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Thème : France

Zone à défoncer

Yann FIEVET
NDDL, quatre lettres qui résonnent depuis longtemps comme un emblème. L’emblème d’une résistance à la conception d’un monde cruellement dépassé mais auquel les acteurs dominants de l’économie marchande, de la finance omnipotente et de la classe politico-médiatique sans imagination s’accrochent désormais désespérément. L’un des slogans de cette remarquable Résistante était sans ambiguïté : « Non à l’aéroport et à son monde ! ». La lutte des zadistes, en partie victorieuse depuis l’abandon du projet d’aéroporp, est maintenant également emblématique de la violence d’Etat que M. Macron s’échine à incarner fièrement en maints endroits de la vie sociale. Les défenseurs les plus convaincus d’un système ne capitulent jamais sans dommages : lorsque la partie semble leur échapper leur méchanceté foncière, longtemps enfouie sous le couvercle de la bienséance trompeuse, éclate en pleine lumière. Le 9 avril dernier, le gouvernement a rompu très brutalement le dialogue engagé après la décision d’abandon du projet d’aéroport (...) Lire la suite »

Armes chimiques : les gaz lacrymogènes utilisés par le régime Macron interdits par la convention de Genève

Initiative communiste
En août dernier, le régime Macron commandait pour 22 millions de grenades lacrymogènes et explosives. Assurément pas la position d’un gouvernement ouvert au dialogue et à la concertation, mais bien celui d’un régime minoritaire, autoritaire et pour tout dire totalitaire prévoyant de gouverner par ordonnances afin de traduire au plus vite les directives imposées par l’Union Européenne du Capital qui constituent son programme de gouvernement. Ces grenades ne seront pas restées dans les armureries de l’armée. Mais gendarmes et CRS bombardent par milliers les travailleurs en lutte, des cortèges syndicaux à l’occupation pacifique par les agriculteurs de la ZAD de Notre-Dame des Landes. De l’aveu même des gendarmes, en quelques jours d’opération militaire contre la ZAD de Notre-Dame des Landes, l’armée a utilisé plus de 11 000 grenades lacrymogènes. Bilan 270 blessés dont 10 graves parmi les manifestants, 4 gendarmes blessés gravement par leur propre grenade. Au moment où Macron justifie par une attaque (...) Lire la suite »

ENQUETE : Bienvenue en ploutocratie : Kazakhgate, Afrique, réseaux…

Eric Arthur Parme
Il est des événements qui sont de véritables affaires d’État, mais qui passent, comme si de rien n’était. Tirer les conséquences de tels scandales et accepter leurs implications demanderait en effet une refonte totale de nos sociétés, révélant que la démocratie n’y existe pas, sauf sous ses seules manifestations inoffensives pour l’ordre établi et ses systèmes ploutocrates-mafieux. Nous avons voulu nous replonger dans ces affaires d’État, imbriquant une multitude d’acteurs, différents pays, niveaux de pouvoir, « hommes d’affaires », magistrats… La première de celles-ci, c’est celle du Kazakhgate, que la commission d’enquête parlementaire [belge - précision LGS] clôturera le 30 mars 2018 par un « non-lieu », imposé par une majorité gouvernementale protégeant certains des siens. On découvrira pourtant, en trois chapitres, un cartel dans lequel on retrouve toujours des personnalités d’une même couleur politique. Certains médias ont déjà dévoilé des pièces éparses de ce système, mais en les reliant nous prenons (...) Lire la suite »
L’horreur des bavures, décrite par un grand reporter

Toc,toc ! Qui c’est ? C’est la frappe chirurgicale.

Jacques-Marie BOURGET

D'être vieux comme un naufrage me vaut d'avoir vécu quelques "représailles" de l'histoire. Ces opérations du genre bistouri à la Kouchner sont toujours des catastrophes qui s'empilent. Souvenirs.

