RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibeseBuzz
 

Colonialiste d’« extrême gauche » ?

En ces temps troubles que traversent nos contrées ciblées par la voracité colonialiste, les positions d’une partie de l’extrême gauche, française en particulier, constituent un indicateur très significatif de l’union sacrée qui se construit par-dessus les déchirements qui peuvent affecter les élites politiques occidentales. Car, lorsque la gangrène gagne les parties les plus réfractaires du champ politique, elle révèle l’ampleur de son expansion. La Libye d’abord et la Syrie ensuite ont surtout servi de révélateur au phénomène de conversion du Nouveau parti anticapitaliste d’adversaire de la mondialisation impérialiste en soutien aux entreprises de l’OTAN. L’expression de ce soutien est très subtile par la conservation de la marque de fabrique, sans laquelle le courant perdrait son identité « marxiste-révolutionnaire », partant sa raison d’être. Mais plus la crise syrienne dure, plus l’alignement contre-nature se précise, malgré les précautions qui peuvent être prises, dont l’attitude critique envers l’intervention étrangère. Dans une dernière livraison, intitulée « Syrie : les mauvais remèdes des impérialistes », ce sont les arguments de l’Alliance atlantique qui sont confortés ouvertement. Ainsi, Bernard-Henri Lévy, André Glucksmann et Bernard Kouchner auraient raison de vouloir « livrer des armes à la révolution », parce qu’ « on ne saurait pas être contre, à condition toutefois de préciser certaines conditions ». Celles de « livrer avant tout des armes dont les rebelles puissent facilement se servir en toute autonomie, sans tomber dans le besoin d’avoir recours à des "’conseillers’’ militaires ». Etant donné que « le problème ne réside pas dans la description de la réalité actuelle par les auteurs, qui sonne dans une bonne partie juste » et qu’il « réside dans les remèdes qu’ils prétendent y apporter ». Après cette franche reconnaissance de la proximité des points de vue avec les propagandistes atlantistes, suivent des conseils qui pourraient éviter les « mauvais remèdes ». C’est-à -dire que l’agression en elle-même pourrait, selon nos « marxistes » en délire, être menée dans le seul intérêt du peuple syrien, grâce à leur pression. Et ils y vont : « Nous disons fermement, quant à nous, qu’une intervention militaire de l’Otan, de l’Union européenne, de la France et des USA n’est pas une solution réaliste, souhaitable et soutenable », sans plus et sans que cette intervention soit dénoncée dans son principe, ne serait-ce que du seul point de vue de faire barrage à l’agression. Ici l’avertissement est tordant : « Le remède risque d’être créateur de beaucoup d’autres maux et d’autres massacres ». Il est donné en comparaison de l’aventure libyenne, implicitement légitimée, du fait que « la Libye (était) un pays militairement faible, faiblement peuplé », au contraire de la Syrie « pays nettement plus densément peuplé, société multiconfessionnelle et multiethnique », qui « risque de produire des conséquences très différentes ». Sinon, pourrait-on ajouter, les bombardiers auraient pu y aller et installer à Damas les prétendants dûment listés par Hillary Clinton.

Par Ahmed Halfaoui

lesdebats.com

URL de cet article 18210
Roger Faligot. La rose et l’edelweiss. Ces ados qui combattaient le nazisme, 1933-1945. Paris : La Découverte, 2009.
Bernard GENSANE

Les guerres exacerbent, révèlent. La Deuxième Guerre mondiale fut, à bien des égards, un ensemble de guerres civiles. Les guerres civiles exacerbent et révèlent atrocement. Ceux qui militent, qui défendent des causes, tombent toujours du côté où ils penchent. Ainsi, le 11 novembre 1940, des lycées parisiens font le coup de poing avec des jeunes fascistes et saccagent les locaux de leur mouvement, Jeune Front et la Garde française. Quelques mois plus tôt, les nervis de Jeune Front avaient détruit les (...)

Agrandir | voir bibliographie

 

"le monde ne se meurt pas, il est en train d’être assassiné et les assassins ont un nom et une adresse"

Utah Philips

La crise européenne et l’Empire du Capital : leçons à partir de l’expérience latinoaméricaine
Je vous transmets le bonjour très affectueux de plus de 15 millions d’Équatoriennes et d’Équatoriens et une accolade aussi chaleureuse que la lumière du soleil équinoxial dont les rayons nous inondent là où nous vivons, à la Moitié du monde. Nos liens avec la France sont historiques et étroits : depuis les grandes idées libertaires qui se sont propagées à travers le monde portant en elles des fruits décisifs, jusqu’aux accords signés aujourd’hui par le Gouvernement de la Révolution Citoyenne d’Équateur (...)
Médias et Information : il est temps de tourner la page.
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » (...)
46 
CUBA : modèle de résistance ou résistance d’un modèle ? (conférence/débat audio)
Conférence de Viktor Dedaj, animateur du site "Le Grand Soir", sur le Libre Teamspeak le 4 Décembre 2011. Notre conférencier nous explique enfin la vérité sur Cuba, sur son régime, et démonte minutieusement toute la propagande des États-Unis contre Cuba. Une conférence aussi excellente qu’indispensable. L’exposé initial de Viktor Dedaj dure une quarantaine de minutes et est suivi de deux heures de questions/débat avec les auditeurs. - http://lelibrets.blogspot.com/ Le compte Youtube ayant (...)
20 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.