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Le Guatemala communiste n’existait que pour la CIA /La longue défaite de la justice, A.Maltais, C. Rolin - Amnesty International.

Mars 2004

Jacobo Arbenz

Dans un article paru sur le site espagnol Rebelion, le journaliste Roberto Garcia, de Massiosare (supplément au quotidien mexicain La Jornada), résume le tout.

Au pouvoir depuis 1951, le gouvernement démocratiquement élu de Jacobo Arbenz met en marche, entre autres mesures populaires, une importante réforme agraire qui affecte les intérêts de la United Fruit. Selon Garcia, dès 1951, une circulaire de la CIA mentionne l’arrivée à Washington d’une personne qui est « l’intermédiaire de Sam Zamurias (président de la United Fruit Company), de Floyd Odlom (président de la Consolidated Vultee Aircraft) et de l’Electric Bond and Share Company ». Ces compagnies veulent « offrir (leurs) installations et personnels pour aider la CIA dans tout projet qui (leur) permettrait de combattre l’avance du communisme au Guatemala ».

D’autres documents révèlent d’abord l’existence d’une opération « PBFORTUNE » visant à assassiner des « pièces importantes » du régime guatémaltèque et, pour cela, « élaborer des listes d’individus », « former des équipes d’exilés » et « organiser des campagnes d’intimidation ». Un groupe « K » est tout spécialement entraîné avec un « manuel de l’assassinat » rédigé par un psychiatre de la CIA.

Mais même s’il est approuvé par l’administration Truman (qui dépêche aussitôt armes et argent au Guatemala), le plan ne voit jamais le jour. En 1952, nous dit Garcia, c’est plutôt le plan « PBSUCCESS » que Allen Dulles (alors directeur des plans de la CIA) fait adopter avec l’objectif « d’écarter secrètement la menace de l’actuel gouvernement du Guatemala » et d’y « installer et renforcer en secret un gouvernement pro-États-Unis. » La CIA choisit de faire croire que « les communistes se sont infiltrés au Guatemala et constituent une menace d’autant plus que l’opposition est dispersée et désunie ».

«  PBSUCESS » approuvé, une certaine « Station Lincoln » commence à opérer au Guatemala. Sa mission compte cinq étapes :

Premièrement, conditionnement préliminaire : « semer le désaccord et la désertion dans les rangs de l’objectif » ; le discréditer, rendre manifeste son « inhabilité », « nourrir l’impatience dans les rangs des non communistes », exercer des « pressions économiques » et « conclure des accords militaires avec les pays voisins, Nicaragua, Honduras et El Salvador ».

Deuxièmement, concentration : « susciter l’antagonisme contre le régime » autant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays et « initier des actions diplomatiques par le biais de l’Organisation des États américains ».

Troisièmement, rumeurs : « démarrer une campagne intensive de rumeurs qui stimulent la peur ».

Quatrièmement, agressivité : « sabotage agressif d’objectifs clés du gouvernement » et, plus tard, « lancement d’un ultimatum (ordonnant le départ du président) de la part du chef des rebelles pour éviter un bain de sang » et, éventuellement, « entrée des rebelles dans le pays ».

Cinquièmement, consolidation : « formation du nouveau gouvernement », « reconnaissance immédiate par l’OEA » et « offre d’aide par les États-Unis ».


Aidée par la « guerre des nerfs » et une radio clandestine (Radio Liberacion), la CIA prévoit que les forces anti-Arbenz « testent leurs moyens » par des « actes spécifiques de violence » tant internes qu’externes pour faire croire à un « commencement de terreur communiste » et justifier une intervention.

On donne les exemples suivants.

«  Séquestrer des anticommunistes (...) par exemple, la femme et les enfants d’un patron nord-américain ; on pourrait trouver les vêtements ensanglantés de la femme au bord d’un lac avec des indices montrant que les tueurs sont communistes » ;

«  Tirer contre une installation de la United Fruit ou la maison d’un propriétaire terrien guatémaltèque millionnaire, découvrir sur les lieux des douilles ou une bombe incendiaire soviétique ».

