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Thème : Venezuela

Poursuivre les processus révolutionnaires

RÉPUBLIQUE SOCIALE

La victoire du peuple vénézuélien le 15 octobre dernier lors des élections régionales du pays a soulagé une grande partie du mouvement révolutionnaire, notamment d’Amérique latine, qui essuyait depuis quelques temps des défaites au profit d’une droite revancharde financée par les Etats-Unis

En donnant une large majorité au Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV, Parti du président Nicolas Maduro) le peuple vénézuélien donne par la même un nouveau souffle à la Révolution bolivienne. Ainsi, sur les 23 Etats qui composent le Venezuela, 18 ont été remportés par le PSUV contre 5 pour la droite, dont une partie n’a pas manqué, comme à son habitude, de contester les résultats. La question de la couverture médiatique Une fois n’est pas coutume, les principaux médias français, et européens, qui avaient dépeint le régime vénézuélien comme autoritaire et dictatorial, n’ont cette fois-ci pas émis de trop sévères critiques vis à vis de cette élection. Certes, certains « bien-pensants » y sont allés de leurs petits mots pour critiquer la Révolution, mais si l’on compare aux élections de l’Assemblée Constituante, la couverture médiatique a été totalement différente. Pourquoi deux élections, dans le même pays, et remportées par le même Parti, ont-elles été traitées de manière différente ? La réponse est simple. (...) Lire la suite »

Le paramilitarisme colombien profite de « la paix » pour se déployer à la frontière avec le Venezuela (Mision Verdad)

La reconfiguration du champ politique et du territoire colombiens suite aux accords de paix signés avec les FARC a donné lieu à une nette progression du paramilitarisme dans tout le pays voisin, principalement dans les régions de production intensive de coca et à la frontière avec le Venezuela.

La para-économie colombienne, qui parasite massivement l’économie du Venezuela, s’étend sur un territoire principalement situé à la frontière binationale dont Cúcuta constitue l’épicentre. Les autorités colombiennes se sont déclarées « impuissantes » à stopper ce trafic qui, s’aidant de certaines astuces juridiques pour légaliser les marchés parallèles, fortifie le néo-libéralisme colombien grâce aux subventions du socialisme bolivarien. Le Département du Nord de Santander, dont la capitale est Cúcuta et dont le gouverneur appartient au parti du président Juan Manuel Santos, compte parmi les trois Etats présentant le plus grand nombre de “cultures illicites”. Depuis l’an dernier déjà, lors de l’instauration d’un cessez-le-feu unilatéral par les FARC, des conflits entre bandes paramilitaires ont été signalées dans ce département, surtout dans la zone urbaine de Cúcuta où la lutte entre des groupes paramilitaires comme « Los Rastrojos » et le Cartel du Golfe pour le contrôle des routes de contrebande s’intensifiait. (...) Lire la suite »

Catalogne : des prisonniers politiques à nos frontières

Christian RODRIGUEZ
Les relents franquistes de la politique de Rajoy se confirment aujourd’hui avec l’arrestation de 8 ministres du gouvernement catalan et le mandat d’arrêt européen lancé à l’encontre de Carles Puigdemont, Président de la Generalitat . Ces mesures font suite à l’arrestation du président de l’ANC (Assemblée Nationale Catalane), Jordi Sánchez et du président de l’OC (Òmnium Cultural), Jordi Cuixart. La juge Carmen Lamela a décidé de les emprisonner de manière préventive et sans caution pour avoir promu les manifestations de Barcelone les 20 et 21 septembre derniers et avoir appelé « à la résistance » afin « d’empêcher l’application de la loi ». Ils risquent de 10 à 15 ans de prison pour sédition. Aujourd’hui, Carles Puigdemont risque 30 ans de prison pour sédition, rebellion et détournement de fonds, comme s’il fallait trouver une excuse financière à son arrestation alors que les raisons sont purement politiques. Il est évident que toute déclaration d’indépendance unilatérale est nécessairement hors la loi de l’Etat (...) Lire la suite »
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Insoumission vénézuélienne

