Quantcast
RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher


L’Afrique toujours plus armée

Oubliés l’Amérique du sud, le Proche-Orient et l’Asie du sud-est : les sociétés d’armement s’attaquent désormais au continent africain.

Les marchands de mort, toujours plus dépendants des exportations en raison des coupes claires dans les budgets de la défense des pays occidentaux, se sont créés un nouvel horizon là où les guerres sont légions… et où de nouvelles ressources sont régulièrement découvertes. Selon l’hebdomadaire Defense News, les dépenses militaires en Afrique dépasseront les vingt milliards de dollars durant la prochaine décennie.

Les raisons d’un tel boom sont multiples. En premier lieu, le potentiel offert par les armées du continent noir, qui représente 20 % des terres émergées. Depuis le processus de décolonisation qui a connu son point culminant dans les années soixante, l’Afrique a connu plus de rébellions, de coups d’État et de guerres civiles que n’importe quelle autre région du monde. Selon le programme de recherches étasunien Correlates of War, on y a dénombré au cours des soixante dernières années vingt-cinq conflits armés et cent-vingt-sept guerres civiles qui ont coûté la vie à quelque vingt millions d’êtres humains. Les personnes déplacées se comptent quant à elles par milliers… et les blessés par dizaines de millions. Nombre de ces conflits, appelés « guerres oubliées » car inconnues du grand public, se déroulent encore aujourd’hui en Afrique.

Depuis soixante ans, les ex-puissances coloniales ont aidé telle ou telle guérilla dans l’espoir bien évidemment d’un retour sur investissement. La situation semble avoir connu un tournant après le 11 Septembre : les efforts des Occidentaux se sont alors portés sur le renforcement des armées nationales africaines pour lutter contre le terrorisme international qu’ils avaient par ailleurs contribué à faire naître en Asie. Cette politique fit l’effet d’une véritable étincelle en Afrique. Mais le chaos semé sur le continent le plus riche en ressources naturelles constitua paradoxalement un terrain fertile pour leurs actions. La corne de l’Afrique et le Sahel, où s’est implanté al-Qaïda, sont les zones de prédilection des États-Unis et de l’Europe dans leur « stratégie antiterroriste ». Des études ont révélé que ce terrain sensible recélait d’importants gisements de gaz et de pétrole.

Les nations africaines, explique un analyste du marché des armes cité par Defense News, disent avoir besoin de moyens modernes et d’une forte puissance de feu pour lutter contre les milices de toutes sortes qui constituent désormais un fléau de part et d’autre de l’Afrique. Dans un article de la revue Oxford Analytica, on note que les armées sub-sahariennes connaissent une période de croissance extraordinaire, malgré une propagation continue de la pauvreté dans la société civile. Selon cette même revue, la cause est à chercher dans les opérations de maintien de la paix financées par de riches donateurs étrangers : « depuis 2001, les armées africaines ont profité d’un apport extérieur à un niveau jamais vu depuis la Guerre froide ». Sont particulièrement concernés l’Éthiopie, le Kenya, l’Ouganda et le Nigéria. « Les programmes européens et étasuniens, peut-on encore lire dans la revue, ont financé plusieurs initiatives visant à stabiliser et consolider la démocratie, mais les résultats sont malheureusement très mitigés sur le terrain ».

Le besoin pour les pays africains d’être mieux formés et armés jusqu’aux dents est né, selon l’analyse, par « la perception des risques élevés pour la sécurité ». La raison réside principalement, on peut s’en douter, dans les ressources récemment découvertes. « La ruée vers le marché de la défense africain vient tout juste de commencer », explique le colonel Joseph Sibanda, officier en retraite de l’armée du Zimbabwe. Il estime que des pays comme le Mozambique, ancienne colonie portugaise en plein boom gazier comme la Tanzanie voisine, l’Ouganda et le Kenya, devront rediriger leurs besoins de défense vers la protection de leurs gisements de pétrole et leurs infrastructures de gaz on-shore et off-shore. « Les avions militaires, les véhicules blindés et les systèmes d’artillerie devront être modernisés afin de répondre aux nouvelles menaces qui planent sur leur sécurité », poursuit-il.

L’Afrique du sud, un des rares pays africains à disposer d’une industrie de défense, est aux anges. La survie du pays mais aussi sa force étaient dus à d’[étroites collaborations entretenues avec l’État juif. Mais les relations entre les deux pays se sont faites plus lâches depuis la fin de la politique d’apartheid. Aujourd’hui, la plus grande économie d’Afrique pourrait bien être l’une des bénéficiaires de la mise à niveau majeure de l’équipement des forces armées du continent. Et les bénéfices tirés de ce sombre commerce se feront à l’encontre des populations civiles que les guerres décimeront, appauvriront, exileront… comme d’habitude.

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-l-afrique-toujours-plus-arm...

URL de cet article 22629
   
Une histoire populaire des États-Unis - De 1492 à nos jours
Howard ZINN
Cette histoire des États-Unis présente le point de vue de ceux dont les manuels d’histoire parlent habituellement peu. L’auteur confronte avec minutie la version officielle et héroïque (de Christophe Colomb à George Walker Bush) aux témoignages des acteurs les plus modestes. Les Indiens, les esclaves en fuite, les soldats déserteurs, les jeunes ouvrières du textile, les syndicalistes, les GI du Vietnam, les activistes des années 1980-1990, tous, jusqu’aux victimes contemporaines de la politique (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

Quand les Etats-Unis sont venus chercher Cuba, nous n’avons rien dit, nous n’étions pas Cubains.

Viktor Dedaj


« SIN EMBARGO » - Paroles cubaines sur le blocus (et le reste aussi) - Préambule - 1/13
PREAMBULE « Un microphone ? Hum... » Ca y’est, deux jours à la Havane et je commence à me sentir comme un fucking Chevalier de la Table Ronde à la recherche du Graal. Oui, j’ai besoin d’un microphone, avec une petite prise, pour le brancher là. « Tu veux acheter un microphone ? » Ben oui, à peine arrivé, le mien est tombé en panne, alors j’ai besoin d’un microphone. « Oui, oui, je comprends. Un microphone... ». Je suis dans un centre culturel. Un grand centre culturel. J’ai l’impression de voir des (...)
Médias et Information : il est temps de tourner la page.
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » (...)
51 
CUBA : modèle de résistance ou résistance d’un modèle ? (conférence/débat audio)
Conférence de Viktor Dedaj, animateur du site "Le Grand Soir", sur le Libre Teamspeak le 4 Décembre 2011. Notre conférencier nous explique enfin la vérité sur Cuba, sur son régime, et démonte minutieusement toute la propagande des États-Unis contre Cuba. Une conférence aussi excellente qu’indispensable. L’exposé initial de Viktor Dedaj dure une quarantaine de minutes et est suivi de deux heures de questions/débat avec les auditeurs. - http://lelibrets.blogspot.com/ Le compte Youtube ayant (...)
22 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.