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Thème : Emmanuel Macron

Benalla et Macron : le froid de la vengeance.

Jacques-Marie BOURGET

Comment un homme noir de la République, habitué des coups les plus tordus, a abattu un concurrent et ébranlé Macron.

L’affaire Benalla commence par un beau jour de mai. Nous sommes dans le bâtiment d’accès au ministère de l’Intérieur place Beauvau à Paris, face à l’Elysée. Cet Alexandre qui papillonne sa sécurité autour du président de la République a ici rendez-vous avec un haut fonctionnaire de l’équipe de Gérard Collomb. En dépit de ses qualités, celles qu’on lui prête et celles dont il s’est affublé, face aux policiers qui contrôlent l’accès de l’Intérieur, Benalla doit présenter ses papiers d’identité. Il attend le feu vert qui va lui ouvrir la porte de celui qui l’attend... Quand un mastodonte déboule dans son dos. Content de lui, provocateur et fier d’un pouvoir occulte et d’un effet de terreur qu’il entretient depuis trente ans, le tonitruant arrivant met la pression sur un Benalla qui fait le pied de grue. Alors que lui, le malabar, entre ici presque sans montrer ses papiers, tels ces chevaliers qui pénétraient à cheval dans les églises. L’Alexandre de Macron, homme d’ordre on le sait, s’étonne auprès des fonctionnaires de (...) Lire la suite »
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Macron chez les Vikings : quand Jupiter se rêve en Odin.

Rosa LLORENS
La déclaration de Macron sur "le Gaulois réfractaire au changement" constitue, politiquement, une forme de félonie : connaît-on un autre exemple de chef d'Etat ou de gouvernement qui profite de ses visites officielles à l'étranger pour casser du sucre sur le dos du peuple qu'il est censé représenter ? Pour moi, il ne me vient à l'esprit que la "boutade" de Léopold Senghor, président du Sénégal, à qui on demandait s'il connaissait la cuisine sénégalaise : "Assez pour préférer la cuisine française". Mais cette phrase rappelle aussi que les Gaulois ont longtemps constitué en France un enjeu politique et social. L'historien Christian Goudineau remarque que l'expression "gallo-romain" n'a d'équivalent dans aucun autre pays : elle montre à quel point les Français ont profondément accepté la supériorité du conquérant romain. Au contraire, les Allemands se sont identifiés aux héros de la résistance contre les Romains, tel Armen (Arminius en latin) qui, sous Auguste, massacra trois légions romaines et fit reculer (...) Lire la suite »
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Macron, La République En Miettes

Fadi KASSEM
« Le 12 juillet 2018, à 23h, la majorité de la République En Marche a fait adopter un amendement, en catimini, alors qu’il revient sur le principe fondamental de l’unité et de l’indivisibilité de la loi sur l’ensemble du territoire de la République. Il s’agit de modifier la dernière phrase de l’article 1 de la Constitution. Actuellement celle-ci affirme que « son organisation est décentralisée », avec cet amendement, elle dira : « Elle reconnaît la diversité de ses territoires par son organisation décentralisée. » Cette adoption augure de graves conséquences, car sous couvert de décentralisation, l’exposé des motifs indique clairement que cet ajout « cré[e] un droit à la différenciation » entre les territoires. Ce qui veut dire que la loi pourrait être différente selon le lieu où l’on se trouve ! A quand un code de la route par département ?! Voir le texte de l’amendement : http://www.assemblee-nationale.fr/15/amendements/0911/AN/2170.asp » Ce texte est signé Bastien Lachaudi, député France Insoumise, qui (...) Lire la suite »
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Sous le banquier d’Affaires sans scrupules, perçait le président menteur et fuyard

Comment Macron m’a séduit puis trahi

Adrien de TRICORNOT

C’est l’été, on lit des polars sur la plage. Sur l’invitation d’un lecteur, LGS vous offre ce chapitre où tout est vrai et où il apparaît que, plus jeune, Macron avait déjà dans le sang le mensonge, la trahison et la lâcheté d’un homme qui, devenu président, refuse de rencontrer les élus pour leur parler de Benalla.
Certes, les autres personnages de ce morceau de polar sont Alain Minc, des banquiers, des journalistes du Monde, mais on ne peut en être surpris : les polars se situent souvent dans des milieux glauques où se croisent des gens peu recommandables.
LGS

