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Thème : France

Le coup d’Etat invisible (1ère partie) : La disparition des communes, des départements et de l’Etat

Fabrice AUBERT
Préambule : Je m’attaque ici à plusieurs aspects qui combinés entre eux dévoilent un « coup d’Etat ». Il s’agit ici du premier article, le second portera sur les « libertés locales » [1] et le troisième sur la « substitution discrète ». Je remercie par avance LGS pour leur diffusion en épisode. Introduction : On vient d’apprendre que Jupiter en son château, avait décidé sur plusieurs parties de notre Espace national indivisible, de « fusionner » les départements et les Métropoles [2], faisant de fait disparaitre les Départements, du « système institutionnel » et ce, sans qu’à aucun moment les citoyens n’aient été consultés… Rappelons ici, que les Départements sont une création de la Révolution Française de 1789, nous y reviendrons. La thèse que je défends ici, est qu’il s’agit d’un coup d’Etat. Qu’est-ce qu’un coup-d ’Etat ? Selon le dictionnaire, un coup d’état est « une prise du pouvoir de façon violente et illégale ». Historiquement, les coups d’Etats connus renvoient à une histoire passée du type… Coup d'État du (...) Lire la suite »
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Paris s’inquiète des livraisons de S-300 à la Syrie mais se tait sur les agressions israéliennes

Kharroubi HABIB
Vendredi, le ministère français des Affaires étrangères s'est exprimé sur les livraisons de systèmes russes de défense antiaérienne à la Syrie pour faire savoir que cela préoccuperait et inquiéterait la France car elles sont susceptibles de maintenir le risque d'une escalade militaire et de repousser les perspectives d'un règlement politique de la crise syrienne. Ce même ministère qui « s'inquiète et se préoccupe » que la Syrie soit pourvue d'un armement à même de lui permettre de se défendre contre les agressions à répétition perpétrées sur son territoire par l'Etat sioniste au mépris du droit international, a systématiquement fait silence sur celles-ci et par là même a donné à comprendre que la France n'a aucune objection à formuler contre ces agressions. Il s'est gardé d'en émettre une après que la dernière agression israélienne contre la Syrie ait eu pour conséquence la destruction d'un aéronef russe et la mort de ses quinze occupants. Pour rappel, la France officielle s'est contentée d'exprimer à la Russie sa (...) Lire la suite »

Guyane, retour sur une colère générale

Loic RAMIREZ

Reportage dans ce territoire français d’Amérique latine 1 an après le mouvement de blocages de 2017. Les militantes et militants de l’époque font le bilan et tirent les leçons d’une mobilisation « historique » qui n’a malheureusement presque « rien changé ». Retour sur une colère générale qui cherche encore son chemin vers la victoire.

Vu depuis l’avion, la Guyane ressemble à un immense brocoli, dit-on. Et c’est vrai. Recouvert à plus de 95% de forêt, le territoire offre sa chevelure verdoyante aux curieux qui le guettent à travers les hublots. Lundi 14 mai 2018, arrivée à l’aéroport Felix Eboué de Cayenne (du nom de l’enfant de Cayenne devenu administrateur colonial au Tchad, qui rallia en 1944 cette possession française à la France libre de De Gaulle). Seuls les taxis peuvent vous amener en ville. Pas de bus, aucun autre moyen de transport, rien. Sur la route goudronnée, nul éclairage, à peine quelques panneaux de signalisation. Seule la forêt tropicale encadre le chemin, à perte de vue. Un paysage brut et sauvage pour un département français de plus de 80 000 kilomètres carrés situé sur le Plateau des Guyanes, au nord-est du continent sud-américain. « Le seul pays non indépendant de la région, une sorte de verrue » formule Fabien Canavy, le secrétaire général du Mouvement de décolonisation et d’émancipation sociale (MDES), un parti (...) Lire la suite »

