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Le réseau de propagande en ligne israélien s’effondre : des influenceurs poursuivent Tel-Aviv pour non-paiement de contrats.

The Cradle

Ces poursuites mettent au jour le « huitième front » d’Israël, une campagne numérique visant à influencer l’opinion mondiale en faveur d’Israël et à discréditer les opposants au génocide à Gaza.

La machine de propagande israélienne est confrontée à une pression juridique croissante. Des influenceurs, des consultants et des médias ont déposé plainte contre le gouvernement, réclamant des millions de shekels. Ils l’accusent de ne pas avoir payé pour le travail effectué dans le cadre de sa campagne de communication internationale pendant le génocide perpétré par Israël à Gaza, comme l’a rapporté Calcalist le 5 mars.

Selon Calcalist, plusieurs personnes impliquées affirment avoir été recrutées en urgence au plus fort du conflit pour promouvoir le discours israélien à l’étranger, avant de découvrir que le gouvernement n’avait pas prévu de modalités de paiement adéquates. Des enquêtes ont depuis révélé de graves irrégularités au sein du cabinet du Premier ministre, qui a pris en charge la communication internationale d’Israël après l’effondrement du ministère de l’Information suite à l’opération Al-Aqsa Flood en octobre 2023.

DES INFLUENCEURS ISRAÉLIENS POURSUIVENT LE GOUVERNEMENT POUR NON-PAIEMENT. Des poursuites judiciaires totalisant des millions de shekels ont été engagées contre le gouvernement israélien pour non-paiement présumé d’influenceurs et de consultants recrutés pendant la guerre (également appelés propagandistes de la Hasbara).

Des responsables auraient contourné les procédures d’appel d’offres officielles et étendu des contrats existants avec des sociétés de production privées, lesquelles ont servi d’intermédiaires pour verser des paiements à des commentateurs et consultants pro-israéliens opérant à l’étranger.

Voici Nikita Bier, agent du Mossad chargé de superviser Musk, qui manipule les algorithmes dans le cadre de la campagne de propagande israélienne (hasbara), notamment en supprimant les badges de vérification des responsables du gouvernement iranien afin de limiter leur influence et en remplaçant le drapeau iranien par celui du Mossad-Pahlavi.

Plusieurs de ces sociétés affirment désormais que l’État refuse de régler ses dettes.

L’une d’elles, Intellect Production and Publishing Group, a intenté une action en justice réclamant environ 1,7 million de shekels (environ 552 000 dollars) pour couvrir des frais de déplacement et des opérations médiatiques visant à contrer les manifestations pro-palestiniennes lors des audiences de la Cour internationale de Justice (CIJ).

L’ancien porte-parole du gouvernement israélien, Eylon Levy, figure parmi les personnalités qui affirment que le gouvernement leur doit encore de l’argent pour leur travail dans le cadre de la campagne de communication internationale d’Israël.

La campagne de Netanyahu sur les réseaux sociaux visant à blanchir Israël de ses crimes est un échec total. Les Israéliens ne rémunèrent pas les influenceurs ; ils les escroquent et les font travailler gratuitement. Le cabinet de Netanyahu a même falsifié des signatures. Parmi les victimes figure Eylon Levi, que vous avez probablement tous vu diffuser de la propagande.

Selon un article de Calcalist, le salaire mensuel de Levy, s’élevant à 41 125 shekels (un peu plus de 13 000 dollars), transitait par la société de production Intellect Production and Publishing Group, au lieu d’être versé directement par l’État.

Une autre société, Speedy Call, avait installé un studio d’interviews ouvert 24h/24 au sein du quartier général militaire de Kirya, utilisé par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et d’autres hauts responsables.

Cette société affirme qu’Israël refuse désormais de lui verser plus de 600 000 shekels (environ 200 000 dollars) pour neuf mois de travail.

Ces différends salariaux au sein de l’appareil de propagande israélien surviennent en même temps que des révélations plus larges sur l’ampleur de la campagne de communication mondiale menée par Tel-Aviv durant la guerre contre Gaza.

Des enquêtes et des documents publics ont démontré que des agences de relations publiques liées à Israël ont versé des milliers de dollars par publication à des influenceurs américains sur les réseaux sociaux afin de promouvoir des discours pro-israéliens en ligne. Des documents soumis en vertu de la loi américaine sur l’enregistrement des agents étrangers (FARA) ont révélé des paiements s’élevant en moyenne à 7 000 dollars par publication dans le cadre du « Projet Esther », une campagne de propagande visant à influencer l’opinion publique sur des plateformes comme TikTok et Instagram en faveur d’Israël et à diaboliser l’opposition.

Israël a déjà organisé des visites d’influenceurs soigneusement orchestrées à Gaza, invitant des personnalités des réseaux sociaux à visiter des sites de distribution d’aide gérés par la Gaza Humanitarian Foundation (GHF), un programme d’aide israélo-américain meurtrier, afin de contrer les reportages internationaux sur la famine dans l’enclave.

