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Pour une gauche antifasciste, patriotique, populaire et écologiste !

Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

Georges Gastaud, secrétaire national, Fadi Kassem, secrétaire national adjoint, Aymeric Monville, secrétaire adjoint, Gilliatt de Staërck, responsable national JRCF.

Les élections européennes de mai 2019 ont encore resserré l’étau politique qui broie notre peuple (et bien d’autres peuples d’Europe !) entre les deux mandibules d’une même tenaille oligarchique :

La première mâchoire du piège politique est constituée par les faux « progressistes » à la Macron dont la mission de classe est de dissoudre la France et les conquis sociaux qui lui sont liés dans l’Empire euro-atlantique cher aux chefs de file du MEDEF et du CAC-40. Ces faux internationalistes méritent si peu d’être tenus pour des « remparts antifascistes » que, sous leur égide, l’État policier ne cesse de réduire les libertés démocratiques (répression sauvage des Gilets jaunes, empilement de lois liberticides, flicage de la Toile, etc.) ;

La seconde mâchoire est actionnée par le RN que Marion Maréchal voudrait fusionner à l’aile la plus réactionnaire des LR en déroute. Faux patriotes du rassemblement « national » et ex-gaullistes « républicains » méritent si peu leurs étiquettes respectives qu’ils acceptent totalement l’euro, l’UE et l’OTAN – sans parler du système capitaliste ! – et qu’ils souhaitent seulement valoriser davantage l’impérialisme « français » dans le cadre du carcan euro-atlantique.

Face à cette tenaille qui détruit la République par euro-désintégration accélérée (le « saut fédéral européen » assorti du TAFTA) et/ou par discrédit final irrémédiable (quel déshonneur national ce serait que de voir le pays de 1789 et de la Commune devenir le champion planétaire de la xénophobie d’État !), la réponse sociopolitique apportée par la gauche établie – y compris par la partie la plus visible de la gauche « alternative » – est catastrophique :

D’aucuns ne rêvent que de recycler la vieille gauche plurielle incapable d’affronter le grand capital et prisonnière du mensonge éculé de l’ « Europe sociale ». Du PCF enlisé dans sa socialo-dépendance et son euro-addiction au Parti de la gauche européenne aux appareils confédéraux asservis aux bergers jaunes et sans gilet de la CES et de la CFDT en passant par l’aile boboïsante de LFI reniant son « indépendantisme français » proclamé (sans parler du PS atlantiste et des euro-fédéralistes d’EELV), cette mouvance rosâtre refuse de s’interroger sur le Frexit progressiste au moment même où le MEDEF exhibe cyniquement sa préférence antinationale pour les « États-Unis d’Europe », pour l’ « Union transatlantique », pour le Business-Globish évinçant le français, et où le « Pacte girondin » macroniste promeut une euro-métropolisation des territoires aussi ruineuse pour la « République une et indivisible » que destructrice de la démocratie communale.

Une autre partie de la mouvance « antilibérale » est tentée par une dérive symétrique, celle d’un souverainisme sans rivage ni souveraineté : pliant le drapeau rouge, elle renie la référence à la gauche (qu’elle confond avec la gauche établie au lieu de défendre l’héritage des Sans Culottes, des Dreyfusards, de la loi laïque de 1905, des grévistes de l’été 36, des ministres communistes de la Libération, de Mai 68) et hésite à « mettre le monde du travail au centre de la vie nationale » (comme y invitait le programme du CNR intitulé Les Jours heureux). Or, comment bâtir un rassemblement majoritaire sans mettre la classe laborieuse au cœur des résistances patriotiques et sans, symétriquement, appeler les travailleurs à « devenir la nation », comme y invitait déjà le Manifeste du Parti communiste ? Pire, une partie de cette mouvance souverainiste en rupture de « gauche » tergiverse sur le Frexit progressiste, minimise le processus continental de fascisation (qu’elle confond avec le fascisme achevé, qui en serait le terme, ou avec la lepénisation, qui n’en est que la pointe émergente) et flirte dangereusement avec le « ni droite ni gauche » qui fait le fonds de commerce partagé des Macron et autre Le Pen ! Or dans le cadre des rapports de forces actuels, la tentation d’unir les « patriotes des deux rives » au nom d’un souverainisme sans souveraineté et d’un « peuple-nation » prétendument au-dessus des classes ne pourrait qu’abonder mécaniquement la force attractive du « souverainisme » le plus puissant, celui que représentent, ensemble ou concurremment, la « géante brune » du RN et ses satellites, DLR, « droite forte ».

