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Thème : Chili

L’extrême droite Chilienne à l’élection présidentielle du 21 novembre 2021.

Antonio VALDIVIA
L'impact provoqué par le score obtenu par le candidat d'extrême droite, José Antonio Kast, et le bon résultat du Parti Communiste du Chili (PCCh) sont des éléments qui méritent d'être analysés car ils brisent les schémas et génèrent des inquiétudes dans la société chilienne. Pour les uns, les forces démocratiques et du changement social qui étaient majoritaires après le plébiscite d'octobre 2020 (78% / 22%) et les élections de mai 2021, le résultat de Kast a été un choc, qui produit des réactions différentes à cet événement inattendu, un bouleversement pour la gauche. Pour les autres, la droite et ses alliés, l'avancée des communistes chiliens alimente leurs théories anticommunistes que, selon certains d'entre elles, Gabriel Boric serait disponible pour installer une « dictature du prolétariat » au Chili, ce qui marquerait la fin de démocratie, que le Chili serait un autre Cuba, ou le Venezuela et pourquoi pas un autre Nicaragua. Le Parti Communiste du Chili obtient le meilleur résultat électoral depuis 1973, ce (...) Lire la suite »

CHILI : 2 ans après l’explosion sociale et 4 semaines avant la présidentielle

Pierre CAPPANERA

Si le grain de sel qui a enrayé la machine libérale à partir du 18 octobre 2019 est une simple augmentation de 30 pesos du ticket du métro, les revendications contre le système libéral étaient nombreuses. Elles s’étaient exprimées dans de nombreuses luttes et manifestations parfois spectaculaires.

Malgré l’explosion sociale, pour le moment, peu a été gagné.

Le salaire minimum reste excessivement bas même si, en octobre et novembre 2019, les travailleurs des grandes entreprises ont arraché de nombreuses augmentations de salaire. La seule solution qui a été trouvé pour faire face à la crise du pouvoir d’achat a été de donner à chacun la possibilité de piocher dans son épargne retraite. Le système chilien est un système de capitalisation individuelle. Chacun est « libre » de choisir le fonds de pension qui gère son épargne retraite, une cotisation obligatoire sur le salaire. Cette épargne s’accumule et sert de base pour calculer les montants de la retraite. Le résultat est catastrophique pour les retraités dont les pensions sont ridicules. A la faveur de la pandémie, par trois fois, il a été autorisé des retraits successifs de 10% de l’épargne accumulée. Actuellement est en discussion un quatrième retrait. Ces retraits successifs, s’ils ont été une bouée de sauvetage pour l’immense majorité des familles chiliennes, n’a réglé en rien la question du montant des (...) Lire la suite »

ONZE SEPTEMBRE

BABELOUEST

En ce onze septembre 1973, Monsieur le Président Salvador Allende entamait hélas son dernier jour. Dans la journée, un général de son armée, Augusto Pinochet, le trahissait sur l’injonction de Washington (comme d’habitude).

Il y a 48 ans. Après mai 1968, qui portait déjà la marque d'infamie, et avait touché de nombreux pays, c'était déjà avant "le titre" une Révolution Orange à la mode anglo-saxonne, basée sur la corruption, le mensonge, tous les ingrédients habituels d'une anti-civilisation négation des principes naturels déjà écrits du temps de Zoroastre, mais datant de traditions orales bien antérieures. Le Bien et le Mal : ce sont des concepts très subjectifs, mais quand ce sont systématiquement toutes les pensées naturelles à la fois qui sont violentées, on se dit que là intervient une sorte de folie froide, dépourvue de tous sentiments, la PERVERSION à l'état pur. Celle qui fut portée, comme un vaccin de mort, par les Pères Pélerins sur les rivages du Cap Cod. Il faut dire que ces pervers, en manque de sentiments donc, n'ont de cesse que pour s'arranger à être "les chefs" afin de compenser leur manque. Hélas, pour le moment ils paraissent encore solidement installés, eux qui ne sont qu'une infime minorité, mais une (...) Lire la suite »
CHILI (et autres contrées)

L’antisémitisme « à la carte » du Centre Simon Wiesenthal

Maurice LEMOINE
Une augmentation de 4 pesos (30 centimes d’euro) du prix du ticket de métro ! Telle est, en version simplifiée, ce qui provoque l’explosion sociale, à Santiago du Chili, le 18 octobre 2019. Si l’on élargit l’analyse, on déduit que la révolte est due à la politique néolibérale du président Sebastián Piñera ainsi qu’à la déconnexion des « élites » et de la classe politique face à un quotidien insupportable pour de très larges pans de la population. En une semaine, le Chili s’embrase (au sens figuré du mot). Le 25 octobre, dans la capitale Santiago, 1,2 millions de personnes battent le pavé de l’emblématique Plaza Italia, rebaptisée place de la Dignité. Mélange d’aveuglement obtus et d’obstination dans l’erreur, le pouvoir ne prend pas le mouvement au sérieux. La grève générale du 4 novembre lui remet les yeux en face des trous. Cette fois, le Chili flambe (au sens propre du mot). Menée par les carabiniers, la répression s’abat. Féroce, disproportionnée. A la mi-janvier 2020 on dénombrera (au moins) 27 morts, 3 650 (...) Lire la suite »
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Daniel Jadue, un président communiste pour le Chili ?

