RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Thème : Guerres
La Chine dans le collimateur de « chercheurs » dilettantes et bellicistes.

Le « rapport » de l’IRSEM. Cagade bâclée et plaidoyer pour une guerre chaude.

Maxime VIVAS

Dans un rapport à caractère scientifique, ou bien l’on sait et on affirme (avec des verbes au présent, au passé, au futur… ), ou bien on ne sait pas et on « ferme sa gueule » (pour parodier Jean-Pierre Chevènement, ministre des Armées conseillant ses confrères du gouvernement).

Las ! Dans son rapport de 646 pages, « LES OPÉRATIONS D’INFLUENCE CHINOISES. Un moment machiavélien » et pour la seule conjugaison du verbe « être » l’IRSEM (Institut de cherche stratégique de l'école militaire) a recours plus de cent fois au conditionnel (serait, seraient). Idem pour le verbe « pouvoir » (pourrait, pourraient). Plus encore pour le verbe avoir (aurait, auraient). Si on ajoute d’autres verbes au conditionnel dans ce tract antichinois et antipatriotes Français (moi, 44 fois cité), on comptabilise plus de trois cents fois l’usage d’un conditionnel qui insinue. C’est l’arme des malveillants, des roublards, des flemmards à qui deux petites années de recherches étaient trop courtes pour vérifier leurs accusations, même si un clic suffisait parfois. Et puis, les soixante chercheurs de l’IRSEM n’étaient pas tous sur le dossier, pas plus que leur collègue « associé », officier supérieur de l’armée des EU, qui d’ailleurs, ne savait même ce qui se tramait depuis deux ans, dixit le directeur de l’IRSEM (...) Lire la suite »
24 

Létalité des guerres

Philippe ARNAUD
Tous les journaux télévisés, tous les médias (notamment le journal télévisé de France 2 de 20 h) ont ouvert leur émission en relatant la mort au Sahel du caporal-chef Blasco, des chasseurs alpins. Ce militaire était âgé de 34 ans et il est le 52e militaire français tué dans le Sahel depuis le début de l'engagement français au Sahel, au travers des opérations Serval puis Barkhane. L'opération Serval ayant été lancée en janvier 2013, cela fait donc près de neuf ans (moins 4 mois) d’engagement de l'armée française. Je souhaite, à ce propos, relever quelques points que n'ont guère souligné les médias, et qui, en creux, sont révélateurs de notre époque et de notre société. 1. Sur l'acceptabilité des sacrifices en cas de guerre 1.1. Je reviens au chiffre qui a été donné plus haut : 52 morts en près de neuf ans, pour le replacer en perspective avec d'autres conflits, et en particulier avec celui qui a le plus marqué les Français, la Première Guerre mondiale. Celle-ci a duré du 1er août 1914 au 11 novembre 1918 (le premier (...) Lire la suite »

Courte lettre aux scorpions imbéciles et satisfaits

Maxime VIVAS

Ils vous ont fait aimer la démolition de la Yougoslavie, de l’Irak, de la Lybie.

Toujours, leurs soldats repartent en emportant ou contrôlant les richesses des pays détruits, en regrettant de ne pas avoir su instaurer leur démocratie et après avoir fait (avec votre accord) des morts par centaines de milliers.

Après eux, les villes sont en ruine, les femmes sont encagées sous du tissu noir, on marie les fillettes à neuf ans et on leur interdit l’école. Ils enragent de ne pouvoir livrer la Syrie et un sixième de la Chine (Xinjiang) aux djihadistes. Pour y parvenir, ils comptent sur votre soutien pro-démocratique. Ne l’ont-ils pas ? Ne répétez-vous pas ce que disent les médias des neuf milliardaires, et le Monde, Libération, France Inter, BFMTV, Cnews, Arte, TF1, France Culture, Arrêt sur Images, etc. ? Demain, vous n’irez pas voter ou vous voterez pour Le Pen ou Macron ou pour quiconque crie moins fort que Mélenchon (qu’importe le programme !). Les pires d’entre vous iront au stade applaudir Messi. Comment es-tu tombé si bas, ô peuple régicide, peuple de la commune, du Front populaire, des maquis du Vercors et d’ailleurs ? Peuple qu’éclaira le siècle des Lumières et chez qui fut signée « La Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen » ? On raconte (Si non è vero, è ben trovato,) qu’un Allemand demanda (...) Lire la suite »
19 
La CPI n’a jamais inculpé de personnes occidentales

« La guerre a été mal nommée » (Bertolt Brecht)

Simon KORNER

L’un des coups de grâce de Donald Trump a été de gracier quatre mercenaires étasuniens reconnus coupables d’avoir tué 14 civils irakiens non armés en 2007.