Dès lors, comment dessiner la perspective d’un « nouveau CNR » regroupant tous les citoyens patriotes et progressistes pour, du même geste, balayer la fascisation rampante de la France et de l’Europe, isoler l’oligarchie financière, extraire la France de l’euro-broyeur et de l’OTAN pourvoyeuse de guerres yanquies, constituer une nouvelle République sociale et souveraine rouvrant à notre peuple la voie du socialisme s’il en décide ainsi souverainement ?

Pour cela, il faut nécessairement que, sans renoncer au paradigme stratégique d’un nouveau CNR à visée sociale largement majoritaire, les communistes fidèles à Marx, les syndicalistes de lutte, les Gilets jaunes les plus conséquents, les socialistes d’esprit jaurésien, les héritiers républicains de Jean Moulin, tous les patriotes qui préfèrent la France au grand capital qui la strangule, construisent ensemble une Alliance pour une Gauche Antifasciste, Patriotique, Populaire et Ecologiste (AGAPPé). Contre la mensongère Europe sociale, mais aussi contre le « ni droite ni gauche » confusionniste, cela signifie aussi la réaffirmation du primat des luttes sociales et des valeurs historiquement portées par la gauche véritable : souveraineté des peuples, progrès social, lumières partagées, produire en France et échanges nord-sud équilibrés, égalité hommes/femmes, antiracisme, anticolonialisme, laïcité, démocratie aussi directe que possible, paix, coopération internationale, socialisme. Sans oublier l’urgence d’une transition écologique et d’un développement solidaire de l’humanité qui implique d’en finir avec le « tout-profit » ravageur et avec la multiplication des guerres impérialistes sur fond de croisades intégristes de toutes espèces.

Car il ne suffit pas d’ancrer la perspective d’un nouveau CNR sur le « noyau dur » d’une gauche patriotique arrimée au mouvement populaire. Dans les conditions actuelles où les fusions capitalistes s’opèrent moins à l’échelle hexagonale qu’aux plans continental et intercontinental (Chrysler/Renault/Nissan, Alstom bradé à Siemens et à General Electrics...), la grande bourgeoisie étouffe dans le cadre national ; elle a, comme dit le MEDEF « besoin d’aire »*, en d’autres temps on eût dit : d’ « espace vital » ; la classe travailleuse est ainsi objectivement appelée à devenir l’épicentre d’un Frexit progressiste stimulant l’Europe des luttes tout en posant la question d’une rupture révolutionnaire avec la domination capitaliste. De ce fait, l’émergence d’une gauche aussi internationaliste que franchement insoumise à l’UE supranationale, – une gauche unissant le drapeau rouge au drapeau tricolore et associant la Marseillaise insurrectionnelle des Gilets jaunes à l’Internationale des défilés syndicaux, une gauche n’opposant pas la construction politique révolutionnaire au tous ensemble en mouvement des syndicalistes de classe et des Gilets jaunes –, pourrait, quelle qu’en soit la dénomination future, non pas concurrencer ou remplacer, mais soutenir et catalyser sur des bases saines l’analogue moderne d’un nouveau CNR associant libération nationale, émancipation sociale et coopération internationale authentique.

 https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/pour-une-gauche-antifasciste-patriotique-populaire-et-ecologiste/

COMMENTAIRES  

14/08/2019 11:32 par Georges SPORRI

Comment font les camarades du PRCF pour ne pas constater que les 2 fausses oppositions promues par les mass media sont le RN et EELV + écologisme ? Comment font ils pour ne pas être gavés par le bourrage de crâne "fin du monde" 24h sur 24 sur tous les mass media ? Avec des stratèges de ce type Macron sera réélu en 2022 sauf si un nouveau Juppé lui coupait l’herbe sous les pieds.

