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Déconstruire le discours israélien (Dissident Voice)

photo : des militants suisses pendant un match de qualification pour la coupe du monde en 2007 http://www.bdsmovement.net/

Alors que se pose de plus en plus la question de la démocratie en Israël, son aura de mystère est de plus en plus surfaite. Pour légitimer ses méthodes, les partisans d’Israël s’en tiennent aux trois éléments qui constituent la détermination d’Israël à devenir un pays accompli : l’importance de la mission sioniste, Israël en tant qu’état juif, et la non-culpabilité d’Israël dans le déplacement des Palestiniens.

Tous ces sujets, qui avaient tenu un rôle lors de la création de l’état d’Israël, font l’objet de généralités évasives dépourvues de données et de faits précis. Les écrans de fumée, le manque de transparence et le postulat que tout ce qui est dit est exact caractérisent souvent les discussions sur ces questions. Aucune remise en cause et rien à justifier.
Les faits contredisent pourtant les histoires que les partisans d’Israël s’évertuent à inventer.

Il est indispensable de déconstruire les discours mensongers débités en Israël si on veut ensuite poser les fondations sur lesquelles la paix au Moyen-Orient pourra se construire.

La mission sioniste

Les sionistes se veulent les précurseurs de la pensée et des aspirations juives, conduisant le peuple juif vers la liberté et accomplissant les promesses qu’un monde hostile n’avait pas tenues.

L’histoire contredit cette image, en particulier celle qui présente le sionisme comme un mouvement de masse du peuple juif.

La doctrine sioniste n’attirait pas beaucoup les populations juives à la fin du XIX°s.
Le premier congrès sioniste (1887) devait avoir lieu à Munich, en Allemagne. Toutefois, devant la vive contestation des responsables locaux de la communauté juive, que ce soient les juifs orthodoxes ou réformés, il avait été décidé de transférer la conférence à Bâle, en Suisse.

Le judaïsme réformé, avait maintes fois récusé publiquement, en particulier lors de la conférence de Pittsburgh, le programme sioniste (rejeté en 1999 par le judaïsme réformé contemporain) :

"Nous ne nous considérons plus comme un peuple, mais comme une communauté religieuse ; et donc, nous n’aspirons ni à un retour en Palestine, ni à un culte sacrificiel consacré aux fils d’Aaron, ni au rétablissement d’une des lois concernant un état juif".Les mouvements d’émancipation du XIX°s avaient libéré les Juifs d’Europe occidentale et d’Europe centrale, ce qui leur avait permis de s’intégrer à la société européenne.

"Les Juifs se sont fait connaître dans la littérature, enrichissant la littérature française, anglaise et allemande de romans, de nouvelles, de poésie, et d’essais. En Grande Bretagne, Benjamin Disraeli, qui s’était converti au christianisme, avait écrit des romans populaires avant de devenir premier ministre. Heinrich Heine, qui s’était converti au christianisme afin de pouvoir faire des études de droit en Allemagne, est devenu l’un des poètes allemands les plus appréciés."

Le programme sioniste aurait préféré de toute évidence que Disraeli conserve la religion juive et ne devienne pas Premier Ministre en Grande-Bretagne.

Les Juifs rejetaient le programme sioniste, qui, estimaient-ils, pouvait inciter les états à douter de la loyauté de leurs concitoyens juifs, retarder leurs progrès et renforcer la théorie raciste qui consistait à accuser les Juifs de faire partie d’un complot international.
Les rabbins antisionistes ne cessaient de dire : "Sion existe partout sauf à Sion".

Voyons les Juifs russes. Ils avaient bien plus de problèmes que les autre Juifs européens. Néanmoins, ils ne considéraient pas que le sionisme était la solution à leurs difficultés. Entre 1881 et 1914, 2,5 millions de Juifs ont quitté la Russie - 1,7 millions pour se rendre aux Etats-Unis, 500.000 en Europe occidentale, et près de 300.000 dans d’autres pays. Jusqu’en 1914, à peine 30000 à 50000 Juifs russes ont répondu à l’appel des sionistes de s’installer en Palestine, et 15.000 d’entre eux ont fini par retourner en Russie.

Et donc, sans le sionisme, comment l’état d’Israël est-il parvenu à atteindre une population de millions d’habitants ?

En 1914, le sionisme stagnait. D’une manière ou d’une autre, quelqu’un tirait parti de la victoire des alliés à la fin de la Première Guerre mondiale pour soutenir la déclaration de Balfour, qui autorisait "l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif ".