Maurice LEMOINE
Le 15 octobre, alors que plus de 18 millions de Vénézuéliens étaient invités à élire leurs gouverneurs, le Grand pôle patriotique Simón Bolivar (GPP), constitué autour du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), a triomphé dans 18 Etats sur 23, n’en abandonnant que 5 à la coalition de la Table d’unité démocratique (MUD ; opposition). Malgré ce résultat sans équivoque, on se gardera bien ici d’accabler le malheureux Paulo A. Paranagua, deskman Amérique latine au service international du quotidien du soir Fake News (ex-Le Monde) pour le titre de son article du 17 octobre : « Le pouvoir s’attribue la victoire aux régionales ». C’est bien sûr le Conseil national électoral (CNE) et non « le pouvoir » qui a annoncé le résultat des élections. Simplement, ayant écrit quelques jours auparavant (14 octobre) « tous les pronostics évoquent une progression de la MUD, qui pourrait l’emporter dans 12 à 18 Etats, au lieu de 3 actuellement », l’infortuné journaliste ne pouvait qu’invoquer « une fraude à l’échelle nationale », (...) Lire la suite »

Élections régionales au Venezuela : large victoire du chavisme et… nouvelle défaite de la droite et des médias

Thierry DERONNE
Ce dimanche 15 octobre, plus de 18 millions de vénézuéliens étaient invités à élire les 23 gouverneurs de 23 états parmi 226 candidats de droite ou bolivariens (= chavistes) – sauf à Caracas qui n’est pas un État. À cet effet le Centre National Électoral avait installé dans tout le pays 13.559 centres de vote et 30.274 tables électorales. Le taux de participation a été de 61,4 %, un taux très élevé pour un scrutin régional. Les bolivariens remportent une large victoire avec 17 états contre 5 pour l’opposition. Celle-ci gagne notamment dans les états stratégiques de Mérida, Táchira, Zulia, proches de la Colombie, foyers de violence paramilitaire. Les bolivariens récupèrent trois états historiquement gouvernés par la droite : les états d’Amazonas, de Lara et – victoire hautement symbolique – celle du jeune candidat chaviste Hector Rodriguez dans l’État de Miranda, longtemps gouverné par le milliardaire et ex-candidat à la présidentielle Henrique Capriles Radonsky. Pour mieux comprendre le ressort vivant du (...) Lire la suite »
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Venezuela : non, ce pays n’est pas isolé !

Alfredo SERRANO MANCILLA

La Russie, 145 millions d’habitants ; la Chine, 1,38 milliard ; la Turquie ? 80 millions ; l’Iran, 80 millions. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le monde ce n’est pas seulement les États-Unis et l’Europe, bien que leur influence mondiale ne soit pas sous-estimée.

Cependant, dans ce XXI ème siècle les changements géopolitiques et géoéconomiques sont évidents. Les BRICS sont presque aussi puissants que le FMI et ils sont aussi dynamique que le G7. La route de la soie a un potentiel aussi important ou plus important que celui des autres espaces traditionnels. Peu importe comment on observe cela, mais force est de constater que l'unipolarité est terminée. Il faut en tenir compte chaque fois que l'on prétend que le Venezuela est isolé sur le plan international. Au contraire, le pays des Caraïbes est parfaitement situé sur la nouvelle carte du monde. Et la meilleure démonstration en est la récente tournée du président Nicolas Maduro. Les alliances avec la Russie et la Turquie doivent être portées à l'attention du monde entier car ces pays sont très importants dans l'ordre mondial. Poutine est sans aucun doute le plus grand contrepoids aux Etats-Unis. Plus énergique dans sa politique étrangère que la Chine, la Russie joue un rôle décisif dans les tensions et les (...) Lire la suite »

Venezuela : la droite rompt le dialogue avec le gouvernement bolivarien

Thierry DERONNE

Photo : Autour du président français Emmanuel Macron, les leaders de l’extrême droite vénézuélienne Julio Borges (gauche) et Freddy Guevara (droite), reçus à l’Élysée le 4 septembre 2017.

Imaginons la tête des « dircom » du président Macron si celui-ci leur proposait de se faire prendre en photo à l’Elysée avec une brochette de suprématistes blancs de Charlottesville. C’est pourtant ce qu’il a fait en adoubant les éléments les plus violents de l’extrême droite vénézuélienne, dont les troupes ont lynché des êtres humains au motif qu’ils étaient noirs, pauvres et chavistes. La photo de la réception du Ku Klux Klan tropical sous les ors élyséens aurait été impossible si les médias n’avaient préalablement bombardé l’opinion française pour la convaincre que la résistance du gouvernement vénézuélien à l’insurrection armée de la droite était la « répression d’un peuple luttant pour la démocratie » et que ces croisés du seizième siècle colonial étaient des « combattants de la liberté ». Cet évènement insolite a lieu en 2017. Il en dit long sur la relation des médias de France avec le monde extérieur et sur ce qu’est devenue la politique étrangère de ce pays. Julio Borges (centre) avec Leopoldo Lopez et Henrique Capriles (...) Lire la suite »

