industrie a donc choisi d’en finir avec la vraie viande pour imposer la fausse viande végétale (prouesse biotechnologique supposant, le plus souvent, des produits OGM pour fabriquer du faux sang), la fausse viande cellulaire et même a-cellulaire (lait, œufs, etc.

Merci donc aux maîtres-penseurs de Davos de rendre public, ce qui se joue en coulisse et que je dénonce dans ma Lettre ouverte aux mangeurs de viandes qui souhaitent le rester sans culpabiliser  ! Les plus grands PDG de la planète, ceux de Google, de General Electric, de Virgin, des investisseurs comme Bill Gates ou Jeremy Coller, les patrons des lobbys de la viande, des céréales et de la finance ont donné leur ordre : il faut en finir avec l’élevage traditionnel ! Jeremy Coller, considéré comme le financier européen le plus important, est à la manœuvre en ayant réuni un consortium de grandes firmes représentant 2,4 billions de dollars (des milliers de milliards).

La déclaration du Forum économique de Davos me donne donc raison. Les végans sont bien les idiots utiles du capitalisme biotech ! Je dis aux militants des gauches et de l’écologie, cessez de vous faire avoir, n’écoutez pas ceux qui pensent avec le Forum économique de Davos ! Je dis aux défenseurs des animaux, ne voyez vous pas que votre cause légitime (et qui est aussi la mienne) est dévoyée pour servir les intérêts de quelques grands groupes économiques. Les végans, qui ne pèsent que 4 % de la population, ont colonisé notre imaginaire, avec le soutien des chiens de garde du système, avec des stratégies de communication dignes des plus grands groupes. J’invite à désobéir aux ordres de Davos, même si cela déplaît aux végans !

Paul ARIES : auteur de Lettre ouverte aux mangeurs de viandes qui souhaitent le rester sans culpabiliser (Larousse, janvier 2019) et Histoire politique de l’alimentation du paléolithique à nos jours (Max Milo, 2017).

COMMENTAIRES  

21/01/2019 14:51 par Assimbonanga

Bah... C’est surtout une astuce communicationnelle pour pulvériser sur ce groupuscule d’individus sans scrupules une apparence de vertu. Ils n’ont pas grand chose de bon (bonté) en eux. Il faut bien qu’ils inventent quelque chose. C’est de la pub.
C’est vrai que l’industrialisation de l’alimentation est porteuse de danger à grande échelle et que le moindre microbe y prend vite des proportions criminelles (lactalis).
Les vegans se fourrent un peu le doigt dans l’œil et les produits pré-emballés vendus en grande surface génèrent des emballages en plastique qui transforment notre planète en poubelle. Une chaussure pur cuir sera bio-dégradable, pas une chaussure de sport toute en synthétique.

Quand je regarde les télévisions dominantes, je remarque des personnages surgis de nulle part et qui sont invités à se mêler au débat. Je note leur nom et je vais les gougueuliser. C’est instructif ! Bien souvent ils sont PDG d’une fondation où ils sont le seul et unique directeur et le seul et unique salarié !!! Des opportunistes qui te font péter un titre ronflant de "communicant". Sans doute sont-ils les premiers à chercher à vendre leurs services aux puissants membres du groupe de Davos. Des rats...

21/01/2019 19:55 par BQ

"La déclaration du Forum économique de Davos me donne donc raison." C’est donc que vous faites partie des lobbyistes de la viande, Paul Ariès. Même raisonnement que le vôtre.

21/01/2019 22:01 par Georges SPORRI

Les insectes n’ont pas de vrai système nerveux central donc ils ne connaissent ni la souffrance physique, ni la souffrance psychique. Les jaïnistes évitent cependant de les gober involontairement par un foulard sur la bouche, et de les écraser en balayant devant leurs pas. Et, en Suisse, les magasins Migros qui ne vendent ni alcool, ni tabac, peut être pour plaire aux calvinistes (?) nous annoncent un avenir radieux : https://20min.ch/ro/suisse/story/Migros-propose-des-insectes-dans-ses-rayons-18070753 . Bon appétit les mecs et bisous aux femmes !

21/01/2019 23:56 par Chrls

Pourquoi végan ?

Le terme végétalien existait bien avant ,voire même plus ,donc ...

22/01/2019 03:34 par BQ

Le forum économique de Davos assume et soutient que le réchauffement climatique est réel, c’est donc qu’il donne raison aux climatosceptiques.Voilà le niveau du raisonnement de Paul Ariès, c’est à désespérer de médiocrité. Par ailleurs il n’a toujours pas répondu dans sa dernière livraison à ses mensonges, ses calomnies, sa fausse sience et ses raisonnements dignes de l’extrême droite. Évitant soigneusement d’y répondre c’est donc qu’il nous donne raison. CQFD.

22/01/2019 11:54 par Georges SPORRI

Ah bon ! Les VEGGIES soutenus par Davos, à donf ! Histoire de lancer l’opération "Charolais pour les riches ! Soya dégueulasse de jaïnistes pour les pauvres et vers de farine pour les sportifs"... C’est encore plus puant que l’opération " Renault ZOE " qui a fait naître, sur un rond point de Toulouse, la pancarte " Macron, avec ta Zoé on ira en vacances à Mazamet "...
Avec des RIC financés par "Davos" les antispécistes vont pouvoir nous faire voter une fois par an, ils commenceront par une victoire facile contre les corridas ...

22/01/2019 12:05 par Rucats

Je suis végane et j’essaie d’être réaliste : l’homme mangera toujours de la viande et ceux qui font le choix de s’en passer (comme moi) sont un peu les passagers clandestins de ce système du fait du mode de production actuel. Mais les végétaliens sont surtout la preuve que l’on peut vivre en bonne santé (à condition de s’informer un minimum) sans consommer de produits animaux.
On peut aussi être végane et valoriser les productions locales, de saison, ce sont en général eux les premiers car ils questionnent leurs choix alimentaires. On peut refuser l’industrialisation de masse, consommer éthique et responsable, je ne me vois pas comme le fruit d’une manipulation capitaliste.
Mr ARIES est de mauvaise foi dans son texte mais ses arguments à charge contre les industriels sont louables, donc sur le postulat où l’homme ne se passera jamais de viande, le modèle de la vache dans son près, écologiquement viable, peut-elle nourrir 7, voir 10 milliards d’humains ? J’ai des éléments de réponse mais c’est subjectif...Débat à suivre.

22/01/2019 12:10 par Jean-Yves LEBLANC

Je vous donne tout à fait raison, Paul Ariès, concernant les "végan".
Plus encore, je vous donne doublement raison quand vous dites : "Camarades insoumis, le peuple des gilets jaunes n’est pas végan ! Prétendre camper dans un entre-deux comme le tentent certaines forces politiques (qui me sont par ailleurs fort sympathiques) c’est ne pas comprendre les enjeux" ou quand vous tentez d’appeler FI, le PCF et les autres à la raison.

Cependant, je vais beaucoup plus loin que vous (et là nous serons peut-être en désaccord) car ce que vous dites concernant le rapport de la gauche au végans vaut aussi pour tout ce qui concerne le rapport de cette même gauche à l’écologie, au climat, au bio, aux médecines douces et plus généralement à la science, à la technique, à l’industrie et au progrès.

