Colombie ; Tibet

Sur la mort de Raul Reyes et ses camarades ; le bouddhisme tibétain par l’image

Un mois après l’assassinat sur le territoire équatorien de la colonne des FARC venue négocier un échange de prisonniers avec une délégation du gouvernement français il est possible de reconstituer assez précisément, à partir de l’enquête menée par l’armée équatorienne, l’opération militaire telle qu’elle s’est déroulée dans la nuit du 29 février au Premier Mars 2008.

La délégation française est conduite officiellement par DANIEL PARFAIT, diplomate et Directeur du département Amérique Latine et caraïbes au Ministère des Affaires Etrangères et NOEL SAEZ ancien consul de France à Bogota, qui passe pour un agent de la DGSE. DANIEL PARFAIT est également le compagnon d’ASTRID BETANCOURT, soeur d’INGRID. Il se peut qu’ils soient accompagnés de MANUEL CHURRASCO SANDOVAL mais cette présence est niée par la diplomatie française. Cette dénégation est normale : un « homme de l’ombre » doit y rester.

La délégation s’est rendue dans la province équatorienne de SUCUMBIOS frontalière de la Colombie en attendant que soit fixé précisément le rendez-vous avec la colonne REYES.

Tout en conservant un caractère confidentiel ces préparatifs sont nécessairement connus des trois gouvernements directement concernés : Equateur, France et Colombie.

La colonne REYES établit son campement sur le sol équatorien à environ 1800 m de la frontière à proximité du Rio Putumayo un affluent de l’Amazone qui sépare les deux pays. Elle est accompagnée de jeunes mexicains non armés qui sont venus faire connaissance avec les FARC.

La position exacte de la colonne REYES va être déterminée grâce à une communication par téléphone satellitaire entre elle et la délégation française.

URIBE le fourbe entre alors en scène. Il téléphone à RAPHAEL CORREA, le président équatorien, pour lui demander d’arrêter la délégation française et son escorte équatorienne dans sa marche vers le lieu de rendez-vous. Le prétexte invoqué est qu’il y a eu un accrochage entre les FARC et l’armée colombienne à proximité de la frontière et que dans la chaleur du combat l’armée colombienne a pénétré sur le sol équatorien à la poursuite du commando des FARC qui s’y est replié. CORREA qui, à cette date, semble avoir encore confiance dans la parole d’URIBE relaie l’information. La délégation française arrête sa marche.

La nuit est tombée sur la forêt équatorienne. La colonne REYES dort d’autant plus paisiblement que se sachant en territoire équatorien avec l’accord du gouvernement du pays elle n’a pas à craindre une attaque de l’armée colombienne.

C’est pourtant ce qui va se passer.

Peu après minuit, le campement des FARC est bombardé. L’armée équatorienne qui a depuis mené l’enquête sur le site a établi les données militaires suivantes : le campement a reçu dix bombes de 250 kilos soit 2,5 tonnes de bombes en tout. Les impacts sont visibles sur les photos communiquées par l’armée équatorienne qui a même accompagné des journalistes étrangers sur le site. Il s’agit de bombes guidées du type GBU PAVEWAY II fabriquées par la firme étasunienne TEXAS INSTRUMENTS. Ces bombes guidées par laser et GPS sont lancées depuis un avion, suivent le sol à l’horizontale en épousant le relief et piquent à la fin sur l’objectif.

L’armée de l’air colombienne dispose de deux modèles d’avions de chasse : les KFIR de fabrication israélienne sous licence DASSAULT et les TUCANOS. Aucun de ces appareils ne dispose du système de guidage laser permettant de lancer ces bombes. Elles ont donc été lancées par un appareil de l’US AIR FORCE en provenance soit de la base US de MANTA sur le sol équatorien soit d’une base colombienne. L’armée équatorienne a noté qu’un bombardier HERCULES C 130 avait décollé de Manta le 29 Février et qu’il n’y était revenu que le lendemain.

Peu après le bombardement, un hélicoptère de l’armée colombienne débarque un commando qui va liquider au fusil les guérilleros agonisants mais qui, dans sa hâte, négligera une jeune mexicaine blessée qui a survécu et se trouve donc être un important témoin de l’opération. Toujours paralysée par le mensonge d’URIBE, l’armée équatorienne n’intervient pas. Le commando colombien repart avec son trophée sordide : le cadavre de RAUL REYES enveloppé dans un sac de plastique noir qui sera complaisamment exposé devant les télévisions du monde entier.

En bref, il s’est agi d’une opération militaire bien préparée avec intervention militaire directe des Etats-Unis et utilisation d’armes très sophistiquées dont l’armée colombienne ne dispose pas.

