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Thème : Elections

« A Marseille la gauche a gagné » (la presse). Ah bon ?

Charles HOAREAU

Ce qui est sûr, c’est que sur le plan strictement électoral, la droite et son extrême ont apparemment (nous reviendrons sur le terme apparemment) perdu les élections à la ville de Marseille. Voir la droite être éjectée, ne peut que faire plaisir à celles et ceux qui n’en peuvent plus de l’affairisme meurtrier qui dirige la ville depuis…bien plus de 25 ans ! Le « Gaudin dehors » des manifs de l’après 5 novembre 2018 est devenu une réalité. Enfin presque.

Presque car où classer par exemple Lisette Narducci qui, après avoir été « rose » (Guériniste et PS), puis « bleue » (maire de secteur ralliée à la droite gaudiniste), vient d’être ripolinée en « vert » dans le nouveau conseil municipal où en plus elle est adjointe ? En tous cas pas dans le camp des perdants mais plutôt dans celui des caméléons...avec à chaque fois la bénédiction des équipes qui l’accueillent et la repeignent...et celle de Guérini son mentor qui avait appelé à voter à droite ce coup-ci ? Affairisme depuis plus de 25 ans disons-nous. Voilà déjà qui nous distingue de celles et ceux qui crient victoire aujourd’hui en feignant d’oublier les années Deferre et Vigouroux comme si tous les malheurs avaient commencé avec Gaudin. C’est oublier un peu vite que le mal qui ronge la ville depuis que le PS s’en est emparée en 1947 grâce aux voix de la droite n’a jamais été enrayé, en particulier sur la question du logement, y compris pendant la seule mandature d’union de la gauche (1983 – 1989) où le PCF n’avait (...) Lire la suite »
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Municipales : le grand rejet !

Jose ESPINOSA
Macron l'avait rêvé : la pandémie le sortirait de son isolement et le placerait en pôle position pour attaquer la campagne présidentielle sous les habits de "sauveur de la nation", les municipales lui offrant quantité d'édiles prêts à lui servir la soupe. Le monarque en fut pour ses frais. Les électeurs lui ont expédié un message clair et simple : dégagez ! L'élection du premier ministre au Havre ne peut camoufler la déconfiture du mouvement "en marche". La macronie subit une bérézina dont la défaite humiliante de Mme Buzin à Paris en est emblématique. Nous ne pouvons qu'en apprécier l'ampleur et la promesse pour d'autres échéances. L'essentiel n'est pas dans la branlée que le pouvoir vient de recevoir. Le fait le plus marquant de cette consultation électorale c'est la non participation massive, surprenante, tenace des électeurs. Dans les scrutins antérieurs, législatifs, régionaux, européens, l'abstention suivait une croissance constante. L'élection du maire, au contraire, entraînait toujours un (...) Lire la suite »

Saint Malo : après les municipales le combat continue pour Osons ! et la véritable gauche malouine

Elodie VINCENT

La seconde fois devait être la bonne pour Alain Guillard, à la tête d’une liste citoyenne regroupant écologistes, NPA, PCF et LFI. En attenant 2026, loin de renoncer à batailler dans l’arène politique, Alain Guillard entend désormais porter le combat contre le système à Saint-Malo sur le terrain judiciaire. En ligne de mire de ce nouveau combat : l’usine Timac Agro sur le port de commerce, dont les effluents pourrissent la vie des Malouins depuis des années.

Partie remise Cela n’aura pas été finalement le Grand Soir espéré, et même le soutien des militants communistes, du NPA et de LFI n’y aura rien changé pour Alain Guillard. Le changement ne sera pas pour maintenant, pour paraphraser un slogan largement dévoyé depuis. Pour autant, il serait incorrect d’y voir un rejet des idées défendues par Osons ! Il s’agit bien plus certainement de la victoire acquise d’avance d’un système que tout changement effraie, et qui fera tant et plus pour que rien ne change jamais. Soyons réalistes et lucides, les chances de l’emporter étaient minces dès le départ, tant des forces conservatrices puissantes sont à l’œuvre à Saint-Malo. Mais l’essentiel est peut-être ailleurs, dans l’infusion de nos idées parmi les citoyens et habitants malouins : justice, santé, environnement... Pour Alain Guillard, ses militants et les riverains désormais embarqués dans la lutte à ses côtés, penser le « monde d’après » impose de revoir le modèle de société dans son ensemble, quitte à interroger en (...) Lire la suite »

Pourquoi EELV s’en prend-elle violemment à la gratuité des transports en commun urbains ?

Paul ARIES

L’Observatoire International de la Gratuité propose cette tribune en réponse au texte contre la gratuité des Transports en Commun paru sur le site de Politis de la part d’EELV...