La gauche (toutes formations confondues) est aujourd’hui profondément influencée par les intellos "postmodernes". Bien qu’anticapitalistes en surface ils sont profondément anticommunistes. Héritiers de la "fin de l’histoire" ils ont abandonné la Raison, les Lumières, la vérité des faits, de la science, de l’histoire. Ils évoluent dans un monde communautaire, dans l’entre-soi où on recherche une identité et adhère à des dogmes. On se regarde le nombril, on est individualiste, on calque sa pensée sur les modes en vigueur dans son petit groupe social. On aime payer cher sa bouffe, sa voiture hybride pour se différencier. On aime voyager, on n’aime pas les frontières et on est cosmopolite. On ne discute pas et on n’argumente pas avec les adversaires : on jette l’anathème à l’aide de mots diabolisants et moralisateurs : extrême droite, complotiste, fasciste, climatosceptique, rouge-brun. Des mots sont tabous : nucléaire, pesticides, OGM... Pas question d’y réagir autrement que par la colère.

De ce fait notre gauche navigue dans l’incohérence dans bien des domaines comme le sociétal, la souveraineté nationale ou la libre circulation de la main d’oeuvre. L’exemple le plus stupéfiant est son obsession climatique.
Là, alors qu’elle est résolument anti-système et anti-média, elle accepte sans discuter tout ce que disent le système et les médias et, pire, elle en fait le pilier central de ses programmes. Pas une publication de gauche ou syndicale sans les mots "urgence climatique"... en dépit du fait que cette urgence est de plus en plus contestée.
Faisant de la ’transition énergétique’ le coeur non-négociable de sa pensée politique, elle soutient une machinerie qui va renchérir le prix de l’énergie d’au moins un facteur 3 et paupériser davantage notre société.
Comment peut-elle alors soutenir les gilets jaunes alors que ses projets sont à l’exact opposé de leurs revendications essentielles ?

Cette incohérence se retrouve dans bien d’autres domaines clé du débat politique. De ce fait la gauche ne comprend plus la société et ne comprend pas ce peuple en jaune qu’elle soutient en paroles mais qu’elle voudrait surtout guérir de ses ’mauvaises’ revendications pour le faire entrer dans les nobles valeurs de la ’caste à 5000-15000 € par mois’.

22/01/2019 13:44 par jedécroissansbeurre

C’est clair désormais, Paul Ariès c’est notre BHL à nous qu’on a.
Il y a (justement) des tartes et de la farine qui se perdent ...

22/01/2019 14:32 par Buffaud

Bravo M. Paul Ariès pour cet avis éclairant. J’espère que vous communiquerez votre texte à qui de droit ...

22/01/2019 14:57 par J.J.

C’est bien de pratiquer le véganisme, encore faut-il en avoir les moyens financiers, un luxe pas forcément accessible. Allez donc proposer ça aux Restos du Cœur.
Le véganisme militant m’évoque l’esprit (enfin s’ il y avait de l’esprit !) Hameau de la Reine du Petit Trianon de Marie Antoinette, et ses bergères de carnaval. On sait où cela la mena.

22/01/2019 16:16 par Supercalifragi

Cet article tout entier n’est qu’un sophisme de déshonneur par association.
Paul Ariès sait-il écrire une tribune ou un article sans que ce soit un festival de sophismes ou d’arguments biaisés ?

"Les sophismes par association sont une famille de sophismes qui consistent à faire remarquer que deux éléments B et C ont un point en commun A pour affirmer que la caractéristique de C serait partagée avec B. La plupart du temps le point en commun est un élément du discours ou des croyances.

On parle de déshonneur par association ou de culpabilité par association si l’association vise à diffamer ou décrédibiliser une personne. Dans le cas contraire, si l’association est faite dans un but apologétique, on parle d’honneur par association."

22/01/2019 17:04 par Yan

Assez marrant de constater que sur LGS aussi - havre de rationalité - existent des sujets qui génèrent quais uniquement des réactions épidermiques, voire insultantes, qui rappelle furieusement ce qu’on peut voir sur les sites américains "alt-right", où sont également conspués, dans une même compote, les islamo-gauchiste-réchauffistes-vegan (j’en oublie sûrement).

Soigneusement évité sous le flot d’insultes voilées de part et d’autres, les questions essentielles soulevées par différentes pratiques alimentaires ne sont même pas discutées :

- Est-ce soutenable que 3 milliards de chinois et d’indiens mangent de la viande comme un américain/australien, ou même un européen ? (je cite ces ethnies car elles en mangent moins culturellement, ou par raison économique, c’est tout)
- N’y a-t-il aucun bénéfice santé à manger moins de viande simplement, et plus de légumes/fruits/noix, sans pour autant être un idiot utile ? (Georges y en a marre là...)
- D’où sortent ces idées qu’il serait plus cher de manger végétarien ? Ne pas confondre manger moins/pas de viande (= plus cher que des légumes) et manger que du bio acheté dans certaines enseignes au prix fort.

Ceci étant dit, les mises en avant exagérées des vegan dans les médias, c’est exaspérant, d’accord, mais n’est-ce pas la même chose avec la mise en avant, la focalisation sur toutes ces petites choses qui sont là pour diviser ? 2 articles de Paul Ariès en si peu de temps sur ce sujet de niche dont les gens se contref...., c’est encore ajouter à cette surmédiatisation.

Personnellement j’ai testé plein de régimes alimentaires différents pour essayer, et même si actuellement je mange omnivore de temps en temps, simplement par envie, je reste plus attaché à manger plus de légumes/noix/oeufs.
J’ai plein de chaussures en cuirs et une veste ! Elles durent bien plus longtemps (d’accord avec Assibonanga)
Oui je mets du miel dans mon thé :-)

Enfin, en court, il y a des gens qui mangent pas comme vous, et qui sont normaux, et qui lisent LGS aussi.

J’allais parler de ma pratique courante du jeûne intermittent - voire du jeûne tout court de plusieurs jours ! - mais je sens que vous n’êtes pas encore prêt.
 :-D

22/01/2019 17:16 par Assimbonanga

DIXIT JJ LEBLANC : " Pas une publication de gauche ou syndicale sans les mots "urgence climatique"... en dépit du fait que cette urgence est de plus en plus contestée. "
Comme tu as de la chance de ne pas croire au réchauffement climatique ! Dieu que ça doit être plaisant et confort.
Moi, je dirais l’inverse : les tenants de la croissance ne se gênent pas pour tenir des discours ronflants sur l’écologie alors qu’avec leurs politiques et leurs multinationales ils pourrissent la planète. L’urgence climatique est réelle. Les Macron and Co font comme si de rien n’était, en grands criminels qu’ils sont et enrobent leurs méfaits de belles paroles vertes.
Nouvelle vidéo Monique Pinçon-Charlot. Ce n’est pas sur le climat mais sur ceux qui tirent les ficelles du président de la France à leur service : MACRON OU L’ORGIE DES ULTRA-RICHES - MONIQUE PINÇON-CHARLOT
(LE MEDIA. Ça continue d’être considéré comme spam par le formulaire !)

22/01/2019 18:51 par Dominique

Le mot d’ordre est donné : réchauffement climatique. Il y a quelques jours, 8000 à 10’000 jeunes ont défilé à Lausanne (cela faisait longtemps qu’on avait pas vu une aussi grosse manif...) au cri de "Un degré, tu pues du cul ! Deux degrés, tu l’as dans l’cul !". Aujourd’hui Davos en rajoute une couche, aussitôt suivi par Paul Aries qui confond véganisme avec manger moins de viande. Dépéchez-vous, l’année prochaine les patrons des grands groupes de presse, qui sont aussi des marchands d’armes, distribuent les armes.