Enseignements et contrecoups

- URIBE a démontré que le gouvernement équatorien est désormais, à l’égal du gouvernement vénézuélien, son adversaire. Le président CORREA s’inquiète très officiellement et à juste titre d’une possible infiltration des services secrets colombiens dans l’armée équatorienne, la localisation de la colonne REYES ayant pu aussi être effectuée par ce biais. Il s’agit d’une hypothèse sérieuse les Etats-Unis, ayant eu jusqu’à l’arrivée de CORREA au pouvoir les coudées très franches en Equateur au point d’y avoir imposé leur monnaie. L’Equateur n’a plus de monnaie nationale depuis 2000 ce qui est le signe le plus manifeste d’une perte de souveraineté. De plus il faut se souvenir que CORREA n’était pas en poste depuis un mois que GUADALUPE LARRIVA sa ministre de la Défense mourrait dans un accident d’hélicoptère non élucidé à proximité de la base de Manta. Les ingérences colombiennes en territoire équatorien ont été confirmées par l’arrestation à Quito en 2004 d’un autre dirigeant des FARC , SIMON TRINIDAD , extradé depuis aux Etats-Unis où il vient d’être condamné à 60 ans de prison sous le prétexte classique et éculé de « trafic de drogue ».

- Le gouvernement vénézuélien a de bonnes raisons d’être extrêmement méfiant lui aussi et de prendre garde aux infiltrations colombiennes dans son armée ou ses services de renseignement si l’on se souvient que RICARDO GRANDA un cadre dirigeant des FARC avait été, en Décembre 2005, enlevé en plein Caracas et en plein jour, par des agents colombiens aidés de complices vénézueliens Il peut également redouter des manoeuvres de déstabilisation politique, voire des sécessions, des provinces frontalières avec la Colombie en particulier de la province pétrolière de MARACAIBO.

- De son côté, l’assemblée constituante équatorienne vient de tirer les leçons de l’évènement en inscrivant dans la nouvelle constitution l’interdiction de toute base militaire étrangère sur le territoire équatorien.

- Pour les FARC, la leçon est claire : ni BUSH ni URIBE ne veulent entendre parler d’une échange de prisonniers ni surtout de ce qui aurait dû suivre : une négociation politique avec les guérillas. Ils veulent une reddition complète sans condition qui aurait toutes les chances, vu les précédents, de déboucher sur un massacre de masse des guérilleros/as désarmés. La leçon a également été reçue par l’ELN qui vient de désavouer son émissaire chargé de contacts exploratoires avec le gouvernement URIBE pour trouver une issue politique à la guerre civile.

De plus, considérant ce qui s’est passé le 1er mars, les FARC peuvent redouter qu’une nouvelle opération de libération de prisonniers se termine en carnage. Le scénario s’impose de lui-même : les deux délégations se rencontrent à un endroit convenu et évidemment sous haute surveillance militaire. Les prisonniers et ceux qui les attendent montent dans les hélicoptères qui décollent aussitôt. La colonne des FARC elle repart à pied dans la forêt mais, dans la minute qui suit son départ, alors qu’elle est encore parfaitement localisable, elle est bombardée comme l’a été la colonne Reyes. Elle est anéantie. Un hélicoptère colombien peut même venir ramasser les cadavres pour qu’ils soient exhibés à la télévision.

L’acharnement mis par la Colombie à démontrer le soutien du Venezuela et de l’Equateur aux FARC en faisant « parler » l’ordinateur bombardé de RAUL REYES et en affirmant que l’Equateur laissait couramment des groupes des FARC se réfugier sur son territoire démontre que les Etats-Unis ont décidé de lancer une violente contre-attaque qui vise à sauver le pion URIBE et à empêcher toute avancée de la révolution bolivarienne en Amérique du Sud.

BUSH multiplie les pressions pour faire adhérer derrière la Colombie de nouveaux pays à ses accords de libre-échange.

Il appuie le gouvernement panaméen qui affronte une guérilla qui se développe prés de la frontière colombienne.

Pressé par l’ancien candidat à la Présidence de la République OLLANTA HUMALA, le Ministre de la défense péruvien vient de reconnaître que des troupes US sont maintenant installées dans la zone amazonienne du Pérou aux confins de la Colombie et de l’Equateur ce qui prépare une grande manoeuvre d’encerclement de la guérilla colombienne et de l’Equateur pris en tenaille.

Face à cette offensive les gouvernements élus du Venezuela et de l’Equateur ont deux attitudes possibles : soit temporiser en espérant se défendre seuls soit comprendre qu’ils ont les mêmes intérêts stratégiques que les guérillas colombiennes et que s’il n’y a pas un grand changement politique en Colombie l’impérialisme leur rendra par tous les moyens la vie impossible et qu’un front uni bolivarien contre l’agression impérialiste est une urgente nécessité.

