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Thème : Faim dans le monde
Pendant que des tags sur les murs des permanences LREM sont dénoncés comme des « attentats »...

L’impérialisme, stade suprême de la famine...

Jimmy Dalleedoo

Amal Hussain (photo) est décédée à l’âge de 7 ans le 2 novembre 2018. Cette petite Yéménite a été torturée par la faim : la photo d’elle avant sa mort est insoutenable à regarder. La maman de cette petite fille, Mme Mariam Ali, disait : « Amal était toujours souriante. Maintenant, je suis inquiète pour mes autres enfants ».

D’après le programme alimentaire mondial (PAM), un enfant de moins de cinq ans meurt de faim toutes les 11 secondes dans le monde : cela représenterait 3 millions d’enfants chaque année ! Au Yemen, les chemins humanitaires qui permettraient de convoyer des aides alimentaires ont été coupés par les forces de la coalition saoudienne : la petite Amal Hussain n’a pas bénéficié de ces aides alimentaires. Amal Hussain a été classée dans les « dommages collatéraux » : c’est-à-dire acceptables pour les pays impérialistes. Les pays impérialistes sèment la confusion, la guerre, la misère, la ruine au service du surprofit capitaliste : la famine est une arme de guerre de l’impérialisme. Pendant que des tags sur les murs des permanences LREM sont dénoncés comme des « attentats », la mort de milliers d’enfants sous les bombardements a été présentée comme un « apport de la démocratie » ! surtout lorsqu’on sait que ces armes militaires ont été vendues par la France... L’impérialisme, oppresseur des peuples Il y aurait plus (...) Lire la suite »
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Mensonges de l’ONU sur la faim dans le monde

Bruno GUIGUE
Pour la doxa, le “tiers-monde” n’existe plus. D’ailleurs on ne parle plus de “pays sous-développés” mais de “pays en développement”, et le “storytelling” à la mode nous assure que ces pays deviendront bientôt des “pays émergents”. L’idéologie post-communiste pronostiquait la “fin de l’histoire”. Elle promettait des lendemains qui chantent au royaume du libre-échange. Elle annonçait les temps nouveaux de la “mondialisation heureuse”. L’ouverture et la dérégulation des marchés portaient la promesse d’un avenir radieux. Propagée depuis trois décennies, cette fable libérale subit l’épreuve des faits. Dans son dernier rapport sur “l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition” http://www.fao.org/3/a-I7695f.pdf, l’ONU déclare que 815 millions de personnes ont souffert de malnutrition en 2016, soit 82 millions de plus qu’en 2015. En clair, 11% de la population mondiale crève de faim. Non seulement on a atteint un record absolu (jamais l’humanité n’a connu autant d’affamés), mais la situation se détériore, et pour 2017 les (...) Lire la suite »
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Afrique. Famine attendue, hypocrisie postcoloniale

François CHARLES

Alors que, de par le monde, tous les médias s'accordent désormais pour voir advenir une famine gigantesque sur l'ensemble du continent, les causes, largement connues, sont non seulement passées sous silence, mais pire, préservées comme pour leur permettre de continuer de sévir.

FMI et Banque Mondiale à la manoeuvre Jusque vers la fin des années quatre vingt dix, l'agriculture africaine était structurée sur la base de l'organisation familiale, voire artisanale ou associative. En tout cas, à l'inverse des exploitations agricoles des pays riches, toujours à dimension humaine. Lorsque les pays occidentaux, souvent menés par les ex puissances coloniales telle la France et son réseau Françafrique*, décidèrent d'accélérer la spoliation du continent, ils firent intervenir, en même temps, leurs deux armes de destruction massive que sont d'un côté la Banque Mondiale et le FMI de l'autre. Ce fut alors, comme on disait auparavant "le bon temps des colonies", le temps de la néocolonisation, ou "recolonisation", ouverte. Les PAS (plans d'ajustement structurels), tels les nuages de sauterelles, se succédèrent alors les uns après les autres, toujours plus drastiques et toujours plus draconiens. Véritable chantage aux prêts assassins contre services publics et agriculture. Cycle infernal (...) Lire la suite »

