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Thème : Elections
En Espagne, la confusion entre exécutif et judiciaire est totale

Après la campagne électorale. Impressions d’Espagne

Rosa LLORENS

« Victoire des socialistes de Pedro Sánchez » : c’était l ’analyse des élections du 10 novembre en Espagne selon France Info ; c’était court, mais tout faux : les partisans du PSOE de Sánchez ne sont pas socialistes et le PSOE n’a pas gagné.

Sánchez avait voulu de nouvelles élections pour renforcer ses positions, au lieu de quoi, il perd trois députés et rend le pays encore plus ingouvernable. Du reste, qui a gagné ? Tous les partis espagnols (sauf Podemos, qui reste dans l'ambiguïté, ni pour ni contre, bien au contraire) ont déclaré la guerre aux Catalans et ont transformé la campagne en une surenchère de menaces contre eux,reprenant les idées et la phraséologie franquistes. Cette guerre implique une dérive de la démocratie, qui ne concerne pas seulement la Catalogne, mais entraîne l'Espagne tout entière vers un régime de plus en plus autoritaire. Il semble que, hormis Vox, tout le monde a perdu. Mais il serait illusoire, faussement rassurant, de rendre responsable de cette situation le nouveau parti d'extrême-droite Vox. La stratégie de la haine contre la Catalogne remonte à la fin du siècle dernier, (bien avant la déclaration d'indépendance de la Catalogne, le 1er octobre 2017), et a été lancée de deux côtés à la fois : depuis le PP et (...) Lire la suite »

Octobre : mois d’élections en Amérique Latine

Granma ( Enrique Moreno Gimeranez) 8/10/19
Le dixième mois de 2019 revêt une grande importance pour la carte politique de l'Amérique latine. Trois pays de la région tiendront des élections présidentielles et les résultats de ces processus influenceront directement la reconfiguration des forces progressistes ou néolibérales dans la région. Dans ces moments de restauration néoconservatrice de notre Amérique, plusieurs événements internationaux ne doivent pas être ignorés, parmi lesquels le départ de John Bolton et le processus de destitution du président Donald Trump aux États-Unis ; le Premier ministre Boris Johnson, sans majorité au Parlement, a dû chercher des alternatives pour concrétiser le Brexit au Royaume-Uni ; l'élection d'Andrés Manuel López Obrador au Mexique ; les turbulences économiques et sociales en Argentine gouverné par Mauricio Macri ; la mauvaise performance de l'administration de Jair Bolsonaro face aux incendies en Amazonie et son discours honteux à l'Assemblée générale des Nations Unies, qui a exaspéré divers secteurs au Brésil (...) Lire la suite »
Ils veulent défaire tout le programme du CNR

L’Union doit être notre combat !

Michel TAUPIN

Ne nous leurrons pas ! Ce gouvernement issu d’un vote minoritaire, ira jusqu’au bout du bout de l’ignominie : la mort de la République !

Chacun a compris (enfin je l'espère) que Macron a été installé et mandaté par l'oligarchie financière, pour accélérer la destruction de tous les conquis sociaux, de tous les services publics pourtant garants d'un accès égal pour tous, sur l'ensemble du territoire de la République, de tout ce qui ressemble de près ou de loin à des corrections même infimes des inégalités sociales. Toute forme de solidarité entre citoyens, un gros mot dans la bouche de la bourgeoisie libérale, sera bannie et remplacée par la charité, cette charité divine ou non, qui humilie et enchaîne le petit peuple mais qui remplit de suffisance et de mépris, ceux qui la pratiquent ! Ils se rapprochent du but... Et telles les Furies, ça leur donne des ailes, des ailes armées pour réprimer aveuglément et violemment, et anéantir toute velléité de rébellion. Ce but suprême est celui que le patronat rêve de reconquérir depuis sa débâcle collaborationniste de 1944, un but qu'il n'osait, jusqu'en 2007, exprimer ouvertement, mais que la gueule de (...) Lire la suite »
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Vent d’espoir en Argentine

République sociale

Président ultra-libéral et allié inconditionnel des Etats-Unis, Mauricio Macri, en poste depuis le 10 décembre 2015 vient de subir une cuisante défaite, porteuse d’espoir pour tous ceux ayant souffert de sa politique depuis son élection. A l’occasion des primaires, obligatoires pour ceux et celles souhaitant être candidats aux élections générales, dont le premier tour aura lieu le 27 octobre prochain, et qui constituent un réel sondage grandeur nature, le président argentin est arrivé loin derrière le Frente de Todos.

