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Thème : Chili

Conseil de lecture #1 : ¡VENCEREMOS !

RÉPUBLIQUE SOCIALE

La lecture est un outil indispensable pour se former, s'éduquer, s'émanciper et s'épanouir. Une arme d'autant plus importante aujourd'hui à l'heure où il est souvent difficile d'avoir accès à certaines vérités, notamment historiques. Au travers de cette nouvelle série d'articles je vais essayer de présenter certains ouvrages qui m'ont semblé importants. Le livre que je vais présenter aujourd'hui traite d'événements qui se sont déroulés au début des années 70', mais qui peuvent se transposer à la situation actuelle. 

¡VENCEROMOS ! Analyses et documents sur le Pouvoir populaire au Chili (1970-73) est un ouvrage qui revient sur l'expérience chilienne du socialisme lorsque Salvador Allende et l'Unité populaire arrivèrent à la tête du pays en 1970. Cette histoire est assez connue, tout comme sa fin tragique suite au coup d'état du général Pinochet, avec la bénédiction du voisin Nord-américain. Mais ce qui l'est moins c'est l'activité des militants de base, dans les usines notamment qui, au jour le jour, tentèrent de faire vivre le programme de l'Unité populaire. Que ce soit au sein des "Cordons industriels", des "Commandos communaux", ou des "Conseils paysans", le peuple chilien a tenté pendant cette période de s'organiser. Il avait compris que sans un appui de la base au gouvernement, jamais ce dernier ne pourrait réaliser son programme, ni aller au bout de ce pour quoi il fut élu. Hélas les multiples mobilisations n'auront pas suffi. Le livre se termine par une lettre de la Coordination provinciale des Cordons (...) Lire la suite »

Chili : une grande dame s’est éteinte

Christian RODRIGUEZ
Aujourd’hui 26 octobre 2018, le Chili et le monde ont perdu une grande dame, Ana González de Recabarren. Elle est partie à l’age de 93 ans. Elle a été membre du Parti Communiste à l’age de 17 ans pour le quitter en 2002 mais elle fut avant tout une activiste des Droits Humains. Quatre membres de sa famille ont été détenus-disparus sous la dictature de Pinochet en 1976, vraisemblablement à la tristement célèbre Villa Grimaldi. C’est alors qu’elle devient une des principales dirigeantes du Groupement des Familles de Détenus-Disparus qu’elle a représenté devant l’ONU, l’OEA, la Croix Rouge Internationale, la Commission Internationale des Juristes, le Vatican et Amnistie Internationale, entre autres. Elle a participé à une grève de la faim au siège de la CEPAL (Commission Economique Pour l’Amérique Latine). Elle a été le personnage principal d’un documentaire en 1996, « Quiero llorar a mares » (Je veux pleurer comme une madeleine) qui a obtenu le prix de la meilleure émission de télévision. En 2000, elle a fait (...) Lire la suite »

L’assassinat de la démocratie chilienne a aussi eu lieu un 11 septembre (RT)

Tomasz PIERSCIONEK

En ce jour où l’on commémore les attentats terroristes du 11 septembre, le Dr Tomasz Pierscionek se souvient d’une tragédie qui a aussi endeuillé un 11 septembre.

À l'occasion de la 17ième commémoration des attentats terroristes du 11 septembre, nous pleurons la mort de près de 3 000 personnes. Les événements qui ont suivi les attentats ont fini par éclipser la tragédie elle-même, et les ondes de choc émises il y a près de deux décennies résonnent encore dans le monde entier. Un rapport publié en 2006 - Tendances du terrorisme mondial : Implications pour les États-Unis - qui réunit les conclusions de 16 agences de renseignement étasuniennes différentes, a conclu que la guerre en Irak a conduit à une augmentation du terrorisme international. Le sentiment d’empathie qui a suivi le 11 septembre a été remplacé, dans certaines parties du monde, par un fort sentiment anti-occidental. Les effets à long terme des conflits qui ont suivi le 11 septembre 2001 se feront sentir lorsque les nombreux orphelins ou enfants psychologiquement marqués par les guerres en Irak, en Afghanistan, en Libye et ailleurs seront devenus adultes. De nombreux habitants de la planète se (...) Lire la suite »
Emprisonné au Chili, soigné à Cuba, militant alternationaliste en France...