Reste un acteur clé dont le positionnement face à la contre attaque impérialiste pourrait être décisif : le Brésil. Pays le plus peuplé et le plus puissant du continent Sud, il possède également l’armée la plus nombreuse et la plus moderne. Il a des frontières communes avec la Bolivie, le Pérou, la Colombie et le Venezuela et il n’ignore rien des appétits des yanquis pour les richesses de l’Amazone. Le ministre de la défense brésilien est allé récemment défendre à Washington l’idée d’un pacte de défense latino américain, indépendant de l’Organisation des Etats américains dont seraient donc expressément exclus les Etats-Unis. Si ce projet se concrétisait la contre-attaque de l’impérialisme étasunien pourrait tourner court.

Quoi qu’il en soit et sans méconnaître les contradictions secondaires qui sont nombreuses et que l’adversaire tentera d’exploiter à son profit, la contre attaque de l’impérialisme étasunien doit être comprise comme la réédition, à l’échelle 10 car c’est cette fois toute l’Amérique du Sud qui est concernée, de l’opération de mise à bas de la révolution sandiniste au Nicaragua par l’équipe REAGAN. Tous les ingrédients sont rassemblés : implication militaire directe mais non affichée de l’armée US, intervention permanente du Mossad, des conseillers militaires et des marchands d’armes israéliens, financement clandestin - via le trafic de drogue - des groupes de contre-insurrection, et pourquoi pas, il y a un précédent, un minage des ports pétroliers du Venezuela, sans oublier la présence aux fourneaux de cette cuisine infernale du maitre-queux cynique de l’époque : JOHN NEGROPONTE aujourd’hui n°2 du département d’Etat.

LE BOUDDHISME TIBETAIN PAR L’IMAGE

La photo qui suit a été prise au cours d’une récente manifestation anti-chinoise à New Delhi et diffusée par l’agence de presse italienne ANSA.

Le (ou « la » selon les sources) svastika, terme sanscrit et vieux symbole bouddhiste, déjà utilisé par les Chevaliers teutoniques a été adopté par le parti nazi dés 1920. Celui-ci y voyait le symbole de la supériorité raciale des aryens.

Il est couramment, et depuis des siècles, utilisé dans l’architecture et la décoration asiatique et il évidemment ridicule de considérer tous ceux qui l’ont utilisé ou l’utilisent en Asie comme des nazis ou des pronazis.

Cependant il est notable que sur cette photo d’une manifestation inscrite dans une campagne médiatique mondiale, les coloris (noir, blanc et rouge) le tracé et le sens - le svastika peut « tourner » à droite ou à gauche, sont conformes au choix des nazis. De plus ceux qui l’utilisent aujourd’hui ne peuvent ignorer la charge négative indélébile dont les nazis l’ont chargé.

En 1939, Hitler envoya une mission au Tibet pour glorifier la race aryenne supérieure dont les tibétains auraient été, à l’égal des allemands, les représentants les plus éminents. Le gouvernement chinois de l’époque engagé, avec les communistes chinois, dans une guerre mortelle avec les fascistes japonais qui vit périr 12 millions de chinois avait d’autres préoccupations et laissa faire.

La manipulation de ces symboles très chargés d’histoire ne peut pas être innocente et la diabolisation par un Occident en crise de la République Populaire de Chine évoque celle de l’URSS dans les années 30.

Nous voilà prévenus !

