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Thème : Emmanuel Macron

Macron parle, la Révolution citoyenne continue

Jean-Luc MELENCHON

Le président a parlé. Il se trompe d’époque. Il a grondé le pays. Pas un mot pour les victimes tant parmi les manifestants que parmi les forces de sécurité mises en impasse par la politique du pouvoir. Face à l’indignation du peuple devant les inégalités et le refus des uns de contribuer comme les autres, il pense qu’une distribution de monnaie peut calmer l’insurrection citoyenne qui a éclaté.

C’est à ceux qui sont dans l’action, les gilets jaunes et les jeunes, de dire si cela leur convient. Pour notre part comme parlementaires insoumis, voici ce que nous voyons : Premier point : Une partie considérable de la population n’est concerné par aucune des mesures de Macron : Les chômeurs et parmi eux, surtout, les 50% de chômeurs non indemnisés. Les salariés à temps partiels et surtout 80 % d’eux, les femmes qui sont, de surcroit, moins payées que les hommes, à travail égal. Les retraités qui touchent plus de 2000 euros restent assujettis à l’augmentation de la CSG. La désindexation des pensions de retraites sur le cout de la vie est maintenue. Les fonctionnaires ne sont pas pris en compte. Deuxième point Toutes les mesures décidées seront payées par les contribuables et les assurés sociaux. Aucune par les riches ni les profits. L’exonération des heures supplémentaires sera payée soit par la Sécu soit l’État. L’augmentation du smic sera payée par l’impot. Troisième point Les actionnaires sont (...) Lire la suite »

Gilets jaunes, « Acte IV » : l’ordre règne en Macronie

Rémy HERRERA
Samedi 8 décembre : 89 000 membres des forces de l’ordre avaient été déployés sur l’ensemble du territoire français pour faire face à l’« Acte IV » de la mobilisation nationale des « gilets jaunes », prévue ce jour. Ils étaient quelque 8 000 policiers et gendarmes à Paris, équipés de véhicules blindés pour protéger les « lieux de pouvoir » et enfoncer les barricades. C’est plus que le dispositif mis en place lors des événements de mai 1968. La quasi-totalité des escadrons de gendarmerie du pays (c’est-à-dire des militaires chargés de mission de police), des dizaines de compagnies de CRS (corps spécial de police chargé du rétablissement de l’ordre public), appuyés par les brigades de sécurisation et d’intervention des Préfectures de police, étaient ainsi présents, tandis que la plupart des effectifs au repos avaient été rappelés,ou « déneutralisés » comme il est dit. La stratégie répressive,visiblement inefficace lors des débordements observés les samedis précédents, était modifiée : il ne s’agissait plus pour ces hommes (...) Lire la suite »

Épargner les riches !

Jose ESPINOSA

Pas de surprises ! Macron l’a jouée fine. Discours en 3 actes. La moitié pour expliquer qu’il nous comprend mais nous rend responsable de la violence.

Pas un mot de compassion sur nos amies écrasées sur les ronds-points, pas un mot sur les humiliations subies par les manifestants et les lycéens. Or c'est la violence d'État qui s'excerce depuis la loi El Khomri en passant par la loi travail (affaire Benalla) et accentuée ces jours-ci. Le pouvoir veut mater l'IPP ( Insurrection populaire pacifique) pour défendre le système ordo-libéral cause du chaos actuel. Quelques mesures annoncées : 100€ pour les salariés payés au Smic (en fait moins de 70€ si l'on tient compte des augmentations normales prévues pour 2019) par l'attribution de la prime d'activité, suppression de l'augmentation de la CSG pour quelques retraités, possibilité pour les entreprises de faire travailler plus contre des heures supplémentaires défiscalisées (mesure sarkoziste annulée par Hollande), une prime de 1000€ sans charges si les employeurs le veulent bien. Quatre mesures payées par les contribuables et non par les riches actionnaires. Élargissement de la fracture sociale assurée ! (...) Lire la suite »
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Discours de Macron : entre mesurettes et enfumage

RÉPUBLIQUE SOCIALE

Après près d’un mois de mobilisation des gilets jaunes, Emmanuel Macron s’est enfin décidé à parler. C’était lundi soir, devant plus de 20 millions de français qui attendaient ce que le chef de l’Etat avait à annoncer. Et comme moi ils ne furent pas satisfaits.