Un bilan désastreux Les Argentins ont ainsi sanctionné ce chantre de l’économie de marché dont l’orientation économique a fait exploser la pauvreté et le chômage. La pauvreté atteint ainsi 32%, soit le plus haut niveau depuis la crise de 2001, tandis que le chômage qui était de 8,2% en 2018 a grimpé à près de 10% en 2019. Licenciements massifs, perte de valeur du peso argentin par rapport au dollar, inflation galopante qui a atteint 48% en 2018, gel des salaires et des pensions sont devenus monnaie courante dans l’Argentine de Macri qui affichait une croissance négative de – 2,6% en 2018, loin des espérances du gouvernement. Mauricio Macri persiste pourtant et signe. En témoigne les prêts contractés auprès du FMI qui exige en retour un équilibre budgétaire. Le cercle vicieux est alors lancé, puisque pour essayer d’atteindre cet objectif le gouvernement argentin baisse (encore) les dépenses publiques, entraînant un accroissement des difficultés quotidiennes pour les plus démunis. Mais les Argentins n’ont (...) Lire la suite »

La gauche radicale doit-elle boycotter les élections et les institutions ?

Benedikt ARDEN
L’idée n’est pas neuve et celle-ci existe depuis le tout début de nos systèmes électifs représentatifs, ceux que nous appelons un peu vite « démocratie ». Tous les courants de pensée radicalement opposés au système en place ont d’ailleurs leurs franges antiparlementaires et ceci autant à droite qu’à gauche. C’est d’autant plus le cas pour la gauche, que l’un de ses principaux courants de pensée (l’anarchisme) est ontologiquement opposé à toute forme de pouvoir. C’est-à-dire que celui-ci est opposé au principe même d’autorité politique, eut-elle pour fonction de changer l’ordre établi. Cependant, ici, l’idée n’est pas de traiter des idéaux anarchistes, mais bien de la tactique du boycott des élections et des institutions bourgeoises en général. La gauche radicale s’est depuis toujours déchirée sur la question. Et encore aujourd’hui, le bien-fondé de la question reste encore tout à fait d’actualité, puisque plusieurs groupes politiques ont récemment appelé à participer comme à boycotter les dernières élections (...) Lire la suite »

Discours de J-L Mélenchon dans l’hémicycle

Jean-Luc MELENCHON

Le mercredi 12 juin 2019, Jean-Luc Mélenchon répondait au discours de politique générale d’Édouard Philippe depuis la tribune de l’Assemblée nationale. Voici la retranscription de son intervention.

Monsieur le Premier ministre, Je n’ai que 10 minutes et personne n’aura eu le temps de démêler le pesant catalogue que vous nous avez présenté tout à l’heure. Je vais donc à l’essentiel. Vous venez à l’Assemblée nationale pour nous demander de vous appuyer pour commencer une nouvelle étape de votre politique après les élections européennes. Les députés de « la France insoumise » s’y opposeront. Ici, par nos votes. Hors de ces murs, par les moyens pacifiques de l’action citoyenne. Comme nous le faisons avec l’appel à référendum contre votre privatisation d’Aéroports de Paris. Notre désaccord n’est pas ponctuel, vous le savez bien. Il est global. Il est global. Il implique deux visions du monde. Un peu comme cette cinquième République qui est la vôtre – et qui est la monarchie présidentielle, à nos yeux, partout – et cette sixième république dont nous nous réclamons et qui est la démocratie partout. Monsieur le Premier ministre, ce n’est pas votre personne qui est visée. Vous êtes un adversaire respecté. C’est (...) Lire la suite »

Qui a vraiment gagné les élections Européennes ?

Fabrice AUBERT
Le capitalisme peut dormir tranquille. Le résultat des apparences : Depuis hier soir, les merdias, comme à leur habitude éructent de délice. Victoire du F.N, montée des verts, baisse des républicains (L.R), « écroulement de Mélenchon », développant la thèse de la poursuite du « dégagisme » oubliant à ce propos que le théoricien de cette thèse porte le nom de Mélenchon…mais les merdias ne sont pas à une contradiction près, du moment que du papier et des images soient vendus… P.U.B. Si les chiffres bruts, livrés sur l’écran cathodique qui brille, donnent ce résultat, ceux-ci ne sont que des apparences jetées en pâture au bon peuple crédule… L’union européenne est massivement rejetée par les peuples : le premier fait au-delà des résultats politiques est que l’Union européenne est massivement rejetée par les peuples ce que dévoile l’évolution de l’abstention à chaque nouvelle élection du Parlement. Les résultats politiques d’apparence : Je vous ai mis deux graphiques pour le même résultat, pur que vous visualiser (...) Lire la suite »
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Apocalypse now ? Retour sur les élections européennes 2019

Benedikt ARDEN

Les élections européennes étant maintenant derrière nous, il nous est enfin possible d’en faire le bilan. Je ne vais pas rappeler dans le détail l’ensemble des résultats de la soirée du 26 mai (ceux-ci sont disponibles ici), mais je vais quand même en rappeler l’essentiel.

