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Thème : Marine Le Pen
Comme des poulets en batterie, ils sont là, animateurs et journalistes hors-sol, chauffés aux lampes du studio...

Pas facile la démocratie

Guy Chapouillié

A peine commencé le printemps que c’est déjà l’hiver. Le réchauffement climatique a pris un coup de gel. Je frissonne et je me demande comment je vais résister cinq ans à la froideur politique que nous prépare le deuxième tour de la Présidentielle.

La rue ! il ne me reste plus que la rue pour marcher vraiment et faire trembler les cimentiers de tout bord ; oui, la rue pour un troisième tour durable contre ceux qui ont fait de la politique une rente en passant d'un parti à l'autre, en passant d'une alliance à l'autre et qui s'en sortent aujourd'hui avec un front sans rivage dont le mot d'ordre "En marche" n'indique aucun sens. En marche donc, mais en marche vers où ? "Avanti" disait le général italien à ses soldats qui, encore dans la tranchée, s'empressaient de lui répondre "bravo ! bravo ! bravo !" sachant, eux, que la direction indiquée était celle de la mort en quelques secondes. Quoi de plus naturel que de vouloir connaître où nous entraînera tel ou tel bulletin, vers quel mur, vers quel soleil et quoi de plus naturel que de demander à nos élus d'être enfin des délégués au service de nos aspirations les plus urgentes, celles de vivre des jours heureux, sans attendre qu'ils soient des sauveurs suprêmes. Mais au lieu de cela, l'opportunisme (...) Lire la suite »
Il nous semble incohérent de faire barrage à Marine Le Pen en votant Emmanuel Macron

Battre le FN n’est pas « faire barrage », c’est lutter contre l’origine du mal.

Jacques-Marie Bourget, Gérard Mordillat, Bertrand Rothé et Kevin Victoire

Le "front républicain" est le cache misère de la lâcheté de ces "hommes-de-gauche" qui ont approuvé ou approuvent les politiques successives de Mitterrand, Jospin et Hollande, et qui soudain, au moment où l'urne apparait, vous somment de voter, cette fois par exemple, pour le candidat de l'extrême banque,. Ces années de mobilisation "pour être utiles" au moment où le FN tire son pénalty, ça suffit. Ce n'est pas un barrage contre le FN qui est nécessaire, c'est de vider le réservoir du barrage, celui des conditions sociales et politiques qui alimentent le FN comme le barrage la turbine.

En ces heures nous gens ordinaires mais réputés insoumis, récalcitrants, utopistes, sommes priés par une avalanche de « républicains » dont on ignorait jusque-là qu’ils l’étaient, de « faire barrage ». Lourde tâche, faut jouer le béton. Donc on nous commande de choisir entre « l’extrême droite et l’extrême finance ». Avouez que la supplique à considérer le vote Macron –donc Wall Street- comme un geste de « gauche » n’est pas une évidence pour qui n’est pas Alain Minc. Il faut réfléchir. Regardons quelques tristes chiffres : le 23 avril 7,6 millions de citoyens français ont mis d’ans l’urne un bulletin brun. Un record. En 2002, au premier tour contre Chirac, il avait déjà récolté l’incroyable moisson de 4,8 millions de « patriotes ». Presque 3 millions d’électeurs en plus en quinze ans ! Si rien ne vient entraver la courbe infernale, Marine Le Pen le sait, elle sera forcément présidente. Plutôt que perdre du temps, et des amis, dans un pingpong joué sur une table tournante par des joueurs qui procrastinent, il serait plus (...) Lire la suite »
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Arsenic ou cyanure ?