LGS la publie d’autant plus volontiers que nous avons été partenaires du Forum national de la gratuité organisé à Lyon par cet organisme et notre ami Paul Ariès en janvier 2019. Nous y sommes intervenus avec deux de nos administrateurs et nous avons rencontré et apprécié politiquement l’élue lyonnaise Nathalie Perrin-Gilbert, actuelle candidate à la mairie de Lyon et cible d’EELV.

EELV de LYON/Métropole attaque violemment le principe même de gratuité des transports en commun urbains qualifié de "mesure électoraliste", de "mesure antisociale", de "mesure antiproductive" donc anti-écolo. L'attaque virulente d'EELV Lyon/Métropole contre la gratuité choisit délibérément d'ignorer que le débat existe (ou existait ?) au sein d'EELV sur cette question, que des listes EELV, comme celle de Roubaix, proposent cette gratuité, qu' Eric Piole, le Maire EELV de Grenoble, s'est prononcé, à titre personnel, en faveur de la gratuité universelle des transports en commun urbains, qu'EELV avait participé au Forum national de la gratuité organisé par l'Observatoire International de la Gratuité le samedi 5 janvier 2019 à Lyon. Le site EELV des Yvelines reconnait pourtant que la gratuité des TC à Dunkerque a permis d'augmenter le nombre d'usagers de 65 % "dont de nombreux automobilistes qui laissentdésormais leur voiture au garage", 10 % des utilisateurs ayant même revendu leur deuxième voiture. (...) Lire la suite »
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En Espagne, la confusion entre exécutif et judiciaire est totale

Après la campagne électorale. Impressions d’Espagne

Rosa LLORENS

« Victoire des socialistes de Pedro Sánchez » : c’était l ’analyse des élections du 10 novembre en Espagne selon France Info ; c’était court, mais tout faux : les partisans du PSOE de Sánchez ne sont pas socialistes et le PSOE n’a pas gagné.

Sánchez avait voulu de nouvelles élections pour renforcer ses positions, au lieu de quoi, il perd trois députés et rend le pays encore plus ingouvernable. Du reste, qui a gagné ? Tous les partis espagnols (sauf Podemos, qui reste dans l'ambiguïté, ni pour ni contre, bien au contraire) ont déclaré la guerre aux Catalans et ont transformé la campagne en une surenchère de menaces contre eux,reprenant les idées et la phraséologie franquistes. Cette guerre implique une dérive de la démocratie, qui ne concerne pas seulement la Catalogne, mais entraîne l'Espagne tout entière vers un régime de plus en plus autoritaire. Il semble que, hormis Vox, tout le monde a perdu. Mais il serait illusoire, faussement rassurant, de rendre responsable de cette situation le nouveau parti d'extrême-droite Vox. La stratégie de la haine contre la Catalogne remonte à la fin du siècle dernier, (bien avant la déclaration d'indépendance de la Catalogne, le 1er octobre 2017), et a été lancée de deux côtés à la fois : depuis le PP et (...) Lire la suite »

Octobre : mois d’élections en Amérique Latine

Granma ( Enrique Moreno Gimeranez) 8/10/19
Le dixième mois de 2019 revêt une grande importance pour la carte politique de l'Amérique latine. Trois pays de la région tiendront des élections présidentielles et les résultats de ces processus influenceront directement la reconfiguration des forces progressistes ou néolibérales dans la région. Dans ces moments de restauration néoconservatrice de notre Amérique, plusieurs événements internationaux ne doivent pas être ignorés, parmi lesquels le départ de John Bolton et le processus de destitution du président Donald Trump aux États-Unis ; le Premier ministre Boris Johnson, sans majorité au Parlement, a dû chercher des alternatives pour concrétiser le Brexit au Royaume-Uni ; l'élection d'Andrés Manuel López Obrador au Mexique ; les turbulences économiques et sociales en Argentine gouverné par Mauricio Macri ; la mauvaise performance de l'administration de Jair Bolsonaro face aux incendies en Amazonie et son discours honteux à l'Assemblée générale des Nations Unies, qui a exaspéré divers secteurs au Brésil (...) Lire la suite »
Ils veulent défaire tout le programme du CNR

L’Union doit être notre combat !

Michel TAUPIN

Ne nous leurrons pas ! Ce gouvernement issu d’un vote minoritaire, ira jusqu’au bout du bout de l’ignominie : la mort de la République !

