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Thème : Elections

La gauche radicale doit-elle boycotter les élections et les institutions ?

Benedikt ARDEN
L’idée n’est pas neuve et celle-ci existe depuis le tout début de nos systèmes électifs représentatifs, ceux que nous appelons un peu vite « démocratie ». Tous les courants de pensée radicalement opposés au système en place ont d’ailleurs leurs franges antiparlementaires et ceci autant à droite qu’à gauche. C’est d’autant plus le cas pour la gauche, que l’un de ses principaux courants de pensée (l’anarchisme) est ontologiquement opposé à toute forme de pouvoir. C’est-à-dire que celui-ci est opposé au principe même d’autorité politique, eut-elle pour fonction de changer l’ordre établi. Cependant, ici, l’idée n’est pas de traiter des idéaux anarchistes, mais bien de la tactique du boycott des élections et des institutions bourgeoises en général. La gauche radicale s’est depuis toujours déchirée sur la question. Et encore aujourd’hui, le bien-fondé de la question reste encore tout à fait d’actualité, puisque plusieurs groupes politiques ont récemment appelé à participer comme à boycotter les dernières élections (...) Lire la suite »

Discours de J-L Mélenchon dans l’hémicycle

Jean-Luc MELENCHON

Le mercredi 12 juin 2019, Jean-Luc Mélenchon répondait au discours de politique générale d’Édouard Philippe depuis la tribune de l’Assemblée nationale. Voici la retranscription de son intervention.

Monsieur le Premier ministre, Je n’ai que 10 minutes et personne n’aura eu le temps de démêler le pesant catalogue que vous nous avez présenté tout à l’heure. Je vais donc à l’essentiel. Vous venez à l’Assemblée nationale pour nous demander de vous appuyer pour commencer une nouvelle étape de votre politique après les élections européennes. Les députés de « la France insoumise » s’y opposeront. Ici, par nos votes. Hors de ces murs, par les moyens pacifiques de l’action citoyenne. Comme nous le faisons avec l’appel à référendum contre votre privatisation d’Aéroports de Paris. Notre désaccord n’est pas ponctuel, vous le savez bien. Il est global. Il est global. Il implique deux visions du monde. Un peu comme cette cinquième République qui est la vôtre – et qui est la monarchie présidentielle, à nos yeux, partout – et cette sixième république dont nous nous réclamons et qui est la démocratie partout. Monsieur le Premier ministre, ce n’est pas votre personne qui est visée. Vous êtes un adversaire respecté. C’est (...) Lire la suite »

Qui a vraiment gagné les élections Européennes ?

Fabrice AUBERT
Le capitalisme peut dormir tranquille. Le résultat des apparences : Depuis hier soir, les merdias, comme à leur habitude éructent de délice. Victoire du F.N, montée des verts, baisse des républicains (L.R), « écroulement de Mélenchon », développant la thèse de la poursuite du « dégagisme » oubliant à ce propos que le théoricien de cette thèse porte le nom de Mélenchon…mais les merdias ne sont pas à une contradiction près, du moment que du papier et des images soient vendus… P.U.B. Si les chiffres bruts, livrés sur l’écran cathodique qui brille, donnent ce résultat, ceux-ci ne sont que des apparences jetées en pâture au bon peuple crédule… L’union européenne est massivement rejetée par les peuples : le premier fait au-delà des résultats politiques est que l’Union européenne est massivement rejetée par les peuples ce que dévoile l’évolution de l’abstention à chaque nouvelle élection du Parlement. Les résultats politiques d’apparence : Je vous ai mis deux graphiques pour le même résultat, pur que vous visualiser (...) Lire la suite »
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Apocalypse now ? Retour sur les élections européennes 2019

Benedikt ARDEN

Les élections européennes étant maintenant derrière nous, il nous est enfin possible d’en faire le bilan. Je ne vais pas rappeler dans le détail l’ensemble des résultats de la soirée du 26 mai (ceux-ci sont disponibles ici), mais je vais quand même en rappeler l’essentiel.

En tête, le Rassemblement national (RN), avec 23,33%. Vient ensuite La République en marche ! (LREM), avec 22,41%. En troisième place, Europe Écologie Les Verts (EELV) avec 13,48%. En 4e position, Les républicains (LR), avec 8,48%. Viennent ensuite La France insoumise (FI) avec 6,31% et le Parti socialiste (PS) avec 6,19%. En résumé, le parti présidentiel rate son pari de « faire barrage » à l’extrême droite et passe deuxième. Ensuite, nette montée de EELV et grosse défaite pour les Républicains et la FI. Comme je le mentionnais dans mon 1er article sur ces élections, les résultats n’ont pas tellement d’importance, puisque les députés européens n’ont a peu près pas de pouvoirs politiques (1). Si ce n’est de bloquer les traités de libre-échange et autres avancés néolibérales, s’ils sont suffisamment nombreux bien sûr. Ce qui (notons-le) n’aurait pas été le cas, même avec une FI en tête. Les députés n’ont donc absolument pas « le pouvoir de diriger l’Europe », comme l’a si franchement exprimé l’ancien président (...) Lire la suite »