Bernard CONTE
À l’issue du premier tour des élections présidentielles deux candidats restent en lice : Emmanuel Macron et Marine Le Pen, deux marionnettes manipulées par l’État profond. Marine, l’épouvantail Marine, nouvelle gérante de la SARL Le Pen, n’est présente sur la scène politique que pour un rôle de faire-valoir. À l’instar de son père Jean-Marie en 2002, elle va susciter la levée d’un « front républicain » qui fera plébisciter son adversaire du second tour de l’élection. Dans le cas très improbable où elle serait élue, comme Donald Trump elle rentrerait rapidement dans le rang pour imposer une politique conforme aux désirs de ses sponsors liés à l’État profond. Emmanuel, Lélio Emmanuel Macron est la « pochette surprise » de cette élection. Lui aussi est une marionnette de la Commedia dell'arte (Lélio, par exemple) manipulée par l’État profond. Son élection, quasiment assurée, ouvrira la voie à un néolibéralisme décomplexé car officiellement plébiscité par le peuple. En fait, le choix au second tour de l’élection (...) Lire la suite »

Chronique d’un deuxième tour annoncé.

Kevin KIJKO

Dimanche soir le verdict est tombé. Les candidats plébiscités par les médias et les sondeurs seront au deuxième tour de l’élection présidentielle. Le candidat de la finance et de l’ultra-libéralisme décomplexé affrontera un relent des années 30, une ultra-nationaliste issue de la fachosphère. L’affiche est complète.

Quant à nous mes chers amis insoumis, nous n’avons pas à pâlir du score que nous avons atteint. Nous sommes la première force de gauche progressiste de France, rien que ça, une sacrée victoire en soit, surtout sachant d’où nous partions... Il y a 15 mois, qui nous aurait dit, à nous les 50 syndicalistes qui avons accepté d’accompagner cette aventure, que nous en serions là ? Au passage, je remercie Philippe Juraver de nous avoir réunis au coté de Jean-Luc Mélenchon qui nous a octroyé toute sa confiance et réciproquement. Bref, je ne vais pas refaire l’histoire de cette campagne fabuleuse, mais revenir à mon propos. Donc voilà, dimanche : deux « finalistes », des médias et des sondeurs heureux. Et là, à la soirée électorale toulousaine, des journalistes qui essaient de me faire dire que j’appellerai à faire barrage au F-Haine et à voter Macron. Eh bien non. 3 interviews, 3 fois la question balayée, en touche le ballon botté. 22h, Jean-Luc Mélenchon prend la parole et annonce la couleur, ce seront les insoumis (...) Lire la suite »

Allez, les gens, courage.

Viktor DEDAJ

D’abord, et avant tout, commençons par le commencement : « Merci ».

Merci à Jean-Luc Mélenchon pour avoir si bien représenté la France Insoumise. Merci à la France Insoumise pour nous avoir offert la plus belle campagne de mémoire de bipède vivant (et des campagnes, je peux dire que j’en ai vu « un certain nombre »).

Merci aux animateurs, techniciens, blogueurs, économistes, conseillers, intellectuels, artistes, travailleurs, graphistes, chômeurs, distributeurs de tracts, colleurs d’affiches et toutes les petites mains, militants occasionnels ou chevronnés d’avoir insufflé cet air frais, cette intelligence, cette abnégation, cette humanité et même ce « professionnalisme ». Ah… comme vous m’avez fait rêver avec l'Avenir en Commun… Maintenant, soyons clairs : la victoire de Macron est bien celle du candidat des médias. Et ils ont beau nous présenter des interviews de « militants » du mouvement En Marche ! qui racontent combien « le travail de terrain fut dur » (et oui, mon vieux, ça s’appelle le militantisme, et on en reparlera dans quelques mois), nous n’oublierons pas de sitôt la couverture ubuesque offerte à ce jeune gueulard par les 8 milliardaires qui contrôlent la diffusion de la non-information en France. Travail de terrain, mon oeil. Je ne connais pas un seul « macroniste » capable de me citer une seule mesure « (...) Lire la suite »
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Turpitudes, condamnations, mensonges, enrichissement du Front national…

Les accusations glissent sur Marine Le Pen comme la pluie sur les ailes d’un vautour.

Maxime VIVAS

Le 17 septembre 2011, Marine Le Pen affirmait lors d’un meeting, vouloir « nettoyer l’État des jouisseurs, des affairistes, des corrompus. (…), voilà ce à quoi aujourd’hui l’Histoire nous appelle » ; « Les Français vont se rendre compte que le seul parti propre, la seule candidate propre, c’est Marine Le Pen ».

