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Thème : Emmanuel Macron

Pierre Serna. L’extrême centre ou le poison français, 1789-2019.

Bernard GENSANE
En tant qu’historien, Serna (proche politiquement de Jean-Luc Mélenchon et collaborateur régulier de L’Humanité) opère, dans les deux sens, un aller et retour permanent entre le passé et le présent. L’historien « débusque dans le présent des formes rejouées, renouvelées, réinventées du passé. » Il montre que, depuis la Révolution française, notre pays s’épuise, non dans l’affrontement droite gauche, mais sous le poids de l’extrême centre. Avec le banquier éborgneur, la situation est devenue paroxystique. Pour l'historien, en effet, l'extrême centre est un mode de gouvernement qui prône une politique modérée conduite par un exécutif autoritaire. Nous vivons désormais avec un pouvoir qui se veut courtois sous les lambris de l’Élysée mais brutal et policier au ras du sol : des centaines de personnes ont été blessées à vie par l’utilisation de tirs de balles de défense le plus souvent à hauteur du visage, sur ordre du banquier éborgneur. Les classes laborieuses sont redevenues des classes dangereuses. Le chômeur est (...) Lire la suite »

La France est devenue l’une des plus grandes menaces à la liberté d’expression

Jonathan Turley

Il y a un peu plus d’un an, le président français Emmanuel Macron est venu aux États-Unis pour faire entrer deux espèces invasives à Washington. L’un était un arbre et l’autre la censure.

Ironiquement, peu après la plantation de l'arbre, les autorités l'ont déterré pour le mettre en quarantaine. Cependant, l'espèce la plus dangereuse était son projet de censure, un projet qui a suscité les applaudissements enthousiastes de nos politiciens ineptes. Nos politiciens aux États-Unis applaudissent Macron comme des idiots de village, mais la plupart des Américains sont de fervents partisans de la liberté d'expression. C'est dans notre sang. Cependant, Macron, que rien n’arrête, et d'autres en Europe, s'apprêtent à imposer un contrôle arbitraire de la parole sur Internet avec de nouvelles législations en France et en Allemagne. Si vous pensez qu'il s'agit d'une question européenne qui ne nous concerne pas, détrompez-vous. Macron et son gouvernement veulent éliminer unilatéralement les contenus haineux sur Internet. Le Parlement français a adopté une nouvelle loi qui laisserait aux entreprises Internet comme Facebook et Google seulement 24 heures pour supprimer les propos haineux de leurs (...) Lire la suite »
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Rapport de situation sur le mouvement Gilets jaunes. Acte XXIV

Le Saker Francophone

Si le Ministère de l’Intérieur a décompté ce samedi 23 600 manifestants, Le Nombre jaune a évoqué plus de 60 000 participants, répartis sur toute la France. Il y a de grandes chances que ce nombre en baisse soit dû au fait qu’ils se gardent pour le 1er mai.

Le 30 avril 2018 CRSclownActe XXIV et discours du 25 avril. Un groupe de Gjs s’est particulièrement concentré sur sur les médias : « C’est pourquoi nous allons marcher de la Maison de la Radio à TF1, de CNEWS à LCI, de France Télévision à BFM TV. Cette manifestation se clôturera devant le Conseil supérieur de l’audiovisuel afin que son président, M. Roch-Olivier Maistre, reçoive une délégation de Gilets Jaunes dans les jours prochains ». Marseille Toulouse Convergence Gjs et CGT à Paris. Tous les Gjs attendent beaucoup des traditionnelles manifestations du 1er Mai. Violence policières Un des cameramen NFCA MÉDIA a été arrêté alors qu’il filmait les forces de l’ordre. Toutes les images tournées avant 16h30 ont été perdues. Le Haut-commissaire aux droits de l’Homme de l’Onu a réclamé une enquête sur « l’usage excessif de la force » lors du mouvement des Gilets jaunes et le gouvernement lui répond « À aucun moment le LBD n’est utilisé à l’encontre de manifestants, même véhéments, si ces derniers ne commettent pas (...) Lire la suite »

La vraie conclusion du « GRAND DÉBAT » bidon de Macron : tous ensemble, en même temps pour le progrès social, la justice sociale et la souveraineté du peuple !

Georges GASTAUD, Jo HERNANDEZ

Plus que de l’enfumage : le vrai-faux discours de Macron concluant son Grand Débat annonce un nouveau saut qualitatif dans la déconstruction euro-atlantique de la France.

