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Venezuela - Colombie : Chronique d’une guerre annoncée


Ultimas Noticias, 14 janvier 2005


Le nouveau plan de la stratégie nord-américaine c’est de fomenter la guerre entre la Colombie et le Venezuela. Les dirigeants colombiens sont-ils intéressés par la guerre ? Toute oligarchie vacillante invente un conflit externe pour consolider le front interne. La Colombie n’est pas une exception à la règle.

Sur la longue frontière avec la République de Colombie sour les incidents se répètent de façon régulière. Des inconnus tuent gaillardement des soldats vénézuéliens.

Les médias assassinent la vérité en inventant que le Venezuela envahit le territoire colombien.

Des Colombiens se préparent pour l’agression imaginaire. Cela ressemble au conte de Juanito Matagigantes [Petit Jean tue des Géants], qui parvient à faire s’entretuer deux colosses en faisant croire à chacun d’entre eux que l’autre l’attaque. J’exagère ?

Au moins à deux reprises, les médias ont annoncé comme un fait l’invasion, inexistante, de la Colombie par le Venezuela.

Le Venezuela a accusé la Colombie d’avoir séquestré Granda et d’avoir violé sa souveraineté. [NDLR : Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé vendredi 15 janvier 2005 que les relations diplomatiques et commerciales avec la Colombie sont suspendues jusqu’à ce que Bogota présente des excuses pour avoir payé des mercenaires pour capturer Rodrigo Granda, un chef rebelle colombien membre des Forces armées révolutionnaires colombiennes (FARC), qui se trouvait à Caracas.]

C’est ce qui était arrivé avec la tuerie de Cararabo au début des années 1990.
Les parlementaires socio-chrétiens Humberto Celli et Haydée Castillo de López Acosta ont proposé une « poursuite instantanée » à l’intérieur de la Colombie [dans les cas d’opérations armées à l’intérieur du Venezuela, durant la 4e République].

Je me trouvais à Bogotá lorsque les médias ont considéré la malheureuse proposition comme une déclaration de guerre formelle. Il s’en était fallu de peu qu’une partie des Colombiens aillent se présenter sous les drapeaux en raison d’une invasion inexistante.

L’histoire se répète

Des inconnus assassinent 8 Gardes frontières vénézuéliens. Le gouverneur de Norte de Santander [département colombien], Luis Miguel Morelli Navà­a, présente à Bogotá une dénonciation d’une supposée incursion de militaires vénézuéliens à Tibú.

Le 3 janvier 2005 le colonel Fernando Fernández, Chef de l’Etat Major du commandement régional N. 3, présente des déclarations mensongères à la presse colombienne selon lesquelles des membres de la Garde Nationale [vénézuélienne] auraient pénétré dans le village Vereda de San Luis de Beltrán. Le Ministre des Affaires Etrangères Roy Chaderton déclare explicitement qu’il n’y a pas eu de poursuite instantanée. Sauf, peut-être, dans l’imagination des médias.

L’imagination, comme la calomnie, est paresseuse et n’entre en action que par intérêt. Le Venezuela est-il intéressé par un conflit avec la Colombie ? Notre population n’arrive qu’à 24 millions, celle de la Colombie dépasse les 40 millions.

Près de deux millions de Colombiens vivent au Venezuela, et presque aucun Vénézuélien en Colombie. La république sour dispose d’un entraînement militaire de plus d’un demi-siècle, le Venezuela est en paix depuis trois décennies.

La Colombie n’a pas de point stratégique, le Venezuela en a beaucoup. La production agricole colombienne serait difficilement paralysée, l’industrie pétrolière du Venezuela est hautement vulnérable. La Colombie dispose de terres fertiles que nous ne convoitons pas.

Le Venezuela détient le butin le plus enviable : les hydrocarbures dont dépend le destin du monde.

Le gouvernement colombien est allié des Etats-Unis, le nôtre pas. Des raisons géopolitiques, stratégiques, économiques, morales et historiques justifient la politique du gouvernement vénézuélien de ne pas s’impliquer dans le conflit, de s’en tenir à une stricte neutralité et de recevoir de façon humanitaire les déplacés des deux camps.