Chacun a compris (enfin je l'espère) que Macron a été installé et mandaté par l'oligarchie financière, pour accélérer la destruction de tous les conquis sociaux, de tous les services publics pourtant garants d'un accès égal pour tous, sur l'ensemble du territoire de la République, de tout ce qui ressemble de près ou de loin à des corrections même infimes des inégalités sociales. Toute forme de solidarité entre citoyens, un gros mot dans la bouche de la bourgeoisie libérale, sera bannie et remplacée par la charité, cette charité divine ou non, qui humilie et enchaîne le petit peuple mais qui remplit de suffisance et de mépris, ceux qui la pratiquent ! Ils se rapprochent du but... Et telles les Furies, ça leur donne des ailes, des ailes armées pour réprimer aveuglément et violemment, et anéantir toute velléité de rébellion. Ce but suprême est celui que le patronat rêve de reconquérir depuis sa débâcle collaborationniste de 1944, un but qu'il n'osait, jusqu'en 2007, exprimer ouvertement, mais que la gueule de (...) Lire la suite »
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Vent d’espoir en Argentine

RÉPUBLIQUE SOCIALE

Président ultra-libéral et allié inconditionnel des Etats-Unis, Mauricio Macri, en poste depuis le 10 décembre 2015 vient de subir une cuisante défaite, porteuse d’espoir pour tous ceux ayant souffert de sa politique depuis son élection. A l’occasion des primaires, obligatoires pour ceux et celles souhaitant être candidats aux élections générales, dont le premier tour aura lieu le 27 octobre prochain, et qui constituent un réel sondage grandeur nature, le président argentin est arrivé loin derrière le Frente de Todos.

Un bilan désastreux Les Argentins ont ainsi sanctionné ce chantre de l’économie de marché dont l’orientation économique a fait exploser la pauvreté et le chômage. La pauvreté atteint ainsi 32%, soit le plus haut niveau depuis la crise de 2001, tandis que le chômage qui était de 8,2% en 2018 a grimpé à près de 10% en 2019. Licenciements massifs, perte de valeur du peso argentin par rapport au dollar, inflation galopante qui a atteint 48% en 2018, gel des salaires et des pensions sont devenus monnaie courante dans l’Argentine de Macri qui affichait une croissance négative de – 2,6% en 2018, loin des espérances du gouvernement. Mauricio Macri persiste pourtant et signe. En témoigne les prêts contractés auprès du FMI qui exige en retour un équilibre budgétaire. Le cercle vicieux est alors lancé, puisque pour essayer d’atteindre cet objectif le gouvernement argentin baisse (encore) les dépenses publiques, entraînant un accroissement des difficultés quotidiennes pour les plus démunis. Mais les Argentins n’ont (...) Lire la suite »

La gauche radicale doit-elle boycotter les élections et les institutions ?

Benedikt ARDEN
L’idée n’est pas neuve et celle-ci existe depuis le tout début de nos systèmes électifs représentatifs, ceux que nous appelons un peu vite « démocratie ». Tous les courants de pensée radicalement opposés au système en place ont d’ailleurs leurs franges antiparlementaires et ceci autant à droite qu’à gauche. C’est d’autant plus le cas pour la gauche, que l’un de ses principaux courants de pensée (l’anarchisme) est ontologiquement opposé à toute forme de pouvoir. C’est-à-dire que celui-ci est opposé au principe même d’autorité politique, eut-elle pour fonction de changer l’ordre établi. Cependant, ici, l’idée n’est pas de traiter des idéaux anarchistes, mais bien de la tactique du boycott des élections et des institutions bourgeoises en général. La gauche radicale s’est depuis toujours déchirée sur la question. Et encore aujourd’hui, le bien-fondé de la question reste encore tout à fait d’actualité, puisque plusieurs groupes politiques ont récemment appelé à participer comme à boycotter les dernières élections (...) Lire la suite »

Discours de J-L Mélenchon dans l’hémicycle

Jean-Luc MELENCHON

Le mercredi 12 juin 2019, Jean-Luc Mélenchon répondait au discours de politique générale d’Édouard Philippe depuis la tribune de l’Assemblée nationale. Voici la retranscription de son intervention.

Monsieur le Premier ministre, Je n’ai que 10 minutes et personne n’aura eu le temps de démêler le pesant catalogue que vous nous avez présenté tout à l’heure. Je vais donc à l’essentiel. Vous venez à l’Assemblée nationale pour nous demander de vous appuyer pour commencer une nouvelle étape de votre politique après les élections européennes. Les députés de « la France insoumise » s’y opposeront. Ici, par nos votes. Hors de ces murs, par les moyens pacifiques de l’action citoyenne. Comme nous le faisons avec l’appel à référendum contre votre privatisation d’Aéroports de Paris. Notre désaccord n’est pas ponctuel, vous le savez bien. Il est global. Il est global. Il implique deux visions du monde. Un peu comme cette cinquième République qui est la vôtre – et qui est la monarchie présidentielle, à nos yeux, partout – et cette sixième république dont nous nous réclamons et qui est la démocratie partout. Monsieur le Premier ministre, ce n’est pas votre personne qui est visée. Vous êtes un adversaire respecté. C’est (...) Lire la suite »
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