Quantcast
RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher


Déclaration de Lula samedi 7 avril 2018 à l’occasion de la messe célébrée en hommage à sa défunte épouse. (Granma)

Il sera transféré par hélicoptère à Curitiba pour éviter les manifestations. Une cellule d’environ 15 mètres carrés l’y attend, avec une salle de bain privée et le droit à deux heures d’air frais par jour.

"Je vais obéir à leur commandement." C’est ainsi que Luis Inácio Lula Da Silva a confirmé ce matin qu’il se conformera à l’ordre de son emprisonnement, mais il a précisé que "personne aujourd’hui ne dormira avec la conscience aussi tranquille que la mienne".

L’ancien président du Brésil a participé à une messe en hommage à sa défunte épouse, samedi dernier, au Syndicat des Métallurgistes de la banlieue de Sao Paulo où il a été barricadé pendant deux jours pour négocier sa reddition à la police et a dit qu’il n’avait pas peur. "La mort d’un combattant n’arrête pas la révolution, s’est-t-il écrié. "Ils se trompent s’ils pensent que je vais m’arrêter, je n’arrêterai pas parce que je ne suis pas un être humain, je suis une idée ", a-t-il déclaré.

Lula a affirmé que beaucoup de gens lui ont conseillé de demander "l’asile en Uruguay", mais qu’il ne veut pas être un "fugitif". "Je fais quelque chose de très conscient ", a-t-il dit, faisant référence à sa reddition à la police. Cependant, il a dit que "plus de jours on me laissera en prison, plus de Lulas vont se lever dans ce pays". "Les puissants peuvent tuer une, deux ou trois roses, mais ils n’arrêteront jamais l’arrivée du printemps", a-t-il ajouté.

"Je suis le seul être humain poursuivi pour posséder un appartement qui n’est pas à moi, et ils savent que Lava Jato (Lavage express) a menti en disant qu’il m’appartenait, le MP (député) a menti de même, et j’ai pensé que (le juge) Moro allait rétablir la vérité, or il m’a condamné ", a dit Lula. Et il a ajouté : "Je n’ai pas besoin de preuves, j’ai ma conviction" (....) "Je n’ai pas peur".

Lula a dit qu’il voudrait avoir un débat avec le juge Moro " sur la plainte qu’il a déposée contre moi, j’aimerais qu’il me montre des preuves, j’ai déjà mis les juges au défi" a-t-il dit.

L’ancien président brésilien a fait référence au "rêve" qu’a signifié pour lui le fait de gouverner et aux mesures qu’il a prises. Dans ce contexte, il a dit : "Si ce fut un crime d’aider le peuple, je resterai un criminel". Il a dit qu’il n’était pas contre l’affaire du "Lavage express" en elle-même, mais qu’il veut que l’on recherche celui qui a « volé ».

D’autre part, il a dit qu’il traversait maintenant "une passe difficile". "Je suis peut-être dans le plus profond moment de révolte que peut éprouver un être humain, ce n’est pas facile la souffrance qu’endurent ma famille, mes enfants et ce qu’a vécu Marisa" a déclaré Lula.

Avant, il avait remercié Dilma Rousseff pour avoir été à ses côtés jusqu’à maintenant. "Dilma a été la personne qui m’a donné la tranquillité d’esprit de faire presque tout ce que j’ai réussi à faire à la présidence, en raison de la confiance dans le sérieux, la qualité et la compétence technique de Dilma", a-t-il dit en la regardant bien en face.

Il a également remercié l’ancien ministre des Affaires Etrangères Celso Amorin, qui a été " le ministre des Affaires étrangères le plus important que ce pays ait jamais eu et qui a fait du Brésil un partenaire mondial " et l’ancien ministre de l’Education Fernando Haddad "qui a connu la meilleure période de l’éducation brésilienne ". Ces deux personnes sont considérées comme le plan B du Parti des Travailleurs puisque Lula ne peut plus se présenter à la présidence.

Il a également fait référence à d’autres militants qu’il a remerciés pour leur soutien et a qualifié le syndicat (des métallurgistes) d’"école". "J’avoue que j’ai vécu mes meilleurs moments politiques dans ce syndicat, je n’ai jamais oublié mon numéro de syndicaliste, le 2598 en septembre 1968. Et d’un côté comme de l’autre, la relation que je maintiens avec ce syndicat est à mon avis la plus forte qu’un président ait jamais eue ", a-t-il dit.

Lula a également critiqué la presse pour avoir généré une "campagne" et et a déclaré qu’il ferait pression pour une "régulation des médias" afin que les citoyens ne soient pas les cibles de "mensonges".

Traduction : Simone Bosveuil

»» http://www.granma.cu/mundo/2018-04-07/hablo-lula-este-sabado-tras-misa...
URL de cet article 33184
   
Chroniques bolivariennes : Un voyage dans la révolution vénézuelienne
Daniel Hérard, Cécile Raimbeau
Après la mort d’Hugo Chávez, que reste-t-il de la révolution vénézuélienne, de ce « socialisme du XXIe siècle » ? Ses obsèques grandioses, pleurées par des foules pendant plusieurs jours et honorées par de nombreux chefs d’État, ont contrasté avec les critiques virulentes dont il avait fait l’objet dans les médias occidentaux. Cécile Raimbeau et Daniel Hérard nous entraînent au cœur de cette révolution pacifique, à la rencontre de la base, des supporters de Chávez. Ils les écoutent et les photographient, en (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

Si vous n’y prenez pas garde, les journaux finiront par vous faire haïr les opprimés et adorer les oppresseurs.

Malcolm X.


Cette épuisante sensation de courir dans l’eau (plaidoyer pour rompre définitivement avec le PS)
Vous avez déjà essayé de courir dans l’eau ? Epuisant n’est-ce pas ? Au bout de quelques pas, je me dis que j’irai plus vite en marchant. Alors je marche. Comme je n’ai jamais pris la peine de me chronométrer, je ne sais ce qu’il en est réellement, mais la sensation d’aller plus vite et plus loin est bien là. Et quoi de plus subjectif que le temps ? Préambule défoulant : Socialistes, j’ai un aveu à vous faire : je ne vous supporte plus. Ni vos tronches, ni vos discours, ni vos écrits, ni vos (...)
58 
L’UNESCO et le «  symposium international sur la liberté d’expression » : entre instrumentalisation et nouvelle croisade (il fallait le voir pour le croire)
Le 26 janvier 2011, la presse Cubaine a annoncé l’homologation du premier vaccin thérapeutique au monde contre les stades avancés du cancer du poumon. Vous n’en avez pas entendu parler. Soit la presse cubaine ment, soit notre presse, jouissant de sa liberté d’expression légendaire, a décidé de ne pas vous en parler. (1) Le même jour, à l’initiative de la délégation suédoise à l’UNESCO, s’est tenu au siège de l’organisation à Paris un colloque international intitulé « Symposium international sur la liberté (...)
18 
Médias et Information : il est temps de tourner la page.
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » (...)
51 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.