Les dirigeants colombiens sont-ils intéressés par une guerre contre le Venezuela ?

Toute oligarchie vacillante invente un conflit externe pour consolider le front interne. Généralement elle échoue, comme dans le cas des militaires argentins qui avaient pris les Malouines. Toute oligarchie qui a besoin du soutien des Etats-Unis sacrifie ses compatriotes comme chair à canon contre un gouvernement gênant pour les Etats-Unis.

Généralement il leur arrive comme à Saddam Hussein, armé jusqu’aux dents par les Etats-Unis pour agresser l’Iran, et ensuite anéanti par les Etats-Unis eux-mêmes.

Qui est intéressé par le conflit entre la Colombie et le Venezuela ? Dans le numéro du dernier trimestre de 1999 de la revue du Département d’Etat [des Etats-Unis] Foreign Policy il y a un article de David Henrà­quez, chercheur du Centre Rockefeller pour les Etudes Latino-américaines de Harvard, qui affirme que « l’objectif de la majorité des guerres actuelles c’est d’affronter les petits pays et non les grands ».

Il soutient par ailleurs que des régions riches comme le nord du Mexique, le sud du Brésil ou la ville côtière de Guayaquil se demandent quel bénéfice elles tirent de leur identité nationale.

Ensuite, la presse a fait référence à un autre plan en marche pour retirer la Patagonie à l’Argentine. Nous avons déjà signalé qu’en 1998 la presse colombienne a réalisé des sondages sur un plan pour que le pays soit divisé en deux, un dominé par le gouvernement et l’autre par la guérilla. L’année suivante les médias ont diffusé un autre projet pour faire faire sécession à l’Etat de Zulia, la région pétrolière la plus riche du Venezuela.

Il existe aussi un autre plan pour rendre indépendant l’Etat de Guyana. Ces complots séparatistes offrent pour les empires l’avantage additionnel d’enrichissement pour trafic d’arme, l’ouverture de nouvelles aventures interventionnistes et la possibilité d’imposer des conditions diplomatiques et économiques draconiennes à tous les fragments issus de ces divisions.

Le plan principal des Etats-Unis c’est que le Venezuela leur fasse la guerre en Colombie, et la Colombie lui livre le pétrole vénézuélien.

Quels résultats apporterait une guerre entre nos républiques soeurs ?

- La destruction d’une génération de Colombiens et de Vénézuéliens.

-La ruine des deux économies.

- La chute des dirigeants qui auraient poussé au conflit.

Sur les ruines des deux pays serait édifié ce qui est le véritable objectif : Les Etats-Unis interviendraient pour créer un nouvel Etat pétrolier, intégré par l’Etat vénézuélien de Zulia et une partie du département colombien de Norte de Santander, un nouveau Koweït, avec presque tout le pétrole de l’hémisphère et presque aucune souveraineté. Jerónimo Pérez Rescanière aime à répéter que la Colombie allait être le pays le plus riche d’Amérique latine parce qu’elle avait le Canal du Panama, et qu’une fois que le Panama a fait sécession ni le Panama ni la Colombie n’ont été prospères. A la suite d’un nouveau démembrement, ni le Venezuela, ni la Colombie, ni l’Etat séparé, ne deviendrait prospère.

L’ex-ministre des affaires étrangères vénézuélien Roy Chaderton avait indiqué à la [alors] Conseillère Condoleezza Rice : « Si vous abritez l’ingénue prétention de faire s’affronter Vénézuéliens et Colombiens, nous vous assurons qu’il n’existe pas de pouvoir capable parvenir à un tel objectif ».

Luis Britto Garcà­a


- Source : Ultimas Noticias www.ultimasnoticias.com.ve, quotidien vénézuélien de gauche modéré.