Mensonges médiatiques contre France Insoumise (partie III) : « dictature et crise humanitaire au Venezuela » (15 y Ultimo)

Pasqualina Curcio
Ces derniers mois en France, on observe au hasard des plateaux de télévision et de radio une situation plutôt comique : tout militant insoumis est sommé de rendre des comptes sur le Venezuela. Or s’il y a quelqu’un qui doit rendre des comptes, c’est bien le journaliste. D’abord, pour avoir occulté les 90 % de la population qui n’ont pas participé aux violences et les ont rejetées, faisant passer la minorité insurgée pour « la population » ; Ensuite, pour avoir inversé l’ordre du montage. L’agression des commandos de la droite et la réponse des forces de l’ordre, montées à l’envers, ont créé l’image d’un « régime » réprimant des manifestants. Il y a plus grave : les médias ont imputé automatiquement, jour après jour, au « régime » les morts causés par l’extrême droite, ce qui a alimenté l’énergie des tueurs. Ceux-ci savaient parfaitement que chaque mort imputé à Maduro renforcerait le discours en faveur d’une intervention. Mais qui, de Médiapart au Soir, de France Inter au Monde, qui, dans la vaste zone grise (Primo Levi) (...) Lire la suite »

Mensonges médiatiques contre France Insoumise (partie II) : le digne chavisme de M. Bourdin

Thierry DERONNE
« Et que dites-vous de Luisa Ortega, la procureure générale, c’est une chaviste digne ! » : L’émission touche à sa fin et pour Jean-Jacques Bourdin comme pour tant de « journalistes », c’est le moment de glisser une énième peau de banane sous les pieds de Jean-Luc Mélenchon. Luisa Ortega ! La caution de gauche parfaite, puisque, venue du camp bolivarien, elle dénonce à présent la « dictature » de Nicolas Maduro ! Reposons aujourd’hui la question à Mr. Bourdin et à ceux qui tenaient enfin leur pasionaria du chavisme critique : « Et que dites-vous de Luisa Ortega ? » Si le droit de suite existait encore, on découvrirait le surprenant itinéraire d’un fantôme qui travaille aujourd’hui avec les États-Unis (1) selon le Miami Herald – après avoir fui le Venezuela dès qu’un coin de voile s’est levé sur l’important réseau mafieux qu’elle organisait depuis ses bureaux à Caracas. La justice vénézuélienne s’intéresse en particulier aux contrats de la frange pétrolière de l’Orénoque, à la destruction de preuves de corruptions (...) Lire la suite »
Interview de Thierry Deronne (1) par Maxime Vivas, pour « Le Journal de l’Insoumission »

On n’a encore rien dit du Venezuela

Thierry DERONNE

Photo : Thierry Deronne (à gauche) lors d’un atelier de fiction populaire organisé dans l’Etat de Tachira (frontière avec la Colombie) par son école de cinéma et par la télévision associative Montaña TV.

Propos recueillis à Caracas pour le Journal de l’Insoumission, le 20 septembre 2017, en marge des rencontres internationales de solidarité : « Todos sommes Venezuela ».
(Version revue et abondée par Th. D.).

* * * Maxime Vivas. Le Venezuela est le pays d’Amérique Latine dont on parle le plus à travers le Monde (désormais plus que de Cuba). Pourquoi ? Thierry Deronne. Eh bien, Maxime, je pense qu’on n’a encore rien dit du Venezuela. La vitesse de projection des Européens sur notre réalité est due parfois à leur histoire de domination, à l’excès de théorie, aux besoins de plus-value idéologique de certains courants politiques ou à la « négociation science-po » avec le pouvoir médiatique. Soyons plus humbles, plus attentifs à « l’autonomie du réel ». MV. Qu’est-ce que nous devrions mieux comprendre ? TD. D’abord que la politique au Venezuela voit s’affronter en permanence deux grands « champs magnétiques ». Le premier, c’est la formation historique « social-démocrate » : le parti Acción Democrática comme appareil clientéliste, fabriquant de sommeil populaire avec télévision de masse, État « magique »au service du pillage de la nation par une élite surtout blanche. C’est l’école politique première, avec ses rêves (...) Lire la suite »
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