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Thème : Liberté d’expression
Rien de nouveau à l’ombre des dollars : Ménard au FN, un clone le remplace

Reporters sans frontières ment, acquitte les médias-menteurs et découvre le Mélenchon-bashing

Maxime VIVAS

La fausse ONG Reporters sans frontières ne s’est pas améliorée en confiant Robert Ménard au FN pour se contenter d’une copie dont je prédis qu’elle finira politiquement mal.

Je parle souvent de RSF ici. Ce n’est pas une obsession : c’est un dossier sur lequel j’ai travaillé des années pour en faire un livre. D’autres ont pour spécialité Jésus Judas, De Gaulle Pétain… Je reviens sur RSF aujourd’hui parce que Christophe Deloire, son secrétaire général, loin de mener le combat pour le respect des ordonnances du Conseil National de la Résistance (CNR), c’est-à-dire, loin de défendre l’information, se pique d’aboyer, avec la meute des médiacrates, contre ceux qui veulent (comme nous) une information complète et des journalistes libres (comme nous le sommes ici). Dans une tribune (13 mai) donnée au « Parisien-Aujourd’hui en France » et titrée « Mélenchon favorise une société de propagande et de manipulation » , Deloire, se vautre dans des à-peu-près, des paresseuses erreurs, une troncature, un collage de phrases (séparées dans l’original), un pamphlet contre le leader d’un mouvement politique qui veut libérer l’information et revenir à l’esprit des ordonnances du CNR. Le pire est le (...) Lire la suite »
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L’édition 2018 vient de sortir, écrite par un jury masqué, plus proche de Trump et de Gattaz que de la vérité.

Pourquoi et comment le « Classement mondial de la liberté de la presse » de Reporters sans frontières est une farce

Maxime VIVAS

Régulièrement, les médias, les partis politiques, les associations de défense des droits de l’homme se réfèrent au « Classement mondial de la liberté de la presse » établi par Reporters sans frontières.
Cette année, le rapport de cette organisation est affecté d’un sous titre : « La haine du journalisme menace les démocraties ». Vous suivez mon regard vers un leader politique français ?

RSF a la prudence de ne pas le nommer pour garder à son rapport bidon un vernis d’impartialité. Mais, le 4 mars 2018, son nouveau patron (Christophe Deloire) avait vivement confié à Jean-Jacques Bourdin ce qu’il pensait de Jean-Luc Mélenchon et de sa « haine des journalistes » Le rapport 2018 de RSF est agrémenté d’un chapô qui appuie sur cette question : « L’édition 2018 du Classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF) témoigne de l’accroissement des sentiments haineux à l’encontre des journalistes. L’hostilité revendiquée envers les médias, encouragée par des responsables politiques et la volonté des régimes autoritaires d’exporter leur vision du journalisme menacent les démocraties ». Il faut le (re)dire aux organisations qui soutiennent les pays en lutte contre l’impérialisme, à celles qui militent contre les oligarchies, contre le MEDEF, contre les milliardaires qui phagocytent l’information : RSF n’est pas une ONG, mais leur ennemie. Se référer à elle est aussi (...) Lire la suite »
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De la liberté d’expression des faits

Jean-Marc GARDES
Que ce soit « Envoyé spécial » ou « Cash investigation », Lise Lucet propose de très bonnes émissions de décryptage de l'actualité, de ce qui fait – et aussi défait – notre société ou notre monde. Un fil rouge à celles-ci : le sérieux et la qualité. Un second fil rouge : le nombre, impressionnant, de personnes, d' « acteurs sociaux », approchés par les journalistes pour répondre à leur question et témoigner, qui refusent de le faire, par peur de représailles, ou bien qui ne le font que visage « flouté » et voix déformée. Sommes-nous bien toujours en démocratie ? Dans le pays de la liberté d'expression (1) ? Une seconde liste serait à établir : celle des responsables, privés ou publics, mis en cause à l'occasion de ces reportages, qui refusent purement et simplement de recevoir les journalistes pour s'expliquer. Quel courage chez ceux-ci ! Même pas assumer leurs actes ! Pour ce qui des « responsables » administratifs, qu'ils soient dans une direction départementale ou bien dans un ministère, ont-ils oublié, (...) Lire la suite »
La lapidation moderne au pays des Droits de l’homme

Antisémite ! hurlent-ils, version moderne de « Au loup ! »

Maxime VIVAS

Pascal Boniface est le fondateur (en 1990) et le directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) reconnu d’utilité publique depuis 2009. Ce Think Tank est mondialement connu et reconnu.

