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Thème : Equateur
L’enfumage sur l’Amérique latine à la rescousse contre un candidat français à la présidentielle et aux législatives

Guerre sournoise en Equateur, guerre totale au Venezuela

Maurice LEMOINE

La place prise dans nos médias par les événements en Amérique latine, et notamment au Venezuela ne témoignent pas d’un intérêt soudain pour l’information (ils mentent, déforment, tronquent), mais de la forte présence de Jean-Luc Mélenchon au premier tour des élections présidentielles, puis du rôle qu’il entend jouer dans les élections législatives où il compte faire fructifier les voix obtenues le 23 avril, jusqu’à se faire élire lui-même député.
Comprenez ce qu’on nous prie de comprendre : Mélenchon= Chavez=Maduro= chaos, violence et désastre économique.

Il nous a donc semblé utile de publier (plus bas) l’article de Bernard Tornare : « Venezuela : ce que l’on ne vous dit pas sur les manifestations » et d’y ajouter celui-ci, écrit par un grand connaisseur du Venezuela (où il se trouve d’ailleurs en ce moment).
LGS.

Equateur, 2 avril 2017 : au second tour de l’élection présidentielle, le candidat de la « révolution citoyenne » Lenín Moreno (Alliance Pays ; AP) affronte l’ex-ministre de l’économie (1999) et banquier multimillionnaire Guillermo Lasso (Créons des Opportunités ; CREO) qu’il a devancé au premier tour (39,36 % des voix contre 28,11 %). Rafael Correa qui, depuis 2007, a rendu sa stabilité au pays grâce à d’incontestables avancées sociales, ne se représentait pas [1]. Il n’est pas encore 17 heures et les bureaux de vote ne sont pas fermés quand Rafael Cuesta, ancien député social-chrétien (PSC, droite) devenu « vice-président de l’information » de la chaîne de télévision Canal Uno, annonce à l’écran, avec une évidente satisfaction : « Nous avons un président de la République et c’est Guillermo Lasso. » A 18 h 30, sur la base du même sondage « sortie des urnes » effectué par l’Institut Cedatos, étroitement lié à la Banque de Guayaquil (dont le principal actionnaire s’appelle… Guillermo Lasso), le journaliste vedette (...) Lire la suite »

Coup dur pour la « fin de cycle » en Equateur

Maurice LEMOINE

Dimanche 2 avril, les près de 13 millions d’électeurs du pays andin devaient décider qui, du candidat de gauche Lenín Moreno (en illustration) ou du néolibéral Guillermo Lasso, succédera à Rafael Correa, représentant du « socialisme du XXIe siècle » au pouvoir depuis 2007. En élisant le candidat d’Alianza País, le parti du président sortant, avec 51,16 % des voix, dans un contexte économique particulièrement difficile, les Equatoriens ont exprimé le souhait de poursuivre la « révolution citoyenne ».

Chronique d’une campagne dont le résultat a une énorme signification tant pour l’Equateur que pour l’ensemble de l’Amérique latine.

Le 3 janvier 2017, depuis Miami où il réside, le cubano-américain Carlos Alberto Montaner, journaliste d’extrême droite président de l’Interamerican Institute for Democracy (IID), « alertait » les citoyens équatoriens, au nom de son organisation, sur l’erreur que constituerait le fait de voter, lors des élections du 19 février 2017, pour Alianza País (Alliance pays, AP), parti (du président Rafael Correa) « qui a soutenu les pires tyrannies de notre continent (…) en alliance avec les gouvernements néopopulistes du Socialisme du XXIe siècle [1] ». Peu de temps auparavant, le 5 décembre 2016, l’« analyste politique » français Marc Saint-Upéry faisait de son côté circuler sur les réseaux sociaux, au nom d’un positionnement « de gauche » autoproclamé, l’un des articles dans lesquels, d’une façon obsessionnelle pour ne pas dire pathologique, il dénonce « la soi-disant “Révolution citoyenne” » instaurée depuis 2007 – de victoire électorale en victoire électorale, tout de même ! – par Correa : « A l’exception du parti au (...) Lire la suite »

Equateur : annulation du débat présidentiel à cause du refus de Guillermo Lasso de signer la déclaration de non-corruption

Bolivar Infos

Guillermo Lasso perd sa crédibilité face aux électeurs pour manque de transparence sur ses biens à l'étranger et ses liens présumés avec la corruption.