Et pendant ce temps, chaque nouvelle technologie industrielle ajoute son lot de nuisances à celles existantes afin d’accélérer encore l’assassinat global du vivant perpétré par notre mode de vie. Le tout sur fond de publicité mensongère, ce véritable évangile au message unique des temps modernes résumable en deux mots si simples qui n’importe quel imbécile qui à 3 euros en poche le comprend : Consommons plus ! Ou en trois mais là c’est plus dur car la pub ne dit pas que la dernière voiture à la mode pollue l’air des autres qui est aussi celui de nos enfants, ni que pour le modèle électrique, c’est vive les centrales nucléaires, les enfants esclaves dans les mines et les maladies qui n’ont même pas de nom dans les décharges de recyclage : Niquons la planète !

D’ailleurs même la gauche ne perd pas l’occasion pour participer au débat sur le réchauffement climatique, prouvant ainsi que comme la droite, ses facultés de compréhension ne dépasse pas deux mots et qu’elle préfère perdre son temps à vouloir sauver la civilisation industrielle de consommation, d’exploitation et de destruction de masse plutôt qu’essayer de sauver le vivant dont nous faisons partie pour le meilleur et pour le pire. La Nature s’en fiche que le moteur économique de ce mode de vie suprématiste et mortifère soit du capitalisme privé ou du capitalisme d’état, elle est en train d’être niquée par le progrès, mais certains s’entêtent à vouloir le sauver. Comme disait Coluche, ce n’est parce parce qu’ils sont beaucoup à avoir tort qu’ils ont raison. Ou comme disait l’autre : Pour gagner ce que l’on veut, il faut parfois accepter de perdre le reste.

Pour un mouvement mondial de résistance à la civilisation industrielle de consommation, d’exploitation et de destruction de masse !

22/01/2019 20:49 par alain harrison

On y souligne les gilets jaunes, tien déjà que ce mouvement est instrumentalisé.
Là on passe à côté.
La dispersion est la pire route pour ne rien changer.
Les solutions prioritaires ont le caractère d’avoir des effets bénéfiques sur l’ensemble.
Mais continuez à vous dispersez.
Les GJ, la FI, et la gauche, je parle des militants, avez le pouvoir, formez vos propres comités et nommez vos responsables à tour de rôle. Soyez cohérent, et seul les solutions peuvent être les balises du chemin à prendre : la mise en place des solutions, à partir des plus synergiques donc plus d’effet bénéfique vers les moins.
Les deux grands problèmes : l’exploitation de l’homme par l’homme et le contrôle de l’argent.
Donc la prise du pouvoir politique est incontournable et pour ce faire :
La Constituante (Vénézuéla, voir le potentiel de la Constituante et l’ANC et son potentiel vers l’État Démocratique.
La gauche n’a aucune imagination, coup dont, elle a les yeux bouchés.
Le débat des idéologies ou bien passer à l’action de leur expertise.
Le capitalisme et le communisme, aucune expertise de tirer à ce stade-ci ?

23/01/2019 00:48 par Georges SPORRI

@ Yan / Sais tu que les nazi ont fait 2 campagnes anti - tabac - La première en 1935 était bourrée de slogans savoureux mais le slogan principal était simple et sans imaginaire symbolique : " Vous avez le devoir d’être en bonne santé ". Mais cela n’a donné que très peu de résultats, alors en 1938 le ministre de la propagande a inventé un concept de fumée passive létale pour mobiliser une partie de la population contre les méchants cinglés suicidaires irresponsables qui continuaient à se goudronner les poumons, mais qui, en plus, goudronnaient ceux de leurs proches... Très rigolo : dès le début de la guerre cette interdiction a disparu immédiatement sans qu’on puisse trouver la trace d’une décision officielle ?
Alors vois tu cher ami, je pense avoir le droit de me suicider grave, de boire des mojitos, de fumer et même, inspiré par Satan ("prince de l’exil à qui on a fait du tors, mais qui, même vaincu, toujours se redresse plus fort") , de me farcir du poulet basquaise au piment d’Espelette, des cailles au raisins de Corinthe macérés, un onglet aux échalotes sauce bordelaise, une sébaste aux oignons - citron - vin blanc, des petits légumes farcis à la niçoise, du canard laqué "Hanoï", du daguet aux 5 fruits sauvages,...etc.

23/01/2019 10:51 par Jean-Yves LEBLANC

Non, l’article de Paul Ariès ne traite pas d’un sujet secondaire inutilement polémique. Il est en réalité au centre des "enjeux" (terme qu’il utilise et que j’ai déjà cité plus haut) de la situation présente et dépasse de très loin les questions alimentaires.

Sous la pression du mouvement des gilets jaunes, la gauche radicale est priée de choisir son camp. Va-t-elle choisir le camp du peuple et, par sa présence, faire grandir une union populaire éclairée par ses orientations socialistes et progressistes ?
Ou bien va-t-elle laisser croître en son sein la bulle des "idiots utiles du capitalisme" (dont parle Paul Ariès dans son dernier paragraphe) et qui l’éloigne du peuple ?

Et en retour, le moment des élections venu, ce peuple va-t-il se reconnaître dans une gauche qui met en vitrine des végans, des femens, des Indigènes de la République ... et se fait bruyamment l’écho des particularismes narcissiques et des peurs existentielles d’une bourgeoisie intellectuelle citadine ? Va-t-il encore s’abstenir ? Ou bien va-t-il considérer comme moindre mal les représentants du capitalisme nationaliste que sont les Le Pen ou les Salvini ?

23/01/2019 12:13 par Assimbonanga

@Jean-Yves LEBLANC, tu sembles passionné par une description d’une certaine gauche et tu essaies d’en faire un tableau descriptif avec beaucoup de "on".
« "on jette l’anathème à l’aide de mots diabolisants et moralisateurs" »
Tu y passes une énergie importante du coup. Fais attention que ce soit pas çui qui dit qui est !
Ne serait-il pas plus efficace de nommer des faits et cas précis plutôt que des généralisations vagues ?
Dans la guerre qui démarre entre les promoteurs du capitalisme supra national et ses laissés pour compte, chacun jouera son rôle, comme pendant la seconde guerre mondiale. C’est du cas par cas. On ne peut pas mettre les gens dans des cases.

23/01/2019 17:10 par Autrement

L’écologie présente un intérêt général humain.
Comme tous les problèmes d’intérêt général, il est porté en avant par les classes populaires et par ceux qui les défendent, mais combattu et complètement dévoyé par les intérêts privés, et caricaturé par le barbouillage en vert des politiciens de la "gauche débile" qui reste à la traîne d’une idéologie de droite.
Et de même que dans la classe ouvrière il y a des gens qui votent à droite, de même dans la mouvance écologique, il y a des petits-bourgeois et des arrivistes.
Alors que la vraie réflexion écologique, elle, est émancipatrice.
JY Leblanc, dans sa première intervention, a oublié (volontairement ?) la fin de la phrase qu’il cite :

...car il ne s’agit pas d’opposer, à la façon des végans, les protéines végétales et animales, mais d’opposer, d’un côté, les protéines végétales et animales issues de l’agriculture et de l’élevage industriels et, de l’autre, les protéines végétales et animales issues d’une agriculture paysanne et d’un élevage fermier.

Là est le vrai conflit de classes au sein même de l’écologie : d’un côté une agriculture de qualité qui s’efforce de faire vivre les agriculteurs et de répondre aux besoins alimentaires tout en préservant la nature, et de l’autre une agriculture entièrement axée sur le profit, et qui empoisonne la population mondiale à coup de glyphosate et de pesticides tueurs d’abeille, tout en affamant les vrais agriculteurs par les lois du Marché made in OMC.
C’est ainsi par exemple quel les paysans africains ne peuvent plus vivre de la vente de leurs produits, écrasés qu’ils sont par la concurrence des produits importés et par les conditions iniques des échanges commerciaux et monétaires avec les pays industrialisés.
À voir ou à revoir le film documentaire " We Feed the World" réalisé par Erwin Wagenhofer (2005), inspiré du livre de Jean Ziegler, "L’Empire de la honte", ou encore celui de Marie-Monique Robine, "Le monde selon Monsanto" (2008).