- Traduction : Numancia Poggi


* * *

- Sous l’avalanche de propagande qui accompagne la guerre faite au peuple colombien, comme c’est le cas pour toutes les guerres impérialistes, il existe une réalité sociale, politique et militaire. En voici un aperçu, intéressant et important :


La réalité du Plan Patriota - Une réponse à la propagande

Colombiajournal

Par James J. Brittain, 24 janvier 2005

A la suite de leur incapacité à éliminer les guérillas et leurs collaborateurs dans la campagne colombienne par le biais de la guerre à la drogue, les Etats Unis et le gouvernement colombien ont reformulé leur stratégie politico économique et militaire pour affronter les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie - Armée du Peuple (FARC-EP) : ils combattent maintenant les rebelles marxistes dans le cadre de la guerre au terrorisme. Après que l’opinion publique internationale ait été informée du fait que la culture, l’élaboration et le trafic de la coca non seulement augmentaient, mais se trouvaient presque totalement contrôlés par l’organisation paramilitaire des Autodéfenses Unies de Colombie (AUC), les militaires américains et colombiens ont abandonné le prétexte de la guerre à la drogue et sont soudain passés à une campagne anti terroriste appelée Plan Patriota. L’offensive du Plan Patriota dans le sud de la Colombie vise directement les Insurgés et leurs bases sociales et, comme l’a noté Constanza Vieira, « ils ne prétendent même plus poursuivre les objectifs de la guerre contre la drogue ».

Depuis son lancement, le Plan Patriota a été décrit comme l’heureuse rencontre entre le pouvoir militaire et la compétence, ce qui a commencé à éprouver les guérillas. Un article de l’Associated Press de novembre 2003 signalait que « le gouvernement colombien est en train de l’emporter dans son combat contre les rebelles marxistes dans leurs bastions de la forêt » et qu’« avec l’offensive du Plan Patriota. les forces gouvernementales pénètrent profondément dans les bastions rebelles » du sud de la Colombie. De tels commentaires sont devenus courants pour tous ceux qui suivent le conflit colombien. Pourtant, l’auteur de ces lignes, revenant d’une visite récente dans le sud de la Colombie, a découvert que la réalité du terrain est assez différente de celle qui est dépeinte dans les médias dominants.

Ce qui est vraiment en cours ce n’est pas une guerre contre les guérillas, ou pour la destruction des guérillas, mais il s’agit d’une campagne de désinformation orchestrée par l’Etat colombien pour cacher ce qui se passe réellement dans le sud de la Colombie : une extension du territoire des FARC EP, et une augmentation du nombre de ses bases de soutien et de ses guérilleros.

Les reportages affirmant que l’armée colombienne et les forces américaines sont en train de réussir à vaincre les FARC-EP sont incorrects, inconsistants et objectivement faux. Le journaliste Philip Cryan a ouvertement contredit ces appréciations en affirmant que ces reportages ne font rien de plus que soutenir « la propagande de la droite » et que ces articles ignorent « des preuves édifiantes du contraire ». Cryan cite Alfredo Rangel, l’un des analystes militaires les plus respectés, lequel dit que les FARC-EP « simplement attendent leur heure jusqu’à ce que l’offensive finisse par s’épuiser ». Rangel considère qu’« il est essentiel de ne pas perdre de vue le genre de guerre menée par les FARC. ce genre de guerre ne recherche pas à affronter ouvertement les Forces Armées mais plutôt à les épuiser ».

Les FARC-EP n’ont pas seulement conservé leur pouvoir dans le sud de la Colombie par une stratégie de passivité, mais ont en fait agi de façon à empêcher les attaques de l’armée contre les paysans vivant dans la région. La relation intime entre le paysannat et les FARC-EP reste inchangée depuis plus de quarante ans et elle est parfaitement perceptible presque partout dans la campagne colombienne. Depuis le début du Plan Patriota, néanmoins, certaines caractéristiques socio-géographiques de l’alliance entre le paysannat et les FARC-EP ont changé. La raison de cette modification c’est le fait que le Plan Patriota ne s’attaque pas seulement aux guérillas, mais également à leurs bases de soutien civiles.