Ces visites ont été présentées comme la preuve qu’Israël facilitait l’aide humanitaire, malgré les nombreux documents fournis par diverses organisations, dont l’ONU, démontrant que la famine à Gaza était une conséquence directe des restrictions systématiques imposées par Israël à l’aide humanitaire et de l’obstruction des livraisons de secours. Ces initiatives s’inscrivent dans ce que les responsables israéliens eux-mêmes qualifient de « huitième front » de la guerre : une bataille parallèle pour le récit et la perception, menée sur les plateformes de médias sociaux, les réseaux publicitaires et les campagnes numériques pilotées par l’IA, conçues pour influencer l’opinion mondiale sur la guerre à Gaza.

 https://thecradle.co/articles/israels-online-propaganda-network-unravels-as-influencers-sue-tel-aviv-over-unpaid-contrac

COMMENTAIRES  

06/03/2026 11:40 par Zéro...

Tiens donc, des influenceurs pro-israéliens !!

On ne l’avait pas remarqué dans "nos" médias...

06/03/2026 15:15 par RBOBA

A commencer par nos.... merdias et "notre" gouvernement ! Et les Libanais qui n’ont toujours rien compris et qui en appellent à la France, via Macron !!!!!!

06/03/2026 15:20 par diogène

Que ces gens aient choisi d’être corrompus pour mentir en soutenant un génocide ne fait pas preuve d’une grande intégrité.
Qu’ils découvrent que ceux qui les ont achetés n’ont aucune parole et ne respectent pas leurs engagements fait preuve d’une grande naïveté : car s’ils leur demandent de mentir, c’est que le mensonge est une vertu pour ces commanditaires.

Ces pauvres guignols ne connaissaient visiblement pas le paradoxe du menteur d’Épiménide le Crétois. En disant « Tous les Crétois sont des menteurs. », il proposait en fait deux possibilités absurdes :

- s’il disait vrai, alors il mentait (puisqu’il était Crétois), ce qui est déjà paradoxal,
- mais si on pense qu’il mentait c’est encore pire, puisqu’alors les Crétois ne seraient pas des menteurs, donc ils disent la vérité et Épiménide aussi en particulier. Il il n’aurait donc pas menti, ce qui est contradictoire avec le postulat de départ.

La contradiction disparaitrait si on disait : « Je dis vrai en disant que je mens », ce que ces pourris ne pouvaient pas faire puisque, justement, leur mission était de propager des fausses informations.

Mais bon, si les crabes commencent à se manger entre eux dans la nasse, ce n’est pas forcément un bonne nouvelle non plus : ils peuvent éclabousser.

06/03/2026 16:49 par lou lou

Enfin une bonne nouvelle !

06/03/2026 18:34 par Maxime Vivas

Ce conflit, c’est l’arroseur arrosé, c’est « à malin malin et demi »
.C’est surtout « La farce de maître Pathelin » où un avocat ayant appris à son client à mentir devant les juges le voit, après acquittement, user du procédé pour ne pas régler ses honoraires.
Entre celui qui ne veut pas payer et celui qui l’a embauché pour mentir, « il n’y en a pas un pour rattraper l’autre ».

Les influenceurs et leurs commanditaires peuvent bien s’étriper. Je « prendrai deux fois des moules ».
Fin des citations.

06/03/2026 20:07 par RM

En plus d’être CRIMINELS, nos propagandistes des médias ’mainstream’ sont stupides car ils font le travail de propagande gratuitement.

07/03/2026 06:12 par Made in Québec

@Maxime Vivas, je crois vous avoir aperçu quelques secondes dans une vidéo publiée par un Britannique qui vit en Chine depuis plusieurs années : https://www.youtube.com/watch?v=XRHnVBmMmuY
Une fraction de seconde à 2:15 (le dernier au bout de la rangée) et vers 5:20 dans la première rangée. C’est une vidéo tournée lors de la cérémonie des Orchid Awards.

07/03/2026 13:29 par Maxime Vivas

@ MADE IN QUEBEC
Effectivement, c’est bien moi.
Merci.

09/03/2026 17:24 par sylvain

Moi j’aurais fait de la propagande, contre rémunération, pour un gouvernement qui a été jugé coupable de perpétrer un génocide j’éviterais de ma la ramener en public.
On se demande quand meme pourquoi, vu le nombre de milliards qui passent dans cette guerre, ils ont pas payes ces sommes qui ne representent rien pour eux

11/03/2026 09:13 par Dominique

Super article merci.

Dans le même genre, Afrique, monde et vérité sur vk.com, voir aussi https://mai68.org/spip3/spip.php?article6280 , déclare :

Chaos en “Terre promise” : l’aéroport Ben Gourion est en proie à un chaos total. La compagnie aérienne El Al a réduit la capacité d’embarquement des passagers en fuite de 200 à seulement 50, entraînant des bagarres et la fermeture des comptoirs d’enregistrement. Le projet “Safe Homeland” s’effondre sous un barrage de missiles.

@silvain
Ces gens-là n’ont pas le sens du ridicule, ce qui permet parfois de les démasquer. Dans un contexte où gauche et droite entretiennent la confusion entre antifas, ces nervis de BHL, et antifascistes, je discutais du Rojava avec un antifa et je lui demande "Tu n’as pas vu la photo de BHL au Rojava tout sourire avec les chefs de guerre du PKK ?"

Il me répond sur un ton vexé "Il faut bien acheter les armes quelque part."

Merci pour le scoop !

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