La famine, arme des forts contre les faibles

Bruno GUIGUE
Si on voulait vraiment la preuve que la faim n'est pas un accident climatique ou je ne sais quelle fatalité qui pèserait sur des contrées abandonnées des dieux, il suffirait de regarder la carte des famines à venir. Dressée par l'économiste en chef du Programme alimentaire mondial, Arif Husain, cette carte est édifiante. Selon lui, 20 millions de personnes risquent de mourir de faim dans quatre pays au cours des six prochains mois : le Yémen, le Nigéria, le Sud-Soudan et la Somalie (http://ici.radio-canada.ca/nouvelle...). Or la cause majeure de cette insécurité alimentaire est politique. Quand elle n'a pas directement provoqué le chaos générateur du non-développement ou la rupture des approvisionnements, l’intervention étrangère a jeté de l’huile sur le feu. La guerre civile et le terrorisme y ont ruiné les structures étatiques, banalisant une violence endémique et provoquant l'exode des populations. Au Yémen, les bombardements saoudiens, depuis mars 2015, ont généré un désastre humanitaire sans (...) Lire la suite »
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Un enfant qui meurt de faim aujourd’hui est un enfant assassiné - Jean Ziegler

Colombie : On ne peut pas cacher le soleil avec un doigt

Carolina SACHICA MORENO

La crise humanitaire dans La Guajira n'est pas due à la fatalité, mais à l'incurie de l'État

Les Wayúu sont le principal peuple aborigène de Colombie, où ils sont environ 300 000, et du Venezuela, où ils sont environ 500 000. Ils sont les principaux survivants du génocide des Arawaks commis par les "conquérants" dans toute la Caraïbe et dans le nord de l'Amérique du sud. Ils vivent dans La Guajira, à l'extrême-nord de la Colombie, une région livrée à l'exploitation des ressources (charbon, pétrole, gaz, eau) par les multinationales prédatrices. Depuis plusieurs années, les Wayúu souffrent d'une famine et d'un manque d'eau potable qui ont provoqué la mort d'au moins 15 000 personnes, en grande partie des enfants. L'auteure de cet article est leur représentante juridique auprès de la Commission interaméricaine des droits humains.-FG, Tlaxcala Qu'on ne nous raconte pas d'histoires : l’intérêt pour la Guajira et la population Wayúu s'est réveillé quand le gouvernement colombien a su qu'une demande de mesures de protection avait été déposée devant la Commission Interaméricaine de Droits de l’Homme. (...) Lire la suite »

Un Eldorado pour les migrants, c’est possible ?

Mouâd SALHI

Les réfugiés qui migrent vers l’Europe pour fuir la guerre, l’extrême pauvreté font la une des médias. Hommes politiques, éditorialistes, associations essayent de trouver une solution à cet afflux massif. Pour les uns, « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde », pour les autres, cette immigration est une aubaine face au vieillissement de la population. Jason Buzi, milliardaire américain, aurait trouvé LA solution miracle.

Ce milliardaire ayant fait fortune dans l’immobilier veut trouver un refuge à ces migrants qui fuient la guerre et les exécutions liées à leurs convictions politiques ou religieuses. Sa solution ? Leur créer un État dans une contrée peu peuplée dans le monde. Selon lui, l’Europe, les États-Unis et l’Australie n’ont plus les moyens d’accueillir ces populations. D’après lui, « les gouvernements du monde entier ne sont pas parvenus à résoudre le problème qu’il est temps d’y trouver une solution radicale ». Actuellement, quelque 60 millions de réfugiés migrent partout dans le monde. Le chiffre a quasi doublé depuis quinze ans. Le projet « Refugee Nation » a donc vu le jour. L’intéressé n’en est pas à sa première idée folle. Il fut à l’initiative du Hidden Cash, une chasse aux billets grandeur nature organisée via Twitter et qui a fait le buzz en 2014. Le philanthrope 2.0 juge qu’ « il est intolérable de voir notre société moderne rester les bras croisés face au problème des réfugiés, alors que des millions de personnes (...) Lire la suite »

Ces programmes télés et ces JT devenus de grandes poubelles…

Daniel VANHOVE

Si le métier de journaliste comporte toujours pour certains d’entre eux, des risques à exercer leur profession – voir à ce sujet les statistiques disponibles sur le web pour l’année 2013 – l’on ne peut pas en dire autant de ceux qui nous présentent certaines émissions, et particulièrement les JT.

De fait, quand on voit que certains journalistes paient de leur vie le sens aigu qu’ils ont de nous informer au plus près des sujets brûlants qui font et défont le monde, on peut se demander si ceux qui ont la charge de nous présenter les programmes et les infos en saisissent toute la portée, en ont pleinement conscience !?... Ou alors, s’agit-il de deux métiers différents. Les premiers, souvent inconnus du grand public, seraient de vrais journalistes, avec tout ce que cette profession comporte de prise de risques, de responsabilité assumée et de recherche de la vérité au plus près des évènements ; quand les autres ne seraient que des fonctionnaires planqués en quête insatiable de reconnaissance sous les feux de la rampe, quel que soit le sujet à traiter… Mais, ces derniers prennent-ils vraiment la mesure de leur inanité voire de leur médiocrité ? Comment se situent-ils par rapport à leurs collègues payant de leur vie pour nous transmettre des situations de terrain, quand ils choisissent de nous (...) Lire la suite »

Bonnes fêtes de faim damnée

Hervé HUBERT

« Bonnes Fêtes ! » est le leitmotiv que nous entendons et prononçons en ces circonstances de fin d’année, motif musical aux multiples significations dans cette partition orchestrée par un capitalisme banalisé jusque dans sa barbarie.

