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Thème : Commerce

TV Box, auto-écoles, herbes de Provence... De nos jours, les arnaques sont partout

Marc LUTIN

Publicités mensongères, conditions de vente abusives, contrats ambigus… Le consommateur est quotidiennement exposé à toutes sortes d’arnaques, que ce soit au supermarché, sur Internet et même dans les écoles de conduite.

L’imagination humaine n’a décidément pas de limites, surtout lorsqu’il s’agit de tirer profit d’individus un peu trop confiants. La journaliste Magali Boissin recensait, le 26 septembre dernier sur le plateau de France 2, les techniques, diverses et variées, utilisées pour tromper le consommateur sur l’origine de certains produits. Par exemple, certaines étiquettes portent volontairement à confusion afin de faire croire que l’huile « provençale » qu’on a l’habitude d’acheter est bien produite dans le sud de la France. Mais en réalité, une simple étiquette ne prouve rien. « Même s’il y a une adresse en Provence qui figure sur la bouteille, cela peut être l’adresse du négociant ou de l’usine d’embouteillage, avec une huile qui provient d’un autre pays », révèle ainsi la journaliste. Selon Magali Boissin, pas moins de « 90 % des herbes de Provence proviennent de Pologne ou d’Albanie. De même, des produits typiquement français sont copiés et vendus à l’étranger : les Chinois sont ainsi devenus les spécialistes des (...) Lire la suite »

Sanctionnons les distributeurs complices d’entreprises irresponsables

Sylvie BONNET

Vendre par erreur des produits défectueux est une chose que l’on peut à la rigueur admettre, puisque dans notre société de consommation, tout ou presque désormais a une durée de vie limitée. Mais certains distributeurs cautionnent en toute connaissance de cause la vente de marques ou produits à l’origine douteuse, en plus de ceux qui, en toute discrétion, ferment les yeux sur les pratiques de leurs fournisseurs ou sous-traitants.

Il y a une notion clé dans ce débat qui restent encore floue ou abstraite pour certains distributeurs : la responsabilité. Il est vrai que le distributeur n’est a priori qu’un intermédiaire entre des marques ou des fabricants, grossistes ou détaillants, et des clients, souvent mal ou sous-informés. Dans cette position économiquement confortable et intellectuellement rassurante, certains distributeurs ont une fâcheuse tendance à croire qu’ils ne sont responsables ni des « pratiques et aléas de production », au sens large, ni de l’éducation du consommateur, assez grand selon eux pour faire le tri à son niveau. Or, la responsabilité des distributeurs est en réalité large et portent sur plusieurs plans. La responsabilité « produits » (et services...) Ce sont les cas les plus simples et les plus fréquents : ceux des produits défectueux. Mais pour le consommateur, faire valoir ses droits face au distributeur indélicat se transforme parfois en parcours du combattant. Il est vrai que les distributeurs ont (...) Lire la suite »

Samedi 29 janvier, journal télévisé de 20H, sur...

Jean-Marc GARDES
Samedi 29 janvier, journal télévisé de 20H, sur France 2. Allez savoir pourquoi, au milieu des sujets traités, un reportage sur les ampoules électriques basse consommation. Un acheteur, perdu au milieu des rayons d'un grand magasin proposant innombrables modèles différents d'ampoules. Celui-ci avoue son désarroi : quel modèle choisir ? Les journalistes de la chaîne entrent alors en action et prennent le relais. Ils achètent un échantillon d'ampoules et le portent, pour test, dans un laboratoire indépendant. Résultat des courses : aucune ampoule, ou quasiment, n'offre les performances portées sur l'emballage ! Le meilleur pour la fin : la voix off du journaliste qui conclue : la prochaine fois que vous achèterez une ampoule, ouvrez l’œil. Dis autrement : soyez vigilants ; faites attention à ne pas vous faire avoir ! Et oui, consommateur ignare, en l'absence d'agents de contrôle de feu la DDCRF (Direction Départementale de la Concurrence, Consommation et Répression des Fraudes), c'est à toi qu'il (...) Lire la suite »

Quand la Chine était l’avenir du capitalisme

VILA

Depuis des mois, les places boursières chinoises s’effondrent. Près de 2 700 milliards d’euros évaporés en trois semaines. Un énorme krach à la hauteur de la bulle financière qui a été nourrie par la spéculation immobilière.