COMMENTAIRES  

10/04/2008 12:15 par danielle bleitrach

Honnêtement je ne sais quoi penser de cette photo ? Les liens entre les moines tibétains et le nazisme sont récurrents comme le signale justement le texte de COMAGUER. Il suffit de s’intéresser à toute une partie de l’idéologie nazie véhiculant des mythes comme celui des rois de Thulé, on se croirait dans les aventuriers de l’Arche perdu. C’est exactement ce que dénonçait Politzer dans la conférence de Rosenberg, l’idéologue nazi, dont je fais état dans mon article. C’est bien le phénomène que je voulais signaler dans mon article sur l’obscurantisme, il mêle aujourd’hui le fondamentalisme sectaire étasunien, en particulier holywoodien. Il est vrai que l’entourage du da ¨laï Lama a eu quelques liens avec des nazis, mais cet homme rencontre beaucoup de monde... Ce qui est sûr c’est que toutes les tendances les plus réactionnaires de la planète doivent se rassembler autour de cette cause. recemment un article de Ria novosti, l’agence de presse russe (article cité dans mon blog) expliquait qu’était en train d’apparaître un fondamentalisme bouddhiste violent (donc parfaitement contradictoire avec le bouddhisme) du type de celui que la CIA avait provoqué en Afghanistan avec Al Qaida. Et l’agence faisait état du foyer de Dharmesala en Inde.
Ce que je n’arrive pas à comprendre c’est pourquoi et comment les verts (encore que...) mais surtout la LCR emboîte le pas ? Sans parler de la direction du PCF, qui est décérébrée, est-ce seulement parce que LCR et PCf n’ont pas d’autres politiques extérieures que celle du PS ? par crainte d’être identifiés au parti communiste chinois ?... comme d’ailleurs au Cubains ?... le fait est que cela les conduit sur de bien étranges chemins. Certes nous sommes dans une période de grande faiblesse idéologique mais personne ne peut croire soutenir un mouvement anti-colonialiste dans cette affaire, il faut beaucoup de naiveté...
Qu’il y ait des problèmes, des inégalités, des mouvements comparables à ceux que nous avons connu en 68, des colères devant les inégalités, certes mais que l’on en arrive à coutenir le dalaï Lama paraît assez étrange...
danielle Bleitrach

10/04/2008 13:40 par deufdeuf

Tu a tout a fait raison , mais je ne crois pas qu’il faille
donner plus d’importance a un personnage qui n’est simplement
q’un mercenaire . C’est cette dimension là qu’il faut diserter
car ceux sont les polices privés et les mercenaires des officines des USA qui ont fait la guerre en afganistan et en irak et qui comme on le voit dejà sont disseminés partout dans le monde.

10/04/2008 15:54 par Anonyme

Veuillez m’ecuser il n s’agt pas des rois de Thulé (de braves inuits) mais de la société de Thulé, c’est-à -dire une organisation créée par Rudolf von Sebottendorff, après la défaite allemande en 1918, et par trois idéologues Madame Blavatsky, Guido Von List et Adolf Lanz, à la recherche d’un principe de consolation mystique. Thulé serait le berceau de la race germanique. Dès le départ cette société est profondément raciste et à la recherche d’une race aryenne, ancêtre du peuple germanique, race considérée comme supérieure qui s’est laissée abâtardir par les juifs, l’enfer sur la terre. Il y aurait une civilisation plus ancienne que l’égyptienne ou la mésopotamienne maître du monde durant des millions d’années. Une sorte de résurgence du mythe de l’Atlantide dont les descendants seraient dispersés dans le monde, Madame Blavatsky part au Tibet pour tenter de la retrouver et là noue des relations avec les moines féodaux tibétains, et leur emprunte la croix gammée. Guido von List , lui donne plutôt dans le genre dan Brown, le secret des aryens aurait été transmis par les templier et les rose croix, voir la franc maçonnerie. L’idéologie de la société Thulé était fondée sur la résurrection de la culture germanique païenne préchrétienne. Dans cette idéologie, l’élimination des races non aryennes était un but avoué,.En tête de liste se trouvaient les noirs, les tziganes et les juifs. Le mouvement qui inspira le troisième Reich disposa trés tôt de gros moyens financiers provenant des deux camps.
Il fut capable d’organiser des collaborations multiples comme ces expéditions au Tibet, qui se succédèrent pratiquement sans interruption jusuqu’en 1943.
Des membres notables de la société Thulé se sont vus confier des responsabilités clés dans le parti nazi : Rudolf Hess, Dietrich Eckhart, Alfred Rosenberg et Adolf Hitler… Soutenus par les capitalistes allemands qui craignaient la révolution communiste, le parti nazi va emprunter à la société de Thulé des mythes. Les fondements du Parti Nazi étaient basés sur la résurrection des croyances superstitieuses des religions païennes. C’est Heinrich Himmler qui est à moitié fou (1) qui dirige les aspects idéologiques, organise les recherches et il envoie des chercheurs allemands au Tibet et au Pérou en 1939. Ceux-ci passent leur temps à mesurer la taille des crânes, la longueur des bras et des jambes, ainsi que la couleur de peau et des yeux de la population locale. Ce qui est décrit de l’univers des monastères tibétains de l’époque n’est pas plus engageant, cela ressemble plus à un château sadien qu’à un lieu de recueillement, Après madame Blavatsky, les contacts entre nazis et moines tibétains sont réguliers, ces gens étaient visiblement faits pour s’entendre.
Désigné comme l’un des grands magiciens du Troisième Reich,Karl Haushofer entretint des contacts réguliers avec des communautés tibétaines qui se formèrent dans les années vingt en Allemagne.
Plusieurs d’entre elles travaillèrent en étroite collaboration avec le régime nazi et ce jusqu’en 1943(2).