Oui, il y a encore des communistes scientistes et productivistes (c’est le cas de mon frère...), qui semblent avoir oublié le B-A-BA : que science et technologie ne valent que par ceux au service desquels elle se mettent. Et quand c’est au service du profit, on sait très bien qu’on peut en attendre le pire.

Ils semblent ignorer aussi que la défense de la nature et de ses éco-systèmes est consubstantielle à celle de l’humanité, et que dans une conscience révolutionnaire, il peut y avoir une place pour les ours blancs, les oiseaux migrateurs, les céréales authentiques, les abattoirs de torture ou les poissons tristement empoisonnés par nos continents de plastique flottant sur les océans.
Questions d’intérêt général commun qui ne peuvent être résolues, elles aussi, que par les vrais porteurs de l’intérêt général, c’est-à-dire par un mouvement populaire.

Quant au changement climatique, même s’il est dû aux taches du soleil ou à une évolution périodique millénaire, comme le soutiennent certains scientifiques, raison de plus pour ne pas aggraver les dégâts en continuant à polluer l’atmosphère avec des gaz à effet de serre et des déchets nucléaires incontrôlables, ou à polluer à coup d’épandages nocifs l’eau qui survit à l’extension de la. sécheresse.

Pour conclure, condamner la prise en compte des questions écologiques urgentes, sous prétexte que certains, par naïveté ou par calcul, en font un usage frauduleux et politicien, c’est comme mettre dans le même sac, justement, la science et la technologie perverties par le capitalisme, et celles qui, dans un régime politique différent à instaurer avec les forces populaires, pourraient être consacrées au bonheur humain.
Sinon, on pourrait croire que les questions écologiques servent seulement de prétexte pour discréditer les individus ou les formations politiques qu’ON a tout bonnement pris en grippe.

23/01/2019 21:05 par Yan

@Georges : mais bien sûr tu fais ce que tu veux, et moi aussi, mais arrête juste de nous les briser constamment, à coups d’insultes voilées insinuant qu’on est des idiots utiles, mais que le grand George est là pour nous éduquer.

Tu sautes dans les tout les topics dont certaines termes te font réagir façon pavlov ; je me suis demandé parfois si tu trollais pas.
Maintenant que Cunégonde passe moins souvent (que PERSONNE n’écrive EUR0p€ !!), tu vas pas nous la jouer psychopathe non plus hein ;-)
Sinon je dis ça je dis rien, mais faudrait peut-être lire les commentaires des autres, et répondre aux questions que les simples gens se posent, au lieu d’éluder à nouveau.
@Jean-Yves = sorry moi je ne vois pas tout ce que tu analyse là (je vais relire), par contre le ton est assez péremptoire et donneur de leçons pour que personnellement je me sente l’envie de répondre.
Encore une fois, j’ai posé quelques simple questions à propos de réalités bien présentes, et qui m’ont fait prendre quelques décisions. Toujours prêt à m’entendre dire qu’elles sont fausses, avec des arguments bien sûr.

23/01/2019 21:25 par Gabriel Proulx

Un article basé sur un sophisme pour salir des écologistes par association. On voit bien le manque de compassion dans les termes utilisés par l’auteur, qui résume l’élevage de bétail à la production de protéines pour « les mangeurs ». Quand Paul se prétend défenseur de la cause des animaux, tout en utilisant des sophismes malhonnêtes pour défendre le « droit » de milliards d’humains à dévorer ces mêmes animaux sans restriction, tout en prétendant que cette consommation massive serait possible avec des élevages traditionnels, je ne peux m’empêcher de rire. Ce Paul Ariès serait-il un excité d’extrême droite au service du lobby de la viande ? C’est que ça peut se jouer à deux, ce petit jeu d’association ;)

Pour revenir à une discussion sérieuse : Autant la classe ouvrière doit se battre pour mettre fin à son exploitation économique par la classe bourgeoise, autant je refuse d’adhérer à la fausse morale du genre « si une partie ou même une majorité de la classe ouvrière se fiche de la crise environnementale et des changements climatiques, il faut être indifférent à l’environnement par solidarité opportuniste » ... C’est carrément de l’anti-intellectualisme de bas étages. C’est appeler à se mettre collectivement la tête dans le sable pour satisfaire la partie de la classe ouvrière qui est en train de virer de plus en plus à droite par frustration. Cette frustration est justifiée, mais encore faudrait-il la guider vers les bonnes cibles, plutôt que de jouer le jeu des conservateurs et des libertariens en blâmant « le lobby écolo » pour les problèmes fiscaux du peuple. Il est important de rappeler qu’en France, la révolte des gilets jaunes, que les médias étrangers prétendent n’être que le fruit d’un simple rejet d’une taxe écologiste, cache en réalité une baisse d’impôt pour les plus riches de la société.

Les gens comme Georges peuvent continuer de jouer les trolls dans les commentaires en refusant de fournir un argumentaire sérieux pour soutenir leur position égoïste, mais il reste que la civilisation humaine arrive à la croisée des chemins. Le système capitaliste néolibéral actuel est en fin de cycle et avec lui, le système de démocratie bourgeoise, cet éternel concours de popularité dans lequel il est impossible de planifier à moyen ou à long terme, est appelé à être remplacé. Il en va de la survie de la race humaine, au moment où la surpopulation humaine fait que les ressources pour satisfaire nos besoins, comme nos caprices, se font de plus en plus rares. La planification économique sera le fruit d’une société socialiste réaliste, ou bien d’un régime oligarchique fasciste à visage découvert. Ce sera la vie descente, mais sans excès et sans luxe, pour tous, ou bien une vie de luxe extrême pour quelques bourgeois néo-aristocrates et leurs gardes armés, avec la misère abjecte pour les autres.

C’est un secret de polichinelle, que les idéologues de droite conservateurs et libertariens rêvent de l’application du système économique du régime de Pinochet en Occident. Ce n’est pas par amour des animaux qu’ils en rêvent. Eux aussi passent leur temps à se moquer des végétaliens. C’est pour se débarrasser de leurs opposants de gauche.

Pour se faire une bonne idée de ce qui s’en vient pour nous en cas du maintien en longueur du système actuel de surproduction sans fin et sans aucune planification en fonction de notre écosystème, je vous invite à étudier l’état actuel de l’Indonésie. Des promesses de luxe pour tous qui se terminent en désastre humain et une nature réduite à néant, au moyen de dommages environnementaux irréversibles causés par une confiance aveugle dans les multinationales et leur mythe du libre marché. Au Brésil, Bolsonaro veut détruire l’Amazonie pour des profits à court terme avec une vision semblable au système indonésien, y compris le massacre des opposants de gauche.

Avec ces faits en tête, nous serions censés croire que quelques appels à consommer moins de viande, ici en Occident, seraient le fruit d’un complot néfaste contre le peuple ? Franchement, c’est du grand n’importe quoi. Ce n’est pas dans l’intérêt des corporatistes de plomber la puissante industrie de la viande sans raison valable. Ce n’est qu’une étape de plus vers la planification économique. Les élitistes cherchent à nous préparer aux privations à venir, petit à petit, tout en retirant à la classe ouvrière ses droits acquis après la 2e guerre mondiale, sous le prétexte des intérêts corporatistes occidentaux, qui ne peuvent rivaliser avec leurs rivaux chinois issus d’une économie planifiée sur le long terme. De l’autre côté, les socialistes doivent également se préparer à gérer une économie de survie, étant donné que dans une société juste à la recherche d’une vie décente pour tous, mais avec un problème évident de surpopulation, il est impossible de garantir de la viande, du chocolat et des voitures à volonté pour tous, sans détruire notre unique planète en une génération. Ce sera la planification de l’économie, ou la ruine. Le statu quo libéral actuel ne fera que mener l’Humanité au désastre. Si, au passage, nous pouvons réduire notre consommation de viande et ainsi réduire le fardeau que notre existence fait peser sur les animaux, alors tant mieux.

