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Déclaration de Lula samedi 7 avril 2018 à l’occasion de la messe célébrée en hommage à sa défunte épouse. (Granma)

Il sera transféré par hélicoptère à Curitiba pour éviter les manifestations. Une cellule d’environ 15 mètres carrés l’y attend, avec une salle de bain privée et le droit à deux heures d’air frais par jour.

"Je vais obéir à leur commandement." C’est ainsi que Luis Inácio Lula Da Silva a confirmé ce matin qu’il se conformera à l’ordre de son emprisonnement, mais il a précisé que "personne aujourd’hui ne dormira avec la conscience aussi tranquille que la mienne".

L’ancien président du Brésil a participé à une messe en hommage à sa défunte épouse, samedi dernier, au Syndicat des Métallurgistes de la banlieue de Sao Paulo où il a été barricadé pendant deux jours pour négocier sa reddition à la police et a dit qu’il n’avait pas peur. "La mort d’un combattant n’arrête pas la révolution, s’est-t-il écrié. "Ils se trompent s’ils pensent que je vais m’arrêter, je n’arrêterai pas parce que je ne suis pas un être humain, je suis une idée ", a-t-il déclaré.

Lula a affirmé que beaucoup de gens lui ont conseillé de demander "l’asile en Uruguay", mais qu’il ne veut pas être un "fugitif". "Je fais quelque chose de très conscient ", a-t-il dit, faisant référence à sa reddition à la police. Cependant, il a dit que "plus de jours on me laissera en prison, plus de Lulas vont se lever dans ce pays". "Les puissants peuvent tuer une, deux ou trois roses, mais ils n’arrêteront jamais l’arrivée du printemps", a-t-il ajouté.

"Je suis le seul être humain poursuivi pour posséder un appartement qui n’est pas à moi, et ils savent que Lava Jato (Lavage express) a menti en disant qu’il m’appartenait, le MP (député) a menti de même, et j’ai pensé que (le juge) Moro allait rétablir la vérité, or il m’a condamné ", a dit Lula. Et il a ajouté : "Je n’ai pas besoin de preuves, j’ai ma conviction" (....) "Je n’ai pas peur".

Lula a dit qu’il voudrait avoir un débat avec le juge Moro " sur la plainte qu’il a déposée contre moi, j’aimerais qu’il me montre des preuves, j’ai déjà mis les juges au défi" a-t-il dit.

L’ancien président brésilien a fait référence au "rêve" qu’a signifié pour lui le fait de gouverner et aux mesures qu’il a prises. Dans ce contexte, il a dit : "Si ce fut un crime d’aider le peuple, je resterai un criminel". Il a dit qu’il n’était pas contre l’affaire du "Lavage express" en elle-même, mais qu’il veut que l’on recherche celui qui a « volé ».

D’autre part, il a dit qu’il traversait maintenant "une passe difficile". "Je suis peut-être dans le plus profond moment de révolte que peut éprouver un être humain, ce n’est pas facile la souffrance qu’endurent ma famille, mes enfants et ce qu’a vécu Marisa" a déclaré Lula.

Avant, il avait remercié Dilma Rousseff pour avoir été à ses côtés jusqu’à maintenant. "Dilma a été la personne qui m’a donné la tranquillité d’esprit de faire presque tout ce que j’ai réussi à faire à la présidence, en raison de la confiance dans le sérieux, la qualité et la compétence technique de Dilma", a-t-il dit en la regardant bien en face.

Il a également remercié l’ancien ministre des Affaires Etrangères Celso Amorin, qui a été " le ministre des Affaires étrangères le plus important que ce pays ait jamais eu et qui a fait du Brésil un partenaire mondial " et l’ancien ministre de l’Education Fernando Haddad "qui a connu la meilleure période de l’éducation brésilienne ". Ces deux personnes sont considérées comme le plan B du Parti des Travailleurs puisque Lula ne peut plus se présenter à la présidence.

Il a également fait référence à d’autres militants qu’il a remerciés pour leur soutien et a qualifié le syndicat (des métallurgistes) d’"école". "J’avoue que j’ai vécu mes meilleurs moments politiques dans ce syndicat, je n’ai jamais oublié mon numéro de syndicaliste, le 2598 en septembre 1968. Et d’un côté comme de l’autre, la relation que je maintiens avec ce syndicat est à mon avis la plus forte qu’un président ait jamais eue ", a-t-il dit.

Lula a également critiqué la presse pour avoir généré une "campagne" et et a déclaré qu’il ferait pression pour une "régulation des médias" afin que les citoyens ne soient pas les cibles de "mensonges".

Traduction : Simone Bosveuil

»» http://www.granma.cu/mundo/2018-04-07/hablo-lula-este-sabado-tras-misa...
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Préface, Dominique Vidal - Texte, Leïla Khaled Rogério Ferrari n’est pas un reporter-photographe. Il ne scrute pas, ne témoigne pas, n’écrit pas d’images. Il s’emploie à rendre au plus grand nombre ce qu’il a reçu en partage : l’humanité tenace de celles et ceux à qui elle est déniée. Existences-Résistances est un alcool fort, dont l’alambic n’a pas de secret ; il lui a suffit de vivre avec celles et ceux qui en composent le bouquet. Au bout de ces images, point d’ivresse. Mais un silence. De ces silences (...)
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Depuis 1974 en France, à l’époque du serpent monétaire européen, l’État - et c’est pareil dans les autres pays européens - s’est interdit à lui-même d’emprunter auprès de sa banque centrale et il s’est donc lui-même privé de la création monétaire. Donc, l’État (c’est-à -dire nous tous !) s’oblige à emprunter auprès d’acteurs privés, à qui il doit donc payer des intérêts, et cela rend évidemment tout beaucoup plus cher.

On ne l’a dit pas clairement : on a dit qu’il y avait désormais interdiction d’emprunter à la Banque centrale, ce qui n’est pas honnête, pas clair, et ne permet pas aux gens de comprendre. Si l’article 104, disait « Les États ne peuvent plus créer la monnaie, maintenant ils doivent l’emprunter auprès des acteurs privés en leur payant un intérêt ruineux qui rend tous les investissements publics hors de prix mais qui fait aussi le grand bonheur des riches rentiers », il y aurait eu une révolution.

Ce hold-up scandaleux coûte à la France environ 80 milliards par an et nous ruine année après année. Ce sujet devrait être au coeur de tout. Au lieu de cela, personne n’en parle.

Etienne Chouard


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