Un autre fait qui va dans le sens d’une collaboration entre Tibétains et Nazis est le fait que l’actuel Dalai Lama eut comme précepteur un officier Nazi.
Là où la légende semble un peu prendre le relais de l’histoire est quand certains commentateurs ésotériques prétendent que les membres du groupe Thulé reçurent en échange de leur soumission aux lamas tibétains la domination matérielle du monde et une aide secréte des dits lamas tibétains .Ils étaient protégés "contre tous les dangers et leur action allait s’étendre sur mille années ,jusqu’au prochain déluge. Quand on lit cette littérature complètement délirante, on ne peut manquer d’être effrayé devant ces esprits malades et on a du mal à y croire. Jusqu’à présent je croyais que depuis la fin du sieur Rosenberg, il n’existait plus rien de tout cela. Mais depuis quelques temps je trouve des trucs parfaitement irrationnels et nauséabonds qui paraissent revitaliser ces folies racistes et obscurantistes, C’est pour cela que sans oser aborder ce tissu de délires j’ai proposé de relire Politzer critiquant l’idéologue du III e Reich Rosenberg et les rationalistes…
Je ne suis pas si sûre que vu la crise les mêmes causes n’engendrent pas les mêmes effets et que des mythologies obscurantistes ne puissent pas être utilisées effectivement, en particulier pour créer un fondamentalisme dans la zone himalayenne, destinée à contrecarrer les avancées révolutionnaires au népal. Et donc les violences qui ont eu lieu à Lhassa si elles paraissent à première vue inspirées par les émeutes contre la vie chère peuvent avoir également d’autres dimensions.
Bref je n’en sais rien mais je souhaiterais que l’on arrête de vanter la réincarnation et le spiritualisme tibétain. Tout cela me déplaît profondément.

Danielle Bleitrach

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(1) Il croyait qu’il s’était réincarné, et que dans sa précédente vie, il avait été le roi Heinrich I le roi légendaire qui avait sauvé les tribus germaines de la menace de l’Est. Himmler prétendait qu’il avait vu le roi dans un rêve, et qu’il lui avait montré le chemin à suivre dans sa difficile besogne. Le rituel se terminait au coup de minuit, quand Himmler essayait de rejoindre son soi-disant ancien esprit en s’enfermant dans les cachots noirs sous la cathédrale.

(2) comme toujours dans ces histoires plus personne ne sait ce quik relève du mythe obscurantiste ou de la réalité. Ainsi en est-il de l’histoire de la découverte par l’armée rouge le 25 avril 1945,dans un Berlin en ruines de plus de mille cadavres tibétains portant un uniforme allemand ,sans aucun papier ni insigne et au milieu desquels ,six cadavres disposés en cercle avec en son centre celui que l’on appela "le gardien de la clef",le lama aux gants verts. Il est clair que l’histoire de la société occulte à l’origine du troisième Reich présente l’avantage de complètement innocenter le capitalisme et ses liens avec d’autres capitalistes. Cela parle à l’imagination.
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10/04/2008 15:20 par liliana cordova kaczerginski

Pour les militants solidaires de la Palestine que nous sommes depuis des décennies, les Festivals Betancourt- Tibet sont vécus comme des claques en boucle ; c’est une indignation qui ne s’apaise pas.
Une seule femme, qui est présentée comme une nouvelle crucifiée par les sicaires des FARC (sic) réussit à mobiliser des dizaines de millier de manifestants.. Courageuse, certes ; ni communiste, ni d’extrême droite, elle s’engage contre la corruption, la violence et pour les droits humains dans un pays (la Colombie) infesté de paramilitaires, avec un gouvernement (inféodé a l’oncle Sam) qui protège ses narcos/paras qui assassinent chaque jour des syndicalistes et des militants sociaux ; engagements irréprochables, qui correspondent si bien a une certaine opinion, fatiguée des compromis subversifs ; Brave icône, qui fait sortir des milliers des personnes dans les rues, beaucoup plus que Mme Troncoso, pendant sa grève de la faim de 100 jours pour le droit a la terre du peuple Mapuche au Chili.
On oublie de signaler que le régime d’Uribe n’a pas les faveurs des démocrates aux USA qui, sans dénoncer l’occupation de l’Irak, rejettent la signature d’un traité de libre commerce avec celui-là , suite au génocide des paysans, syndicalistes, et autres opposants populaires.
Et la Chine, détestable, criminelle envers sa propre population Han, est une cible facile. La CIA et autres agents (reporters sans frontières, disons) sont là , visibles ou invisibles, et tous les intellos organiques sont sur le pied de guerre.
Mais les Palestiniens et la Palestine, qui depuis 60 ans déjà , n’arrêtent pas de panser et penser leurs blessures, victimes de crimes au quotidien perpétrés par un occupant raciste et répressif...l’Irak qui chaque jour perd un peu de sa population, son architecture, ses richesses, ses institutions.... ce bain de sang est perçu par l’opinion formatée par CNN, TF1 et Le Monde : sale mais « légitime » On s’attaque aux vrais méchants : des islamistes, des communistes, des anti-impérialistes...tous confondus.
Les droits humains made in USA pour mieux contrôler le monde, font l’impasse en matière de racisme juridique bien de chez « eux » (procédures juridiques et prisons) et géographique (rappel Nouvelle Orléans) envers sa population afro descendante et autres « dommages collatéraux » : la répression des immigrants à la frontière sud, le contrôle de la nourriture et de sa qualité pervertie par les multinationales des semences ; les malades sacrifiés par les laboratoires qui réalisent des performances médicamenteuses pour les plus riches.
A nous toute la terre dit le Yanqui formaté ;
A nous la terre de Palestine dit le Juif Israélien formaté
A nous le Tibet, dit le Chinois..
A nous la Colombie disent les Uribistes