14/08/2019 12:14 par jo nice

j’ai l’impression que ce texte propose un nouveau CNR mais uniquement avec es gens de gauche...c’est un peu contradictoire.

14/08/2019 23:04 par Geb.

Il me semblerait que le PRCF parle de "gauche" afin d’être mieux compris de ceux qui ont définitivement adopté cette notion mortifère. Dans la vie en vrai il parle d’une (prise de position sur des principes léninistes). Bien sûr certains vont crier haro, mais alors avant faudrait-il qu’ils aient pris la peine de lire Lénine, (Et d’autres), en profondeur, ainsi que la vraie réalité sur l’oeuvre des Bolsheviks, autrement qu’à travers le Reader’s Digest...

Il y a un demi siècle et jusqu’à 1981 la notion de "gauche" était essentiellement utilisée par les tenants de l’ordre établi qui désiraient se différencier des réactionnaires pur et durs tout en niant être des marxistes, et/ou, des communistes. J’ai participé à différentes versions d’école de formation du PCF avant leur dissolution scélérate en 1973 pour être remplacées par des formations aléatoires ponctuelles. Et on n’a jamais parlé de "gauche" comme d’une notion valable pour le combat révolutionnaire. La "gauche" en général c’était la Social Démocratie avec son cortège de drames et de trahisons qu’elle se traînait, ou le gauchisme" qu’on avait pu voir mis en oeuvre en mai 1968 par ceux qui se révélèrent être les agents camouflés de la CIA et de l’Ordre Mondial destructeur des nations indépendantes.

Tout cela ne signifie pas qui’ll ne faut pas travailler en commun avec TOUTES les victimes du système alors que se profilent des menaces dramatiques pour l’avenir de l’Humanité, mais que le faire au nom d’une "gauche" amorphe, sans remettre les pendules à l’heure sur la définition de ce que doit être une "vraie gauche révolutionnaire", menant le combat au nom de toutes les victimes du système ultra capitaliste, ne pourra aboutir qu’à un nivellement par le bas de la conscience de classe des exploités et des forces productrices de la nation ainsi qu’à de graves incompréhension lors des crises à affronter en commun.

La Libération passera par l’union de tous les exploités, y compris ceux qui se proclament "de droite" par ignorance, bourrage de crâne, ou bêtise... Ou ne sera pas. Aux révolutionnaires conscients d’en tenir compte et de se charger de les informer et de les instruire.

Dans le vide politique sidéral actuel il ne faut certainement pas compter sur ceux qui prétendent nous représenter et qui ne se démarquent pas franchement de ce Système mortifère souvent sous prétexte de références qui nous ont été fournies déformées ou carrément inventées par nos ennemis de classe. Ou qui s’autoflagellent pour des crimes qu’ils n’ont pas commis et qui bien souvent n’ont jamais existé, ou existé de manière marginale. Or, actuellement, il n’y a pas un seul parti ou organisation qui aille jusqu’au bout de cette démarche en France. Ca en dit long sur le degré d’ignorance et de noyautage réalisé.

