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Rafael Correa : l’insurrection citoyenne en 10 leçons

"Le courage politique, c’est de tout faire pour libérer les peuples de la tyrannie des marchés"

R. Correa est un économiste de Gauche, titulaire d’un doctorat en Économie. Il est président de l’Équateur depuis 2006. En mars 2012, il apporte son soutien au Front de Gauche et affirme : " c’est ainsi que nous avons débuté une révolution citoyenne destinée à changer les structures du pouvoir et à instaurer le bien vivre pour toutes et tous. Nos pas ne sont pas guidés par les recommandations du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, mais par une nouvelle Constitution, adoptée directement par le peuple, et dont les droits de l’homme constituent la colonne vertébrale."

Voici les 10 leçons enseignées par la révolution citoyenne équatorienne :

1. Prendre le pouvoir par les urnes

2. Diminuer par deux le salaire du président de la république (alors que Nicolas Sarkozy avait augmenté le sien de 140% en 2007), diminuer les salaires des hauts fonctionnaires équatoriens et endiguer la corruption.

3. Tenir un référendum dans le but d’autoriser la création d’une assemblée nationale constituante chargée de rédiger une nouvelle constitution. Cette dernière votée par le parlement, doit permettre la construction d’un nouvel État, Républicain, Social, Écologique, Multiethnique, Multiculturel et Citoyen.

4. Fixer le progrès social et écologique comme unique règle d’or.

5. Bâtir un État fort qui impulse la croissance économique et garantit des droits sociaux (contrairement à l’État minimum défendu par les néolibéraux).

6. Lancer un audit de la dette par un comité d’experts agrées pour déceler la partie illégitime de l’endettement, puis suspendre le paiement de cette partie illégitime (80% dans le cas de l’Équateur). Avoir le courage de dire NON à la dette, non au FMI !

7. Expulser le représentant permanent de la Banque mondiale de son territoire, puis celui du FMI. En Europe, l’équivalent serait de désobéir aux traités et au pacte de stabilité européen.

8. Créer une Banque du Sud, garante de l’indépendance latino-américaine face à la puissance « hégémonique » des États-Unis, des marchés et des pays du Nord, qui peut financer les États sans s’enrichir sur leur emprunt. Pour nous l’équivalent serait d’emprunter directement auprès d’une Banque Centrale Européenne publique.

9. Doubler la part des dépenses sociales : de 12% à 25% du budget pour privilégier les politiques sociales et non l’ajustement structurel néolibéral : le taux de chômage a chuté de 9 % à 7 %, les pensions de retraite ont été augmenté, des aides non-remboursables ont été donnés aux familles pauvres pour construire des logements.

10. Lancer une politique d’investissements à long terme créatrice d’emploi et permettant la modernisation du pays : routes, énergie, ports, infrastructures, etc… Ces investissements ont permis de dynamiser l’économie équatorienne.

Depuis 2006, la croissance économique de l’Équateur oscille désormais entre 3 ou 4%. Tous les indicateurs sociaux se sont améliorés depuis 2006, le chômage a diminué et la misère de masse a largement reculé.

Michael KURTIS

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