Comment Macron m’a séduit puis trahi Par Adrien de Tricornot, journaliste au « Monde », spécialiste des questions économiques et financières. En 2010, lors de la recapitalisation du « Monde », Adrien de Tricornot est vice-président de la Société des rédacteurs du Monde. Il en deviendra le président de 2011 à 2012. EN 2010, LE JOURNAL LE MONDE EST AU BORD DE LA FAILLITE ET EMMANUEL MACRON PROPOSE SON AIDE « BÉNÉVOLE » AUX JOURNALISTES. MAIS LE BANQUIER D’AFFAIRES ROULAIT EN FAIT POUR UN DES GROUPES QUI VOULAIT RACHETER LE JOURNAL… Je suis Adrien de Tricornot, je suis journaliste au Monde. En 2010, le groupe Le Monde avait de grosses difficultés financières et j’étais vice-président de la Société des Rédacteurs du Monde. Nous les journalistes, au travers de la Société des Rédacteurs du Monde, étions les principaux actionnaires du groupe*. Nous savions que nous allions devoir faire appel à de nouveaux investisseurs, et voir nos parts diminuer. Nous allions perdre le contrôle actionnarial du journal. Il fallait (...) Lire la suite »

Macron aurait-il pété les plombs ?

Jean ORTIZ

Il n’a pas pété les plombs. C’est sa vraie nature, sa vraie conception de l’exercice du pouvoir, de son rapport au peuple.

« Qu’ils viennent me chercher ! » Des propos claniques, de chef de bande. Vociférés devant des députés (La REM) groupies, hystérisés, fanatiques... Des propos qui déshonorent celui qui les profère, mais au-delà écornent l’image d’un pays. Des propos de guerre civile. La République ? Une « souillon » comme pour aristos et bourgeois jadis ? « Qu’ils viennent me chercher ! » Ce ne sont pas là des propos de président de la République, mais de charretier, m’a dit mon voisin. Ce n’est pas gentil pour les charretiers... Sous le masque « centriste », on voit poindre la tentation du monarque absolu. Des propos qu’on attendrait plutôt de la bouche d’un dictateur... Avec le projet de réforme constitutionnelle, Macron rêve de museler l’Assemblée... On comprend pourquoi ! Et toujours cette arrogance, ce mépris de classe, ce sourire narquois de supériorité vide... Un président républicain, « transparent », se serait adressé au peuple entier, à tout ce peuple, écœuré par l’affaire Benalla, par le système barbouzar, de (...) Lire la suite »
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« République exemplaire » ou « République bananière » ?

Jean ORTIZ

Monsieur Manu, président de la République,

Le petit jeune avait tout compris en vous APOSTROPHANT sur le mode du tutoiement. LE VOUVOIEMENT, CELA SE MERITE. Alors, choisissons l’hybridation... « Vous-tu » as été élu, sur un rejet du Front national.

« Vous-tu » n’étais, disais-tu, ni de droite ni de gauche. « Vous-tu » est rapidement devenu ambidextre : « vous-tu » voles les pauvres des deux mains. En fait, « vous-tu » cachais ton véritable visage de banquier vorace, surfriqué, sans scrupules. Ami des plus riches. Ce qui étonne, président Manu, c’est votre-ta haine du peuple, des ouvriers, des salariés, et surtout des militants. Ah, si tu pouvais les parquer dans un stade ! Tu hais les militants, notamment ceux des secteurs les plus emblématiques : ceux de La Poste, de la SNCF, de l’Enseignement, de la Santé... « Vous-toi », tu devais te charger de la « taxe sur les yachts » qui devait rapporter gros. Le montant s’est avéré ridiculement dérisoire. Alors parle, vas-y ! « Vous-toi » qui te considères comme le roi de l’éloquence. On a rarement vu un président semer autant le mépris des petits, comme « vous-tu » le fais, avec autant de détachement. Mais désormais, Manu, votre-ta « République exemplaire » est tombée de l’Olympe. « Vous-tu » en a fait la (...) Lire la suite »
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Manu, ne nous prends pas pour des cons... !

Jean ORTIZ

Manu, tu as failli nous gâcher la fête. Tes communicatoires te répètent que tu apparais trop lointain du populo, que tu manques de proximité, que « tu te la pètes ».