En tête, le Rassemblement national (RN), avec 23,33%. Vient ensuite La République en marche ! (LREM), avec 22,41%. En troisième place, Europe Écologie Les Verts (EELV) avec 13,48%. En 4e position, Les républicains (LR), avec 8,48%. Viennent ensuite La France insoumise (FI) avec 6,31% et le Parti socialiste (PS) avec 6,19%. En résumé, le parti présidentiel rate son pari de « faire barrage » à l’extrême droite et passe deuxième. Ensuite, nette montée de EELV et grosse défaite pour les Républicains et la FI. Comme je le mentionnais dans mon 1er article sur ces élections, les résultats n’ont pas tellement d’importance, puisque les députés européens n’ont a peu près pas de pouvoirs politiques (1). Si ce n’est de bloquer les traités de libre-échange et autres avancés néolibérales, s’ils sont suffisamment nombreux bien sûr. Ce qui (notons-le) n’aurait pas été le cas, même avec une FI en tête. Les députés n’ont donc absolument pas « le pouvoir de diriger l’Europe », comme l’a si franchement exprimé l’ancien président (...) Lire la suite »

Les dirigeants européens, réunis à Sibiu, s’approchent du sublime ridicule

Pierre LEVY

Angoissés par la perspective d’abstention massive aux européennes, les Vingt-sept multiplient les déclarations pathétiques et livrent involontairement un aveu

Décidément, ces dirigeants européens sont vraiment impayables. Particulièrement quand ils sont pris, si ce n’est de panique, du moins d’une extrême fébrilité. Tel est le cas avec l’approche des élections renouvelant les eurodéputés. Le scrutin est programmé du 23 au 26 mai, et pourrait bien marquer une nouvelle étape dans la progression continue de l’abstention, une tendance qui gagne régulièrement en ampleur depuis 1979. A cette époque, la participation globale était de 62% ; en 2014, elle n’était plus que de 43%. Cette année, un nouveau record pourrait bien être battu. De nombreuses raisons peuvent expliquer cette chute. La principale n’est jamais citée par les discours officiels et les médias dominants : l’Assemblée de Strasbourg usurpe le nom de « Parlement ». Car l’essence d’un Parlement est de représenter un peuple ; or il n’existe pas de « peuple européen ». Et, plus ou moins distinctement, de plus en plus de citoyens en ont l’intuition : on leur demande de donner, à travers le vote, un semblant de (...) Lire la suite »
Une courte nouvelle politique et sa chute brutale et imprévue

Pourquoi ? Parce que.

Hernando CALVO OSPINA

Vu et entendu par Hernando Calvo Ospina à Maracaibo, principal port pétrolier du Venezuela. C’est l’une des 39 histoires que contient son dernier livre *. Ce court récit, qui caractérise intemporellement l’état d’esprit de la classe moyenne émergente au Venezuela, peut apporter un éclairage sur l’actualité. Avec l’autorisation de l’auteur et de l’éditeur nous le reproduisons ici.

*No Fly List et autres contes exotiques.

Je crois bien que si l’air conditionné continue à refroidir l’atmosphère, il neigera bientôt à l’intérieur de cette cafétéria. C’est le grand contraste quand on passe la porte, car le soleil mêlé à l’odeur de combustible fait de cette ville pétrolière un brasier de goudron. Je suis à Maracaibo, ville vénézuélienne située près de la Colombie. Tout en dégustant un délicieux jus de fruits naturel bien épais, je bavarde avec un jeune homme de 30 ans. On en vient à parler logement et voici ce que j'en ai retenu : Comment avez-vous obtenu votre maison dans ce lotissement ? C’est le président Chavez qui nous l’a remise. Elle vous coûte cher ? Nous la payons à crédit, mais c’est presque un cadeau car on ne paye pas beaucoup. Où viviez-vous auparavant ? Dans un quartier très laid ! Le taxi que conduit ton père, comment l’a-t-il obtenu ? Vous êtes-vous endettés auprès de la banque ? Non Monsieur, on nous a accordé un prêt spécial. Qui donc ? Le gouvernement du président Chavez. On m’a fait aussi un prêt pour la (...) Lire la suite »
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