Certes Macron a dû lâcher un peu de lest pour répondre à la force intacte du mouvement populaire des Gilets jaunes : notamment il reviendrait pour les petites retraites sur la honteuse désindexation que son gouvernement maastrichtien avait initialement décidée. Tous les retraités que BFM fait pleurer chaque semaine sur les « violences », devront remercier les Gilets jaunes qui ont pris de graves risques sur leur santé, voire sur leur vie, pour que vive l’aspiration au progrès social dans notre pays. Certes, Macron annonce une prétendue baisse des impôts directs pour les couches moyennes sans davantage de précisions ; ce qui est clair en revanche, c’est que cela se paiera par la « baisse des dépenses publiques » (exigée par l’UE !). Donc en réalité, par la suppression massive de postes de fonctionnaires (enseignants, infirmières, pompiers, policiers de proximité, postiers, agents de l’Equipement, etc.) ; donc par une nouvelle dégradation des services publics, à l’encontre de ce que revendiquent les Gilets (...) Lire la suite »

La tempête se prépare !

Jose ESPINOSA
L'acte 23 s'achève dans les fumées des lacrymos et des tirs de LBD (armes condamnées par l'ONU, par les défenseurs des droits de l'homme). Une fois encore, Macron préfère le chaos au dialogue républicain. Adossé à son ministre de l'Intérieur qui a annoncé la veille que les casseurs seraient présents. Ce qui s'est vérifié. Á croire que Castaner les a appelé en renforts pour discréditer la manifestation. Macron joue son va-tout en misant sur la répression et la violence. Plutôt que de répondre aux revendications de la population, il s'arc-boute sur son cap. Il a utilisé l'incendie de Notre-Dame pour tenter une unité nationale factice mais Notre-Dame a livré sa révélation : l'argent ne manque pas en France et il est concentré dans les mains des privilégiés milliardaires. En un clic, un milliard est apparu. Les gilets jaunes et ceux qui n'ont pas de gilet exigent plusieurs clics pour satisfaire les besoins de la majorité du peuple. Or Macron refuse de rétablir l'impôt sur la fortune qui rapporterait 3 milliards (...) Lire la suite »

Poudre de perlimpinpin !

Jose ESPINOSA

Première réplique après l'intervention du premier ministre.

Un mois s'est écoulé entre mon dernier article et aujourd'hui. Je constate que le gouvernement est demeuré sourd et aveugle. Pourtant le pays grogne, les problèmes restent entiers, la violence policière n'a pas eu raison des manifestants, la loi anti-casseurs non plus. Au contraire, les enseignants du premier degré soutenus par les parents d'élèves ont occupé la rue, les écoles. Les actions des personnels hospitaliers durent, se multiplient. Les liquidations d'entreprises se poursuivent sans que le gouvernement ne lève le petit doigt. Samedi après samedi, des dizaines de milliers de gilets jaunes ( par roulements) marchent dans Paris et dans les villes du pays bravant les interdictions, les interpellations, les arrestations, les amendes et les vexations de toute sorte. Seule et unique réponse du pouvoir : répression, violence. Pas une solution positive concrète. Seule litanie répétée par les élus et les ministres "en marche" : contentez-vous des 10 milliards débloqués en décembre. 10 milliards (...) Lire la suite »
Ci-dessous, une analyse de Philippe Arnaud. Titre : LGS.

Le "Grand Débat" : une arme idéologique des banquiers et des médias qui les soutiennent

Philippe ARNAUD
Ce 8 avril 2019, au journal télévisé de 13 h de France 2, le deuxième sujet présenté était la restitution du "grand débat" et ce qui ressortait de ce "débat" était que les Français estimaient quasi unanimement qu'il y avait trop d'impôts. Pour les baisser, les solutions étaient nombreuses et parfois contradictoires, mais ce qui revenait le plus, c'est qu'il fallait baisser les dépenses de l’État et plus particulièrement les dépenses liées à la Défense et aux aides au logement", détaillait le journaliste Jean-Baptiste Marteau, depuis le Grand Palais à Paris. Et le journal poursuivait ainsi : Le référendum d'initiative citoyenne (RIC) et l'ISF, revendications-phares des "gilets jaunes", sont très minoritaires dans les contributions, selon les garants du grand débat. "Notre pays a atteint aujourd'hui une sorte de tolérance fiscale zéro [...] les débats nous indiquent clairement la direction à prendre : nous devons baisser et baisser plus vite les impôts", a indiqué le Premier ministre Édouard Philippe. (...) Lire la suite »
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Aéroports de Paris et la société de capital-investissement Ardian : l’endogamie politico-financière au sommet de l’Etat

Nicolas GRÉGOIRE

La privatisation de Groupe ADP semble acquise. Il y a dix jours nous montrions ici-même comment la proposition des départements d’Île de France de racheter 30% du capital d’ADP cachait en réalité une opération de la société de gestion Ardian qui a trouvé là un moyen de faire une bonne affaire. Mais d’après le Canard Enchaîné, l’acteur principal de cette manœuvre n’est autre qu’Emmanuel Miquel, conseiller d’Emmanuel Macron, qui, maintenant qu’il quitte l’Elysée, retourne travailler chez… Ardian !

