RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Thème : Liberté d’expression

Un site d’actualités vénézuéliennes réputé est la dernière victime de Facebook

Venezuelanalysis

Facebook a encore supprimé la page d’un média. Cette fois, il ne s’agit pas d’un réseau d’extrême droite comme Infowars, mais de "la seule plateforme médiatique indépendante vénézuélienne de gauche en anglais", le site d’information Venezuela Analysis, noté sur Twitter.

Les administrateurs du site d’information ont été informés par Facebook, jeudi, que leur page avait été "dépubliée" en raison d'une "activité récente" qui "n’est pas conforme aux règles des pages Facebook". Lorsqu'une page Facebook n'est pas publiée, elle n'est plus consultable par le public, seulement par les administrateurs. Venezuela Analysis aura la possibilité de faire appel de la décision. On ne sait pas exactement quelle activité spécifique a motivé la décision de FB. Le site a réagi en disant : c’est une "tentative évidente de bloquer notre couverture locale de la situation sur le terrain au Venezuela. Avez-vous besoin de plus de preuves que [Facebook] est le bras armé des [médias grand public] pour censurer les voix alternatives ?" Le site a également indiqué que sa page a été dépubliée après qu’il a posté un "article brillant qui démolissait la couverture lamentable des [médias grand public] sur la tentative d'assassinat contre le [président vénézuélien Nicolas Maduro", samedi. L'organe (...) Lire la suite »
12 
Israël s’opposait au rapatriement sanitaire en France de ce journaliste blessé par un sniper israélien. Chirac intervint...

Macron soutiendra-t-il les "correspondants de guerre".

Richard LABÉVIÈRE

Enfin une bonne nouvelle, une lueur dans le chaos de l’injustice globalisée : la Cour d’appel de Paris vient, le 21 juin, de condamner le geste fou d’un sniper israélien qui, il y a dix-huit ans, a visé au cœur le journaliste Jacques-Marie Bourget . Pas d’excuse juridique possible pour un soldat, un agent, lorsqu’il s’en prend ainsi aux civils, donc aux reporters. Cet arrêt, obtenu par William Bourdon, le défenseur du « correspondant de guerre » blessé, est un monument des droits de l’homme. Les vrais, pas ceux que Trump et ses amis jettent aux poubelles de l’histoire. Reste encore à convaincre l’Etat français d’appliquer la décision que vient de rendre le TGI de Paris…

Le 21 octobre 2000 à Ramallah, en Palestine occupée, Jacques-Marie Bourget, alors grand reporter à Paris-Match était très grièvement blessé au poumon gauche. Transpercé par le tir direct d’un fusil d’assaut américain « M16 », arme de dotation d’un soldat israélien. Tir d’un sniper totalement inattendu, sauf à imaginer que le militaire avait pour objectif d’assassiner notre confrère ? En effet, au moment du drame, la place publique où se tenait Jacques-Marie Bourget était calme et les cafés ouverts à la clientèle, en dépit de l’effervescence du moment, celle de la « Seconde Intifada ». Quelques minutes après le coup de feu les secouristes du Croissant Rouge Palestinien se précipitent pour embarquer le journaliste en état de coma. A l’hôpital de Ramallah les médecins constatent que la situation est très grave. Qu’étant donné la qualité de journaliste étranger de la victime, il est préférable que l’opération chirurgicale nécessaire se déroule dans un établissement israélien mieux équipé. Questionnés, les responsables (...) Lire la suite »

Loi sur les "Fake news" ou haro sur la liberté de la presse !

JRCF
La proposition de loi relative à la manipulation de l’information en période électorale, communément appelée loi « anti fake-news », provoque de nombreuses interrogations et inquiétudes, voire même un certain tumulte, au sein de l’Assemblée nationale et du monde journalistique. Le gouvernement justifie ce projet par la lutte contre la propagation, de plus en plus courante et médiatisée, de fausses nouvelles sensées induire le public en erreur. Si ce projet dérange tant, c’est qu’il n’est techniquement pas adapté au défi que représentent les fausses nouvelles. Surtout, il fournit toute une série d’outils qui faciliteront la censure. Flou linguistique concernant les notions, urgence procédurale (le juge ayant 48 heures pour décider de la véracité de l’information), imprécision (qui pourra saisir la justice et qui pourra être mis en cause ?)... Ce projet n’est tout simplement pas au point et techniquement difficile à mettre en place. Surtout, un arsenal juridique existe déjà pour aborder le problème des fausses (...) Lire la suite »
Rien de nouveau à l’ombre des dollars : Ménard au FN, un clone le remplace

Reporters sans frontières ment, acquitte les médias-menteurs et découvre le Mélenchon-bashing

Maxime VIVAS

La fausse ONG Reporters sans frontières ne s’est pas améliorée en confiant Robert Ménard au FN pour se contenter d’une copie dont je prédis qu’elle finira politiquement mal.