«  Une bombe d’origine soviétique explose sous la voiture de Juan Manuel Galvez (président du Honduras) une minute après qu’il en est descendu (...). L’assassin virtuel est arrêté et confesse son appartenance au PGT (Parti guatémaltèque du travail, de Jacobo Arbenz) (...) ou, peut-être mieux, l’assassin est un mythique officiel soviétique avec, sur lui, des roubles, un passeport soviétique ou polonais ... » ;

«  Un groupe de guatémaltèques est capturé à la frontière hondurienne, équipé d’armes soviétiques, cartes, etc. L’un de ses membres admet qu’ils se préparaient à pénétrer au Honduras ».

Une fois « PBSUCCESS » achevé (pour effectivement éviter un bain de sang, Arbenz passe le pouvoir à un colonel de l’armée, Carlos Castillo Armas, avec « l’aide » de l’ambassadeur états-unien John Peurifoy), la CIA prévoit passer au plan « PBHISTORY » qui vise à prouver la nature communiste du régime défait.


Mais le projet est vite abandonné quand l’enquêteur Ronald Schneider ne constate, dans les documents secrets guatémaltèques, « aucune trace de contrôle soviétique » et, bien au contraire, « des preuves considérables que les communistes guatémaltèques agissaient seuls, sans appuis extérieurs ». La CIA découvre même que le Guatemala n’avait aucune relation diplomatique avec l’URSS !

Malgré cela, la « désoviétisation » a lieu : annulation de la réforme agraire, dévolution de terres à la United Fruit, signature d’un pacte de défense avec les États-Unis, réduction des droits civils des majorités, persécution des leaders syndicaux et surtout ... portes grandes ouvertes à une guerre civile de 36 ans !

André Maltais


- Source : www.lautjournal.info



La longue défaite de la justice


Par Cécile Rolin


De la Conquista (1524) à Jacobo Arbenz (1951)

C’est sous la domination espagnole que la hiérarchie sociale, toujours en vigueur aujourd’hui, s’impose. Au sommet, il y a les Espagnols, qui règnent sur les villes. Ensuite viennent les ladinos (métissage d’Espagnols et d’Indiens, ou d’Espagnols et de ladinos) qui vivent en périphérie. Tout en bas, on trouve les indigènes, [1] main d’oeuvre corvéable à merci, que les « maîtres » veulent d’abord parquer dans des « villages indiens ». Mais très vite, les indigènes s’enfuient pour s’établir dans les terres arides des montagnes ou humides des forêts.

En 1821, les grands propriétaires proclament pacifiquement l’indépendance des « Provinces unies de l’Amérique Centrale » entité qui sera, en 1839, morcelée en états distincts. Le Guatemala est né.

Après le départ des Espagnols, les ladinos, quoique minoritaires, s’approprient à la fois les villes, les meilleures terres et la représentation politique. Quant aux indigènes, leurs lopins se morcelant davantage à chaque génération, ils deviennent de plus en plus pauvres. La situation devient vite intenable et, dès 1944, des révoltes se succèdent, conduisant au pouvoir en 1951 un jeune officier, Jacobo Arbenz. Il devient président.

Toute solution passe par la réforme agraire, pense Arbenz, et la fin des latifundia (grandes propriétés foncières), héritage du passé colonial. La loi l’y autorisant, il procède alors à l’expropriation de quelque 600 000 hectares de terres non cultivées, dont une grande partie appartenait à la multinationale américaine United Fruit Company (UFCO) qui les gardait en réserve.
Les terres expropriées sont partagées entre les paysans indigènes.

C’en est trop pour les intérêts américains et le secrétaire d’État John Foster Dulles charge son frère Allen Dulles, directeur de la CIA et ancien président de la UFCO, de mettre bon ordre aux agissements aberrants de ce « rouge », sûrement commandité par l’URSS (on est en pleine guerre froide).