Nul n’est prophète en son pays... ou presque Notre raisonnement était le bon mais la collusion est encore pire que ce nous avions envisagé. Il y a dix jours à peine nous publiions sur ce même site les raisons de penser que la solution proposée par les départements d’Île de France de racheter Aéroports de Paris cachait en réalité la pire issue possible pour cette entreprise française stratégique : se retrouver à la merci de la finance mondiale sans scrupule. Nous faisions en effet remarquer que les départements étant dans l’incapacité de faire cet achat, ils avaient décidé de s’allier avec Ardian, fonds d’investissement français de grande envergure dirigée par Dominique Senequier. Pour nous, cette proposition apparemment politique de la part des départements cachait en réalité une manœuvre financière habile permettant à Ardian de se mettre en position de réaliser une opération financière rapide comme il a su le faire plusieurs fois par le passé. Tous ces éléments sont confirmés. Mais la situation est encore plus (...) Lire la suite »

Il était une fois en Macronie ... l’affaire Geneviève Legay

Jérôme HENRIQUES

Commencé en novembre dernier, le mouvement des Gilets Jaunes occupe toujours, quatre mois et demi plus tard, la une de l'actualité hebdomadaire. Et pour cause. En cherchant à enrayer la crise tout en évitant d'y répondre, le gouvernement ne fait que jeter de l'huile sur le feu. Dans le même temps, en opérant constamment des changements de stratégie (apaisement, fermeté, pourrissement ...), il ne fait que complexifier la situation sur le terrain. Entre accalmies et regains de tensions ... les samedis se suivent mais ne se ressemblent pas. C'est dans ce contexte que survient, lors de l'acte 19, ce qu'il conviendra d'appeler "l'affaire Geneviève Legay". Retour sur un imbroglio en plusieurs actes.

Un mouvement un peu en perte de vitesse Après le tumultueux acte 18, le gouvernement avait prévenu : pour l'acte 19, il allait y mettre les moyens. Il faut dire que l'acte 18 avait surpris tout le monde. D'un côté bien sûr, le mouvement n'était toujours pas terminé (il entrait quand même dans son 5ème mois de mobilisation), mais d'un autre, l'effectif des manifestants avait plutôt tendance à décroître au fil du temps. Quant aux sondages, ils semblaient montrer une lassitude de l'opinion publique face à la répétition des scènes de castagne et de casse. Une lassitude qui profitait pleinement au président Macron puisque pendant qu'il jouait la montre avec son grand débat, sa côte de popularité ne cessait d'augmenter. C'est d'ailleurs cette "stratégie du pourrissement" que semblait vouloir jouer le gouvernement, tant on pouvait parfois s'étonner de la facilité avec laquelle les manifestants les plus turbulents (Black Blocs et autres Gilets Jaunes) pouvaient rejoindre les cortèges de manifs puis commencer à (...) Lire la suite »
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Européennes : la fausse opposition libéraux/nationalistes

RÉPUBLIQUE SOCIALE

C’est un piège qui nous tend les bras un peu plus chaque jour. Ce piège que nous voyons venir depuis des mois maintenant, mais dont les griffes devraient en attraper plus d’un. A moins que nous soyons déjà tous tombés dedans lors du second tour de la dernière élection présidentielle. Ce piège c’est celui qui consiste à réduire le vote à un prétendu duel entre les nationalistes d’un côté, et les libéraux, soit-disant progressistes, de l’autre.

Autrement dit, Macron, et le clan européen des ultralibéraux, incarneraient le progrès social, et le seul rempart face à l’extrême-droite. Alors que c’est précisément tout l’inverse. C’est justement cette politique ultralibérale menée depuis plusieurs années en Europe, dans presque tous les pays, qui a conduit certains peuples à se tourner vers des parties nationalistes, voire xénophobes. Italie, Pologne, Hongrie (voir : Allemagne, Suède, revoilà l’extrême-droite) les exemples sont bien trop nombreux. Mais pourquoi n’est-ce pas le cas ? Prenons simplement l’exemple de la France. Entre les élections, c’est tout une entreprise de dédiabolisation du Rassemblement National qui est menée. L’exemple le plus récent étant les propos de Nathalie Saint-Cricq qui débriefait le passage de Marine le Pen sur France 2 : « Je l’ai trouvée assez efficace. J’ai trouvé qu’elle avait travaillé par rapport au débat de l’entre-deux tours. J’ai trouvé qu’elle était dans le constat, ce qui lui permet plus facilement d’arrondir les (...) Lire la suite »
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