Le mandat sur la Palestine accordé par la Société des Nations à la Grande Bretagne avait empêché la formation d’un gouvernement national palestinien et de nombreux juifs européens anglophones étaient venus collaborer avec l’état britannique derrière un rideau de propagande et de rhétorique. Et c’est là qu’a commencé la phase principale du programme initial sioniste : des gens dont on ne savait pas grand chose (pas des sionistes fanatiques), poussés par les sionistes, avaient été transférés sur un nouveau territoire, pendant que d’autres dont on connaissait mieux l’origine, mais qui n’étaient pas sous la protection des sionistes, étaient expulsés de leur terre natale. Ces défavorisés étaient devenus des réfugiés et, dans de nombreux cas, avaient été réduits à la misère.

Les Juifs qui partaient pour Israël tout de suite après 1948 émigraient essentiellement pour des raisons économiques et politiques et non pas par convictions sionistes.
Israël affirme même que le nombre impressionnant d’immigrés originaires d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient (les Juifs mizrahim) n’étaient pas venus de leur plein gré mais avaient été chassés de leurs terres.

Le sionisme n’est pas parvenu à convaincre un grand nombre de Juifs de quitter leurs pays occidentaux, ni à les dissuader de participer aux avancées économiques et sociales de leur pays, ni à les empêcher de s’intégrer dans la culture de leur pays. L’Economist (Jan. 11, 2007) dit que seuls 17% des Juifs américains se considèrent comme pro-sionistes et seulement 57% disent qu’"aimer Israël est une partie importante de leur identité juive".

Au cours des dernières décennies, ce sont les Russes de l’ex-Union Soviétique, dont la plupart ont choisi d’émigrer aux Etats-Unis, qui ont été les immigrants en Israël les plus nombreux. Beaucoup d’entre eux sont des Juifs douteux ou qui avaient perdu leurs racines juives pendant l’ère communiste. Les Juifs orthodoxes, qui sont venus pour des motifs religieux, et non pas pour participer à des activités communes avec leurs compatriotes laïques, sont le segment de la population qui s’accroît le plus rapidement. Quand ils s’installent quelque part, les laïques ont tendance à partir. Plus proches des rabbins qui prêchent une doctrine mystique du XIX°s, ces Juifs orthodoxes s’isolent de leurs compatriotes israéliens et de la communauté juive internationale. Les sionistes douteux ont créé un état juif douteux.

Quelle autorité a donc conféré au premier ministre Benjamin Netanyahu le droit de déclarer : "les Palestiniens doivent reconnaître Israël comme étant l’état du peuple juif", et "Jérusalem est la capitale unifiée de l’état d’Israël et du peuple juif" ?

La communauté juive n’a pas d’autorité centrale et les 15 millions de Juifs n’ont pas été consultés par référendum. Le P.M Netanyahou s’en fiche peut-être, mais beaucoup de Juifs de l’extérieur craignent qu’un jour leurs compatriotes leur disent : "Vous avez un pays, que faites-vous donc ici ?" ou qu’ils ne laissent entendre que les Juifs sont plus loyaux envers un pays étranger et travaillent pour ce pays.

Il est difficile de qualifier Israël d’état juif. Avraham Burg, l’ancien président de la Knesset et ancien président de l’Agence Juive dit : "Avoir défini l’Etat d’Israël comme un Etat juif est la clef de sa perte". Le terme de "nation juive" n’a jamais été défini de façon satisfaisante et il n’y a rien d’exceptionnel en Israël qui lui confère une moralité et une culture spécifiquement juives ou une atmosphère judaïque.

L’état juif

La façon tranquille et légère avec laquelle les Juifs disent "état juif" vise à produire une impression agréable : rien d’hostile vis-à -vis de quiconque, juste une note de satisfaction à l’adresse de leurs concitoyens juifs.

Les motifs d’inquiétude sont nombreux. Israël n’a pas de constitution écrite, ses lois sont discriminatoires envers les minorités et créent une ségrégation entre les citoyens.

1- l’ensemble de la population juive a quitté Nazareth, il y a de nombreuses années et créé un nouveau Nazareth. La ville nouvelle de Nazareth reçoit des subventions publiques importantes et est devenue prospère et moderne. La ville ancienne est, elle, habitée par les Arabes et n’a pas été rénovée.

2- A Haïfa, la population arabe vit au bord de mer. La population juive sur les collines.

3- Peu de Palestiniens ont trouvé un logement à louer ou à acheter à Jérusalem-ouest.

4- A Acre, les immigrés juifs peuvent acheter des biens immobiliers mais n’ont pas le droit de revendre à des citoyens arabes.

5 - A Tel-Aviv, les différentes populations vivent côte à côte mais ne se mélangent pas.