Arbenz est renversé militairement et politiquement par la coalition des grands propriétaires et des Américains, malgré l’appui d’un maigre groupe de militants parmi lesquels figure un jeune médecin argentin, Ernesto Guevara [2]. Arbenz démissionne et entame avec sa famille sa vie d’exilé, tandis que les terres expropriées sont rendues à leurs propriétaires.

Après cela, les indigènes ne pourront survivre qu’en s’engageant comme saisonniers plusieurs mois par an, pour aller travailler sur les terres des latifundistes.


Années 60 et 70. Quand les pauvres prennent les armes

Après la chute d’Arbenz, pour beaucoup, l’option de la lutte armée s’impose.

Plusieurs mouvements de guérilla voient le jour, venant d’horizons divers, les FAR (Forces armées rebelles), l’EGP (Armée de guérilla des pauvres) et l’ORPA (Organisation révolutionnaire du peuple en armes), qui est dirigée par Rodrigo Asturias, le fils de Miguel Asturias, Prix Nobel de littérature. Ces mouvements sont associés au sein de l’URNG(Unité Révolutionnaire Nationale Guatémaltèque).

En 1982, une unité de l’armée a massacré plus de 350 villageois indigènes à Dos Erres, El Petén. Les restes exhumés ci-contre montrent clairement que la plupart des victimes étaient des enfants : 67 d’entre eux avaient moins de 12 ans, plusieurs squelettes portent encore leurs dents de lait © Argentine Forensic Anthropology Team.


En 1982, une unité de l’armée a massacré plus de 350 villageois indigènes à Dos Erres, El Petén. Les restes exhumés ci-contre montrent clairement que la plupart des victimes étaient des enfants : 67 d’entre eux avaient moins de 12 ans, plusieurs squelettes portent encore leurs dents de lait © Argentine Forensic Anthropology Team.

La terreur s’installe alors pour de nombreuses années. Soutenue par les États-Unis, la répression est impitoyable. Escadrons de la mort dans les villes, bombardements au napalm des villages, assassinats des opposants de tout bord. D’autres formes de résistance apparaissent, notamment du côté de l’Église de l’après-Vatican II (Action Catholique) et du côté des syndicats. En 1978, la CUC (Comité d’unité paysanne) est fondée. Elle tente de paralyser par la grève les entrepreneurs sucriers et les grands propriétaires. La population rurale, terrifiée, fuit dans les montagnes. Les communautés sont démembrées et le Mexique accueille des milliers de réfugiés.


Les années 80. La politique de la terre brûlée

Mao Tse Tung avait dit que les paysans sont à la révolution ce que l’eau est au poisson. L’armée guatémaltèque décide alors de retirer l’eau pour asphyxier le poisson. Comment ? En quadrillant de façon draconienne les populations rurales. Les PAC sont créées (patrouilles d’autodéfense civile). Il s’agit de civils, plus ou moins volontaires, chargés d’exécuter les basses besognes de l’armée : espionnage, dénonciations, mises à mort de suspects... L’armée excite aussi les animosités, les rivalités et les rancoeurs entre ethnies, familles, villages... pour attiser les haines et provoquer des règlements de comptes sanglants.

Le summum de la terreur est atteint sous la présidence du général Rios Montt, arrivé au pouvoir par la force en 1982 et renversé en 1983, à la suite d’une série de scandales. Il quittera le pouvoir en laissant un pays exsangue.

Le bilan de ces années de sang est le suivant : 660 massacres, 440 villages détruits, 1,5 million de personnes déplacées, 150 000 réfugiés à l’étranger, 200 000 morts dont 45 000 disparus. Tout cela alors que de nombreuses sources estiment que les colonnes de guérilla ne dépassaient pas les 3 500 soldats.


Les années 90. C’est la démocratie ?