Les dirigeants européens, réunis à Sibiu, s’approchent du sublime ridicule

Pierre LEVY

Angoissés par la perspective d’abstention massive aux européennes, les Vingt-sept multiplient les déclarations pathétiques et livrent involontairement un aveu

Décidément, ces dirigeants européens sont vraiment impayables. Particulièrement quand ils sont pris, si ce n’est de panique, du moins d’une extrême fébrilité. Tel est le cas avec l’approche des élections renouvelant les eurodéputés. Le scrutin est programmé du 23 au 26 mai, et pourrait bien marquer une nouvelle étape dans la progression continue de l’abstention, une tendance qui gagne régulièrement en ampleur depuis 1979. A cette époque, la participation globale était de 62% ; en 2014, elle n’était plus que de 43%. Cette année, un nouveau record pourrait bien être battu. De nombreuses raisons peuvent expliquer cette chute. La principale n’est jamais citée par les discours officiels et les médias dominants : l’Assemblée de Strasbourg usurpe le nom de « Parlement ». Car l’essence d’un Parlement est de représenter un peuple ; or il n’existe pas de « peuple européen ». Et, plus ou moins distinctement, de plus en plus de citoyens en ont l’intuition : on leur demande de donner, à travers le vote, un semblant de (...) Lire la suite »
Une courte nouvelle politique et sa chute brutale et imprévue

Pourquoi ? Parce que.

Hernando CALVO OSPINA

Vu et entendu par Hernando Calvo Ospina à Maracaibo, principal port pétrolier du Venezuela. C’est l’une des 39 histoires que contient son dernier livre *. Ce court récit, qui caractérise intemporellement l’état d’esprit de la classe moyenne émergente au Venezuela, peut apporter un éclairage sur l’actualité. Avec l’autorisation de l’auteur et de l’éditeur nous le reproduisons ici.

*No Fly List et autres contes exotiques.

Je crois bien que si l’air conditionné continue à refroidir l’atmosphère, il neigera bientôt à l’intérieur de cette cafétéria. C’est le grand contraste quand on passe la porte, car le soleil mêlé à l’odeur de combustible fait de cette ville pétrolière un brasier de goudron. Je suis à Maracaibo, ville vénézuélienne située près de la Colombie. Tout en dégustant un délicieux jus de fruits naturel bien épais, je bavarde avec un jeune homme de 30 ans. On en vient à parler logement et voici ce que j'en ai retenu : Comment avez-vous obtenu votre maison dans ce lotissement ? C’est le président Chavez qui nous l’a remise. Elle vous coûte cher ? Nous la payons à crédit, mais c’est presque un cadeau car on ne paye pas beaucoup. Où viviez-vous auparavant ? Dans un quartier très laid ! Le taxi que conduit ton père, comment l’a-t-il obtenu ? Vous êtes-vous endettés auprès de la banque ? Non Monsieur, on nous a accordé un prêt spécial. Qui donc ? Le gouvernement du président Chavez. On m’a fait aussi un prêt pour la (...) Lire la suite »
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Elections, démocratouille et gilets jaunes

Vincent MORET

1) Celui qui ne vote pas perd le droit de parler ensuite.
2 Celui qui a voté pour un candidat qui a été battu doit respecter « le verdict des urnes » et attendre le prochain scrutin.
3) Celui qui a voté pour le candidat élu n’a pas le droit de le critiquer après (« Il ne fallait pas voter pour lui »).

Dans tous les cas, nous sommes libres de nous exprimer le temps du passage furtif dans un isoloir. Le reste du temps, nous devons nous taire et subir. « Le peuple anglais pense être libre, il se trompe fort : il ne l’est que durant l’élection des membres du parlement ; sitôt qu’ils sont élus, il est esclave, il n’est rien [1]. Dans les courts moments de sa liberté, l’usage qu’il en fait mérite bien qu’il la perde ». Jean-Jacques Rousseau a écrit ça en 1762 ( « Du contrat social ou Principes du droit politique »). Et il ajoutait par ailleurs : « Si donc le peuple promet simplement d’obéir, il se dissout par cet acte, il perd sa qualité de peuple ». Vincent MORET du GILET Note [1] Rousseau pense évidemment à la phrase de Macron sur les gens qu’on croise dans les (...) Lire la suite »

La Colombie à la croisée des chemins

Sergio CORONADO et Christian RODRIGUEZ

(Voir aussi l’ajout du 6 juin en bas de l’article).