Depuis son lancement le Plan Patriota a fait des victimes parmi les non combattants, a provoqué des déplacements et des morts. Au tout début du Plan Patriota, le Général James Hill, ex-chef du US Army Southern Command [Commandement Sud de l’Armée des Etats-Unis], avait affirmé que la campagne commençait « avec une offensive sur les zones rurales où les paysans soutiennent les FARC ». Cette déclaration non seulement signalait le lancement du Plan Patriota ; mais elle indiquait aussi que la stratégie était d’attaquer les gens qui défendent l’idée de la nécessité d’un changement socio-politique en Colombie. Cela a été montré par des reportages dans plusieurs journaux, comme The Guardian [de Londres], qui avait jugé que les forces de sécurité de l’Etat « ont commis des douzaines de raids et ont arrêté » des gens dans le sud de la Colombie, non pas en les accusant de rébellion ou d’assassinat, mais « sur la base d’un soupçon d’avoir donné des aliments ou de l’aide aux rebelles ».

En réponse, les FARC-EP ont utilisé leur talent pour, comme le dit le journaliste Kim Housego, « s’évaporer dans la montagne et dans la jungle ». Ainsi les rebelles ont pu ôter la pression qui pesait sur leurs bases paysannes et indigènes. L’idée derrière cette stratégie c’est de protéger la population locale qui appuie les FARC-EP, en garantissant qu’il n’y a pas de guérillero dans les communautés ciblées par les forces américaines et colombiennes. Etant donné que l’armée colombienne a toujours commis des atteintes aux droits humains contre les non-combattants, les FARC-EP ont décidé de limiter leur présence visible dans l’espoir de diminuer le niveau de violence orientée contre les populations rurales dans les vastes régions des FARC-EP.

Mais cela ne signifie pas que les FARC-EP réagissent passivement au Plan Patriota. Les FARC-EP posent encore, selon James Petras et Henry Veltmeyer, « la plus puissante » et « la plus grande menace politico-militaire » à la domination politique et économique des Etats-Unis sur la Colombie. Comme Petras et Michael Brescia l’ont souligné, les FARC-EP sont « la plus puissante guérilla du monde à s’opposer aux régimes néolibéraux et à leur parrain américain ». William Fisher et Thomas Ponniah ont affirmé que l’organisation insurgée est « la force politique et militaire la plus puissante d’Amérique du sud qui s’oppose à l’impérialisme ». De telles déclarations montrent que les FARC-EP sont une formidable menace aux intérêts économiques des Etats-Unis et de la classe dominante colombienne.

Le Plan Patriota n’a pas diminué la menace posée par les FARC-EP. En fait, tout au contraire, l’organisation insurgée est montée en puissance. Entre les années 2002 et 2004, les FARC ont lancé 900 attaques, contre 907 durant les quatre années précédentes. Alors que les Forces armées colombiennes et les paramilitaires soutenus par l’Etat ont globalement bloqué les zones frontalières dans les départements du sud de la Colombie, les FARC-EP étendent leur contrôle sur les zones intérieures dans toute la région. Rien qu’en décembre 2003, selon les habitants d’une de ces communautés, les FARC-EP ont augmenté de taille dans la région, avec une moyenne de 100 nouveaux combattants entraînés par municipalité. Ce taux de recrutement extraordinaire dépasse les taux de croissance que l’organisation insurgée a connu dans le passé. En 1979, les FARC-EP étaient présentes dans moins de 10% des municipalités colombiennes. En 2003, l’organisation insurgée opérait dans les mille et quelques municipalités du pays.

Les gouvernements des Etats-Unis et de Colombie essaient désespérément de donner l’impression que le Plan Patriota est un succès ; mais, il suffit de regarder les faits, et non la rhétorique infondée, et il est clair que c’est l’Insurrection qui prend le dessus.

James J. Brittain


- Source : www.colombiajournal.org/colombia201.htm

- Traduction : Numancia Poggi

- Le dossier Vénézuéla

- Transmis par Cuba Solidarity Project
"Lorsque les Etats-Unis sont venus chercher Cuba,
nous n’avons rien dit, nous n’étions pas Cubains."


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