Des grandes banderoles sont suspendues au pont de San Francisco en hommage au Tibet ; des portraits d’Ingrid sont partout dans Paris.
Palestiniens, Irakiens, Afghans, syndicalistes et paysans Colombiens, Egyptiens, Patricia Troncoso, malades sans pouvoir d’achat, attendez votre tour, ici on n’a pas de temps à vous consacrer : il faut se dépêcher à la manif pour Ingrid, pour éteindre la torche olympique…à jouer à cache-cache avec les flics pour … le Tibet, pour le Dalaï Lama…

Pas moi.
J’étais et je reste une dissidente, une résistante à l’oppression qui nous guette, pour l’émancipation, pour la Palestine enfin libérée du colonialisme, enfin désionisée.

11/04/2008 10:56 par Adrien Du Katanga

Les gens, la presse refusent de regarder les choses en face. C’est la conséquence d’une sorte de chaos qui rend les gens dépendant d’une information superficielle et orientée. D’un autre côté, la propagande officielle des gouvernements se heurte à une résistance informelle, mais très complexe, qui s’exprime notamment sur le Net. Elle n’éprouve plus le besoin de finasser, elle se sert de thèmes éculés, en tablant sur la massification de l’information et sur la presse populiste pour convaincre la majorité. Que peut-on faire pour se défendre ?

Une des premières choses à faire à mon avis est de rechercher l’intérêt poursuivi par ces campagnes respectives. Une autre est de faire le lien entre ces campagnes, cette propagande et des faits sociaux tel que le chômage générateurs de besoins de propagande de cette sorte.

Si tant de gens adhèrent à cette cabale anti-Chine, c’est en grande partie parce que c’est bien vu, mais aussi pour ne pas trop réfléchir à d’autres problèmes, plus préoccupants, plus fondamentaux.
On a affaire à des béni-oui-oui, mais être béni-oui-oui est devenu une sorte de valeur-refuge du grand nombre.

D’un autre côté l’Occident souffre d’une perte de crédibilité, sur le plan politique interne, mais aussi sur le plan international, notamment à cause de l’aventure irakienne, voire afghane. Qu’est-ce que la crédibilité ? C’est un phénomène lié à une croyance majoritaire qui peut être construite, fabriquée. C’est donc un processus, un business.
En fait, ontologiquement, l’Occident n’a aucune crédibilité. Vraiment aucune. Pas seulement à cause de l’Irak. Ses crimes sont inimaginables. Mais ces crimes n’ont guère d’importance, parce qu’il ne peut en être fait état. Les croyances majoritaires ne le permettent pas. Ou plutôt les mécanismes qui permettent de les fabriquer ne le permettent pas.
Cela a d’autres conséquences.
Il est beaucoup plus risqué de s’opposer à l’O.T.A.N. que de critiquer la Chine "”, DU MOINS superficiellement, cela va sans dire. Le risque augmente soudainement lorsqu’on proteste pour certaines causes. Certains mécanismes répressifs sont mis en place.
Lorsque des organisations combattent un régime d’un pays membre de l’O.T.A.N. qui pratique l’épuration ethnique, elles sont incluses dans la liste des organisations terroristes.
Bref, les démocrates qui critiquent réellement des dérives antidémocratiques risquent gros.
Il est donc d’autant plus compréhensible, cela n’a donc rien d’exceptionnel de critiquer superficiellement la Chine. Cela sert de compensation.
Cela fait l’affaire des dirigeants occidentaux qui ont besoin de cette légitimité totalement artificielle, usurpée des droits de l’homme. Qu’ont-ils d’autres à faire valoir ? Les droits de l’homme sont l’instrument moyennant lequel ils peuvent mener la guerre économique, s’approprier des ressources, manipuler des régimes, etc... Droits de l’homme à deux faces.
Le problème, c’est que l’occident se rapproche du point où il
ne peut plus que déclarer des guerres, pas seulement parce que ses banques sont en faillite.
En démocratie, on en est arrivé à faire dire et croire n’importe quoi à une majorité de gens qui croient aussi de plus en plus qu’ils ont voix au chapitre, que leur avis compte. On est en train de forger une sorte d’élitisme nouveau.
L’élite sociale, elle, le prend d’autant plus de haut. Elle sert d’autant mieux à huiler toute la machinerie.