La victoire ne peut passer que par l’instruction, l’étude historique révolutionnaire, la connaissance de l’Economie politique, la mise en oeuvre des connaissances et de la praxis acquises par le Prolétariat, et ne sera consolidée, (si un jour elle a lieu), que par l’imposition féroce et exclusive à ces mêmes ennemis de classe de notre volonté à nous, les exploités, les écrasés, les laissés pour compte. Il y a assez d’exemple de pays qui se sont vus détruits pour n’être pas allés au bout de la la démarche envers l’ennemi intérieur. Il faut être clairs : Ceux qui sont à la tête de l’Impérium occidental, (Le 1%), une bande de psychopathes dangereux et amoraux, sont à isoler et à éradiquer sous peine de voir tout l’avenir des humains compromis à jamais.

En sachant que chaque tergiversation, chaque faiblesse dialectique ne nous sera pas pardonnée. Ni par nos ennemis, ni par ceux que nous avons la prétention de libérer de leurs chaînes.

15/08/2019 00:03 par Dominique

Présenter Mai 68 comme une grande victoire tout en se prétendant écolo, c’est se foutre de la gueule des gens. Etre écolo consiste à renoncer à la société industrielle globalisée de consommation, d’exploitation et de destruction de masse, d’où les slogans des premiers jours de Mai 68 "Non à la guerre" et "Non à la société de consommation".

On a vu le résultat de cette grande victoire : des militants sincères mais naïfs dégoûtés en masse et à jamais par la trahison de la gauche productiviste et surtout inconditionnelle de la catastrophe industrielle, laquelle est son fond de commerce, une gauche qui a vidé Mai 68 de son sens et qui aide encore aujourd’hui des braillards opportunistes comme Con Bendit, J-F Barreau ou XR à travestir l’écologie en greenwashing. Le résultat de cette grande victoire : Business as Usual. Et aussi No Future !

Ces gens se disent progressistes mais le seul progrès qu’ils connaissent est celui qui nique la planète et l’asservit toute entière dans une gigantesque entreprise globalisée d’exploitation, de destruction et de consommation de masse. Ils disent que leur ennemi est le Capital mais ils en ont besoin pour construire leur mode de vie mortifère et guerrier.

Et aujourd’hui Madame la marquise, tout va très bien. Les punks avaient raison, 60% du vivant est déjà exterminé, les yéménites crèvent de faim sous les bombes et ce sera bientôt notre tour. Mais à part ça, Mme la marquise, tout va très bien, tout va très bien. Un coup de peinture rouge par là, un peu de vert ici, et l’illusion sera parfaite.

La lutte des classes ne consiste pas à voter pour les planqués de gauche ou pour ceux de droite mais à choisir entre bourgeoisie et prolétariat. Dans un mode de vie qui n’a que les politiques qu’il mérite, tous au service du même mode de vie mortifère et guerrier car scientiste et mercantile, et condamné car ne respectant aucune limite, ni celles fixées par l’humain, ni celle fixées par le vivant, cela consiste donc à choisir entre résistance et collaboration !

Vive la résistance !
Vive le vivant !
Vive la vie !