EXCUSEZ -MOI Monsieur le président mais je me rends compte que je vous tutoie... Habitude par trop espagnole. Je t’ai soudain pris en sympathie. La Sympathie, ce n’est pas très loin de la Croatie. Alors Manu, je t’ai vu, oui « t’es pris », tu as décidé de confisquer le ballon, de tirer la couverture à toi, et de te donner en pestacle, comme disent les gosses. Tu étais le chauffe sale et vas-y que je te poutoune, que je t’étreigne, que je te serre. Alors là, quelle spontanéité ! Quand l’aristo veut « faire peuple » : mort de rire !! Le rôle de M. Loyal t’allait comme tique sur la queue d’un chat. Et tu en as rajouté. Le moment était propice : des millions de Français vivaient le partage, le bonheur qu’on leur refuse, créant du lien, un langage universel ; ils voulaient faire peuple, tous ensemble, autour de valeurs que tu piétines et méprises tous les jours.... « Vive la République !! » dans la bouche d’un aristo, une main voyageuse et l’autre figée sur l’audimat comme le thermomètre sortant du trou après (...) Lire la suite »

Tant qu’à défiler sur les Champs-Elysées...

FLOREAL

« On est en finale ! » et, l’on conçoit que notre peuple, qui a des raisons de douter de son avenir après les innombrables coups qu’il a encaissés depuis des décennies au nom de la « construction européenne », puisse s’en réjouir bruyamment.

Paradoxalement, aurions-nous tant besoin de « faire la teuf » si la société telle qu’elle va ne rudoyait pas sans trêve celles et ceux dont Monseigneur Macron prétend arrogamment qu’ils « ne sont rien » ? D’autant que d’un point de vue sportif, ils jouent plutôt bien, et plutôt collectivement les Tricolores (qu’on me permette de ne pas dire les Bleus : notre drapeau compte trois couleurs, le bleu est très connoté « droite » et « Union européenne » - souvenez-vous de la « vague bleue » sarkozyste ! – alors que le rouge, couleur du peuple ouvrier est très rarement, tiens donc, la couleur dominante du maillot national…) ; par ailleurs le jeune M’Bapé est très sympa, Griesman est solide et régulier, Lloris, infranchissable… Cela dit, il serait naïf de croire que le sport professionnel capitaliste est étranger à toute politique. Pour ne prendre qu’un seul exemple, l’équipe croate est truffée d’individus, disons pour être gentils, étranges, qui, bravant l’hôte russe, trouvent toutes les occasions pour crier « vive (...) Lire la suite »
Quand le président des riches creuse un fossé social et prétend favoriser la mixité sociale

Civique/citoyen

Philippe ARNAUD
Ce 27 juin, j'ai suivi, au journal de 13 h de France 2, un sujet sur le service civique obligatoire, ardemment souhaité par le gouvernement (et qui, pour une durée d'un mois, va d'ailleurs "coûter un bras" - et dont on peut se demander si l'argent de son financement ne pourrait pas être mieux employé...). Remarque liminaire. Il me semble avoir lu, il y a pas mal d'années, que les termes "civique" et "citoyen", bien qu'appartenant au même champ sémantique, n’en avaient pas moins des connotations politiques différentes, ou, pour le dire plus clairement, que le terme "citoyen" serait plus connoté à gauche et "civique" plus connoté à droite. Il est d'ailleurs intéressant de noter que si citoyen et civique peuvent chacun avoir un usage d'adjectif, seul citoyen a un usage de de substantif en tant que ce terme renvoie à un individu concret et sujet de droit. "Civique" ne renvoie pas à un substantif. "Civique" ne renvoie - et encore de loin, et par paronymie - qu'au banal et neutre "civil". Par (...) Lire la suite »

Une vaisselle de dingue !

Yann FIEVET
Au royaume de France, la « première dame » aime la belle vaisselle. Cela tombe à pic : le pays compte parmi ses plus beaux fleurons artistiques ancestraux la manufactures de Sèvres et ses somptueuses productions. Rien n’étant trop beau pour le Palais de l’Elysée et Emmanuel Premier nous ayant rapidement habitués à régner en monarque absolu, sa souveraine épouse eut toute latitude pour passer récemment commande à la célèbre manufacture d’un nouveau service de table pour les dîners d’apparat organisés au château. Cette commande comptant 1 200 pièces, dont 900 assiettes de présentation et 300 assiettes à pain, pourrait coûter, selon l’estimation du Canard enchainé, la bagatelle d’un demi-million d’euros ! Une polémique occupe alors les dîners en ville : les uns crient au gaspillage des deniers publics, les autres estiment qu'il s'agit là d'un soutien à une industrie de luxe et d'un investissement dont il serait malséant de chipoter le prix. Le peuple éclairé par les fastes de l’Histoire de son pays accepte souvent (...) Lire la suite »
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