Forum de Sao Paulo à La Havane : entrevue avec Christian Rodriguez

Jean-Michel HUREAU

Christian Rodriguez a été invité à assister, en tant qu’observateur pour la France Insoumise, au Forum de Sao Paulo qui réunit l’ensemble de ce que les partis politiques et mouvements progressistes peuvent compter en Amérique Latine et Caraïbe. Nous l’avons interrogé sur la tenue de ce Forum, les thèmes débattus et les perspectives d’avancée dans un avenir proche ou à plus long terme.

Jean-Michel Hureau : Quelle impression globale retenez-vous de ce Forum et sur son déroulement ? Christian Rodriguez : Le Forum de Sao Paulo a été traditionnellement un des espaces de rencontres importantes pour mesurer l’état des forces politiques alternatives à la droite et au néo-libéralisme en Amérique Latine. Il s’agit d'un espace de rencontre où le débat, la discussion et le rapprochement entre acteurs politiques collectifs et individuels convergent afin de donner une cohérence à une lutte contre un système global en décadence comme l'est le capitalisme et, dans sa phase ultime, le néo-libéralisme. Photo : Christian Rodriguez JMH : Quels ont été les principaux thèmes abordés ? CR : L’état de la gauche et l'urgence de l’unité latino-américaine, la solidarité avec les pays en grande difficulté et avec tous les peuples qui soufrent des violences brutales de la droite dure pilotée par l’impérialisme nord-américain. La dénonciation de la persécution envers des dirigeants progressistes comme Lula Da (...) Lire la suite »

Chili : retour de la droite ultralibérale au pouvoir

Christian RODRIGUEZ
Depuis hier, Piñera a pris ses fonctions à la suite de Bachelet. Avec lui, c'est le retour aux affaires d'anciens compagnons de Pinochet qui vont continuer à accroître la pauvreté et la souffrance. Ils vont pouvoir poursuivre leur entreprise de spoliation en vendant ce qu'il reste à vendre. Mais quel est le bilan de Bachelet après quatre années ? Elle avait promis trois réformes majeures : éducation, réforme fiscale et constitution. La gratuité de l'éducation ne concerne qu'une partie infime des étudiants. La plus grande partie de l'argent versée par l'État va directement au privé. C'est un marché très lucratif. Au Chili, on n'étudie pas par vocation mais en fonction de ses moyens. Les biens familiaux sont inclus dans les garanties exigées par les banques pour s'assurer que les emprunts étudiants seront bien remboursés. Il ne faut pas compter sur le nouveau président pour améliorer les choses, bien au contraire. Actuellement, le PIB se répartit entre 30-35% pour la rémunération du travail et 65-70% (...) Lire la suite »

Chili : des anciens prisonniers politiques en France demandent l’asile pour Ricardo Palma Salamanca

Jean-Michel HUREAU

Christian Rodriguez, un des représentants des ex-prisonniers politiques chiliens en France, a affirmé ce dimanche que son groupe appuie une éventuelle attribution d’asile politique à l’ex-frontiste (FPMR : Frente Patriótico Manuel Rodriguez) Ricardo Palma Salamanca, condamné en tant qu’auteur matériel de l’assassinat du sénateur Jaime Guzmán, en raison d’un « manque de garanties » de la part de la justice chilienne.

Nous pensons que la justice chilienne ne donne aucune garantie de sérénité et de possibilité, incluant l’intégrité physique de ce camarade, qui est arrivé en France et qui devrait lui octroyer l’asile politique. C’est ce que nous allons défendre de toutes nos forces et nos énergies comme nous l’avons fait à plusieurs reprises avec tous ceux qui ont souffert des persécutions politiques durant ces années de dictature. La justice française est sereine et toute personne a droit à sa liberté si elle réunit trois conditions : ne représenter aucun danger pour les citoyens français, ne pas chercher à s’enfuir du pays et ne pas assujettir ou menacer des témoins-clés. Ce cas n’est pas une exception, il fait partie de la tradition française en matière de justice. Notre groupe ne comprend pas la colère des autorités et des politiciens chiliens concernant la liberté de Ricardo Palma alors que le gouvernement chilien s’est refusé à remettre à la France 15 personnes pour l’assassinat de quatre ressortissants français pendant (...) Lire la suite »