6 - Peu d’Arabes, si ce n’est aucun, ont pu acheter des logements subventionnés par l’état.

7 - Le cloisonnement des populations entraîne la séparation pour les activités et les études, dans les centres de loisirs et les écoles.

8 - Si certains Arabes ont la possibilité de recevoir des bourses d’études universitaires, la grande majorité des bourses qui sont accordées nécessitent d’avoir fait le service militaire. Et comme les Arabes n’ont pas le droit de servir dans l’armée israélienne, peu d’Arabes peuvent bénéficier d’une bourse d’études.

9 - Les Arabes ont du mal à obtenir des prêts immobiliers.

10 - L’état d’Israël possède plus de 90 % des terrains. Les citoyens non-juifs ne peuvent pas, sauf en de rares occasions, acheter de terrain.

11 - Chaque fois que l’armée israélienne veut récupérer du terrain pour construire une base militaire, ce sont les Arabes qui sont expropriés.

12 - Dans la mesure où les mariages sont célébrés par un rabbin, un Juif ne peut pas épouser un non-juif sur le territoire israélien.

Là où la séparation entre communautés est le plus évidente, c’est dans la façon dont Israël conçoit la nationalité par rapport au reste du monde. Ce n’est pas seulement une séparation. C’est un véritable apartheid, que le terme d’"état juif"tendra à renforcer.
Tous les Américains ont à la fois la nationalité et la citoyenneté américaines. Les Israéliens ont la citoyenneté israélienne, mais ne possèdent pas la nationalité israélienne. Les citoyens israéliens sont juifs, arabes, druzes, samaritains, circassiens, karaïtes, ou de nationalité étrangère.

Ajoutez à ce mélange dangereux de lois qui favorisent les citoyens privilégiés les déclarations des dirigeants israéliens.

D’après le quotidien Jewish Daily Forward du 18 mars 2009, "le ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman a été élu à la Knesset sur un programme électoral qui promettait d’imposer à tout citoyen israélien de prêter serment de loyauté à Israël. Il proposait de transférer les localités habitées par des Arabes sous l’autorité d’un futur état palestinien."

Israël est aujourd’hui un pays où les gens ont des conditions de vie, des problèmes, des aspirations, des valeurs autres de ceux des Juifs dans le monde. Le caractère d’Israël n’est pas le produit dérivé d’une société mi-urbaine mi-tribale d’il y a 3000 ans - mais résulte d’une société industrielle spécifique du XXI°s. Ces spécificités créent une identité israélienne différente de celle des Juifs dans les autres pays. Israël cherche à transformer tous les Juifs en bons Israéliens et à redéfinir la notion de Juif. Ce qui se traduit, par exemple, par un rapprochement avec les chrétiens fondamentalistes, qui sont les meilleurs amis d’Israël, ce qui ne plaît pas à la communauté juive à l’extérieur.

Rappelez-vous les conclusions de la commission King-Crane qui avait été nommée par le président Wilson en 1919 :

" … ’Un foyer national pour le peuple juif’ ce n’est pas la même chose que transformer la Palestine en un état juif ; de même que la construction d’un tel état juif ne peut se réaliser sans les pires violations des ’droits civils et religieux des communautés non-juives existantes en Palestine’. Ce qui est revenu maintes fois au cours de la conférence de la commission avec les représentants de la communauté juive c’est que les sionistes avaient à l’idée de déposséder les habitants non-juifs de la Palestine de pratiquement tous leurs biens, par diverses formes d’acquisition ".

"Etant donné toutes ces considérations, et avec une profonde sympathie pour la cause des Juifs, les commissaires se sentent obligés de recommander que ne soit entrepris par la Conférence pour la Paix qu’un programme sioniste extrêmement réduit, et même cela ne devrait être mis en oeuvre que très graduellement. Ce qui implique que l’immigration juive devra être absolument limitée, et que le projet de faire manifestement de la Palestine un Commonwealth juif doit être abandonné".

Les Israéliens se comportent également comme si le chemin qui menait à un "état juif" était tout tracé ; et en fermant les yeux sur leurs rôles dans le déplacement des populations autochtones et la confiscation des terres de près d’un million de palestiniens.

Les personnes déplacées

Israël n’a pas autorisé les Palestiniens qui sont partis ou ont été expulsés au cours des agressions de 1948 et de 1967 à revenir sur leurs terres.

Leurs biens, leurs entreprises, leurs équipements ménagers ont été confisqués et ils n’ont jamais été indemnisés.