23/01/2019 22:24 par Georges SPORRI

Il faut peut être piger une chose : les débats après un article sont des prises de position "ping-pong" et pas des bouquins. Il faut faire court et même caricaturer, au bon sens du terme, sa propre pensée. Alors pleurnicher ne sert à rien. De même j’estime qu’on a le droit et même le devoir de ne pas se disperser, ni se diviser, sur des questions maniérées comme la souffrance animale qui n’est pas une priorité.
Au risque de faire ièch les modos ( je les comprend ) je redis que l’écologisme est un millénarisme réactionnaire petit bourgeois à tendance néo puritaine dirigé par des politiciens magouilleurs et procéduriers, souvent cupides. Avant j’étais pour une écologie marxiste ou anti capitaliste, mais vu que le mot écologie me fout des nausées, je suis pour l’anthropocène communiste = des industries non dirigées par la cupidité abjecte des capitalistes pour réparer la planète et la modifier partout où c’est intelligent = pour résoudre le pb climatique : planter 980 milliards d’arbres, de préférence dans les zones chaudes arides + production des hydrocarbures par des réacteurs Steinfeld / Pour diminuer la pollution : modifier les moteurs des 60 000 navires hyper pollueurs + alternative hydrogène ( production par des hydroliennes gigantesques sur le Gulf Stream) + essayer de réduire le trafic aérien en attendant les avions propulsés par hydrogène / Pour relancer la bio diversité : 1 ou 2 millions de km de buttes de permaculture en France et 1 ou 2 milliards sur terre, donc 9000 + 900 + 90 sovkhozes en France et 9 000 000 sur terre ... Je vais encore me faire insulter par les sauveurs de planète et les vendeurs de niaiseries douces et, hélas, renouvelables - durables. Tant mieux, les anathèmes, les incantations et les imprécations m’amusent !

24/01/2019 00:08 par Gabriel Proulx

@George a beau utiliser un joli vocabulaire élitiste pour se justifier, il reste que ses moqueries caricaturales contre les positions écologistes des autres, c’est une attitude de troll bien assumée. L’idée selon laquelle la souffrance animale ne serait pas une priorité, est le commentaire d’un esprit incapable de la moindre compassion pour les plus faibles. C’est limite psychopathe comme position et pour diviser, disons que ça divise fort...

Après une telle enflure verbale, ce que George propose, c’est ni plus ni moins que de la terraformation. C’est louable, mais ça reste de la science-fiction pour l’instant. L’Humanité est à au moins 100 ou 150 ans des prouesses en ingénierie décrites par George et il faudra réguler l’économie et la surconsommation de nos ressources naturelles limitées longtemps avant d’en arriver à ces projets de transformation de la nature. Il faudra également trouver un moyen de réduire notre population, avant même d’envisager l’idée de planter rien de moins que « 980 milliards d’arbres » à travers le monde, principalement en zone aride ou désertique. C’est que les scientifiques chinois, qui travaillent sérieusement dans ce domaine, en sont encore à tester comment faire pousser du riz dans le désert, alors avant de chercher à transformer le Sahara en deuxième Amazonie, il faudra franchir quelques étapes un peu plus réalistes, malheureusement.

Sur le fond, nous semblons arriver à un certain accord : Sans une économie planifiée, en arrachant le pouvoir des mains cupides de la bourgeoisie, qui ne pensent qu’aux profits à court terme, pour une vision à court terme (ou même une absence totale de vision), l’Humanité se dirige vers sa perte. Par contre, sur la forme, nous campons sur des positions contradictoires qui semblent avoir un rapport avec nos valeurs personnelles et notre relation avec la nature. J’ai du mal à voir comment votre projet de terraformation planétaire industrielle pourra coexister avec une population humaine en multiplication constante et une biodiversité animale déjà assez amochée par l’activité humaine. Oh, j’oubliais que ce n’est pas une priorité pour vous et que ceux qui sont en désaccord avec votre position sont automatiquement des réactionnaires petits bourgeois...

N’abordons même pas la question de la souveraineté des différents peuple qui composent notre planète et le temps que cela prendra pour mettre fin aux différents conflits territoriaux qui embrasent notre monde. La machine de guerre est l’une des forces les plus polluantes de notre planète et il faut en priorité trouver un moyen de neutraliser les industriels de la guerre, avant qu’il ne soit trop tard.

Pour finir, si vous voulez tirer le débat vers le bas avec votre idée bien personnelle de ce que devrait être une discussion politique sérieuse sur ce forum, c’est votre droit, mais personne n’est obligé de se plier à votre style. Assumer carrément son droit de se moquer des autres avec des commentaires courts, redondants et hors sujet (qui vous a demandé d’étaler vos goûts de petit bourgeois dans le domaine culinaire ?), pour ensuite se fendre d’une enflure verbale semi-scientifique, pour terminer avec une déclaration de fierté devant les réactions émotives que peuvent susciter vos moqueries chez ceux que vous visez, que vous insultez en accusant d’être des pleurnichards et des réactionnaires sans autre argument que votre jugement personnel, c’est la base du bon troll de service. Sur ce, bonne soirée aux modérateurs du Grand Soir. Au Québec, je dois déneiger mon entrée avec une pelle et de l’huile de bras ;)

24/01/2019 04:28 par LOD

Paul Ariès est un McCarniste aka #McCarthyist ; s’il n’y avait que Davos ^^ mais ONU, UNEP, FAO, OMS, les Universités et revues scientifiques à comité de lecture et de prestige international appellent le monde à un retour au véganisme ; les hôpitaux et les écoles s’y mettent enfin... Ce monsieur m’apparaît comme un #EarthFlater #creationist #ScienceDenial !

24/01/2019 08:36 par Flo

C’est un article tellement dangereux auquel tellement d’engagés ont déjà répondu. "Informer n’est pas une liberté pour la presse mais un devoir", partir d’une phrase comme celle-ci pour défendre ensuite les oppresseurs, triste journaliste que le vôtre. J’espère qu’un jour les carnistes tels que vous ouvriront les yeux... c’est affligeant de tenir de tels propos de nos jours. Opposez votre punch ligne citée plus haut avec cette phrase "Ce n’est pas la première fois que les puissants veulent interdire au peuple de manger de la viande", et vérifiez bien dans quel camp vous vous tenez avant de juger trop vite une masse militante qui se bat pour les intérêts d’êtres VIVANTS ignorés et exécutés pour le bien être de vos papilles gustatives.
Pour finir je me demande combien cet article à boosté vos vues, juste en y blâmant les « végans » dans un titre qui en devient légèrement racoleur.
Un immense MOUAHAHAH pour un article de plus qui mériterait la médaille de la facilité intellectuelle !

24/01/2019 09:17 par Xiao Pignouf

@G.SPORRI, quand on veut noyer son chien, on l’accuse d’avoir la rage.

Je vais encore me faire insulter par les sauveurs de planète et les vendeurs de niaiseries douces et, hélas, renouvelables - durables.

Voilà le type de phrase qui fiche par terre le moindre de vos arguments. C’est vous, Georges, qui passez vos commentaires à railler vos contradicteurs, à dénigrer de la façon la plus crasse leurs arguments, voire à les insulter.