Je parle souvent de RSF ici. Ce n’est pas une obsession : c’est un dossier sur lequel j’ai travaillé des années pour en faire un livre. D’autres ont pour spécialité Jésus Judas, De Gaulle Pétain… Je reviens sur RSF aujourd’hui parce que Christophe Deloire, son secrétaire général, loin de mener le combat pour le respect des ordonnances du Conseil National de la Résistance (CNR), c’est-à-dire, loin de défendre l’information, se pique d’aboyer, avec la meute des médiacrates, contre ceux qui veulent (comme nous) une information complète et des journalistes libres (comme nous le sommes ici). Dans une tribune (13 mai) donnée au « Parisien-Aujourd’hui en France » et titrée « Mélenchon favorise une société de propagande et de manipulation » , Deloire, se vautre dans des à-peu-près, des paresseuses erreurs, une troncature, un collage de phrases (séparées dans l’original), un pamphlet contre le leader d’un mouvement politique qui veut libérer l’information et revenir à l’esprit des ordonnances du CNR. Le pire est le (...) Lire la suite »
53 
L’édition 2018 vient de sortir, écrite par un jury masqué, plus proche de Trump et de Gattaz que de la vérité.

Pourquoi et comment le « Classement mondial de la liberté de la presse » de Reporters sans frontières est une farce

Maxime VIVAS

Régulièrement, les médias, les partis politiques, les associations de défense des droits de l’homme se réfèrent au « Classement mondial de la liberté de la presse » établi par Reporters sans frontières.
Cette année, le rapport de cette organisation est affecté d’un sous titre : « La haine du journalisme menace les démocraties ». Vous suivez mon regard vers un leader politique français ?

RSF a la prudence de ne pas le nommer pour garder à son rapport bidon un vernis d’impartialité. Mais, le 4 mars 2018, son nouveau patron (Christophe Deloire) avait vivement confié à Jean-Jacques Bourdin ce qu’il pensait de Jean-Luc Mélenchon et de sa « haine des journalistes » Le rapport 2018 de RSF est agrémenté d’un chapô qui appuie sur cette question : « L’édition 2018 du Classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF) témoigne de l’accroissement des sentiments haineux à l’encontre des journalistes. L’hostilité revendiquée envers les médias, encouragée par des responsables politiques et la volonté des régimes autoritaires d’exporter leur vision du journalisme menacent les démocraties ». Il faut le (re)dire aux organisations qui soutiennent les pays en lutte contre l’impérialisme, à celles qui militent contre les oligarchies, contre le MEDEF, contre les milliardaires qui phagocytent l’information : RSF n’est pas une ONG, mais leur ennemie. Se référer à elle est aussi (...) Lire la suite »
29 

De la liberté d’expression des faits

Jean-Marc GARDES
Que ce soit « Envoyé spécial » ou « Cash investigation », Lise Lucet propose de très bonnes émissions de décryptage de l'actualité, de ce qui fait – et aussi défait – notre société ou notre monde. Un fil rouge à celles-ci : le sérieux et la qualité. Un second fil rouge : le nombre, impressionnant, de personnes, d' « acteurs sociaux », approchés par les journalistes pour répondre à leur question et témoigner, qui refusent de le faire, par peur de représailles, ou bien qui ne le font que visage « flouté » et voix déformée. Sommes-nous bien toujours en démocratie ? Dans le pays de la liberté d'expression (1) ? Une seconde liste serait à établir : celle des responsables, privés ou publics, mis en cause à l'occasion de ces reportages, qui refusent purement et simplement de recevoir les journalistes pour s'expliquer. Quel courage chez ceux-ci ! Même pas assumer leurs actes ! Pour ce qui des « responsables » administratifs, qu'ils soient dans une direction départementale ou bien dans un ministère, ont-ils oublié, (...) Lire la suite »
La lapidation moderne au pays des Droits de l’homme

Antisémite ! hurlent-ils, version moderne de « Au loup ! »

Maxime VIVAS

Pascal Boniface est le fondateur (en 1990) et le directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) reconnu d’utilité publique depuis 2009. Ce Think Tank est mondialement connu et reconnu.

Pascal Boniface a milité au PSU de Michel Rocard, au Parti socialiste. Il a travaillé auprès du groupe parlementaire socialiste à l'Assemblée nationale. Il a été conseiller dans les cabinets ministériels de Jean-Pierre Chevènement, puis de Pierre Joxe. Il a quitté le PS en 2003. Il est ou a été éditorialiste pour les quotidiens La Croix, La Voix du Nord, Nice matin, La Vanguardia (Espagne), Réalités (Tunisie), Al-Ittihad (Émirats arabes unis). On a pu le voir souvent à la télé, notamment sur France 5 et dans C dans l'air. Hélas, Pascal Boniface, cet intellectuel modéré et naguère apprécié, a fait un faux pas. En 2001, dans une note interne au PS, il a préconisé une modification de la politique du PS à l'égard du conflit israélo-palestinien. Pour lui, en matière de politique internationale, il serait « préférable, pour chacun, de faire respecter des principes universels et non pas le poids de chaque communauté ». C’était trop ! Dès lors, il va subir un déluge de critiques, de menaces contre lui et les siens. Des (...) Lire la suite »
14 

Espagne : un rappeur risque 12 ans de prison pour des chansons et des écrits sur twitter...