Pierre CAPPANERA
Au fil des mois, dans les sondages pour la présidentielle, Daniel Jadue, le très populaire maire communiste de Recoleta, est passé progressivement de 6 à 24% des voix. Ces chiffres dépassent largement l’influence traditionnelle du PC du Chili qui se situe à environ 5% des voix. Ses meilleurs scores, le PC les a obtenus dans les années 70, durant l’Unité Populaire. Il recueillait 16% des voix. Les données très favorables à Daniel Jadue traduisent pour une part l’augmentation de l’influence du PC à partir de l’explosion sociale du 18 octobre. Elle reflète aussi l’aura personnelle dont bénéficie Daniel Jadue comme maire de Recoleta, une des communes de Santiago. Dans sa commune, Daniel Jadue a été à l’initiative de très nombreuses expérimentations sociales. En particulier, Daniel Jadue a créé à Recoleta la première pharmacie municipale populaire qui pratique des prix de médicaments entre 30 et 50% inférieurs à ceux de la concurrence du privé. Daniel Jadue est un homme ouvert, il aide même des municipalités de (...) Lire la suite »

Chili : Covid 19, prisonniers politiques mapuche, racisme et déni de justice dans l’ombre de Pinochet

Patricia Parga-Vega
De graves incidents racistes contre des membres de la communauté mapuche ont été enregistrés dans le sud du Chili. Le tout en plein milieu du couvre-feu et sous le regard patient de la police qui n’est pas intervenue. Les événements se sont produits après le soutien du Ministre de l’intérieur Victor Pérez à des groupes anti-mapuche pendant qu’il a visité la région. La crise de la pandémie a violemment affecté les modes de vie des peuples indigènes du monde entier, exacerbant leurs inégalités et dévoilant sa véritable force motrice : la marchandisation totale de la vie sociale. Crise sociale et pandémie La révolte sociale qui a débuté en octobre dernier au Chili exigeait un nouveau projet de société, juste et égalitaire, qui garantisse les droits sociaux essentiels, tels que le droit à la santé, à l’éducation, au travail et à la sécurité sociale. Mais la seule réponse du gouvernement à cette demande a été une forte répression policière et militaire, qui s’est traduite par une violation massive, grave et (...) Lire la suite »

Explosion de l’épidémie au Chili : pas qu’à Santiago

Pierre CAPPANERA
CHILI, Santiago. Mardi 2 juin 2020. Depuis le 29 avril, l’épidémie est hors contrôle. La volonté des autorités de ne rien faire donne les résultats annoncés depuis des semaines. Une catastrophe. Le schéma à l’italienne. Le nombre de contaminés vient de dépasser les 100 000 pour une population de 18 millions d’habitants. Début avril, plusieurs études scientifiques et épidémiologiques avaient prévu ce chiffre pour juin si le gouvernement ne décidait pas d’établir un confinement généralisé du pays. Le gouvernement ne l’a pas fait. Le résultat est là. Aujourd’hui tous les yeux sont tournés vers Santiago (40% de la population). La capitale concentre aujourd’hui 81% des contaminés et 76 % des décédés. Dans les trois semaines qui ont précédés le 29 avril, la moyenne quotidienne nationale des nouveaux cas de contamination étaient successivement de 389, 432 puis 512 avant d’exploser à 1 160 la première semaine de mai. La moyenne de la semaine en cours sera de plus de 4 000. Le pic devrait être atteint durant ce mois à (...) Lire la suite »
Et il n’existe pas de répression, si dure et criminelle soit-elle, qui puisse entraver un peuple qui se lève.

Luis Sepùlveda est mort.

Serge PEY (+ un texte de Luis SEPULVEDA sur le Chili)

Luis Sepúlveda était un écrivain chilien « engagé » (c’est-à-dire attentif aux choses du monde) dont l’œuvre et la vie ont été marquées par un idéal politique.
Son premier roman, « Le Vieux qui lisait des romans d’amour », a été traduit en trente-cinq langues et adapté au cinéma. Le 16 avril 2020, il a été emporté par le Coronavirus, en Espagne où il vivait.
Serge Pey est un enfant de la guerre civile espagnole et de l’immigration. Poète, performeur, plasticien, romancier, maître de conférence à l’université Toulouse-Le Mirail, éditeur (il a édité Jaroslav Seifert, prix Nobel de littérature 1984 ), conférencier international, il a été récompensé par le Prix Boccace, le prix Guillaume-Apollinaire, le Grand prix SGDL de poésie.
Serge Pey et Luis Sepùlveda ont participé au Chili à la résistance contre Pinochet dans le MIR (Movimiento de Izquierda Revolucionaria), armés de l’enthousiasme de leur jeunesse et « de vieux Beretta ».

