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Le silence de Delanoë sur le mystère de la troisième tour.

Les deux tours effondrées, on croyait le cauchemar terminé, mais…
Il est 10H17. Le bruit, le souffle, la poussière, les morts (31), les blessés (20 800). Une population hébétée, les hautes autorités de l’Etat se rendent sur place. L’usine (Total) à Toulouse, où sont stockés des tonnes ammonitrates vient d’exploser. 27 000 logements sont détruits, 3500 entreprises sont touchées et plus de 100 écoles.

C’était le 21 septembre 2001. En 2009, la Justice a prononcé une relaxe générale. Procès en appel.

Le pire n’est pas que notre armée n’ait pas traqué le coupable présumé (prudence) dans les caves de son château, c’est que pas un quotidien états-unien n’ait titré « Nous sommes tous Toulousains » et que Bertrand Delanoë n’ait pas prêté à la Ville rose une des tours qu’il avait fait ériger il y a 10 jours au Trocadéro.

Plantée sur le terrain d’AZF, elle aurait attiré les caméras du monde entier et une foule d’envoyés spéciaux vilipendant « le terrorisme industriel » que Nicolas Sarkozy, dans son discours, aurait promis de pourchasser jusque « dans les chiottes » du CAC 40.

Théophraste R. (modérément américano-delanoëiste).

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COMMENTAIRES  

21/09/2011 17:49 par Fald

Cette entreprise s’est longtemps appelée ONIA, Office National Industriel de l’Azote. Elle a été reprivatisée sous le nom d’AZF, et là où un personnel stable d’entreprise publique veillait à ce que tous les endroits sensibles de l’usine soient propres, on a fait faire un maximum de tâches par la sous-traitance. Résultat : là où un ouvrier « non-rentable » de l’ONIA aurait été payé « à rien foutre », c’est à dire à faire gaffe que les Fenwicks ne perdent pas d’huile là où c’est dangereux, l’intérimaire « rentable » de la sous-traitance s’est dépêché de faire sa manutention et est reparti très vite vers un autre chantier sous peine de se faire engueuler par son patron, voire virer. La vrai procès AZF aurait dû être le procès de la reprivatisation et de la sous-traitance, mais il n’a pas eu lieu.

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