Chili : le Frente Amplio, l’émergence de l’alternative politique

Randy Némoz
Pour la seconde fois depuis la fin de la dictature, la coalition de droite a conquis le pouvoir au Chili lors des élections de novembre dernier. Bien que nous ayons assisté à un nouveau match opposant les deux coalitions traditionnelles, une nouvelle force semble avoir bousculé le bipartisme en faisant mentir tous les pronostics : le Frente Amplio ; ce mouvement s’impose comme troisième force politique, et manque de peu le second tour. Nous avons rencontré des militants parisiens de ce mouvement. Retour sur la situation politique du Chili, la déception des mandatures Bachelet (2006 – 2010 et 2014 – 2018) et le nouvel espoir des opposants au néolibéralisme dont ce pays fut le laboratoire. Changer l’Education pour transformer la société : la grande aspiration démocratique chilienne Impossible de comprendre la politique chilienne et l’avènement du Frente Amplio sans revenir sur les événements liés à la question de l’éducation qui est centrale au Chili, et qui concentre en elle beaucoup des fractures (...) Lire la suite »

Chili : Piñera président

Christian RODRIGUEZ
Avec 54,57 % des voix, Sebastián Piñera remporte l’élection présidentielle et revient au pouvoir après Bachelet. Comme je l’avais signalé, Piñera représente la droite dure et réactionnaire. Mais Guillier, par son manque de stratégie électorale et d’écoute aux aspirations populaires portées par Beatriz Sánchez et le Frente Amplio est seul responsable de sa déroute. Sa condescendance et son mépris auront été fatals. Encore une fois, la Démocratie Chrétienne préfère s’allier à la droite. Cela ne peut que nous rappeler ce triste jour de septembre 1973, notre 11 septembre. Pourtant, les Chiliens ont été plus nombreux à se rendre aux urnes qu’au premier tour ce qui montre, contrairement à ce que dit Bachelet, que les électeurs ne se sont pas détournés de la politique. Il s’agit, en fait, d’un désaveu de la politique menée par la Concertation vers plus de libéralisme. Bachelet prendra son petit-déjeuner demain à 9 h avec Piñera. Qu’elle le digère bien car des millions de pauvres se feraient une joie d’y participer ! En (...) Lire la suite »

Chili : des élections surprenantes et beaucoup d’interrogations

Christian RODRIGUEZ

Ce dimanche, c’était jour de vote au Chili : le premier tour de l’élection présidentielle et l’élection des députés et sénateurs. Les médias européens s’y intéressent peu, focalisés qu’ils sont sur l’échec d’Angela Merkel à constituer un gouvernement de coalition. Il n’est pas interdit, néanmoins d’en tirer quelques enseignements.

Les enquêtes d’opinion Tous les sondages donnaient Sebastián Piñera, ancien président de 2010 à 2014, de droite néolibérale, largement vainqueur au second tour devant son rival Alejandro Guillier, candidat d’une coalition (PS-PC-PPD-PR), successeur et héritier désigné de Michelle Bachelet, présidente sortante. Les sondages le plébiscitaient à tel point que l’on se demandait s’il ne serait pas élu dès le premier tour. Sa victoire semblait, dans tous les cas, acquise. Il ne fait pas de doute que ces prévisions ont eu un impact sur le résultat final. Le grand vainqueur : l’abstention Le premier enseignement que l’on peut retirer des résultats est le taux d’abstention : 53%. Moins d’un chilien sur deux s’est prononcé lors de ces élections. Si l’on y ajoute les votes blancs et nuls, seulement 45,12% de la population s’est exprimé pour l’un-e ou l’autre des 8 candidat-e-s. 6,5 millions de votant-e-s sur plus de 14 millions, ça interroge. Les causes sont diverses mais on peut déjà y voir la dépolitisation de la (...) Lire la suite »

Élections au Chili

Christian RODRIGUEZ
Demain dimanche 19 novembre, des millions de chiliennes et chiliens vont élire leur président, leurs députés et leurs sénatrices et sénateurs. La Constitution en vigueur est cependant toujours celle promulguée par Pinochet contre vents et marées. Tous les gouvernements précédents n’ont pas su ou pas pu l’abroger, faute de volonté ou de majorité indispensable. A aucun moment, les gouvernants ont su entendre la clameur populaire demandant une nouvelle Constitution issue d’une Assemblée Constituante. Le seul fait nouveau est que les chiliens de l’extérieur vont pouvoir participer au scrutin présidentiel bien que le million d’exilés rentrés au pays ne voient souvent pas de légitimité à participer à ce jeu de dupes où la notion de gauche et de droite n’est, en fait, que le reflet de la même idéologie néo-libérale. Le favori, Sebastián Piñera, ex-président, incarne le rêve doré de la droite sud-américaine. Son principal adversaire, Alejandro Guillier, candidat d’une gauche molle héritière de Lagos et Bachelet, sans (...) Lire la suite »
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