15/08/2019 03:48 par Bruno

@ Jo nice

Pour bien comprendre les enjeux présents et prendre la mesure du danger mortel que nous courons, je recommande la lecture - si ce n’est déjà fait - du livre de Wolfgang Streeck intitulé " Du Temps Acheté : La crise sans cesse ajournée du capitalisme démocratique ". Dans cet ouvrage, tout est dit sur l’arnaque politique que l’on nous aura vendu avec " l’Union Européenne " qui n’est au final qu’un Empire Transatlantique Hayekien [ d’après l’économiste néolibéral Friedrich Hayek (1899 - 1992 ) ] . Nous assistons au sein de ce système à la fin de la démocratie et même à toute idée de démocratie - réelle ou fantasmée - tant le système institutionnel verrouillé de l’intérieur, interdit toute politique influant sur l’économie. Dans ce livre est parfaitement décrit le passage d’un " capitalisme démocratique " après la Seconde Guerre mondiale à un capitalisme post-démocratique aujourd’hui, dès lors que le capitalisme s’est refermé sur lui-même mondialement. Où l’on comprend mieux pourquoi les dits " sociaux-démocrates " dont François Hollande est en France le dernier représentant bouffon, n’avaient plus rien à nous dire ni plus rien à proposer politiquement parlant étant donné leur totale compromission dans ce nouvel empire totalitaire capitaliste. Wolfgang Streek montre bien dans son ouvrage comment ce système "forclos" annule avant même que celles-ci ne soient exprimées toutes véritables décisions démocratiques et comment ce système de souveraineté abolie, formate les institutions afin que rien n’arrive jamais plus ; tandis qu’une minorité de personnes, les "Gens-de-Marchés", règnent en maitres absolus sur leurs semblables - pourtant majoritaires - mais sans plus aucun pouvoir d’actions : Les "Riens" , comme dit Macron. Il est évident qu’à la lecture de ce livre, le questionnement personnel ouvre sur une nécessité collective de réappropriation de nos libertés publiques sans compter nos libertés personnelles souvent annihilées ou de plus en plus amputées sous l’Empire Hayekien morbide et mortifère. Comment ne pas pousser la réflexion politique au delà d’un plan A ou d’un plan B ? Pourquoi effectivement ne pas en finir avec la dictature absolue des marchés financiers sous commandement idéologique Hayekien en allant plus directement au FREXIT ?

Wolfgang Streeck - " Du Temps Acheté : La crise sans cesse ajournée du capitalisme démocratique " / 8,40 € en livre de poche.

15/08/2019 11:46 par Jean-Yves Leblanc

Eh oui, jo nice, j’ai, comme vous, l’impression que ce projet de CNR est très contradictoire :
Un Conseil National de la Résistance qui était historiquement une large alliance ...

1) Sans "la partie la plus visible de la gauche alternative" dont les vues sont (effectivement, de mon point de vue) "catastrophiques".

2) Sans, bien sûr, l’extrême droite et les ex-gaullistes : la "géante brune et ses satellites", le fascisme, en somme. (D’ailleurs la petite phrase "quel déshonneur national ce serait que de voir le pays de 1789 et de la Commune devenir le champion planétaire de la xénophobie d’État" prépare-t-elle un appel implicite à voter Macron au 2ème tour en 2022 ?)

3) Sans ces communistes comme Jean Levy du Comité Valmy qui, eux aussi, prônent un CNR mais avec de larges alliances. Pour le PRCF, ces derniers sont coupables de vouloir "unir les patriotes des deux rives","flirtent dangereusement avec le ni droite ni gauche", minimisent de danger fasciste et ’font le jeu de’ (expression fort à la mode pour traiter un ami politique de fasciste).

4) Sans la masse des gilets jaunes (juste avec les "gilets jaunes les plus conséquents") qui, précisément ne sont "ni droite ni gauche" et par extension, sans les classes populaires qui, faut-il le rappeler ne votent plus à gauche mais s’abstiennent ou votent RN.

5) Sans les partisans du Frexit pas "progressiste".

Bref, le PRCF veut "un nouveau CNR à visée sociale largement majoritaire", mais au moyen d’une "AGAPPé" qui ne rassemble virtuellement personne. Cet acronyme-jeu-de-mots (qui, me semble-t-il, succède au FRAPPE) me rappelle les multiples et éphémères sigles secrétés par mes anciens camarades syndiqués gauchistes (les CLAC et autres PROUT) et me donne la désagréable impression que le PRCF (pour qui j’ai une très grande estime et dont je partage les objectifs politiques) s’engage dans une logique de groupuscule gauchiste. Il semble ainsi fermer les yeux sur la réalité politique et sociologique des classes populaires, sur leurs aspirations, de même que sur les nouveaux fronts de la lutte des classes. Il me semble aussi très soucieux de donner des gages à la pensée politiquement correcte de la bourgeoisie de gauche (celle-là même qu’il caractérise justement par le terme "boboïsée") en hissant au rang de priorités un antifascisme d’opérette, l’anti-xénophobie ou encore "l’urgence écologique",
Sachant que ces trois thèmes sont les principaux angles d’attaque du macronisme, je doute fort qu’ils rapprochent le PRCF du peuple qu’il veut rassembler et qu’ils soustraient la moindre voix populaire au RN.

