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Les Etats-Unis resteront indéfiniment en Syrie selon le Pentagone

Le Pentagone prévoit de maintenir indéfiniment certaines forces américaines en Syrie, même après la fin officielle d’une guerre contre le groupe extrémiste Daech, pour participer à ce qu’il décrit comme des opérations antiterroristes en cours, ont déclaré des responsables.

WASHINGTON – Le Pentagone prévoit de maintenir indéfiniment une partie des forces étasuniennes en Syrie, même après la fin officielle d’une guerre contre le groupe extrémiste islamiste Daech, pour participer à ce qu’il décrit comme des opérations antiterroristes en cours, ont déclaré des responsables.

Il y a environ 2 000 soldats étasuniens en Syrie et un nombre indéterminé de prestataires qui les assistent. Le mois dernier, l’armée des États-Unis a retiré 400 marines de Syrie, où ses forces sont entrées pour la première fois à l’automne 2016.

Plus tôt cette semaine, les fonctionnaires ont dévoilé les plans d’un engagement à durée indéterminée, connu sous le nom de présence « conditionnelle ». C’est la même approche que celle adoptée par l’administration Trump en Afghanistan.

« Les États-Unis maintiendront une présence militaire basée sur les besoins en Syrie pour combattre la menace de l’incertitude liée au terrorisme, empêcher la résurgence de Daech et stabiliser les zones libérées », a déclaré le Colonel Rob Manning, un porte-parole du Pentagone, aux journalistes mercredi.

Les responsables de la défense des États-Unis ont souligné qu’il n’ y aurait pas de grandes bases permanentes en Syrie du genre de celles que les États-Unis entretiennent dans des endroits comme l’Allemagne et la Corée du Sud. Les troupes seront plutôt affectées à de plus petites bases et avant-postes.

Dans certains cas, des troupes seront déployées temporairement à partir d’autres bases de la région pour des missions spécifiques, a indiqué l’un des responsables de la défense. On ne sait pas combien de soldats resteraient dans le pays.

Le Pentagone a déclaré que les forces armées cibleront des parties de la Syrie qui ne sont pas entièrement gouvernées par le régime ou les forces rebelles. Les militaires affirment qu’ils ont le pouvoir légal de rester là-bas.

« Opérant sous l’égide d’autorités internationales reconnues, l’armée des États-Unis continuera à soutenir les forces locales partenaires en Syrie pour stabiliser le territoire libéré », a déclaré le Colonel Manning.

Il a déclaré que la stabilisation comprend le rétablissement des services essentiels de base, l’enlèvement des matières explosives et de permettre de dispenser l’aide humanitaire.

Les plans esquissés cette semaine sont les plus précis présentés à ce jour en ce qui concerne la stratégie américaine en Syrie après l’effondrement évident de Daech.

Les responsables étasuniens ont dit craindre que le retrait de leurs forces et le fait de s’éloigner de zones potentiellement vulnérables ne conduisent à ce que les terres pour lesquelles eux et leurs partenaires locaux se sont battus pour les arracher à Daesh retombent entre les mains d’extrémistes.

Mais les critiques ont dit qu’une présence illimitée dans certaines parties de la Syrie ne garantit pas non plus la stabilité.

« Il semble que nous allons rester en place jusqu’à ce que nous ayons établi un objectif concret pour l’avenir de ce territoire que nous avons aidé les forces démocratiques syriennes[soutenues par les États-Unis] à reprendre », a déclaré Jennifer Cafarella, analyste de la Syrie au Washington Institute for the Study of War.

« Dans quelles conditions les forces étasuniennes se retireraient-elles ? Les États-Unis n’ont jamais défini à quoi un succès contre la Syrie ressemblerait politiquement », a déclaré Mme Cafarella.

L’administration Trump a d’abord introduit l’idée d’un processus conditionnel de retrait – plutôt que d’un processus programmé – en Afghanistan. Le président Donald Trump a annoncé en août que les troupes américaines ne se retireraient pas de l’Afghanistan tant qu’il n’y aurait pas eu de règlement politique entre le gouvernement soutenu par les États-Unis et le mouvement militant taliban.

Source : Les Crises

Version originale : Cetusnews.com, Nancy A. Youssef, 21-12-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr

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