En 2013, pour « relancer » l’économie chinoise, le gouvernement, sous l’égide du président Xi Jinping, a mené plusieurs réformes visant à libéraliser le secteur financier. Très vite, l’euphorie boursière s’est répandue. On a assisté à un afflux massif de titres de crédit, alimentés par un torrent de liquidités, en raison des nombreux assouplissements monétaires de la Banque centrale et d’un appel massif des investisseurs à ce type d’emprunts. Ce qui s’est traduit par la suite par une explosion des marchés d’actions, en déconnexion flagrante avec l’économie réelle. La Bourse de Shanghai, par exemple, s’est envolée de 150% au cours des douze derniers mois. Or, à l’inverse des places occidentales, l’écrasante majorité des investisseurs des Bourses chinoises sont des particuliers, s’étant endettés pour investir. C'est donc pire que les subprimes car ceux ci étaient au moins adossé sur de l'immobilier et pas sur du capital fictif pour parapher Marx. Tous les signaux économiques montrent donc que la fête est finie et que la (...) Lire la suite »

Débâcle étasunienne en Asie : le TTP après l’AIIB ?

Philippe GRASSET
Alors qu’ils sont en train d’essuyer à grand-peine les plaies et les plâtres consécutifs à l’énorme débâcle subie avec la banque d’investissement AIIB lancée par la Chine, les EU se trouvent devant la probabilité d’une nouvelle débâcle sur le même théâtre de l’Asie-Pacifique. Elle concerne le sort du grand traité de prétendu “libre-échange” Trans-Pacific Treaty(TTP) qu’ils essaient d’imposer à l’ensemble Pacifique-Asie, – c’est-à-dire à un ensemble de pays dont la Chine est soigneusement exclue (l’Australie, le Brunei, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle Zélande, le Pérou, Singapour, les EU et le Vietnam). L’intérêt de ce qui apparaît être un blocage empêchant la conclusion des négociations pour la troisième année de suite est qu’il ne concerne pas le contenu du traité, mais bien le fonctionnement du pouvoir aux EU. Nombre de pays, dont le Canada et le Japon, refusent de boucler un accord si le président n’obtient pas le vote par le Congrès de la loi Trade Promotion Authority (TPA), qui est (...) Lire la suite »

L’UE s’apprête à garroter l’Afrique

François CHARLES

Que sont donc ces mal nommés APE ? Des "partenariats" à sens unique, entre pays riches et pays appauvris, entre puissance économique et pays dominés, autrement dit, des "partenariats" totalement déséquilibrés, qui, outre qu’ils supprimeront rien moins que 75% nets des droits de douane pour les pays africains visés vont également réduire drastiquement la souveraineté des nations concernant leur indépendance commerciale.

Autrement dit encore, ajoutée à la dictature du Franc CFA, ces accords viennent entériner une nouvelle perte de souveraineté et une perte sèche de recettes pour des pays déjà financièrement soumis au FMI et à la Banque Mondiale par la "Dette" Les raisons de ces "accords" Sachant que les pays africains concernés exportent 80% de leur production vers l'Europe, essentiellement, bien entendu, sous forme de matières premières, ni transformées, ni manufacturées, les européens , "bons princes", avaient depuis longtemps passé avec ces pays, un accord de libre accès de leurs marchandises à leurs propres marchés. Accordé dans la foulée des indépendances, bon an mal an, cet accommodement durait depuis la fin des années 60. Maintenant, globalisation libérale et course au profit maximum obligent, tout doit changer ! Désormais, les pays européens, anciens colonisateurs, veulent tout ! Ils veulent les matières premières chez eux et la conquête des marchés intérieurs des autres. Il suffit d'observer les termes du (...) Lire la suite »

La Chine et la position géostratégique de l’Italie

COMAGUER
Un éclairage très concret sur la puissance du projet des nouvelles routes de la soie L’article qui suit fait écho à la récente visite en Italie du premier ministre chinois et qui avait donné l’occasion à l’agence de presse officielle chinoise de publier la carte reprise dans le bulletin n°276 de COMAGUER. Publié sur deux sites Internet italien : MARX XXI et Contrapiono, il administre la preuve que l’aboutissement dans un port italien de la nouvelle route maritime de la soie n’est pas un simple coup de pinceau sur une carte mais la concrétisation d’une opération de grande envergure déjà bien avancée. A en juger par les milliards d’Euros déjà investis par la Chine en Italie et par l’entrée massive de la Banque centrale de Chine – qui à l’inverse des banques centrales occidentales « indépendantes » du pouvoir politique selon les canons de l’économie capitaliste ultralibérale n’est pas indépendante – au capital de la Cassa de Depositi e Presti, équivalent italien de la Caisse des Dépôts et Consignations (...) Lire la suite »