15/08/2019 11:58 par Francois de Marseille

@ Geb ; "Il y a assez d’exemple de pays qui se sont vus détruits pour n’être pas allés au bout de la la démarche envers l’ennemi intérieur"

J’ai l’impression que la liste des pays qui sont allés au bout de la démarche tient sur les doigts d’une main et que l’étau se ressert petit a petit sur eux.
Le simple titre de cet article ne m’incite pas à l’optimisme.

15/08/2019 12:44 par Le Fou D'ubu

Il y a quelque chose d’attristant et d’épuisant dans ce genre d’ article (...) En cause, le précédent, signé du PC Maoïste (...) L, inverse est identique selon la chronologie de lecture. Sans vouloir blesser personne, une belle âme pourrait elle me dire, sans maudire, combien de partis communistes existent-ils en France ? Et qu’ont-ils en commun mais surtout quoi d’opposable ?? Apparemment les deux appellent à l’union !!! Les autres aussi ? Combien faut-il réunir de bannières pour être unis ? Bon, si je vous dis ça, c’est parce que je me trouve quelque part dans l’océan atlantique et que je demande si c’est loin l’Amérique. Et chaque vague de me répondre " tais toi et nage "...
"C’est étrange l’horizon. Jamais on ne s’en approche ni s’en éloigne" . Un vieux marin à qui je faisais cette réflexion stupide me répondit ; " Si tu veux le capturer, retourne les pieds sur terre, et regarde de l’autre côté " ... J’ai mis beaucoup de temps à comprendre ce qu’il avait voulu me dire le bougre ...
Bonne chance à tous pour les prochains " tous ensembles wé wé ". Ciel j’aperçois un radeau ! Ça tombe bien, j’ai une méduse aux trousses ...

17/08/2019 07:16 par jean-marie Défossé

Le mot PATRIOTIQUE utilisé dans le titre , n’est-il pas un mot couramment employé dans les discours et les pensées des partis politiques de droite ...mais également par tous les partis français prétendument de gauche ?

Avant d’envisager pour l’avenir une réunification de véritables valeurs de GAUCHE , peut-être serait-il plus urgent , en première décision cohérente , de faire un grand ménage parmi tous ces meneurs et "bien-pensants" et donc d’exclure déjà toutes les "TAUPES" qui parsèment le terrain et nuisent gravement à toute initiative d’avenir pour une gauche SINCERE ?

Le passé de la collaboration en 39-45 nous a prouvé leur grande capacité de nuisances , de privilèges et de passe-droits leur permettant des facilités de publications démagogiques ; facilités que n’ont pas les véritables conformistes aux valeurs morales et sincères d’une GAUCHE française.

S’il existe véritablement parmi une majorité de la population française un attachement certain aux valeurs républicaines et donc aux valeurs de gauche , on ne peut pas en dire autant de ceux qui régulièrement s’en réclament médiatiquement et ne sont pour la plupart que des carriéristes intéressés .

18/08/2019 01:02 par rey

Excellent commentaire de Jean-Yves Leblanc. Mais il faut préciser que ce n’ est pas d’ hier que date la propension puérile de Georges Gastaud pour les sigles idiots censés exprimer toutes les qualités des gens du PRCF ( antifasciste, écologiste etc... Ils ont oublié "anti-homophobe ", " anti-sexiste " , " anti - anti- LGBT ". Je leur suggère un " anti-totalitaire " du meilleur effet pour améliorer leurs relations avec la gauche bobo ). Je ne comprends pas que des radicaux sérieux comme Annie Lacroix-Riz et Aymeric Monville semblent cautionner ces âneries ( effectivement du niveau des ados de mai 68 : le " PROUT", etc...).