Pablo Hasél

Le rappeur Pablo Hasél diffuse une vidéo dénonce la répression dont lui et les autres opposants au régime espagnol sont victimes.

Transcription de la vidéo Mon nom est Pablo Hasél et je suis un rappeur que l'état espagnol veut condamner à 12 ans de prison pour faire des chansons et écrire sur twitter. Il y a trois ans je fus déjà condamné par l'Audience Nationale, un tribunal héritier du Tribunal d'Ordre Public franquiste, à deux ans de prison pour faire des chansons solidaires avec les prisonniers politiques antifascistes. Maintenant, le 1er février 2018 ce même tribunal veut encore me juger. Il peut me condamner à cinq ans supplémentaires de prison pour faire des chansons critiquant la monarchie, écrire sur twitter des messages dénonçant la brutalité policière et l'extermination des prisonniers politiques en prison comme Isabel Aparicio par privation de soins. De plus il a d'autre charges contre moi pour mes opinions. L'une d'elles est pour mépriser un footballeur nazi pour laquelle ils m'accusent de crime de haine. Ici seul les antifascistes sont accusés de délit de haine du nazisme et non l'inverse. Et l'autre est pour (...) Lire la suite »
Un poète, un homme hors du commun.

PEY, PEY, PEY

Jean ORTIZ

Serge Pey est un extraordinaire poète, dans tous les sens du mot : qui sort de la règle, de l’usage ordinaires, qui n’est pas courant, exceptionnel, inhabituel, qui étonne par sa bizarrerie, son étrangeté, son originalité, qui s’écarte énormément du niveau moyen, ordinaire, qui, par ses qualités, sort de la moyenne, qui est très grand, intense, immense.
C’est un militant qui a mené la lutte clandestine dans le Chili de Pinochet.
C’est un de mes amis.
C’est un lecteur assidu du Grand Soir qu’il a défendu quand nous étions sous la grêle des calomnies.

Quelle bonne nouvelle que l’attribution du plus grand prix littéraire pour la poésie à cet homme-là !
Son ami Jean Ortiz (qui se ressemble s’assemble) lui rend hommage dans un article publié par l’Humanité.
Lisons, nous en serons meilleurs. Et plus heureux.

Maxime Vivas

Serge Pey, préfacier de notre « Vive le Che ! », vient d’être couronné à l’unanimité du Prix Apollinaire de poésie 2017, prix prestigieux s’il en est, équivalent d’un Goncourt de poésie. Créé par Cocteau en 1941. Couronné ! Le libertaire Serge Pey a dû goûter comme il se doit la saveur du mot, lui, le coupeur de têtes non-pensantes. Il est difficile d’écrire sur un copain. Nous savons tous que Serge et son œuvre méritent... un mausolée, ou le Nobel !! Pour le mausolée, il y est réfractaire ; et comme l’homme au chapeau noir ne se vend pas, le Nobel n’est pas pour deux mains. Ce prix lui a été décerné sur la terrasse du célèbre café littéraire Les deux magots, où Apollinaire avait ses alcools. Nul doute que Serge adore les magots !! Il a passé une vie à s’enrichir, à s’enrichir des autres, des luttes, des rêves, des résistances, des roseaux de pluie des indiens mexicains, des hallucinations au peyotl, des combats avec le MIR de Miguel Henríquez... Il y a trente ans, je l’avais invité pour réaliser une « performance (...) Lire la suite »

Comment la censure fonctionne en France : l’exemple d’Afrique-Asie

Richard LABÉVIÈRE

A l’époque du tsar, quand on voulait fermer un titre, on envoyait une commission d’hygiène qui déclarait insalubre le local du journal, aujourd’hui en France, on envoie des contrôles fiscaux...Quelle différence ?

Le numéro de septembre 2017 d’Afrique-Asie est le dernier. Le mensuel vient de déposer le bilan et ne paraîtra plus. Quelle tristesse de voir ainsi ce titre historique disparaître ! Dans la presse française, Afrique-Asie était une institution. Lancé en 1969 par Simon Malley, Africasia est devenu Afrique-Asie en 1972. Suite à des difficultés financières, la diffusion s’interrompt de juillet 1987 à octobre 1989. A l’époque, Le Monde place Afrique-Asie « au premier rang de la presse tiers-mondiste de langue française ». Effectivement, le titre s’inscrit dans la filiation de la conférence de Bandung (1955), à la convergence du non-alignement, de la Tricontinentale et des mouvements de décolonisation africains et asiatiques. Militant à la plume acérée, Simon Malley n’a pas que des amis. Il est momentanément expulsé de France en 1980, accusé de nuire, par ses propos, « aux intérêts de la France dans des Etats ayant avec elle des relations diplomatiques normales », selon les propos du ministre de l’Intérieur de (...) Lire la suite »
afficher la suite 0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | ... | 160