Le 23 octobre 1983 à Beyrouth, à une heure si matinale que les rues ne sont occupées que par des plastiqueurs et les petits marchands de café, l’ami libanais, le frère, qui m’aide dans mon travail me téléphone : « Vite, le PC des français vient de sauter... je viens te chercher ». Je n’ai pas le temps de me raser, mais de faire un tour par le toit-terrasse de l’hôtel Commodore. Le pied à peine posé sur les dalles de bitume, un bruit d’apocalypse et une fumée de diable me bouchent l’horizon. Visiblement une seconde bombe vient d’exploser... Mohamed, mon homme essentiel, est déjà devant l’entrée de l’hôtel avec sa vieille Mercedes bleu ciel, toujours lustrée. Quelques mois plus tard Mohamed sera assassiné par les troupes israéliennes. Peu de temps après les premiers nous arrivons au Drakkar, immeuble au sud de la ville. « Tu sais qu’ils ont aussi fait sauter les Américains à l’aéroport ? ». « Ben non ! Alors on y va ». Là-bas, un grand bâtiment annexe qui sert au stockage et la maintenance des avions n’est plus (...) Lire la suite »
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Un ennemi de l’État de droit (français et international) siège à l’Elysée

Georges GASTAUD, Annie LACROIX-RIZ

Par Georges Gastaud* et Annie Lacroix-Riz**. Texte soutenu par Léon Landini, ancien officier des FTP-MOI, Médaille de la Résistance, officier de la Légion d’honneur, et Pierre Pranchère, Combattant volontaire de la Résistance, ancien député communiste. Georges Gastaud est philosophe, secrétaire national du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) Annie Lacroix Riz est historienne, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université de Paris VII.

L’oligarque que les manips médiatiques et l’usage machiavélique du repoussoir lepéniste ont placé à l’Elysée n’aura pas mis un an à révéler sa vraie nature : celle d’un redoutable ennemi de ce qu’il est convenu de nommer « l’Etat de droit ». Sur le terrain linguistique, Macron viole imperturbablement l’Article II-a de la Constitution qui dispose que « la langue de la République est le français » : « Make the planet great again ! » est l’intitulé d’un site officiel de l’Elysée, « France is back ! » est le slogan que Macron a promu dans ses discours, prononcés en anglais de Versailles à Davos, devant les P.-D.G. de multinationales ; sans parler du Business Globish incompréhensible qui larde de pédantisme « managérial » les allocutions de l’ex-Young leader devenu trader chez Rothschild. Comment se fait-il qu’aucun député, qu’aucun sénateur, qu’aucun média de masse, qu’aucun quotidien national ou régional n’ait durement pointé ces infractions graves et répétées à la Constitution, traitée en chiffon de papier, et à la (...) Lire la suite »
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Tous antisémites ?

Pierre VERHAS
Deux incidents viennent de relancer le débat sur l’antisémitisme, débat pollué par le fanatisme et l’ignorance. Le premier s’est tragiquement déroulé en France. L’assassinat de Mireille Knoll, une vieille dame juive, rescapée de la rafle du Vel d’Hiv, les 16 et 17 juillet 1942, vivant seule dans son petit appartement de la banlieue parisienne a ému et révolté tout être humain digne de ce nom. Comment peut-on avoir l’abjection et la lâcheté de tuer une personne fragile de par son âge, mais forte de cœur ? Ce forfait a-t-il été commis parce qu’elle était juive ? Les deux paumés qui ont été arrêtés voulaient sans doute s’emparer de sa « fortune » parce que tout le monde sait qu’une Juive, cela a beaucoup de sous ! En plus, ces deux petits cons la connaissaient et avaient bénéficié de sa générosité ! C’est ce qu’on peut appeler l’antisémitisme primaire. Le trépas de Mireille Knoll a très vite symbolisé le regain d’antisémitisme que l’on constate particulièrement en France. Le CRIF représentatif ? Mais cet (...) Lire la suite »

Le macronisme comme faute de goût

Yann FIEVET
Notre monarque est cultivé, clame-t-on un peu partout. En comparaison de ses deux prédécesseurs, c’est indéniable. Les contrastes encouragent l’admiration. Il affiche indiscutablement une culture livresque, celle qu’acquièrent les individus doués d’une grande capacité d’ingurgitation cognitive et qui ont eu de surcroît la chance de croiser parfois sur leur route quelques brillants esprits. Pour la culture patiemment forgée à la rencontre profonde des choses et des êtres, rencontre qui ajoute au livresque l’intelligence du discernement vrai et la sensibilité nécessaire à la bonne compréhension du monde, il faudra repasser. Emmanuel 1er a cependant des excuses à faire valoir : une existence trop dorée ne favorise certes pas la stimulation du sensible. Trois faits observés au royaume de France en ces temps troublés de la médiacratie exacerbée vont nous permettre d’illustrer la trompeuse confusion. La première incongruité est tombée lors du dernier salon du livre à Paris le mois dernier. Le Souverain que l’on (...) Lire la suite »
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Chili : des anciens prisonniers politiques en France demandent l’asile pour Ricardo Palma Salamanca