Yan a raison, il est très désagréable de débattre avec vous, votre prétendue supériorité sur tous les sujets n’a aucun fondement. Vous êtes souvent très proche du troll, effectivement.

Amalgamer le pseudo discours écolo en vogue avec les choix personnels de certains (et leurs opinions) qui n’ont de conséquences que pour eux-mêmes, c’est votre méthode, votre marque de fabrique voire. Sur tous les sujets d’ailleurs. Heureusement, ceux qui vous lisent ont plus de jugeote que vous.

Quant à M. Ariès qui n’est pas le dernier non plus à faire des amalgames, je ne comptais pas commenter ce nouvel article parce que ça a été fait la semaine dernière. Ce leitmotiv, c’est quasiment une marotte et il la satisfait. Grand bien lui fasse. Mais enfin quand même, se monter le bourrichon pour l’appel aux lundis sans viande et faire du végétarisme un nouveau fascisme, quelle rigolade ! En plus, il ne daigne jamais venir expliquer ses positions devant ses contradicteurs. Inutile, donc.

24/01/2019 09:23 par J.J.

A lire tous les commentaires, je prends conscience que le véganisme et autres hypothèses plus ou moins insolites, sont une prodigieuse invention, probablement née dans l’esprit diabolique de quelque suppôt du capitalisme triomphant et qui veut le rester.
Et certains se jettent dans le piège avec la conviction du croyant de Pascal.

Semer la zizanie dans un monde qui ne se déchirait plus pour de banales croyances religieuses, on ne pouvait en rester là.
Diviser pour régner, encourager le fanatisme, la recette est ancienne, mais elle est toujours bonne.
Je vais me faire incendier par certains, mais je m’en fout !

24/01/2019 10:09 par Assimbonanga

@Georges ! C’est plus possible. Tu débloques ? Ces derniers temps j’ai cru que tu avais franchi trois ou quatre marches dans ta conscience globale du monde dans lequel nous vivons. Mais "ça te reprend" ! Je cite cette caricature : "l’écologisme est un millénarisme réactionnaire petit bourgeois à tendance néo puritaine dirigé par des politiciens magouilleurs et procéduriers, souvent cupides. "
Non, c’est vraiment pas possible de vouloir tout réduire dans une définition aussi limitative. C’est du... du... Ché pas, racisme ? Populisme ? Fascisme ? On ne peut pas être aussi simplificateur.
(Est-ce que je gaspille mon droit à commentaires pour cette assistance psychologique ou est-ce que j’évacue le cas SPORRI, le considérant comme incurable ?)

Pour rentabiliser ce post d’assistance d’urgence à un camarade en pleine divagation, je vais rappeler qu’il existe un syndicat agricole marginal de gauche, mais en forte progression grâce à ses actions médiatisées et poursuivies par la justice : la Confédération Paysanne. L’abonnement à son journal mensuel coûte 45 € et permettrait à LGS de se tenir informé et d’en déterminer par lui-même la sensibilité et le degré de cohérence de cette partie du monde paysan. Campagnes Solidaires est le nom de ce journal mensuel.
Il s’agit entre autres de petits éleveurs, c’est-à-dire de fermes à taille familiale. S’il n’y a plus ces fermiers, il n’y a plus de prairies dans le paysage. C’est fini !

24/01/2019 10:23 par cunégonde godot

Quand je mange une entrecôte, je n’éprouve pas plus de culpabilité qu’un renard dévorant une poule. C’est mal, je sais...

24/01/2019 12:07 par Xiao Pignouf

@CG, vous êtes décevante aujourd’hui, le degré zéro de la réflexion viandarde... vous comparer à un prédateur est un fantasme, ma chère... à moins de considérer le steak sous vide comme une proie... et qu’en face de vos griffes acérées ledit petit steak ait une chance d’en réchapper... Le renard risque sa vie à pénétrer dans le poulailler, ce qui n’est pas votre cas dans votre hypermarché... remarquez... sait-on jamais au détour d’un rayon... Si vous voulez, on peut plus judicieusement comparer notre alimentation moderne à ceux de nos aïeux protohistoriques et y voir toutes les aberrations, que de se prendre pour un goupil ou je ne sais quel tigre ou autre grand prédateur pour justifier de s’empiffrer de barbaque (ceux qui ont le sauciflard en porte-drapeau ont d’ailleurs toujours cette tendance à se voir en noble prédateur, du genre aigle, lion ou je ne sais quelle autre connerie, alors que l’humain moderne est davantage charognard que prédateur, ça le fait moins, c’est sûr)... Maintenant, chacun voit midi à sa porte, alors il serait de bon aloi de foutre la paix aux végétariens et d’abandonner le délire paranoïaque façon Ariès... quelques excités défenseur des animaux, quoiqu’on puisse leur reprocher, ne vont pas changer la face nord de votre andouillette. Moi, les végétos, je les aime bien et je les respecte, ce sont souvent des punks ou des anars qu’on retrouve sur d’autres fronts, et je les applaudis. Certains ici ont oublié leur jeunesse.

24/01/2019 14:33 par legrandsoir

Ce qui est beau et bon, c’est qu’aux arguments de Paul Ariès, s’opposent des volées de flèches, des tonnerres d’imprécations. On finirait par croire que le meilleur moyen de passer un W E à mourir d’ennui (et d’inanition ?), c’est de la passer avec un végétarien.

24/01/2019 12:39 par Jeannot du Boulot

Eh ! Georges au lieu de t’amuser dans le virtuel, il y a des arbres à planter dans le réel, alors ! passe à l’action, apporte ta pelle et ta pioche, le boulot t’attend et on compte sur toi.
Et n’arrive pas à 18 heures que pour prendre l’apéro !

Les copains de la permaculture du sovkhoze 51,"et un double 102 pour Georges", comme d’hab’, à tout de suite...

24/01/2019 15:20 par Xiao Pignouf

D’ac LGS, chez moi bienvenus vous êtes, et comme je suis ouvert à toutes sortes de régimes, vous ne mourrez pas de faim !

On aimerait bien débattre avec P. Ariès, mais il brille par son absence. Alors, moi, je voudrais bien lui poser ces questions :

Merci donc aux maîtres-penseurs de Davos de rendre public, ce qui se joue en coulisse et que je dénonce dans ma Lettre ouverte aux mangeurs de viandes qui souhaitent le rester sans culpabiliser ! Les plus grands PDG de la planète, ceux de Google, de General Electric, de Virgin, des investisseurs comme Bill Gates ou Jeremy Coller, les patrons des lobbys de la viande, des céréales et de la finance ont donné leur ordre : il faut en finir avec l’élevage traditionnel ! Jeremy Coller, considéré comme le financier européen le plus important, est à la manœuvre en ayant réuni un consortium de grandes firmes représentant 2,4 billions de dollars (des milliers de milliards).

Qu’ont à voir les végétariens dans tout ce grand bazar ? Certes les végans prônent un monde sans viande, mais je suis sûr que leur cible privilégié, c’est justement l’industrie alimentaire carnée, et pas le fermier modeste. Qu’il me démontre le contraire avec preuves à l’appui.

Les végans, qui ne pèsent que 4 % de la population, ont colonisé notre imaginaire

Je voudrais bien qu’il me dise de quelle manière, en quoi et avec quels moyens... Si c’est basé sur les seuls interventions d’une personnalité végan militante, c’est un peu limité. Enfin, si on parle de campagne, je voudrais bien qu’il m’indique laquelle, je n’ai pas la télévision ni la radio, ce serait sympa de sa part.