Car Emmanuel Macron n’a pas répondu aux attentes, non seulement des gilets jaunes, mais plus généralement des Français qui les soutiennent. Des mesurettes ont été annoncées et il a bafouillé quelques excuses, certes, mais ces propos apparaissent tellement décalés de la réalité de la situation. D’ailleurs les Français ne s’y trompent pas puisqu’au lendemain de sa prise de parole, 54% d’entres eux déclaraient vouloir la poursuite du mouvement des gilets jaunes. Les mesures Quatre mesures ont donc été annoncées : la suppression de la hausse de la CSG pour les retraités touchant moins de 2 000€ par mois, dès le mois de janvier, pour l’année 2019. Une prétendue augmentation du SMIC de 100€. Le retour des heures supplémentaires défiscalisées. Une prime de fin d’année dans les entreprises. D’aucuns pourrait penser que certaines revendications des gilets jaunes ont été entendues et que les plus démunis vont bénéficier de ces mesures. Or, à bien y regarder, on peut se rendre compte, très rapidement, de la supercherie. (...) Lire la suite »

Macron le curé du capital, nous parle au journal de 20h depuis l’ORTF...

Jean Lecendent

L’appel de la bourgeoisie à la guerre contre le peuple de France.

Nous avons tous vu les opportunistes... Nous avons tous vu les irresponsables politiques dont le seul projet est de bousculer la république cherchant le désordre et l’anarchie... C’est donc désormais, le calme et l’ordre républicains qui doivent régner, nous y mettrons tous les moyens car rien ne se construira de durable tant qu’on aura des craintes pour la paix civile. J’ai donné en ce sens au gouvernement les instructions les plus rigoureuses . Nous voyons tous que le président de la république ne maîtrise pas le français et l’anomie capitaliste qu’il engendre. Nous voyons tous que le président défend la république et non la démocratie. Il en appel à l’anarchie, répondons en anarchiste : « Les politiques enfin, quelle que soit leur bannière, répugnent invinciblement à l’anarchie, qu’ils prennent pour le désordre ; comme si la démocratie pouvait se réaliser autrement que par la distribution de l’autorité, et que le véritable sens du mot démocratie ne fût pas destitution du gouvernement. » (Proudhon, « (...) Lire la suite »

Le Grand Soir

Viktor ALMA

Un récit de la bataille de l'Etoile par un autochtone

J’ai grandi à deux pas de l’arc de triomphe. Adolescents, nous arpentions, la nuit, ce quartier déjà mort ou presque et notre vitalité en mal de répondant trouvait parfois, dans le larcin, de quoi se rassasier un peu. Nous volions du pain dans la boulangerie laissée ouverte par un commerçant trop confiant, et parfois aussi, dans un panneau publicitaire, nous mesurions la force de nos coups de pieds et de nos coups de poing dans ce mobilier urbain dont nous sentions obscurément l’hostilité, et le fait qu’il s’élevait d’abord contre nous, contre nos jours, contre notre puissance et contre nos promesses. Il y a vingt-cinq ans, alors que s’égrenait une à une, dans les quelques chaînes du tube cathodique, la succession interminables des crises qui ont marquées notre enfance et notre adolescence, nous comprenions déjà que toutes ces crises n’étaient chacune qu’un palier de plus vers la situation que nous connaissons aujourd’hui. Que ces crises n’étaient que l’application entêtée d’un plan élaboré en dehors de (...) Lire la suite »
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Fin de monde ?