Pascal Boniface a milité au PSU de Michel Rocard, au Parti socialiste. Il a travaillé auprès du groupe parlementaire socialiste à l'Assemblée nationale. Il a été conseiller dans les cabinets ministériels de Jean-Pierre Chevènement, puis de Pierre Joxe. Il a quitté le PS en 2003. Il est ou a été éditorialiste pour les quotidiens La Croix, La Voix du Nord, Nice matin, La Vanguardia (Espagne), Réalités (Tunisie), Al-Ittihad (Émirats arabes unis). On a pu le voir souvent à la télé, notamment sur France 5 et dans C dans l'air. Hélas, Pascal Boniface, cet intellectuel modéré et naguère apprécié, a fait un faux pas. En 2001, dans une note interne au PS, il a préconisé une modification de la politique du PS à l'égard du conflit israélo-palestinien. Pour lui, en matière de politique internationale, il serait « préférable, pour chacun, de faire respecter des principes universels et non pas le poids de chaque communauté ». C’était trop ! Dès lors, il va subir un déluge de critiques, de menaces contre lui et les siens. Des (...) Lire la suite »
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Espagne : un rappeur risque 12 ans de prison pour des chansons et des écrits sur twitter...

Pablo Hasél

Le rappeur Pablo Hasél diffuse une vidéo dénonce la répression dont lui et les autres opposants au régime espagnol sont victimes.

Transcription de la vidéo Mon nom est Pablo Hasél et je suis un rappeur que l'état espagnol veut condamner à 12 ans de prison pour faire des chansons et écrire sur twitter. Il y a trois ans je fus déjà condamné par l'Audience Nationale, un tribunal héritier du Tribunal d'Ordre Public franquiste, à deux ans de prison pour faire des chansons solidaires avec les prisonniers politiques antifascistes. Maintenant, le 1er février 2018 ce même tribunal veut encore me juger. Il peut me condamner à cinq ans supplémentaires de prison pour faire des chansons critiquant la monarchie, écrire sur twitter des messages dénonçant la brutalité policière et l'extermination des prisonniers politiques en prison comme Isabel Aparicio par privation de soins. De plus il a d'autre charges contre moi pour mes opinions. L'une d'elles est pour mépriser un footballeur nazi pour laquelle ils m'accusent de crime de haine. Ici seul les antifascistes sont accusés de délit de haine du nazisme et non l'inverse. Et l'autre est pour (...) Lire la suite »
Un poète, un homme hors du commun.

PEY, PEY, PEY

Jean ORTIZ

Serge Pey est un extraordinaire poète, dans tous les sens du mot : qui sort de la règle, de l’usage ordinaires, qui n’est pas courant, exceptionnel, inhabituel, qui étonne par sa bizarrerie, son étrangeté, son originalité, qui s’écarte énormément du niveau moyen, ordinaire, qui, par ses qualités, sort de la moyenne, qui est très grand, intense, immense.
C’est un militant qui a mené la lutte clandestine dans le Chili de Pinochet.
C’est un de mes amis.
C’est un lecteur assidu du Grand Soir qu’il a défendu quand nous étions sous la grêle des calomnies.

Quelle bonne nouvelle que l’attribution du plus grand prix littéraire pour la poésie à cet homme-là !
Son ami Jean Ortiz (qui se ressemble s’assemble) lui rend hommage dans un article publié par l’Humanité.
Lisons, nous en serons meilleurs. Et plus heureux.

Maxime Vivas

Serge Pey, préfacier de notre « Vive le Che ! », vient d’être couronné à l’unanimité du Prix Apollinaire de poésie 2017, prix prestigieux s’il en est, équivalent d’un Goncourt de poésie. Créé par Cocteau en 1941. Couronné ! Le libertaire Serge Pey a dû goûter comme il se doit la saveur du mot, lui, le coupeur de têtes non-pensantes. Il est difficile d’écrire sur un copain. Nous savons tous que Serge et son œuvre méritent... un mausolée, ou le Nobel !! Pour le mausolée, il y est réfractaire ; et comme l’homme au chapeau noir ne se vend pas, le Nobel n’est pas pour deux mains. Ce prix lui a été décerné sur la terrasse du célèbre café littéraire Les deux magots, où Apollinaire avait ses alcools. Nul doute que Serge adore les magots !! Il a passé une vie à s’enrichir, à s’enrichir des autres, des luttes, des rêves, des résistances, des roseaux de pluie des indiens mexicains, des hallucinations au peyotl, des combats avec le MIR de Miguel Henríquez... Il y a trente ans, je l’avais invité pour réaliser une « performance (...) Lire la suite »

Comment la censure fonctionne en France : l’exemple d’Afrique-Asie

Richard LABÉVIÈRE

A l’époque du tsar, quand on voulait fermer un titre, on envoyait une commission d’hygiène qui déclarait insalubre le local du journal, aujourd’hui en France, on envoie des contrôles fiscaux...Quelle différence ?