Le candidat d'opposition Guillermo Lasso a refusé de respecter la demande des organisations de jurer devant notaire qu'il n'a pas participé à des actes de corruption. Le débat présidentiel avant le ballotage du 2 avril a été annulé par le organisations face au refus du candidat Guillermo Lasso de jurer devant notaire qu'il n'a pas participé à des actes de corruption. Les organisateurs du Débat Présidentiel ont demandé vendredi aux candidats de faire une déclaration indiquant « qu'ils n'ont pas participé directement ou indirectement à des actes de corruption et qu'ils n'ont pas profité de prises de décision dans l'exercice de fonctions publiques ou privées. » Le candidat d'Alianza PAIS, Lenín Moreno, lui, a confirmé qu'il assisterait au débat et a fait ce que les organisateurs demandaient. Il a aussi répondu aux déclarations de Lasso – qui a dit qu'il ne se sentirait pas bien dans le débat parce que le modérateur n'est pas son ami – « Je veux rappeler que quand le journal El Comercio qui n'est pas (...) Lire la suite »

BDS : la firme de sécurité G4S perd un nouveau contrat en Equateur

Le Centre International d’Etudes en Communication pour L’Amérique Latine (CIESPAL) a décidé de ne pas renouveler son contrat avec la firme de sécurité britannique G4S en raison de sa collaboration avec les violations des droits de l’homme par Israel. Basé à Quito, la capitale équatorienne, cet important institut de recherche, a coupé les liens avec le N° 1 mondial de la "sécurité", en apprenant qu’il avait participé à la gestion des checkpoints, des prisons et des colonies de l’occupant. G4S qui a perdu de nombreux contrats depuis le début de la campagne BDS, a annoncé, en 2016, qu’il se débarrassait de la plupart de ses investissements en Israel. Mais il a encore un contrat de formation avec la police israélienne et continue à être impliqué dans des activités de construction de colonies illégales sur des terres volées aux Palestiniens. Il reste donc la cible de la campagne international de Boycott, désinvestissement, Sanctions (BDS) lancée par les Palestiniens. (Traduit par CAPJPO-EuroPalestine) Source : (...) Lire la suite »

La présidente du Parlement équatorien dénonce une tentative d’attentat à son encontre

Radio Havane Cuba

Quito, 16 février, (RHC).- La présidente de l'Assemblée Nationale de l'Équateur, Gabriela Rivadeneira, a dénoncé une tentative d'attentat à l'explosif à son encontre.

Depuis le Parlement, Gabriela Rivadeneira a expliqué qu'une enveloppe sans expéditeur est arrivée dans son bureau. L'enveloppe contenait un CD avec un engin explosif de moyenne portée, qui n'a pas explosé. Gabriela Rivadeneira cherche sa réélection comme députée pour le Mouvement Alliance Pays aux élections de dimanche. Au moment de l'arrivée de l'enveloppe elle présidait une réunion du Conseil d'Administration Législative qui analysait plusieurs projets dont un économique à caractère urgent. Lire la suite »

Sale campagne de la droite équatorienne au milieu du processus électoral

Guillermo ALVARADO

Alors qu'il manque à peine 2 semaines pour les élections présidentielles et législatives en Équateur, la sale campagne des partis des droite, appuyés par de puissants médias, tente de minimiser les acquis de la Révolution citoyenne, à la tête de laquelle se trouve le Mouvement Alliance Pays, pour empêcher ainsi la victoire de son candidat Lenin Moreno, que les sondages donnent comme favori.

La veille, les candidats à la présidence ont pris part à un débat organisé par un journal conservateur où chacun a eu l'occasion d'exprimer ses propositions au peuple pour les prochaines années. Selon les observateurs, Lenin Moreno a été le seul candidat ayant présenté un projet cohérent, basé sur la poursuite des transformations entreprises par le gouvernement de Rafael Correa. Le reste des candidats se sont limités à critiquer l'actuel gouvernement, et n'ont pas présenté un programme de travail bien tracé et conçu, ce qui a résulté dans un débat pauvre et faute de réponses aux inquiétudes de la société équatorienne, surtout en matière d'emploi, de croissance économique et de bien-être sans exclusions. Tout cela survient au milieu d'une campagne qui cherche à discréditer l'actuel vice-président Jorge Glas, qui est le compagnon de formule de Lenin Moreno. El ex-ministre des hydrocarbures, Carlos Pareja, recherché par la justice équatorienne et qui se trouve actuellement aux États-Unis, est la tête visible des (...) Lire la suite »
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Figures Révolutionnaires de l’Amérique latine

Rémy HERRERA
Cet ouvrage propose au lecteur sept chapitres consacrés à quelques-uns des révolutionnaires les plus importants d’Amérique latine et caribéenne : Simón Bolívar, José Martí, Ernesto Che Guevara, Hugo Chávez, Fidel Castro et Evo Morales. L’Amérique latine et caribéenne offre depuis le début des années 2000 l’image de peuples qui sont parvenus à repasser à l’offensive, dans les conditions historiques très difficiles qui sont celles de ce début de XXIe siècle. C’est cette puissante mobilisation populaire qui est aujourd’hui confrontée à diverses tentatives, appuyées par l’impérialisme étasunien, de retour de la réaction. Et ce sont ces peuples qui, comme ils l’ont fait depuis des décennies, sur tout le continent, résistent. Rémy Herrera : Economiste, est chercheur au CNRS. Il dirige des thèses de doctorat au Centre d’Économie de la Sorbonne. Il est associé à l’International Initiative for Pro- moting Political Economics (Londres), à l’Union of Radical Political Economics (New York), à la Chubu University (Nagoya), la (...) Lire la suite »
Un ministre équatorien d’origine française explique la situation dans son pays

En défense de Rafael Correa

Guillaume LONG

Guillaume Long, Français naturalisé Equatorien, originaire de Sucy-en-Brie (Val-de-Marne), Ministre de la Culture de l´Equateur, défend les avancées politiques et sociales du gouvernement de Rafael Correa.