J’invite à désobéir aux ordres de Davos, même si cela déplaît aux végans !

Et ça, ça veut dire quoi ? Qu’il invite les gens à manger un steak pour protester... Je voudrais bien lui dire que la grande majorité des gens n’ont accès qu’à de la bidoche produite par ceux-là même auquel DAVOS donne un petit coup de pouce...

Je conclurai une dernière fois sans plus intervenir sur ce sujet en disant ma conviction que M. Ariès se trompe de cible, que les végétariens, s’ils sont récupérés par des politiques sans scrupules d’une manière ou d’une autre le sont à leur corps défendant, de la même manière que l’ont été ou le sont ponctuellement, par exemple les homosexuels ou les transgenres, ce qui ne fait pas d’eux les responsables des actes desdit politiques.

24/01/2019 16:15 par Annabel Lee

Il y a de très fortes similitudes entre les mouvements anti-IVG et le mouvement vegan (je ne parle pas ici du choix individuel du mode de vie vegan qui est bien sûr tout à fait respectable). Dans les deux cas il s’agit de porter atteinte à la liberté de choisir son mode de vie, pour des raisons discutables, et en utilisant des méthodes limite fascisantes : attaques contre les centres IVG, attaques contre des petits commerces. Avec certains des commentaires sur l’article de Paul, on ne peut que constater avec tristesse (tristesse parce que celà se passe sur LGS) que les sympathisants du mouvement vegan partagent avec ceux des mouvements anti-IVG la même intolérance à toute forme de remise en cause de leurs convictions.

24/01/2019 19:10 par François de Marseille

Quand chaque humain sur cette planète aura a manger, un toit et l’accès aux soins médicaux, j’écouterai peut être d’une oreille distraite les jérémiades de ceux qui dépensent tant d’énergie à vouloir m’expliquer ce que je devrais manger.
En attendant, ces gugusses, ce qu’ils peuvent dire rentre par une oreille en sortant immédiatement par l’autre.
Je les vois comme ces fous qui se prennent pour napoléon, jésus ou charlie.

24/01/2019 20:46 par Xiao Pignouf

@Annabel Lee

Avec certains des commentaires sur l’article de Paul, on ne peut que constater avec tristesse (tristesse parce que celà se passe sur LGS) que les sympathisants du mouvement vegan partagent avec ceux des mouvements anti-IVG la même intolérance à toute forme de remise en cause de leurs convictions.

C’est dur de laisser dire des choses comme ça, alors que je m’évertue à demander à ce qu’on laisse tranquille les végétariens, dont la majorité ne demande rien à personne. Dois-je vous rappeler, Annabel, que c’est l’article ci-dessus qui stigmatise un mode de vie ? Être sympathisant, c’est loin de vouloir dire "avoir des convictions" et je n’ai guère de conviction à ce propos, sinon celle que mettre tout le monde dans le même sac est une belle idiotie. Si M. Ariès a une dent contre certaines organisations vegan offensives alors qu’il les nomme au lieu de généraliser, et dans ce cas, je pourrai être en accord avec lui.

Faut vraiment être à court d’arguments pour sortir l’IVG... et mettre les arguments anti-IVG au même niveau que les 3 arguments principaux des végan : considérer les mammifères (a minima) comme des êtres sensibles, contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique et accèder à une alimentation plus saine... c’est lamentable. C’est au niveau de ces 3 points-là que devrait avoir lieu le débat concernant la légitimité du mouvement végan et la validité de ces arguments. Or il n’a pas lieu. On en arrive a des comparatifs complètement frelatés.

Annabel, êtes-vous pour ou contre la chasse à la baleine ? Est-ce que votre réponse satisfera les consommateurs japonais ?

Je mange un peu de viande, mais je préfère que les baleines vivent tranquillement et que leurs petits puissent grandir avec leurs parents. C’est con, hein ? Du coup, je n’en veux pas à des personnes qui pensent la même chose d’un veau ou d’un cochon. Et mon désir ponctuel de déguster de la viande ne s’en trouve pas menacé le moins du monde.

24/01/2019 20:50 par Xiao Pignouf

@François

Quand chaque humain sur cette planète aura a manger

Ben justement, moi je suis prêt à donner au moins la moitié de la quantité de viande que je mange à celui ou celle qui n’en a pas. Ce sera pas grand chose mais ce sera toujours ça.

25/01/2019 09:41 par J.J.

Orare in deserto....
À lire tous ces commentaires zenflammés, j’estime que tout le monde a raison, que personne n’a tort ...et réciproquement.

25/01/2019 11:27 par emmitt otterton

Ecrit par un omnivore qui élude complètement le fait que toutes ses personne qui on décidé de ne plus tué pour se nourrir.

Monsieur Aries les gj n’on pas eu besoin de politique pour naitres , les végétariens et les vegans non plus. tout ceci a été récupéré et utilisé a des fin politique c’est tout.

25/01/2019 12:49 par Frédéric Mesguich

Si TOUTES les ONG et les asso écolo se positionnent contre l’exploitation animale actuelle, c’est peut être qu’il y a une raison. Il s’agit encore d’une gesticulation de mangeur de viande en grande détresse qui se bat pour nier qu’il tue pour son propre plaisir.
S’il était vraiment contre l’élevage industriel, il se rendrait compte que les végétariens diminuent la demande. Ne pas consommer est le meilleurs moyen de lutter contre l’intensification de la production. L’animalisme, qu’il soit abolitionniste ou non, est le meilleur allié des paysans contre l’industrie.
https://lamorce.co/veganes-et-eleveurs-paysans-deux-camps-irreconciliables/

25/01/2019 12:53 par sahb

Serait-il possible d’avoir les MENUS que ces petits messieurs de Davos vont se bâfrer pendant leur conclave ?
Vegans ? vraiment ? ces ogres de la finance qui continuent pendant leurs travaux de détruire consciencieusement la planète sont arrivés en jets privés (1500 pas moins !!) dévoreurs de kérosène (taxe free !!). Perso étant par nature omnivore je continuerai de manger de la viande à ma guise et je continuerai à rejeter le baratin (de plus en plus stupide) du cannibale oligarchique !

25/01/2019 14:33 par Assimbonanga

Désormais tout est très clair. Macron + Trump + Bolsonaro + Guaido + Davos + Bilderberg + Monsanto + FNSEA + Retailleau + Total + Vinci + SANOFI + Google+Amazone+Facebook+Apple+ patrons de multinationales invités à Versailles+industrie pharmaceutique.
Tout ce qui porte un costard bleu sur les plateaux de télé est un ami de Macron, lui-même injecté par les multinationales pour faire de la France un terrain de prospection. Le Venezuela offre des potentialités économiques en faveur de notre croissance et notre développement et nos emplois. Pétrole, or, coltan.
Vive le glyphosate. Vivent les démocrates en costards bleus. Au moins, on les distingue bien, visuellement.