Les mercenaires, qui travaillaient pour la société de sécurité privée étasunienne Blackwater – appartenant à Erik Prince, dont la sœur était le secrétaire à l'éducation de Trump – ont été graciés juste avant Noël pour une attaque non provoquée dans le centre de Bagdad à l'aide de mitrailleuses et de fusils de précision, avec des enfants parmi leurs victimes. Dans le même ordre d'idées, le 9 décembre, la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye a abandonné une enquête sur les crimes de guerre britanniques pendant la guerre en Irak. Moins audacieux qu’un pardon, il a néanmoins laissé échapper le partenaire le plus proche des États-Unis. Rares sont ceux qui nient que des crimes de guerre ont été commis. En effet, plusieurs enquêtes publiques au Royaume-Uni ont trouvé des preuves d'abus – y compris le meurtre de sang-froid d'un réceptionniste d'un hôtel à Bassorah, Baha Mousa en 2003, décédé après avoir été torturé et battu par des soldats alors qu'il était détenu dans une base britannique. Au total, il y a eu 3 405 (...) Lire la suite »
Joseph Biden : « les États-Unis sont prêts à diriger le monde ».

Le fléau du bien

Bruno GUIGUE

Dès qu’un politicien s’installe à la Maison-Blanche, c’est plus fort que lui : il faut qu’il se mette à régenter les affaires du monde, qu’il se coule dans le moule de la vocation planétaire de la nation providentielle.

Dans le discours que les États-Unis tiennent sur eux-mêmes depuis leur fondation, une chose est incontestable : c’est une nation exceptionnelle. Bush ou Obama, Trump ou Biden, rien n’y fait. Enfoui dans l’inconscient collectif, ce postulat identitaire traverse l’histoire. Comme un témoin qu’on se passe furtivement d’un président à l’autre, il demeure intact, immaculé comme les Tables de la Loi. Car il est bel et bien de l’ordre de la structure, non de la conjoncture. La singularité des États-Unis, c’est qu’ils se croient dépositaires à vie d’un imperium planétaire. C’est qu’ils se projettent au-delà des mers, au nom d’une vocation civilisatrice qui révèle surtout la haute idée qu’ils se font d'eux-mêmes. Rien n’est moins laïque, et plus hostile à la laïcité bien comprise, que l’idéologie étasunienne. La nation d’exception drape son appétit de puissance dans les plis de la liberté, de la démocratie et des droits de l’homme, en effet, comme si ces entités abstraites figuraient des divinités qu’elle avait pour mission (...) Lire la suite »
40 
L’avenir de la guerre éternelle, à l’américaine

La fin de la guerre telle que nous la connaissons ?

Danny Sjursen
Comme c'est étrange. Les États-Unis se battent en Somalie par intermittence depuis le début des années 1990. (Qui, d'un certain âge, ne se souvient pas du fiasco du "Black Hawk Down" ?) Près de 30 ans plus tard, alors que le secrétaire général de l'ONU, soutenu par des dizaines de pays, a raisonnablement appelé à un cessez-le-feu mondial afin que l'humanité puisse se recentrer sur "le vrai combat de nos vies", en mettant Covid-19 sous contrôle, les Etats-Unis y sont toujours en guerre. Alors que les navires de la marine américaine se transforment en zones de pandémie et que l'homme de la Maison Blanche a dénoncé à plusieurs reprises les "guerres sans fin ridicules" de ce pays, la guerre du Pentagone en Somalie contre un groupe terroriste insurgé du nom d'al-Shabaab s'intensifie en fait. Sans blague. Bien sûr, si vous ne prêtiez attention qu'aux médias grand public, remplis de peu de nouvelles à part coronavirales (et encore plus virales sur notre président), vous ne le sauriez pas. Vous ne savez (...) Lire la suite »
« Cette image sur l’écran est toujours dans ma tête. Chaque fois que j’y pense, ça me fait encore mal »

Un ancien opérateur de drone américain se souvient d’avoir lancé un missile sur des enfants afghans et affirme que l’armée est "pire que les nazis". (The Independent)

Graig Graziosi

Un ancien opérateur de drone américain s’élève contre les atrocités qu’il dit avoir été forcé d’infliger pendant son service militaire et déclare que l’armée américaine est "pire que les nazis".

Brandon Bryant a été enrôlé dans l'armée de l'air américaine pendant six ans. Pendant son service militaire, il a utilisé des drones Predator, tirant à distance des missiles sur des cibles situées à plus de 15000 km de la petite pièce où il travaillait, près de Las Vegas, dans le Nevada. M. Bryant dit avoir atteint son point de rupture avec l'armée américaine après avoir tué un enfant en Afghanistan que ses supérieurs lui avaient dit être "un chien". M. Bryant se souvient de ce moment : Après avoir tiré un missile Hellfire sur un bâtiment contenant sa cible, il a vu un enfant sortir du bâtiment juste au moment où le missile a frappé. Lorsqu'il a alerté ses supérieurs sur la situation après avoir visionné la cassette, on lui a dit "c'était un putain de chien, laisse tomber". Suite à cet incident, M. Bryant a quitté l'armée et a commencé à s'exprimer contre le programme de drones. Pendant son temps dans l'armée de l'air, M. Bryant estime qu'il a contribué directement à la mort de 13 personnes et dit que son (...) Lire la suite »
Grand trophée du Kremlin : un pays de l’OTAN est en train de sortir de l’orbite américaine

Turquie-Russie : une entente cordiale en gestation

MK BHADRAKUMAR

Allons-nous nous pouvoir dire que leur rapprochement est tel qu’on ne voit plus la lumière du jour entre la Russie et la Turquie ? Nous y sommes presque. L’incursion turque en Syrie lancée mercredi est un point de bascule. La Turquie et la Russie coordonnent étroitement leurs efforts. Méditons ce qui suit.