Le vent nouveau se lève (2)

jose espinosa
Je poursuis mes réflexions sur le grand rassemblement populaire pour lequel je m'implique depuis autant d'années que je participe à la vie politique. C'est pour moi une ligne qui a subi des inflexions en fonction des événements qui m'ont secoué. Autant dire assez souvent en ce demi siècle. Pour ne pas vous ennuyer, je résume : j'étais persuadé que l'union des travailleurs ne trouverait sa conclusion qu'autour du parti communiste étant donné sa force dans les années 60/70. Depuis, l'expérience vécue contredit cette affirmation. Dans les années 80/90, le parti socialiste devient le catalyseur, le capteur du mouvement de transformation malgré le combat communiste que je partageais. En 2000, la confusion est totale, l'électorat populaire déçu se retranche dans l'abstention, laissant le Front national reprendre des couleurs en jouant sur le mécontentement et le trouble idéologique entretenu par les différentes cohabitations gauche/droite et vice versa. Le parti communiste, avec des positions sinueuses, (...) Lire la suite »

Le vent nouveau se lève !

Jose ESPINOSA

Après une éclipse d’écriture, je reprends le clavier pour donner mon sentiment à propos de la politique nationale et internationale dont de profondes fractures fragilisent le présent et impactent l’avenir.

Aujourd'hui, je vais essayer de répondre à une interrogation de quelques amis rencontrés à la fête de L'Huma, au demeurant un succès rassemblant des bandes de jeunes (pas seulement) affirmant leur envie d'un monde meilleur. Est-il possible de changer cette politique ? Je débattrais, disais-je, avec mes amis sur la situation française en ce début de rentrée scolaire et mes camarades m'expliquaient la dureté macédonienne, le manque d'alternative due à la désunion de la gauche, l'existence du Rassemblement National et la montée du populisme, les difficultés à mener les luttes sociales avec notamment le recul sur la SNCF, un des secteurs les mieux organisés syndicalement. Juste appréciation mais qui appelle à d'autres commentaires. 1/ Les décisions gouvernementales portent des coups au pouvoir d'achat , aux retraites avec la CSG, à l'emploi avec les privatisations du rail, de l'aviation, des barrages et à l'indépendance nationale avec la vente d'entreprises aux affairistes étrangers (construction navale, (...) Lire la suite »
« le Gaulois réfractaire au changement ! »

Mais si, on veut tout changer

Fabrice AUBERT
Voilà que Jupiter de l’Olympe, complétement déconnecté du Peuple qu’il est censé gouverner, ose prétendre que « le Gaulois serait réfractaire au changement », en oubliant notre histoire fondée sur la résistance à l’oppression, de Vercingétorix à De Gaulle. Ce que nous ne voulons pas, c’est un retour en arrière vers un capitalisme d’affairistes corrompus, débouchant sur les guerres (Stavisky). Alors voilà ce qu’on veut et vous n’êtes pas au niveau…des changements auxquels nous aspirons… On veut de l'écologie à la place de la Finance, et non d’un capitalisme ripoliné en vert, On veut donc que l’argent soit un « bien public » servant à financer les besoins de la Nation et non les banques et rentiers mondialisés, qui se vautrent sur la dette publique générée par leurs propres crises. On veut de l'agriculture bio pour nous et nos enfants et non du glyphosate plein les vaisseaux sanguins, On veut sortir de la « pétrodollardépendance » [27] et faire de l’énergie un « bien public mondial » à partager, On veut que l'hôpital ne (...) Lire la suite »
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Alexandre Benalla, le barbare

Djamel LABIDI
L'affaire Benalla en France a son volet politique : La méfiance des partis d'opposition français, toutes tendances confondues, envers Emmanuel Macron qu'il soupçonne d'ambitions césariennes et d'évoluer vers un pouvoir autoritaire, échappant au contrôle parlementaire. Mais cette affaire a aussi les allures d'un roman à la Stendhal, où le Julien Sorel du Rouge et le noir serait Alexandre Benalla. Certains l'ont fait d'ailleurs remarquer dans la presse française. C'est l'histoire en effet qui se répète toujours, de ceux qui, tel le héros du roman de Stendhal, ne font pas partie du monde social auquel ils cherchent à s'intégrer et qui, au final, en sont rejetés. Un Julien Sorel, certes, mais un Julien Sorel de notre époque, un Julien Sorel qui viendrait d'Evreux, un Julien Sorel arabe. Cela personne ne le dit ou n'ose le dire, mais on le sent bien dans ces non dits, dans ce rejet qui est là, en permanence, en arrière plan, comme ces fichiers cachés qu'on ne voit pas dans l'ordinateur mais en (...) Lire la suite »
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Derrière l’affaire Benalla, la banalisation de la violence policière