28/01/2019 14:15 par Autrement

Enquête intéressante sur Reporterre :
"Qui manifeste pour le climat ? Des sociologues répondent", 26 janvier 2019
D’après leurs données, "82 % des enquêtés sont d’accord avec la nécessité de sortir du capitalisme pour résoudre la crise écologique.(...) Il semble que ces manifestants ne lancent pas un simple « appel » au gouvernement, auquel ils conféreraient la charge de gérer la crise en forçant les individus à adopter de nouveaux comportements. Ils sont plutôt demandeurs d’une réflexion collective sur notre système de production et notre modèle de société.".
Ceci dit, moi aussi je pense que les Verts-EELV, non seulement ne font pas le poids, mais dupent les honnêtes gens et défigurent par carriérisme et magouilles la cause qu’ils prétendent servir (comme les "Verts" allemands qui ont fini par virer à droite toute, et pareil pour la ’verdure’ du PS français ; - la figure de proue devant De Rugy étant Cohn-Bendit, pourri entre les pourris).
Quant à viande ou pas viande, la question n’a pas plus d’intérêt qu’une mode quelconque (sauf : avoir les moyens ou non d’en acheter) ; le conflit réel se situe entre agriculture paysanne qui fait vivre les paysans et alimente la population environnante, ou au contraire agriculture industrielle qui, dans l’état actuel des choses (PAC, TAFTA et tout ça...) affame les paysans et empoisonne les consommateurs (voir enquête de Soixante millions de consommateurs : même le pain contient des pesticides, le pire étant "la baguette ’bio’ de Carrefour" !!)

28/01/2019 19:08 par François de Marseille

@Xiao Pignouf : "Ben justement, moi je suis prêt à donner au moins la moitié de la quantité de viande que je mange à celui ou celle qui n’en a pas".
La viande que tu ne manges pas n’a aucune chance de se retrouver ailleurs que sur les étals des pays riches.

03/02/2019 03:29 par Orwell

Paul Aries a dû se faire plaquer par une vegan pour s’acharner avec une telle constance sur le véganisme, pratique qui doit pourtant concerner à tout casser 1% de la population française.

Alors déjà, contrairement à ce qu’écrit ce militant anti-vegan, il existe des gilets jaunes vegan (j’en suis un), ils sont certes minoritaires au sein de ce mouvement social, en reflet de la société finalement, mais ils existent quand même, mais chuuut, n’en parlons pas, Paul Aries alias "Paulo le viandard" doit à tout prix faire coller sa thèse avec la réalité.

Seconde erreur, et c’est le fondement de la thèse de l’ami Paulo : les vegans serviraient la soupe aux capitalistes. Et pourquoi les petits éleveurs du coin ne pourraient-ils pas transformer leur métier en vendant localement un seitan fait maison par exemple, la protéine par excellence du vegan, comme cela se fait dans un magasin de vrac à Montélimar. Voilà un exemple concret de débouché pour l’éleveur et qui démonte la thèse de notre ami Paul, car en dehors du capitalisme productiviste.

Et enfin, le sujet qui est sans cesse éluder par l’auteur : pourquoi l’humain s’autoriserait-il à parquer puis raccourcir la vie de certaines espèces ? Les animaux d’élevage qui sont rentrés de force dans l’abattoir tentent d’y échapper par tous les moyens, nombre d’exemples l’attestent, c’est qu’ils veulent vivre les bougres, comme toutes les espèces sur cette Terre. Sachant cela, la valeur de la vie animale pourrait prendre de plus en plus d’importance dans la société, comme cela a été le cas pour la valeur de la vie humaine avec la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 qui est somme toute assez récente. Mais Paulo s’en fiche, il s’en tient coûte que coûte à sa thèse, il a même écrit dans un précédent article, je résume, que les animaux sont heureux d’aller se faire couper la gorge.

En revanche, là où je tendrai à être d’accord avec Môsieur Aries (voyez comme je suis fair play, je sais reconnaître un bon argument, contrairement à notre auteur qui rejette le veganisme en bloc, par méconnaissance sans doute), c’est qu’il semblerait en effet que le veganisme dépolitise, pas uniquement sur les questions agricoles et alimentaires d’ailleurs mais globalement sur l’état de la société, en enfermant les gens sur la seule condition animale. Cette erreur qui guette le vegan se matérialise avec le parti animaliste, émanation politique du veganisme, qui se concentre seulement sur le thème des animaux alors qu’il faudrait penser le problème dans son ensemble : le système capitaliste néolibéral qui considère les animaux comme des marchandises, au même titre que les humains, la nature et tout ce qui existe sur Terre. A quoi bon améliorer le sort des animaux si dans le même temps le gouvernement tend vers l’autoritarisme, comme c’est le cas en ce moment. Changeons d’abord le mode de gouvernance, cette actuelle ploutocratie, vers une démocratie réelle (le pouvoir du peuple pour le peuple par le peuple) et la question du droit des animaux viendra naturellement dans ce nouveau cadre ! (ou pas d’ailleurs, mais personne ne peut le prédire, pas même cet intellectuel de haut rang qui a pondu cet article !)

Allez Paulo, tu peux mieux faire, j’en suis sûr !

03/02/2019 06:44 par Maxime Vivas

Les attaques ad hominem ne sont pas prisées ici. D’ailleurs, elles affaiblissent l’argumentation et, dans le cas de la défense du véganisme, elles confortent l’idée que les végans sont amoureux de toutes les bêtes mais haïssent les humains qui ne pensent pas comme eux.
Le mieux, Orwell, pour exposer librement votre point de vue, est de se conformer à la règle des commentaires sur LGS.
MV.

03/02/2019 23:48 par Orwell

D’accord avec vous Maxime, les attaques ad nominem n’apportent rien au débat, j’aurai en effet pu les éviter, mea culpa, toutefois sachez que Paul Aries ne rate jamais une occasion pour incriminer "les vegans", laissant croire qu’il s’agirait d’un groupe homogène qui se penserait écologiste alors qu’il serait en fait dépendant des firmes agro-alimentaires, ce qu’il n’arrive jamais à prouver par des faits ou des études. Vous remarquerez à ce propos que l’article ne comporte aucune note de bas de page alors que de nombreuses assertions sont affirmés de manière péremptoire :

"Les adeptes du véganisme ont bien préparé le terrain pour que le discours du Forum économique de Davos puisse apparaître aux médias comme une bonne nouvelle"

De qui parle-t-il ? Y aurait-il un président autoproclamé des vegans qui parlerait au nom de tous les vegans ? .. ou encore :

"L’élevage n’est pas en soi responsable de la destruction des écosystèmes"

ah bon ? j’aurai cru l’inverse : https://www.ciwf.fr/impacts-elevage-industriel/perte-de-la-biodiversite/ (article sérieux avec des notes de bas de page). Et on pourrait continuer ainsi tout au long de l’article.

Par ailleurs, et je prendrai mon cas personnel (qui n’est certes pas une généralité), depuis que je suis passé au veganisme je ne mange plus dans les fast food, je ne fais plus mes courses à l’hypermarché mais en épicerie bio où je privilégie les produits locaux et les produits de base au détriment des produits transformés (alors qu’avant c’était le dernier de mes soucis), le midi je ne mange plus la bouffe industrielle des cantines inter-entreprises mais je cuisine mes propres plats, bref je ne vois pas en quoi je serais plus dépendant qu’avant des firmes agro-alimentaires.

Donc au final ce n’est pas toujours évident dans ces conditions de rester constructif face à de telles accusations, ce qui en effet pourrait vous donner raison sur le fait que les vegans haïraient ceux qui ne pensent pas comme eux, ce dont je doute toutefois, en tout cas personnellement j’aime la controverse scientifique, à condition qu’elle se pratique honnêtement (intellectuellement parlant), cela permet notamment d’affiner et d’enrichir sa propre pensée.

Pour finir, je me permets une petite critique, votre opposition entre d’un côté "les vegans haïssent les humains qui ne pensent pas comme eux" et de l’autre "les vegans sont amoureux des animaux" n’a guère de sens, pour être cohérent vous auriez dû écrire à la place "les vegans sont amoureux des humains qui pensent comme eux", ce dont je doute également.

04/02/2019 00:32 par Maxime Vivas

Bien reçu. Si votre mode d’alimentation ne vous ruine pas trop, pensez à : https://www.lepotcommun.fr/pot/uujthnoj

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