RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher

La guerre (rédaction scolaire) - (inSurGente)

La guerre (bellum en latin) c’est l’état au cours duquel deux ou plusieurs peuples mesurent leurs forces en se battant les uns contre les autres. On connaît la guerre depuis les temps les plus reculés. Dans la Bible, elle est très souvent appelée sainte.

Il y a des guerres de religion, des guerres de conquête, des guerres pour la vie, des guerres nationales, etc.

Dans l’Antiquité, lorsqu’il y avait une guerre, les dieux aussi guerroyaient. Les uns aidaient un camp et d’autres aidaient l’autre camp. Nous lisons cela chez Homère. Pendant que les peuples se battaient, les dieux restaient assis sur les collines et assistaient à la bataille. Lorsqu’ils se mettaient en rogne, ils s’assénaient de grands coups sur la tête les uns les autres.

C’est ainsi que les anciens se représentaient les choses. Mais aujourd’hui, ça nous fait sourire parce qu’il est puéril de croire qu’il y a des dieux qui se chamaillent entre eux.

Aujourd’hui, les humains ne croient qu’en un dieu unique et lorsque l’occasion se présente ils lui adressent une prière pour qu’il les aide.

Dans l’un et l’autre camp, les curés lui demandent qu’il soit de leur côté ce qui est impossible puisqu’il y a deux camps.

Savoir quel parti Dieu a choisi n’est possible qu’une fois la guerre terminée. Celui qui a perdu dit alors que Dieu n’a fait que le mettre à l’épreuve.

Lorsque la guerre est déclarée, la musique militaire retentit. Les humains chantent pleins d’ardeur dans les rues et pleurent.

On appelle cela les hymnes nationaux. Dans chaque nation le roi " ou le président " fait une apparition au balcon du palais ce qui porte l’enthousiasme de son peuple à son comble. C’est le moment de se mettre en marche. Et alors commence la partie de la guerre qu’on nomme à proprement parler la bataille.

On la commence par une prière. Ensuite, on fait feu avec les armes et on tue des gens. Lorsque c’est fini, le roi et ses généraux sortent à cheval (les soldats, eux, vont toujours à pied) et ils comptent le nombre de morts.

Tous disent que c’est une bien triste chose que la guerre soit nécessaire. Mais ceux qui en sont sortis sans une égratignure se consolent en clamant que mourir pour la patrie est la plus glorieuse des morts.

Après la bataille, on entonne à nouveau des chants religieux comme cela fut fait bien souvent auparavant. Les corps de ceux qui sont morts pour la patrie sont déposés dans des fosses communes. Ils reposent là jusqu’au jour où des savants universitaires les déterrent.

Alors les uniformes sont transportés au musée. Mais de la plupart de ces uniformes il ne reste plus que les boutons. Le lieu où on a tué les gens s’appelle le champ d’honneur.

Lorsqu’ils croient que ça suffit comme ça, les vainqueurs s’en reviennent chez eux. Partout règne l’allégresse de savoir que la guerre est finie. Et tous vont à l’église rendre grâces à Dieu.

Lorsque quelqu’un pense qu’il aurait été beaucoup plus sensé de ne pas la commencer, on le taxe de communiste et on le jette en prison.

Ensuite, c’est la paix au cours de laquelle l’être humain se gâte. Ce sont surtout les invalides qui se fanent les premiers parce qu’ils ne reçoivent aucune aide et qu’ils ne peuvent pas non plus gagner leur pain tout seuls.

Quelques-uns reçoivent un orgue de Barbarie ou un accordéon sur lesquels ils jouent des chansons patriotiques au coin des rues et des places. Avec ces chansons ils enflamment les jeunes-gens pour qu’ils ne ratent pas la prochaine déclaration de guerre. Tous ceux qui ont fait la dernière guerre reçoivent des médailles rondes qui tintent lorsque leurs récipiendaires se promènent. Beaucoup reçoivent aussi des rhumatismes et ils deviennent concierges ou bedeaux dans des lycées comme le nôtre.

Ainsi la guerre a aussi son bon son côté ; elle féconde toute chose.

Vicente Romano

(Le professeur Vicente Romano souhaite de Bonnes Fêtes et une bonne nouvelle année aux lecteurs de InSurGente en leur offrant cette version personnelle d’un travail de Ludwig Thoma)

inSurGente http://www.insurgente.org/

Traduit par Manuel Colinas Balbona pour Le Grand Soir

URL de cet article 12295
  
AGENDA

RIEN A SIGNALER

Le calme règne en ce moment
sur le front du Grand Soir.

Pour créer une agitation
CLIQUEZ-ICI

Même Thème
Interventions (1000 articles).
Noam CHOMSKY
à l’occasion de la sortie de "Interventions", Sonali Kolhatkar interview Noam Chomsky. Depuis 2002 le New York Times Syndicate distribue des articles du fameux universitaire Noam Chomsky, spécialiste des affaires étrangères. Le New York Times Syndicate fait partie de la même entreprise que le New York Times. Bien que beaucoup de lecteurs partout dans le monde peuvent lire des articles de Chomsky, le New York Times n’en a jamais publié un seul. Quelques journaux régionaux aux Etats-Unis (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

"L’Occident a dominé le monde non pas par la supériorité de ses idées, de ses valeurs ou de sa religion mais par sa supériorité à recourir méthodiquement à la violence. Les occidentaux l’oublient souvent, les autres ne l’oublient jamais."

Samuel P. Huntington

"Un système meurtrier est en train de se créer sous nos yeux" (Republik)
Une allégation de viol inventée et des preuves fabriquées en Suède, la pression du Royaume-Uni pour ne pas abandonner l’affaire, un juge partial, la détention dans une prison de sécurité maximale, la torture psychologique - et bientôt l’extradition vers les États-Unis, où il pourrait être condamné à 175 ans de prison pour avoir dénoncé des crimes de guerre. Pour la première fois, le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Nils Melzer, parle en détail des conclusions explosives de son enquête sur (...)
11 
Le fascisme reviendra sous couvert d’antifascisme - ou de Charlie Hebdo, ça dépend.
Le 8 août 2012, nous avons eu la surprise de découvrir dans Charlie Hebdo, sous la signature d’un de ses journalistes réguliers traitant de l’international, un article signalé en « une » sous le titre « Cette extrême droite qui soutient Damas », dans lequel (page 11) Le Grand Soir et deux de ses administrateurs sont qualifiés de « bruns » et « rouges bruns ». Pour qui connaît l’histoire des sinistres SA hitlériennes (« les chemises brunes »), c’est une accusation de nazisme et d’antisémitisme qui est ainsi (...)
124 
La crise européenne et l’Empire du Capital : leçons à partir de l’expérience latinoaméricaine
Je vous transmets le bonjour très affectueux de plus de 15 millions d’Équatoriennes et d’Équatoriens et une accolade aussi chaleureuse que la lumière du soleil équinoxial dont les rayons nous inondent là où nous vivons, à la Moitié du monde. Nos liens avec la France sont historiques et étroits : depuis les grandes idées libertaires qui se sont propagées à travers le monde portant en elles des fruits décisifs, jusqu’aux accords signés aujourd’hui par le Gouvernement de la Révolution Citoyenne d’Équateur (...)
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas | Bernard Gensane
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.