Ce que vous allez lire ici, est une création poétique, écrite dans la nuit par Serge Pey pour Le Grand Soir, en hommage à son ami Luis Sepùlveda.

LGS

La vérité se retourne parfois comme un gant pour chercher sa main. Ainsi est la mort qu’il nous faut savoir retourner. Le virus que nous prenions pour un allié de la grève générale a tué un des nôtres. L’utopie perd son sang sur l’horizon et fait pleurer le soleil. La lumière est morte. La lumière est vivante. Il s’appelait Luis. Une majuscule de Luz devant une lumière sans majuscule. Sepùlveda est mort. Les journalistes qui enterrent le jour se mettent soudain à déterrer une histoire qu’ils ne connaissent pas, et dont seuls les vieux et les chiens se souviennent. Il s’appelait Luis. C’était il y a pas longtemps. Nous sortions avec Hugo et Chiara de la Villa Grimaldi. Je murmurais alors des poèmes devant les cages de torture, et seules les perruches qui sifflaient dans les arbres nous écoutaient. Mon ami regardait les fourmis à ses pieds qui transportaient des feuilles d’arbre et me disait que c’était les mêmes qui charriaient les cris de sa compagne que quarante ans avant des masques interrogeaient. (...) Lire la suite »

Ce ne sont pas trente pesos, ce sont trente ans…

Sylvie R. Moulin

Mon amie Sylvie R. Moulin est résidente au Chili depuis plus de 20 ans. Enseignante, universitaire, écrivaine, elle connaît le Chili dans tous les aspects de la diversité de sa population. Son témoignage, dans toute sa fraîcheur et sa sincérité issues de son vécu, est un témoignage de la réalité de ce que vit le peuple chilien actuellement. Jean-Michel Hureau

J’ai appris la nouvelle alors que je me trouvais au Costa Rica, par un appel téléphonique de ma fille qui se trouvait à Santiago et qui avait dû marcher trois heures pour rentrer chez elle en raison de la fermeture intempestive du métro. Hors contexte, cela peut sembler burlesque, et d’ailleurs, au départ, personne n’a très bien compris ce qui se passait, ni soupçonné les proportions qu’allaient prendre les affrontements en l’espace de quelques jours. La semaine, il est vrai, avait été agitée. Tout avait commencé le lundi 14 octobre, lorsque le prix du billet de métro avait de nouveau monté. Durant les douze dernières années, il a augmenté de plus de 80%, et la part la plus significative de cette hausse a eu lieu en 2019. Il faut savoir que le métro de Santiago a trois tarifs selon les horaires, le plus élevé se situant entre sept et neuf heures le matin et dix-huit à vingt heures le soir, c’est-à-dire aux heures de pointe. Le transport urbain de Santiago se confirmait ainsi comme l’un des plus coûteux (...) Lire la suite »

Le Chili ou l’héritage d’une accumulation de luttes

Jérôme DUVAL

La révolte au Chili fait écho à bien d’autres soulèvements contre des mesures néolibérales, telle la hausse du prix des transports au Venezuela, au Brésil, en Haïti ou encore en Équateur. Alors qu’en France, le mouvement des gilets jaunes, déclenché pour les mêmes raisons, célèbre son premier anniversaire, l’Iran est le dernier exemple de révolte contre une hausse de 50 % du prix de l’essence.

Au Venezuela, le traumatisme de la révolte du Caracazo réprimée dans le sang est encore tenace. En 1989, une série de mesures dictées par le FMI, appelée « le grand tournant » (El Gran Viraje), parmi lesquelles figure l’augmentation de 30 % du prix des transports et de 83 % du prix de l’essence, déclenche l’ire populaire. Ces contre-réformes sont présentées par le président Carlos Andrés Pérez pour obtenir un prêt d’environ 4,5 milliards de dollars du FMI sur trois ans. Comme au Chili aujourd’hui, dans un contexte au degré de violence incomparable, le gouvernement envoie plus de 9 000 soldats dans les rues pour mater la rébellion d’un peuple affamé. La Guardia Nacional, la Police militaire, et l’Armée de terre s’adonnent à une répression sans limite. L’histoire se termine en bain de sang qui entache encore aujourd’hui les annales de l’institution financière internationale la plus contestée. Aucun chiffre exact des assassinats n’a pu être établi, mais celui de 276 morts, avancé par le gouvernement de Carlos (...) Lire la suite »
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