Dossiers secrets sur des personnes vouées à être assassinées. Ils ont été trouvés dans la maison du Ministre de l’Intérieur durant le gouvernement de Lucas Garcia. 1982 © Prensa Libre

Vers la fin des années 80, la politique des États-Unis concernant l’Amérique latine change. La phase utile des dictatures est considérée comme dépassée. Il leur faut dans leur « arrière-cour » [3], comme disait Monroe, des régimes modérés, de type néo-libéral, alignés sur les USA. Ce sera l’époque des « transitions démocratiques », une démocratie de marché évidemment, et qui n’empêche pas de rester vigilant envers l’ « ennemi intérieur ».

Au Guatemala, les premières élections démocratiques ont lieu en 1985 et placent (comme dans les pays voisins) la démocratie chrétienne au pouvoir, en la personne de Vinicio Cerezo. Mais très vite, celui-ci se rend compte qu’il gouverne sous l’étroite surveillance de l’armée et que ses pouvoirs, comme ceux de ses ministres, sont limités. Tous se contentent alors de s’enrichir ; la corruption entre par la grande porte. Elle n’est pas près de sortir.

Ensuite, les présidents se succèdent et les violations des droits humains continuent. En 1992, le Prix Nobel de la Paix, attribué à Rigoberta Menchu, attire l’attention du monde sur le génocide maya, mais très vite l’indifférence renaît. 1995, 1996, 1997, chaque jour apporte sa moisson de cinq à dix corps non identifiés, torturés, jetés et abandonnés. Les catégories les plus touchées sont, dans l’ordre, les défenseurs des droits humains, les responsables syndicaux, les journalistes, les religieux [4], les responsables étudiants et l’opposition politique.

1996. L’espoir, toujours renouvelé, toujours blessé. En 1996, après de longues discussions, le nouveau président Alvaro Arzú et l’URNG signent une série d’accords de paix, destinés à mettre un terme à 36 ans de combats. L’espoir est présent. L’avenir sera meilleur que le passé. L’URNG va devenir un parti comme les autres (quoique très différent, promet-il). Une « commission pour l’éclaircissement historique » est mise en place. Un an après, elle remet un premier rapport concluant qu’entre 81 et 83, les agents de l’État guatémaltèque ont bien commis des actes de génocide contre les populations mayas. C’était à l’époque de Rios Montt. Va-t-il être jugé ? Non, il revient sur le devant de la scène et est aujourd’hui président du Parlement. Pourtant, on avait promis de lutter contre l’impunité. Mais les freins sont terribles, et les meurtres n’ont pas cessé. Aujourd’hui, six ans après leur signature et trois ans après l’entrée en fonction de Portillo, qui a succédé à Arzú, l’application des accords est au point mort et l’espoir a du plomb dans l’aile.

Cécile Rolin, 3 mars 2003.

- Source : www.amnestyinternational.be

L’histoire des "escadrons de la mort" guatémaltèques, par Robert Parry.

Guatemala : Jacobo Arbenz, le digne humaniste, par Thibaut Kaeser.

[1Le mot « indio » (indien) a une connotation clairement méprisante, on lui préfèrera donc le mot « indigeno » (indigène), plus neutre.

[2C’est après cet épisode que Guevara a fui au Mexique, où il rencontrera Castro. On connaît la suite.

[3Le président Monroe (élu en 1816), craignant des visées du vieux continent sur l’Amérique du Sud, avait prévenu les Européens que celle-ci constituait « l’arrière-cour » des États-Unis, et qu’il ne fallait donc pas y toucher.

[4Parmi la longue liste d’assassinats de religieux, celui de Mgr Juan Gerardi le 26 avril 1998 est celui qui aura marqué le plus les consciences. L’évêque, qui dirigeait le bureau des Droits humains de l’archevêché, a été sauvagement assassiné au lendemain de la publication d’un rapport attribuant à l’armée 80 % des atrocités commises pendant la guerre civile.


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