« Bonnes Fêtes ! » peut résonner comme un vœu de bonheur, une aspiration légitime pour une humanité du XXIe siècle dont les possibilités en moyens économiques et scientifiques permettraient de penser que partout dans le monde chacun pourrait vivre selon ses besoins, au moins avoir le pouvoir démocratique de se nourrir, se loger, travailler, accéder à la santé et aux soins, se cultiver dès l’enfance, avec la pensée que nous sommes des êtres sociaux, que nous nous réalisons et créons dans nos rapports sociaux et qu’il convient donc d’orienter ce que nous produisons dans une perspective sociale croisant l’individuel et le collectif. Dans ce contexte les réalisations de la Révolution cubaine sont un phare lumineux. Dans le monde capitaliste banalisé jusque dans sa barbarie, la faim et la famine continuent leurs pouvoirs de damnation. « Bonnes fêtes de faim damnée » peut en être l’écriture, jeu de mots, witz, qui a le souhait de ne pas rester confiné au jeu de mots pour se centrer sur la force révolutionnaire (...) Lire la suite »

Mieux vaut jeter la nourriture plutôt que la donner aux nécessiteux !

Capitaine Martin

Des milliers de produits alimentaires tout à fait mangeables se transforment ainsi en déchets en une fraction de seconde, alors qu’ils pourraient combler la faim des plus malheureux...

Chaque année, plus d’un tiers des denrées alimentaires sont jetées, et ce même si elles sont encore consommables. Un sort vraiment malheureux pour ces produits qui étaient quelque temps auparavant encore exposés dans les rayons des supermarchés. Une expérience édifiante a été récemment faite sur le sujet dans une ville de Géorgie, aux États-Unis. Les gérants d’un supermarché d’Augusta ont reçu un arrêté d’expulsion de leur banque, à qui ils devaient quelques milliers de dollars. Ils ont alors décidé d’accomplir une bonne action en faveur des habitants les moins fortunés. Avant de cesser leurs activités, ils ont fait don de la nourriture présente dans leur magasin à une communauté religieuse locale. Mais cette dernière déclina mystérieusement l’offre. Les produits ont donc atterri sur un parc de stationnement adjacent où ils ont immanquablement attiré l’attention des passants, prêts à emporter avec eux les invendus. Ces repas gratuits auraient pu faire le bonheur des indigents et des meurt-de-faim. C’était sans (...) Lire la suite »

Sans droit à manger

Esther VIVAS

Ils nous disent qu’ils veulent abolir la faim dans le monde, que si cela ne sera pas possible en 2015, alors ce sera pour plus tard. Aujourd’hui, quand les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) deviennent caducs sans avoir, bien entendu, rien obtenu, on invente de nouveaux concepts tels que l’ « Agenda pour le Développement Post-2015 » et ils nous disent de garder l’espoir et de leur faire confiance, de les laisser faire, parce que cette fois-ci, « c’est la bonne ». Et l’histoire, ou le mensonge, se répète à nouveau.

Les Objectifs du Millénaire pour le Développement, impulsés par les Nations Unies en l'an 2000, ne sont plus qu'un chiffon de papier et tel sera également le sort de l'Agenda pour le Développement Post-2015, ou de tout ce qui suivra. Et cela parce que mettre un terme à la faim dans le monde ne dépend pas de déclarations et de bonnes intentions, ni d'accords signés, ni d'une ferme direction dans les hautes sphères ; cela dépend uniquement et exclusivement d'une volonté politique. Et cette dernière n'existe pas. Ces questions sont abordées par la Consultation de Haut Niveau des Nations Unies sur la Faim, la Sécurité Alimentaire et la Nutrition qui se déroule aujourd'hui [04/04/2013] à Madrid, dans le cadre d'une série de dialogues internationaux promus par l'ONU, et qui réunit son secrétaire général, Ban Ki-moon, le président Mariano Rajoy, et la fine fleur de l'ONU et des représentants du monde patronal, académique, etc. Son objectif : discuter sur comment affronter le problème de la faim à partir de (...) Lire la suite »
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