Frederic LORDON
La chute d’un ordre de domination se reconnaît à la stupéfaction qui se lit sur les visages de ses desservants. Samedi, le spectacle n’était pas seulement dans la rue. Il était, et il dure toujours depuis, sur les faces ahuries de BFM, de CNews, de France 2, et d’à peu près tous les médias audiovisuels, frappées d’incompréhension radicale. Que la stupidité ait à voir avec la stupéfaction, c’est l’étymologie même qui le dit. Les voilà rendues au point d’indistinction, et leur spectacle commun se donne comme cette sorte particulière d’« information » : en continu. Comme l’esprit se rend préférentiellement aux idées qui font sa satisfaction et là où il trouve du confort, les trompettistes du « nouveau monde » et du « macronisme révolutionnaire », sans faire l’économie d’une contradiction, retournent invariablement à l’écurie de leurs vieilles catégories, les catégories du vieux monde puisque c’est celui-là qui a fait leur situation, leurs émoluments et leur magistère (lire « Macron, le spasme du système »). Et les voilà (...) Lire la suite »
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Quand la multitude est décidée à progresser

Nul ne sait ce qui naîtra

PERSONNE
Mais qui sont-ils ? Mais que disent-ils ? Ils s’appellent les Gilets Jaunes. Ils disent leur colère. Mais je ne connais pas ces gens-là. Président, ces gens-là sont des gens du peuple de France. Ils se ressemblent donc tous. Non, ils sont divers comme peut l’être un peuple riche de sa diversité. Oui, ces nouveaux acteurs ont leur uniforme, et leur étendard réfléchissant est levé. Quelle langue parlent-ils ? Pas la langue des affaires. Non, mais une langue bien vivante et fleurie. Que veulent-ils qu’ils n’ont déjà ? Du pouvoir d’achat. Ils l’ont déjà. Mais il se réduit comme peau de chagrin. Qu’on leur donne des mouchoirs et un moratoire aussi. Mais, Président, ils veulent aussi la justice sociale. Bibi, c’est pas le Père Noël. Qu’attendent-ils encore ? Une réponse de votre part. Un changement de cap. J’ai une mission à remplir, j’ai un cap à tenir, une vision, un projet, un récit. Dites à ces gens qu’on changera de méthode s’il le faut. Mais leurs fins de mois sont difficiles. Dites-leur que (...) Lire la suite »

Retour vers l’ancien monde : De la pathétique instrumentalisation du « Parcours mémoriel » par le président Macron

Gérard COLLET
Ainsi donc le premier 11 novembre du Grand dirigeant français, espoir de toute l'Europe et de bien au delà, a été l'occasion d'un Grand et Beau discours prononcé avec ce ton inimitable de l'Homme qui a vu l'homme qui sait comment on influe sur le destin du monde. Et dans le bon sens [1]. Et voilà notre apprenti sorcier des faits de civilisation qui s'est emparé de la sacro-sainte commémoration et a pensé faire son miel du cortège d'émotions qu'elle véhicule encore. Il a cependant cette fois-ci évité les hurlements, comprenant tout de même que ce n'est pas le lieu. Mais avec cette confiance confondante en sa bonne étoile, ou plutôt en sa dialectique imparable, le voici qui fonce tête baissée dans les poncifs que l'on pensait appartenir à un très ancien monde, et dans les totems que les gens raisonnables contournent avec prudence. Au risque de lever de bien vilains lièvres. Il y a de l'Achille Talon dans cet homme là. Et hop, une louche grandiloquente sur nos héroïques poilus. Et vlan et un collier de (...) Lire la suite »
Le rôle de l’opposition n’est pas d’absoudre la police, quoi qu’elle fasse

Le préfet de police qui ne voulait pas que soient frappés les manifestants à terre

Maurice GRIMAUD
Le 29 mai 1968, le préfet de police de Paris, Maurice Grimaud, est inquiet de la montée de la violence. Il craint des morts. Il écrit une lettre (ci-après) à ses 25 000 hommes. En même temps qu’il leur témoigne sa confiance et son admiration pour leur sang-froid et leur courage, il les met en garde (et c’est le véritable but de la lettre) contre tout excès de violence, comme « frapper un manifestant tombé à terre » ou « … encore plus grave, frapper des manifestants après arrestation ». Dans « le but de défendre la police dans son honneur et devant la nation » il leur demande « de faire une guerre impitoyable à tous ceux, heureusement très peu nombreux, qui par leurs actes inconsidérés accréditeraient précisément cette image déplaisante que l'on cherche à donner [d’eux] ». A ce jour, tout, dans le comportement du président de la République, dans les propos du Premier ministre, du ministre de l’Intérieur, de la ministre de la Justice, des autres membres du gouvernement, des députés LREM, du préfet de police de (...) Lire la suite »
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