21/08/2019 20:49 par Georges SPORRI

De même que toute alliance gauche / droite est de droite, toute alliance populistes de gauche / populistes d’extrême droite est d’extrême droite. C’est ce que sont entrain de constater les abrutis du 5 étoiles en Italie qui se croyaient beaucoup plus brillants et efficaces que les gauchistes marginalisés ou les marxistes condamnés à l’attente. 5 étoiles ? Tu parles ! 5 crottes, 5 bouses, 5 merdes ! Maintenant, pour éviter le pire, ils devront devenir la 5ème roue du système, en attendant de disparaître comme les ex partito radicale qui sont devenus des mauvais souvenirs ridicules.

Le PRCF est conscient de ce problème, mais, au lieu de s’auto dissoudre, ils essayent de maintenir leurs obsessions (FREXIT ; CNCR ...) tout en se gargarisant avec de l’urgence climatique, de l’antifascisme incantatoire, ...etc.

29/08/2019 09:54 par cunégonde godot

Je soutiens à fond Boris Johnson et son gouvernement indépendantiste.
Quand bien même serait-il un fieffé ultra-libéral.
Dans le cas où il réussirait la sortie de l’UE (sans doute avec un compromis avec l’UE tant celle-ci a in fine peut-être plus à perdre économiquement que le Royaume-Unis d’une sortie sans compromis), restera à M. Corbyn et les travaillistes à se comporter réellement "de gauche" afin de ne pas livrer leur pays pieds et poings liés aux Etats-Unis. C’est à cet endroit que les Britanniques les attendent. Pas à Bruxelles ni à Berlin.

Vive le frexit !

29/08/2019 09:59 par cunégonde godot

Bruno :
Pourquoi effectivement ne pas en finir avec la dictature absolue des marchés financiers sous commandement idéologique Hayekien en allant plus directement au FREXIT ?

Le frexit est en soi révolutionnaire. Un peuple non souverain n’est pas un peuple, mais au plus un agglomérat de peuplades, ethnies et autres "communautés", en permanence rivales et par-là faciles à manipuler : l’UE en somme...

30/08/2019 00:16 par Danael

Un nouveau CNR associant libération nationale, émancipation sociale et coopération internationale authentique. Ma foi en une ligne, synthétiser ainsi, pourquoi pas . Par contre le noyau dur, l’ avant garde, je ne suis pas sûre que cela soit suffisant. Vu la longue résistance du peuple vénézuélien présente , je retire la leçon suivante : transformer aussi tout le peuple en lutte en "noyau dur", on en aura besoin pour l’affrontement avec l’UE et pour cela il n’y pas plusieurs routes, il faut partir du concret, des revendications du peuple d’en bas et des contenus de luttes en processus et évoluer dans ce cadre jusqu’à atteindre la possibilité de créer une véritable conscience de classe prête aux choix alternatifs à ce système. Ce fameux bloc historique ( Gramsci).

30/08/2019 10:37 par Assimbonanga

@Cunégonde : c’est ça. T’as qu’à croire. Viva Boris ! Attendons ses bienfaits dans la gestion de la solidarité grande bretonne.
Au fait, puisque le bandeau bleu me signale la limitation de mes commentaires, par association d’idées liée à la coloration blonde dudit Boris, savez-vous ce que deviennent les produits Loréal de la coiffeuse après shampoing ? Je crains que ça n’aille simplement à la station d’épuration.
Et les ploucs récupéreront ça pour arroser les patates que nous achèterons au super-marché. Ni vu ni connu, comment remarquer l’eau qui constitue nos salades ou notre pinard ? Elle est pas belle la nature ? Elle est pas belle la science ? Elle est pas belle l’industrie humaine ?

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