C’est vrai, on aurait pu profiter de l’occasion pour tenter de se rapprocher des Chinois, pour risquer des critiques d’une autre ampleur. On aurait pu utiliser un autre ton. Mais l’insulte indirecte, la critique apparente, stérile, sont devenues un mode d’être.

Il est probable que l’Occident ne changera pas d’avis sur le communisme. Sans doute, même, est-ce le caractère dogmatique de ses croyances à ce sujet qui dicte en partie son acharnement.
Aggraver par tous les moyens cet acharnement, tenter de lui conférer un caractère nécessaire, explique la manière utilisée pour s’attaquer aux F.A.R.C.. Pour les principaux dirigeants occidentaux, pour leur appareil, pour le nouvel ordre mondial, il ne s’agit pas de rentrer en contact, de communiquer avec les F.A.R.C.., mais d’inculquer un a priori en agissant d’une certaine façon. Il s’agit de limiter les choses à de l’action, à une action sans lien apparent avec la propagande elle-même.
C’est une tactique autoritaire, en fait tout aussi autoritaire que celle qu’utilise le cas échéant le gouvernement chinois. Il s’agit surtout d’une tactique criminelle, alors que le gouvernement chinois n’est pas forcément criminel. Il reste à savoir qui, des U.S.A. ou des Chinois, condamne le plus de prisonniers à mort ? Qui a le plus de prisonniers politiques, bien sûr en tenant compte des pratiques monstrueuses visant à faire passer des prisonniers politiques pour des voyous, des trafiquants, etc..., des prisonniers de droit commun.
Les médias ne cessent de se poser des questions sur l’évolution de ce pays, la Chine, mais les Jeux, sans cette cabale qui vient comme stériliser les rapports quels qu’ils soient auraient peut-être permis de regarder les choses sous un autre angle que d’habitude. Les Tibétains y auraient gagné beaucoup plus.
Il s’agit de canaliser l’opinion, au moment où la presse annonce qu’une famine mondiale se profile à l’horizon, que des émeutes de la faim ont lieu aux quatre coins du monde.
Bref on gave l’opinion avec un problème particulièrement marginal parmi des dizaines d’autres du même type pour ne pas parler d’un problème de fond, d’un problème réellement grave. On s’arrange pour susciter des pulsions quasi-irrationnelles, d’être en mesure de parler de justice, alors que c’est précisément le manque systématique de justice qui pose un problème de fond. Les banques font leur beurre avec cette famines, tandis que l’Europe investit massivement dans l’agrobusiness, dans les biocarburants. Mais on en profite pour mettre les gens devant un fait accompli et pour formater l’interprétation à conférer aux événements. Le commissaire européen Louis Michel y va de son laius préféré, il fait état de toutes les aides que l’Europe paient au tiers-monde pour aider les populations affamées.

Aveuglés par certaines associations d’esprit, les gens assimilent les émeutes de la faim à des critiques de l’incurie gouvernementale locale. Il s’agit de laisser faire leur imagination.

Les médias, comme l’explique Orwell, comme le rappelait un journaliste Chinois lors d’un débat truqué à la télévision, sont dans les mains des riches. Ils servent éminemment à justifier et à produire des profits. C’est également l’avis d’Habermas qui a écrit sa thèse de doctorat sur les médias.
Que signifie l’objectivité ?

Pour l’instant la Chine est dominée secrètement. Les grandes puissances et les banques, les multinationales font ce qu’elles veulent, font faire des lois, défaire d’autres. Mais cela reste secret. Le but est évidemment de choqiuer les Chinois, de les humilier, de les provoquer, de leur faire commettre l’irréparable, un suicide sur le plan diplomatique, politique, et donc économique.