Le numéro de septembre 2017 d’Afrique-Asie est le dernier. Le mensuel vient de déposer le bilan et ne paraîtra plus. Quelle tristesse de voir ainsi ce titre historique disparaître ! Dans la presse française, Afrique-Asie était une institution. Lancé en 1969 par Simon Malley, Africasia est devenu Afrique-Asie en 1972. Suite à des difficultés financières, la diffusion s’interrompt de juillet 1987 à octobre 1989. A l’époque, Le Monde place Afrique-Asie « au premier rang de la presse tiers-mondiste de langue française ». Effectivement, le titre s’inscrit dans la filiation de la conférence de Bandung (1955), à la convergence du non-alignement, de la Tricontinentale et des mouvements de décolonisation africains et asiatiques. Militant à la plume acérée, Simon Malley n’a pas que des amis. Il est momentanément expulsé de France en 1980, accusé de nuire, par ses propos, « aux intérêts de la France dans des Etats ayant avec elle des relations diplomatiques normales », selon les propos du ministre de l’Intérieur de (...) Lire la suite »

Les effets nocifs des Antifa aux Etats-Unis

Diana JOHNSTONE
Une occasion historique est en train d'être manquée. L'élection présidentielle désastreuse de 2016 (aux Etats-Unis) aurait pu et aurait dû provoquer un réveil. Un système politique qui a donné aux électeurs le choix entre deux affreux candidats n'est pas la démocratie. Cela aurait dû être le signal pour faire face à la réalité. Le système politique américain est carrément pourri, méprisant envers la population, au service des sociétés et des lobbies qui paient pour les maintenir au pouvoir. Le moment était venu d'organiser une véritable alternative, un mouvement indépendant pour libérer le système électoral de l'emprise des milliardaires, pour exiger une transition d'une économie de guerre vers une économie vouée à l'amélioration de la vie des gens. Ce qu'il faut, c'est un mouvement de pacification de l'Amérique, ici et à l'étranger. C'est un gros travail. Mais cette approche pourrait bénéficier d'un large soutien, surtout si des jeunes vigoureux s'organisaient pour stimuler le débat populaire, entre des (...) Lire la suite »
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Des noms ! Des noms !

Liste des premiers signataires du Manifeste pour un nouveau média citoyen, liste des young leaders, et liste des bénéficiaires de chèques à l’ambassade du Qatar

Vladimir MARCIAC

Attention, les trois listes ne se recoupent pas !
La première qui appelle à la création d’un média indépendant, collaboratif, coopératif, écologiste, pluraliste, féministe, humaniste, antiraciste, progressiste, s’affranchissant de la dictature de l’urgence, ouvert à la confrontation des idées et aux débats de fond, valorisant la création culturelle et la francophonie, renforçant des solidarités humaines... n’a rien à voir avec les deux autres, dont l’une affiche la soumission atlantiste de nos « élites » et l’autre leur vénalité.

Les cinquante premiers signataires du Manifeste pour un nouveau média citoyen (voir le texte tout en bas en complément de cet article) : Cécile Amar (journaliste), Christian Audouin (directeur de rédaction), Laurent Baffie (chroniqueur), Josiane Balasko (comédienne), Blick Bassy (chanteur), Lucas Belvaux (réalisateur), Marie-George Buffet (députée), Bernard Cassen (président d’honneur d’Attac), Judith Chemla (comédienne), Sophia Chikirou (communicante), Antoine Comte (avocat), Jean-Pierre Darroussin (comédien), Antoine Deltour (lanceur d’alerte), Jack Dion (journaliste), Aurélie Filippetti (ancienne ministre), Bruno Gaccio (auteur), Raquel Garrido (avocate), Frédéric Gros (philosophe), Robert Guédiguian (réalisateur), Thomas Guénolé (politologue), Janette Habel (politologue), Cédric Herrou (agriculteur), Eva Joly (députée européenne), Pierre Joxe (ancien ministre), Jul (dessinateur), Juliette (chanteuse), Aude Lancelin (journaliste), Dany Lang (économiste), L.E.J (chanteuses), Philippe Lioret (...) Lire la suite »
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La démocratie « en marche » dans la France d’aujourd’hui

Jacques SAPIR

L’acte en apparence anodin, mais en réalité assez extraordinaire, a été commis à mon égard. Il est significatif de l’atmosphère dans laquelle la France se débat depuis maintenant plusieurs mois. Il est aussi significatif de l’intolérance aux idées contestataires et de la répression qui monte inexorablement, que ce soit en France (et la loi dite anti-terroriste est très inquiétante à cet égard) ou dans d’autres pays, comme l’Espagne.

On le sait, grâce à ce blog en particulier, et je remercie Olivier Berruyer de m’héberger provisoirement, mon carnet scientifique, ouvert en septembre 2012 sur Hypotheses.org a donc été suspendu. Je ne puis donc plus installer de notes ni faire des modifications sur les textes publiés. Le communiqué, signé par Marin Dacos directeur d’Open Edition, et installé sur mon carnet dit : « À de nombreuses reprises, l’auteur du carnet y a publié des textes s’inscrivant dans une démarche de tribune politique partisane, déconnectés du contexte académique et scientifique propre à Hypothèses et constituant une condition indispensable pour publier sur la plateforme. » Prenons ce texte au pied de la lettre. Que me reproche-t-il ? De publier, à côtés de textes qui ont vocation à être publiés ultérieurement dans des revues scientifiques comme par exemple une note du 13 septembre [1] ou un texte de géostratégie publié le 4 septembre [2], ou enfin le texte en anglais du 14 août sur les vices dans les fondations théoriques de (...) Lire la suite »
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