Le gouvernement de Rafael Correa débuta en 2007 dans le sillage du virage à gauche de l'Amérique Latine. Beaucoup le considère, de même que les révolutions vénézuéliennes et boliviennes, comme un des exemples les plus radicaux de l´aile antinéoliberal sur le continent. Cependant, ces dernières années, plusieurs débats ont eu lieu en Equateur sur la nature de ce projet politique, l´usage du pouvoir exécutif par Rafael Correa, les politiques gouvernementales envers les secteurs indigènes et la relation avec les mouvements sociaux. Pour nous éclairer sur ces points, nous avons discuté avec Guillaume Long, ministre de la culture et du patrimoine, et responsable des relations internationales du parti Alianza PAIS. Ses réponses nous éclairent sur l´actuelle situation de l´Equateur et face aux critiques que le gouvernement a pu recevoir, tant au niveau national, que venant de certains secteurs de la gauche international, dont le Jacobin. Le président Rafael Correa a été l´objet de critiques permanentes de (...) Lire la suite »
Cette fête, si elle n’existait pas, le monde serait moins beau. Mais…

Fête de l’Huma : l’Amérique latine insultée par la présence du directeur de Charlie Hebdo.

Vladimir MARCIAC

La foule immense, la multitude des débats et des invités produisent une diversité dans les opinions qui s’échangent. Avec des couacs possibles. Et compréhensibles. Et pardonnés.
Cette année, Charlie Hebdo était à l’honneur. Bon.
Bon, mais fallait-il que dans la même page de l’Humanité du mardi 15 septembre figure deux fois la photo de Gérard Biard, un adversaire haineux des peuples en lutte ? Fallait-il qu’il soit invité à donner un avis ? Fallait-il le revoir (et de trois !) sur L’Humanité.fr du même jour ?
Fallait-il le laisser pérorer au centre de la fête tandis que les amis de l’Amérique latine étaient confinés en bordure, loin des colonnes du journal, loin de l’Agora, ce grand lieu de débats et de rencontres ?

Fallait-il que Gerardo Hernández, un des 5 héros cubains, présent sur la fête, (il y a quelques mois il purgeait une peine de deux fois la prison à vie plus 15 ans) soit absent de tout grand débat après le tsunami politique du rapprochement de Cuba avec les USA ? Mais pourquoi fallait-il, pour le trouver, aller chercher le Venezuela sur son stand alors que des élections à haut risque vont avoir lieu dans ce pays dans quelques mois et que le résultat va impacter toute l'Amérique latine ? Certes, soyons juste, restons calme, on a vu des dirigeants communistes sur des stands latino-américain. Certes une responsable communiste de haut niveau a participé à un débat animé par Viktor Dedaj. Mais tout cela était du off, comme au Festival d'Avignon où une hiérarchie existe entre deux types d'offres culturelles. Biard à La Courneuve, Biard parlant de laïcité pour ne pas avoir à parler des combats anti-impérialistes, Biard chez l'ennemi, lui qui vomit les communistes et tout ce qui ressemble à une révolution. La (...) Lire la suite »
Peut-on imaginer le sort d´un groupe afro-étasunien qui aurait séquestré et torturé un policier états-unien ou retenu en otage 30 membres de la Garde Nationale ?

Tentatives de déstabilisation en Equateur. Réflexion sur l´indigénisme occidental

Romain MIGUS

L´indien est–il bon par essence ?

Précisons d’emblée que cette question est aussi absurde que raciste. Si les communautés amérindiennes d´Equateur, de Bolivie, du Brésil ou d´ailleurs étaient « bonnes par essence », cela supposerait que les gouvernements progressistes latino-américains admettent une hiérarchisation selon l´appartenance à un groupe ethnique.

En effet, s'il y a de « bonnes » communautés au sein du patchwork national, c'est qu'il doit y en avoir des « mauvaises ». Heureusement, il n'en est rien. En revanche, les processus révolutionnaires en Amérique Latine ont continuellement contribué à lutter contre l'exclusion politique, sociale, et géographique (1) des citoyens issus de toutes les communautés. Il suffit du reste de consulter les résultats électoraux des pays latino-américains en révolution pour constater l'immense soutien dont bénéficient ces processus politiques dans les zones à fort peuplement indigène (2). Cette vision essentialiste et raciste est fortement ancrée chez certains membres des classes moyennes-supérieures occidentales. Cette construction sociale erronée, mélange entre le bon sauvage rousseauiste et l’exaltation de la pureté ethnique – pourquoi les métis ne bénéficient-ils pas d'une telle passion politique ? - est emprunt d'un sentiment de culpabilité impérialiste doublé d'un instinct de protection. On notera au passage le (...) Lire la suite »
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