Rien de tel que de la propagande de guerre, que de l’intimidation. Le but final n’est autre la domination directe sur l’empire chinois.
Par la domination, on veut avoir la mainmise sur la main d’oeuvre chinoise qui ne peut manquer de revendiquer des droits à la longue. Je pense que le véritable problème est là . Depuis longtemps, les multinationales font la pluie et le beau temps en Chine. Mais les Chinois ne peuvent rester les bras ballants. On provoque une crise nationaliste pour qu’ils restent dans le giron du pouvoir autoritaire de Pékin.
Les capitalistes veulent également résoudre le problème que pose l’autonomie d’un état, d’une nation par la domination.
On en est à décevoir, à tenter de provoquer des troubles en Chine, pour cette seule raison, pour susciter un fort sentiment nationaliste, ce qui permettrait après coup de soutenir des partis d’extrême-droite, de transformer la Chine en régime nazi.

Il n’est même pas impossible qu’on cherche à déclarer une guerre. Les banques ont besoin de guerres pour se renflouer. Toutes sont virtuellement en faillite, Si elles n’y parviennent pas, ce sera une dépression, un krash, et puis quand même la guerre. N’importe quelle guerre, une guerre imprévisible, qui peut opposer même des puissances capitalistes occidentales. Surtout que le temps presse, les Chinois font des progrès dans tous les domaines. Ils sont beaucoup plus nombreux.
Les Occidentaux sont poussés dans le dos par leur propre inconséquence. Leurs promesses ne tiennent pas la route. Les O.G.M. affament le monde au lieu de le sauver. La nature est détruite. Dans quelques décennies, il est possible qu’il n’y ait plus assez d’oxygène pour respirer. Alors pourquoi pas ? Ce serait peut-être l’occasion d’arrêter tout.

Les milliardaires dans leur abri antiatomique en plein centre des montagnes Rocheuses s’attendent assurément à survivre seuls et à cultiver un jour leur jardin.

Il faudrait un mouvement de résistance. Mais on aurait tout de suite affaire à des agents secrets, à la police, on serait rapidement accusés, traités de tous les noms. Les médias ne parleraient pas de ces mouvements, autrement que comme ils parlent des F.A.R.C., comme ils parlent de l’Alsace, comme ils parlent du Tibet !

Faut-il forger un comité de salut public pour réagir contre la désinformation et la propagande ? C’est très compliqué à imaginer. Cela existe. Les médias sont de fait exclusivement un instrument, une partie de l’arsenal du pouvoir, celui de puissances d’argent de plus en plus complètement irrationnelles, destructrices, bref fauteuses de guerre. Leur propagande est l’idéologie d’une élite...

Il faut faire très attention.
Je pense que dans les plans des banquiers va-t-en guerre, il y a la reconstruction de la Chine, après un conflit probablement total, atomique ! Peut-être la reconstruction des États-Unis. Pourquoi pas. Une reconstruction cela permet de faire plein de choses. De dire qui va devoir tenir compte de la nature et qui va pouvoir s’en contrefoutre.
La reconstruction de l’Irak a servi de test. On a expérimenté un structure où des multinationales étaient chargées de reconstruire superficiellement un pays.

L’objectif des banquiers, pour le moment, c’est de monter les gens contre la Chine, et de lâcher un peu la pression en ce qui concerne les Russes. Après coup, la Chine mieux en main pourrait servir d’alliée dans une guerre contre la Russie.
Mais une normalisation complète des relations de la Russie avec l’Ouest, d’une intégration de la Russie à l’O.T.A.N. pour combattre un régime nazi qui s’attaquera bien sûr en premier lieu à la Russie, par exemple, n’est pas à exclure.
La Russie intégrée, cela signifie qu’elle perd également son autodétermination comme les autres puissances démocratiques. Que ses ressources peuvent être intégrées aux ressources capitalistes.

Bref, des plans très bêtes, très sommaires, des projets classiques, dont l’aboutissement permettrait de nier l’existence d’une crise alimentaire mondiale, d’un cataclysme biologique qu’on mettrait sur le compte de la guerre. On élimine facilement 50 % de la population mondiale avec un scénario de ce type s’il tourne vraiment mal. Avec une crise alimentaire aggravée par un problème technologique, on peut en supprimer davantage. Après coup, on pourra toujours dire qu’on a été trop loin et rendre leurs terres à quelques paysans pour faire du bio.
Bref, la démocratie dans toute sa splendeur. Du conditionnement pur et simple.

Le problème, c’est que si on va trop loin on élimine tout le monde, même les quelques milliardaires qui disposent d’un abri dans une réserve naturelle éloignée.

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