Jean-Michel HUREAU

Christian Rodriguez, un des représentants des ex-prisonniers politiques chiliens en France, a affirmé ce dimanche que son groupe appuie une éventuelle attribution d’asile politique à l’ex-frontiste (FPMR : Frente Patriótico Manuel Rodriguez) Ricardo Palma Salamanca, condamné en tant qu’auteur matériel de l’assassinat du sénateur Jaime Guzmán, en raison d’un « manque de garanties » de la part de la justice chilienne.

Nous pensons que la justice chilienne ne donne aucune garantie de sérénité et de possibilité, incluant l’intégrité physique de ce camarade, qui est arrivé en France et qui devrait lui octroyer l’asile politique. C’est ce que nous allons défendre de toutes nos forces et nos énergies comme nous l’avons fait à plusieurs reprises avec tous ceux qui ont souffert des persécutions politiques durant ces années de dictature. La justice française est sereine et toute personne a droit à sa liberté si elle réunit trois conditions : ne représenter aucun danger pour les citoyens français, ne pas chercher à s’enfuir du pays et ne pas assujettir ou menacer des témoins-clés. Ce cas n’est pas une exception, il fait partie de la tradition française en matière de justice. Notre groupe ne comprend pas la colère des autorités et des politiciens chiliens concernant la liberté de Ricardo Palma alors que le gouvernement chilien s’est refusé à remettre à la France 15 personnes pour l’assassinat de quatre ressortissants français pendant (...) Lire la suite »

Mai 68 : 50 ans après, que peut-on dire de Daniel Cohn-Bendit ?

ANTICONS - Observatoire du néo-conservatisme

Il fut “Dany le Rouge”, puis “Cohn-Bendit le vert”, il est à présent “Daniel Cohn-Bendit l’européen”. Pour les uns il a trahi ses idées, pour d’autres bien au contraire, il est depuis un demi-siècle le porte-drapeau incontestable des droits universels.

Une chose est certaine : Daniel Cohn-Bendit ne laisse pas indifférent, et quoi que nous puissions dire de lui, chaque année au mois de mai, les médias occultent les presque 10 millions d’ouvriers et d’étudiants grévistes qui firent de mai 68 le plus grand conflit social de l’histoire, pour ne retenir qu’un seul nom : Cohn-Bendit. Partant de ce constat, n’est-ce pas dès lors souhaitable, en rassemblant des éléments factuels, de comprendre pourquoi depuis tant de temps la presse accorde autant d’intérêt à Daniel Cohn-Bendit ? Comment, moins de 25 ans après la Libération, a-t-il pu devenir la figure de proue de la révolte étudiante ? De quelle manière parvient-il à rester crédible aujourd’hui, alors que si nous suivons ses déclarations, il semble toujours dire simultanément une chose et son contraire ? Pour essayer de répondre à ces questions, revenons sur quelques événements, médiatisés ou pas, qui ont marqué l’histoire de Daniel Cohn-Bendit. Libéral pour bourgeois, libertaire pour bohème. En 1999, Daniel (...) Lire la suite »
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Tête haute tête baissée

Yann FIEVET
Les hommes – et les femmes – du Président, tout comme le Président soi-même, gouvernent la tête haute. Ils sont pétris de certitudes, sont convaincus que leurs prédécesseurs n’ont pas su ou pas voulu aller assez loin dans « les réformes indispensables à la France », sont persuadés que le moment de faire le grand bond en avant est enfin arrivé et que demain l’Histoire pourrait leur reprocher d’avoir failli face à ce grand dessein qui leur incombe. A aucun moment ils ne se demandent si d’autres voies que celles qu’ils entendent faire emprunter au pays seraient plus propices à suivre face aux nombreux périls du temps. Leur frénésie de réformes en profondeur est confortée par un Parlement massivement et béatement acquis à la cause présidentielle. Tout va passer à la moulinette gestionnaire ou sous le prétexte de l’Etat d’urgence : le statut des fonctionnaires, le baccalauréat, la protection des salariés, le droit d’asile et à l’hospitalité, l’hôpital public, la démocratie locale et la démocratie tout court, le droit (...) Lire la suite »
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