Résultats du premier tour de l’élection présidentielle Les Colombiens étaient appelés aux urnes ce dimanche 27 mai pour le premier tour de l’élection présidentielle. Sont arrivés en tête Ivan Duque, avec 39,1% (7569693 voix), candidat de l’extrême-droite soutenu par le parti Centro Democrático (Centre Démocatique) de l’ancien président Alvaro Uribe (2002-2010), devançant Gustavo Petro, ancien maire de Bogotá, et ancien guérilléro du M19, candidat de Colombia Humana (Colombie Humaine), 25,1% (4851254 voix) et Sergio Fajardo, ancien maire de Medellín, soutenu par la Coalición Colombia (Coalition Colombie), composée du Polo Democrático (Pôle Démocratique), qui est le parti de la gauche colombienne, et du Partido Verde (Les Verts). Le négociateur des accords de paix et candidat du Partido Liberal (Parti Libéral), Humberto de la Calle, est arrivé loin derrière avec 2,06% (399180 voix). Le bulletin de vote en faveur du vote blanc a obtenu 0,3% (60312 voix). L’ancien vice-président Vargas Lleras, représentant de (...) Lire la suite »
Où il est démontré que les Vénézuéliens votent plus que ceux qui leur reprochent de s’abstenir

Venezuela : sa démocratie et les autres

Christian RODRIGUEZ

A peine le résultat de l’élection présidentielle vénézuélienne qui a vu la victoire incontestable au premier tour de Nicolás Maduro avec 67,7 % des suffrages exprimés était-il connu que déjà se déchaînait la presse bien pensante sur l’illégitimité de l’élection pour cause de fraude et absence d’opposition, ce qui est faux puisqu’il y avait 3 autres candidats et, comme l’a annoncé le président du CEELA (Conseil des Experts Electoraux d’Amérique Latine), Nicanor Moscoso, le Vénézuéla est le pays d’Amérique Latine qui applique le mieux la technologie pour garantir la transparence de ses processus électoraux.

D’une seule voix, tous les médias ont pointé le faible taux de participation. RTL détient le pompon de la désinformation où on a pu entendre que le Vénézuéla était une dictature dirigée par des militaires ! Mais le groupe de Lima, composé de l’Argentine, du Brésil, du Canada, du Chili, de la Colombie, du Costa Rica, du Guatémala, de Guyana, du Honduras, du Mexique, de Panama, du Paraguay, du Pérou et de Sainte Lucie, ne pouvait pas être en reste en fustigeant cette élection par son manque de transparence démocratique et un taux de participation si peu élevé qu’il entraînait l’illégitimité du résultat et que, par conséquent des mesures de rétorsion contre ce régime totalitaire devaient être prises et même amplifiées, en se présentant comme un recours à la crise politique, économique, sociale et humanitaire qui traverse le pays. Le Canada avait même pris les devants en interdisant aux citoyens vénézuéliens résidents de pouvoir participer à cette élection, signe d’un grand élan démocratique. L’OEA ( Organisation des (...) Lire la suite »
Mieux vaut en sourire...

Déroute chaviste. Tous les médias sont consternés.

Jean ORTIZ

Le chavisme enfin dans les choux ? Mais une érection peut en cacher une autre.
Les chavistes ont perdu aux présidentielles du 20 mai 2018. Ils n’ont obtenu que 67,7% des voix, contre deux candidats de droite, dont le redoutable Henri Falcon ; il fut jadis chaviste, et gouverneur d’un Etat.

L’abstention a été de près de 54%, beaucoup plus élevée qu’en France où, pour être élu président, il faut, c’est bien connu, 99% des votants et 98% des voix... Qu’importe après tout le résultat. Des révolutionnaires ne peuvent organiser que des élections truquées, frauduleuses. Donc illégitimes. Il-lé-gi-ti-mes. Le chavisme en a organisé 24 en 19 ans, et en a gagné 22. Et à partir de là, l’intervention de Washington, à venir, pour rétablir la démocratie et libérer enfin le Venezuela, va s’accélérer. Même combat : Trump, Macron, Union Eutropéenne ! Contre le « dictateur » Maduro. Celui qui a donné à chaque électeur un bon de 8 dollars pour qu’il vote chaviste. Scandale non avéré, mais coutumier dans une république bananière. On relève dans le scrutin et le dépouillement, réalisés à l’abri des bananiers, des milliers d’anomalies que l’on n’a pu démonter pour l’heure, mais que Trump, spécialiste en tromperies, lui, a décelées. Comme toujours, il en a les preuves. L’expertise, c’est lui. Les « terroristes » de Gaza l’ont (...) Lire la suite »
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