L’historien Benny Morris résume bien ces expulsions :

"J’ai de la peine pour les Palestiniens, qui ont véritablement connu une terrible tragédie. J’ai de la peine pour les réfugiés eux-mêmes. Mais si le voeu d’établir ici un état juif est légitime, il n’y avait pas d’alternative. Il était impossible de garder dans le pays une grande cinquième colonne. A partir du moment où Yichouv (implantation juive en terre d’Israël, NDT) avait été agressé par les Palestiniens, puis, plus tard, par les états arabes, la seule solution était d’expulser la population palestinienne. La déraciner au cours de la guerre".

Benny Morris avait utilisé la bonne expression : "… si le voeu de créer un état juif ici est légitime".

Ce n’était pas légitime. Le choix n’était pas entre "avoir un état juif" et "ne pas déposséder les Palestiniens". Le choix était entre "ne pas avoir le vaste état qu’Israël s’était approprié" et "déposséder les Palestiniens". Presque tous les Palestiniens qui avaient été expulsés vivaient sur le territoire qui avait été accordé aux Palestiniens. Jamais, depuis l’époque de l’expansionnisme américain, un groupe d’individus (Israël n’était même pas un pays officiel quand les confiscations ont commencé, et les armées arabes n’avaient pas non plus attaqué à cette époque) n’avait envahi un autre territoire, s’était saisi des terres et en avait chassé les populations autochtones.

Qui peut croire qu’Israël n’est pas directement responsable de l’exode des Palestiniens ?

Ces gens auraient-ils donc décidé de leur propre chef de quitter leurs maisons, de s’exposer à la famine, de voir des familles entières poussées au suicide par désespoir et d’accepter ensuite de s’installer tranquillement dans des camps de réfugiés ?

Tous ces récits avérés d’expulsions forcées, ces massacres abominables et la destruction de plus de 400 villages palestiniens ne sont-ils qu’une fable ? Pourquoi donc les villages ont-ils été détruits ? Pourquoi les villageois n’ont-ils pas été autorisés à revenir ? Pourquoi les maisons vides étaient-elles aussitôt occupées ? Au Rwanda, en Bosnie, au Kosovo et ailleurs, les pays occidentaux ont adopté une attitude ferme pour exiger le retour rapide des réfugiés et se sont démenés pour que cette demande soit exécutée.

Dans d’autres situations, il y avait bien des réfugiés, mais la saisie de leurs biens n’était pas de règle. En Palestine, Israël s’est emparé de tous les biens et a autorisé les nouveaux arrivants à s’installer dans les maisons inoccupées. Il n’y a aucun précédent à ces opérations illégales dans le monde civilisé occidental de l’après-Seconde Guerre Mondiale. Nous avons affaire ici à des escrocs qui disent à leurs victimes : "Ecoutez, c’est de l’histoire ancienne, maintenant. Laissez tomber. Vous voulez la restitution de vos biens, de toute façon, vous ne l’aurez pas".

Israël a révélé sa vraie nature : un pays bâti sur des actes que les institutions mondiales qualifient normalement de crimes de guerre, un pays qui ne respecte pas les lois internationales, et un pays qui ne se soumet pas aux résolutions de l’ONU. Distraire et tromper le monde en leur racontant des histoires fabriquées de toutes pièces permet à Israël de poursuivre ses agissements illégaux. Il faut mettre les choses à plat pour que le chemin vers la paix au Moyen-Orient soit moins sinueux.

Dan Lieberman

Dan Lieberman est rédacteur en chef du site Alternative Insight
http://www.alternativeinsight.com/. Il a publié de nombreux articles sur le Moyen-Orient.

Source : Dissident Voice
http://dissidentvoice.org/2009/10/deconstructing-the-israeli-narrative/
Titre original : Deconstructing the Israeli Narrative
Publié le 5 octobre 2009

Traduction et notes annexes : des bassines et du zèle http://blog.emceebeulogue.fr/ pour le Grand Soir

Pour plus d’informations :

Voir :

Partage du butin de guerre : Saisies, confiscations et ventes des biens palestiniens par Israël, Par Salman Abu Sitta
Un dossier très complet et édifiant sur le site d’ISM
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12654&type=analyse&a...

Le droit de retour du peuple palestinien
http://members.tripod.com/ PSC_McGill/refugees.html

Et aussi, derniers rebondissements : l’autorité palestinienne a accepté le report de plusieurs mois de faire transmettre au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU les conclusions du rapport Goldstone.

Du rapport Goldstone à la campagne contre Agrexco
Monde Diplomatique
http://blog.mondediplo.net/2009-10-06-Du-rapport-Goldstone-a-la-campagne-contre-Agrexco

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