La Maison-Blanche a annoncé dimanche dernier qu’elle se retirait du nord-est de la Syrie, avant les opérations militaires turques de l’autre côté de la frontière. Le président Donald Trump aurait pris cette décision après un échange téléphonique avec le président turc Recep Erdogan, dimanche. Le coup du lapin de la décision de Trump a choqué les alliés des États-Unis. L’opération militaire de la Turquie en Syrie « Fontaine de paix » a été lancée le 9 octobre 2019. De nombreuses critiques ont fusé à Washington, selon lesquelles les États-Unis mettent en danger leurs partenaires kurdes sur le terrain, avec des conséquences potentielles imprévisibles pour la Syrie – et, surtout, nuisent gravement à la crédibilité du pays. Certains préviennent que le conflit syrien s’intensifie au moment même où les braises étaient en train de refroidir. Certaines de ces critiques sont peut-être fondées. Parce que la Turquie est vengeresse. Elle a longtemps voulu franchir la frontière vers le nord de la Syrie, où elle considère les (...) Lire la suite »
12 

La maison est contaminée, s’asphyxie et brûle, et ses amis regardent la tombe de Chirac...avant de retourner à leur nombril

Jean-Yves PEILLARD

L'article https://www.legrandsoir.info/2003-quand-chirac-s-opposait-a-la-guerre-... "2003 : quand Chirac s’opposait à la guerre en Irak me paraissant succin" , je tente de compléter avec d'autres articles mais si vous en avez d'autres...merci de rajouter. Il faut dire que Chirac est une ordure nucléaire comme les autres. Le thème de la manifestation de Nancy contre le projet de BURE ce samedi 28 octobre https://ventdebure.com/ tombait à pic pour Chirac ; L'ankou est venu le chercher et il viendra chercher les autres VGE, Longuet etc avec ou sans montre suisse à 50 ans. Il faut rappeler que par la perpétuation de l'Etat impérialiste français même en sous-traitance de l'états-unien, les gouvernants et leurs sbires envoient des millions d'hommes femmes et enfants (pas tous encore nés) vers la mort et la mauvaise santé. Le summum du cas nucléaire est exemplaire pourtant pour montrer cette barbarie civilisée que décrit Loewy.

Sur la phrase célèbre lire :https://reporterre.net/Jacques-Chirac-l-histoire-de-sa-phrase-culte-No... Chirac nucléocrate poseur de bombe en Polynésie hier Reprise des essais nucléaires en Juin 1995 http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2015/... 2016 http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2016/... à nos jours http://www.moruroa.org/Texte.aspx?t=199 juillet 2019 manif sur la place Chirac https://www.facebook.com/moruroaetatou - trafiquant d’armeS ; le coeur atomique balance entre Iran-Irak http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2016/... http://atomicsarchives.chez.com/bombe_irak.html Et on dit dans les médias dominants qu’il était « l’homme qui a refusé de faire la guerre en Irak » mais c’est parce que l’Irak était majoritairement équipé d’armement français avec les « instructeurs » qui vont avec non ? Et à la deuxième guerre les français participants ont été priés d’aller faire des missions plus loin dans le (...) Lire la suite »
L’occident frappe, dépense des milliards de dollars, utilise les mercenaires locaux : puis vient la défaite misérable.

Soudainement, l’Occident ne parvient plus à renverser des « régimes »

Andre VLTCHEK

Avant, c’était fait régulièrement et ça marchait : l’Occident identifiait un pays comme son ennemi, lâchait sa propagande professionnelle contre lui, puis administrait une série de sanctions, affamant et tuant des enfants, des personnes âgées et autres groupes vulnérables. Si le pays ne s’effondrait pas en quelques mois ou quelques années seulement, les bombardements commençaient.

Et la nation, totalement ébranlée, dans la douleur et le désarroi, s’effondrait comme un château de cartes, une fois que les premières bottes de l’OTAN touchaient terre. De tels scénarios ont été rejoués, encore et encore, de la Yougoslavie à l’Irak. Mais soudain, quelque chose d’important s’est produit. Cette anarchie terrifiante, ce chaos s’est arrêté ; il a été découragé. L’Occident continue d’utiliser les mêmes tactiques, il essaie de terroriser les pays indépendants, d’effrayer les gens, de renverser ce qu’il définit comme des « régimes », mais son pouvoir monstrueusement destructeur, est soudain devenu inefficace. Il frappe, et la nation attaquée tremble, crie, répand du sang, mais reste debout, fièrement dressée. Ce que nous vivons est un grand moment de l’histoire humaine. L’impérialisme n’a pas encore été vaincu, mais il perd son emprise mondiale sur le pouvoir. Il nous faut maintenant comprendre clairement « pourquoi » pour pouvoir poursuivre notre lutte, avec encore plus de détermination, avec encore (...) Lire la suite »
afficher la suite 0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | ... | 130