Hervé KEMPF

L’affaire Benalla révèle que M. Macron n’est plus invincible. Elle dévoile aussi la tentative de créer une police privée, dans une logique néolibérale extrémiste. Mais l’angle mort du scandale reste la banalisation de la violence policière : le tabassage aurait été admis... s’il avait été le fait d’un policier.

L’incendie a pris à la plaine avec une telle vigueur et une si surprenante rapidité qu’il est encore trop tôt, dans la fournaise, pour deviner où il s’arrêtera. Mais dans le brasier se lit déjà ce qu’il a détruit et ce qu’il révèle. Ce qu’il a détruit, c’est l’apparente invincibilité de M. Macron et de sa cour. Sur un terrain qu’avaient durement préparé les quinquennats de Sarkozy et Hollande, M. Macron a mis en œuvre à marche forcée un néolibéralisme total, imposant une fiscalité encore plus favorable aux riches, l’adaptation du droit du travail au profit des employeurs, la banalisation de l’état d’urgence, le démantèlement du chemin de fer, une politique anti-environnementale, avant de se préparer à des privatisations multiples, à la déstructuration de la fonction publique, et à la dissolution de la retraite par répartition. Appuyé sur une majorité parlementaire massive, soutenu par des médias détenus par ses amis du capital, face à une opposition divisée et faible, M. Macron pouvait croire irrésistible son projet (...) Lire la suite »

Onze contre onze millions

David Garcia
9 millions de personnes officiellement « sous le seuil de pauvreté » dans notre pays. On parle ici du seuil officiel : avoir moins de 846 euros de revenus par mois. Mais même cette définition ne met pas tout le monde d’accord en France, un autre seuil à 1015 euros existe… Rajoutez à ce chiffre quelques millions de gueux supplémentaires, qui bien que n’atteignant pas ce graal du seuil de pauvreté, rament quand même pas mal à la traîne des premiers de cordée (chômeurs, familles monoparentales, temps partiels imposés, etc.) et vous dépassez sans effort le chiffre de 11 millions. Tout ce calcul donc, juste pour pouvoir faire un bon jeu de mots, et un bon titre, me direz-vous ? Ben pas forcément. Car il y a aussi ces millions de personnes qui vivotent juste au-dessus du fameux seuil : bénéficiaires du minimum vieillesse, étudiants , chômeurs, RSA, invalides du travail, accidentés de la vie comme l’état le dit si pudiquement… Avec tout ça, toutes ces cohortes, vous atteignez sans aucun doute un chiffre (...) Lire la suite »

Une vaisselle de dingue !

Yann FIEVET
Au royaume de France, la « première dame » aime la belle vaisselle. Cela tombe à pic : le pays compte parmi ses plus beaux fleurons artistiques ancestraux la manufactures de Sèvres et ses somptueuses productions. Rien n’étant trop beau pour le Palais de l’Elysée et Emmanuel Premier nous ayant rapidement habitués à régner en monarque absolu, sa souveraine épouse eut toute latitude pour passer récemment commande à la célèbre manufacture d’un nouveau service de table pour les dîners d’apparat organisés au château. Cette commande comptant 1 200 pièces, dont 900 assiettes de présentation et 300 assiettes à pain, pourrait coûter, selon l’estimation du Canard enchainé, la bagatelle d’un demi-million d’euros ! Une polémique occupe alors les dîners en ville : les uns crient au gaspillage des deniers publics, les autres estiment qu'il s'agit là d'un soutien à une industrie de luxe et d'un investissement dont il serait malséant de chipoter le prix. Le peuple éclairé par les fastes de l’Histoire de son pays accepte souvent (...) Lire la suite »
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