Thème Algérie

Mémoires d’une combattante de l’ALN, zone autonome d’Alger de Zohra Drif

Kaddour M'HAMSADJI
Ici, point de paroles sonores, ni légèreté de pensée, ni jouissance personnelle ; c’est le souvenir de la lutte du droit à la liberté contre la guerre de la politique coloniale... Que dire de plus ? Des « Mémoires », ces temps-ci, sont de juste circonstance et si utiles qu’ils sont réclamés par tous ceux qui, à tort ou à raison, bien ou mal intentionnés, veulent savoir, entre autres faits historiques, ce qui s’est passé « exactement » dans la Zone Autonome d’Alger (ZAA), structure de (…)

À propos de l’interruption des élections législatives de décembre 1991 en Algérie

Ait Benali BOUBEKEUR
Depuis l’accession du pays à la souveraineté, l’Algérie ne s’est jamais retrouvée dans une situation embarrassante comme celle du 11 janvier 1992. Il s’agit, pour rappel, de l’annulation des élections législatives que le régime a lui-même organisées. En effet, l’armée est intervenue pour mettre fin au processus électoral, dont le premier tour s’est déroulé le 26 décembre 1991, remporté haut la main par le FIS (Front islamique du Salut). Bien que la classe politique se soit divisée sur (…)

Le coup de Jarnac du président Hollande. La réalité de l’amitié socialiste

Chems Eddine CHITOUR
« Avava aya asnaker, ammi’akalnaghe » : « O mon père levons-nous pour laver l’affront. Non mon fils, ils savent ce que nous valons ». (Proverbe kabyle) Ce proverbe du terroir traduit plus que mille discours l’état de faiblesse de notre pays. Voilà un pays à qui nous avons toujours donné la préférence par les liens de l’Histoire, de la proximité géographique et par le partage d’une langue qui vient de nous replacer à notre juste place, à savoir un marché avec des barbares susceptibles (…)

L’Algérie est-elle condamnée à la situation de statu quo ?

Ait Benali BOUBEKEUR
Depuis le recouvrement de l’indépendance du pays, jamais une élection, quelle que soit son importance, n’a été aussi porteuse de dangers. La prochaine élection présidentielle l’est à tous les niveaux. En plus du statu quo politique, les fléaux risquent de se décupler, à l’instar de la corruption. Malgré les préoccupations exprimées ici et là, le paysage politique ne va pas évoluer. En ce moment, bien que la scène politique bouge un tant soit peu, les voix contestataires –et c’est le moins (…)

L’Algérie n’est pas l’Amérique et Bouteflika n’est pas Roosevelt

Omar CHAALAL
Le plus naïf des opposants reconnaît que le parti qui est soutenu par l’administration attire le vent dans ses voiles pour arriver au pouvoir. Les caisses de l’état sont pleines. Elles attirent les psychopathes politiques et opportunistes qui n’ont jamais cessé de chanter « c’est la vie de château pourvu que ça dure ». Pour effacer ce tableau lugubre et sombre et pour s’en sortir de cette impasse, le peuple doit choisir librement le candidat capable de gouverner le pays (…)

Cette « école française » de la guerre contre-révolutionnaire

Mustapha Benfodil
Sollicitée par nos soins pour décrypter le « cas » Aussaresses, Malika Rahal, historienne, chargée de recherche à l’Institut d’histoire du temps présent (CNRS), mettra, avant tout, en exergue la complexité du personnage. « La figure du général Aussaresses, témoin rare de l’usage de la torture et des méthodes contre-insurrectionnelles durant la guerre d’indépendance, me semble finalement assez complexe. D’une part du fait de la personnalité de l’homme : il existait chez lui une dimension (…)

L’affaire Chekib Khelil : quand la justice est au service du régime.

Ait Benali BOUBEKEUR
L’annulation du mandat d’arrêt international, lancé par la justice algérienne le 12 août 2013, contre l’ancien ministre de l’Énergie, Chekib Khelil, confirme l’idée que se font les Algériens de leur justice, c’est-à-dire une institution au service du pouvoir. À vrai dire, ce qui parait invraisemblable, c’est que celle-ci inquiète les hommes influents du régime. Cela dit, dans des circonstances données, il se peut qu’elle soit activée dans le cadre de règlements de compte entre les clans (…)
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Les Algériennes 50 ans après… (Elwatan.com)

Soumia Salhi
Cinquante ans après, qu’en est-il des Algériennes ? Soumia Salhi, militante féministe fait le point sur le formidable bouleversement survenu dans la vie des femmes algériennes. Nous sommes loin du discours néocolonial, démultiplié par internet qui dit que rien n’a changé et qu’il existe, dans les pays du Nord opulent, une espèce humaine supérieure au sein de laquelle les femmes auraient échappé à toute oppression. J’aime à me promener dans le centre d’El Harrach, le quartier du (…)

Retour sur le phénomène de la torture pendant la guerre d’Algérie.

Ait Benali BOUBEKEUR
Dans toutes les guerres, les méthodes sont quasiment les mêmes. Le plus fort essaie, autant que faire se peut, de détruire les forces adverses par tous les moyens. Bien que la version officielle puisse mettre en exergue le volet humanitaire de son armée, les guerres s’y ressemblent. À ce titre, la guerre d’Algérie n’échappe à cette règle. Cela dit, est-ce que tous les Français étaient les adversaires du peuple algérien ? De même que les grands dénonciateurs du système colonial furent des (…)

Pour qu’il n’y ait pas de quatrième mandat pour Abdelaziz Bouteflika.

Ait Benali BOUBEKEUR
Dans un pays où la courtisanerie est banalisée, il n’est pas impossible d’entendre des bêtises à couper le souffle. En effet, le soutien du FLN au chef d’État, de surcroit grabataire, pour qu’il brigue un quatrième mandat est – qu’on le veuille ou non – une façon servile de faire de la politique. Bien que le peuple algérien n’ait rien à attendre du FLN actuel (peut-on d’ailleurs comparer le FLN de Larbi Ben Mhidi, de Mohammed Boudiaf, de Hocine Ait Ahmed, qui l’ont créé pour mettre fin au (…)

L’abracadabrantisme politique ou l’infidélité aux principes de Novembre 1954

Omar CHAALAL
Abdelmalek Sellal a dit « On a critiqué Sellal parce qu’il ne parle pas en arabe académique. Moi je dis à ces gens que je m’adresse à tous les Algériens et Algériennes en utilisant un langage qu’ils comprennent. C’est le plus important ». Ce passage me rappelle une histoire de Jacques Chirac. Lorsque le président de la République française Jacques Chirac a utilisé l’adjectif "abracadabrantesque", certains Français crurent qu’il s’agissait d’un barbarisme. Ce mot est français mais il a été (…)

Le dix-huitième anniversaire de l’élection de Liamine Zeroual.

Ait Benali BOUBEKEUR
Il y a 18 ans, le général Liamine Zeroual a été élu « président » de la République. Si dans la forme, cette élection a suscité un certain engouement sur le plan sécuritaire, il n’en est pas de même du fond problème, la crise politique. Et pour cause ! Cette élection n’a rien changé à la nature du régime. Au contraire, cette élection a été voulue par le général pour qu’il puisse légitimer son propre pouvoir. Car, « en démocratie, un régime politique est supposé être issu d’un parti, ou (…)