Le 3 avril 2013, lors d’une émission télévisée, Louis Aliot, son compagnon, ne mâchait pas ses mots : « Il est évident que si, dans l’exercice d’un mandat, l’élu est pris la main dans le sac, il devrait être inéligible à vie ». Le 5 avril 2013, Marine Le Pen déclarait : « L’UMP et le PS ont des listes de condamnés qui sont inouïes ». Et elle proposait de « faire des enquêtes de moralité sur le personnel de la République ». Le Front national est le parti qui compte le plus d’élus condamnés. Entre 1997 et 2012, on a les chiffres suivants : 1, 94% des élus PS ont été condamnés ou mis en examen, c’est 3, 12 % des élus pour LR et 15,68% pour le Front national. Dans la plupart des cas, les élus du Front national sont condamnés pour des violences physiques, des incitations à la haine raciale et des fraudes financières ou électorales. La présidente du Front national, Marine Le Pen a été condamnée. Le vice-président, son compagnon Louis Aliot, a été condamné. Bruno Gollnisch, candidat à la présidence Front national, a été (...) Lire la suite »

Mes conseils à Madame Le Pen pour devenir Présidente de la République

Viktor DEDAJ
Madame Le Pen, Vous ne me connaissez pas, et c'est bien normal, car je ne suis ni quelqu'un d'important, ni de votre bord politique (c'est le moins que l'on puisse dire). Vous serez donc probablement étonnée (et un tantinet suspicieuse, je crois) en lisant cette lettre si d'aventure elle vous parvenait par je ne sais quelle voie détournée. Je me suis permis cette initiative pour le moins hardie après avoir pris connaissance de vos dernières interventions dans les médias français et étrangers, et aussi après avoir écouté maintes réflexions d'électeurs autour de moi. Je suis arrivé à la conclusion que vous n'êtes plus très loin du pouvoir, et il me convient de vous donner un petit coup de pouce. Je précise au passage qu'en cas de victoire, je refuserai tout poste ministériel car mon initiative est totalement désintéressée. Premier constat encourageant, la droite dite « républicaine » a bien cédé à ses démons et a fini par récupérer vos thèmes et votre langage. J'avoue ne pas être plus surpris que ça. (...) Lire la suite »
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États-Unis : la victoire de la haine sur l’espoir.

La victoire du protofascisme sur la corruption des élites... démocrates et républicaines.

Paul ARIES

Seul Bernie Sanders aurait pu faire gagner l’Amérique des pauvres contre l’Amérique des riches !

A défaut d’un grand projet émancipateur les naufragés du système ne pouvaient que voter pour celui qui transpire la haine, les pauvres ne pouvaient que se tromper de colère. Ils ne pouvaient qu’ajouter la lèpre au choléra.

Pauvre Amérique. Pauvre monde. Tant que les gauches mondiales resteront aphones, les protofacismes auront de beaux jours devant eux. Nous payons au XXIe siècle le prix fort de ce que fut au XXe siècle la tragédie historique que fut le stalinisme. Ceux qui trouvaient le bilan de l’URSS globalement positif ont démonétisé jusqu’au mot de socialisme, de communisme, de révolution et d’écologie politique. Nous aurons besoin de temps pour reconstruire un espoir à gauche mais ce temps nous fait défaut. Les gauches françaises doivent dans l'urgence tirer toutes les leçons de la tragédie nord-américaine. Seul un projet politique de rupture d’avec le capitalisme, d’avec le productivisme, d’avec l’austérité, d’avec la haine de l’autre peut permettre d’échapper à la malédiction nord-américaine... Donnons du grain à moudre à la politique à gauche. Garantissons à chacun de quoi vivre même sans emploi. Prenons appui sur les cultures populaires plus à même de défendre les valeurs de partage. Marine Le Pen comme Trump ajouterait (...) Lire la suite »
Dis, papa, pourquoi elle monte, la petite bête ?

Sur France 2, nouvelle invitation à Marine Le Pen

SNJ-CGT

L’aveu de Pujadas…

Marine Le Pen sera donc l’invitée principale de l’émission politique de France 2, Des paroles et des actes, le 22 octobre prochain. La cinquième fois en moins de cinq ans ce qui fait d’elle la responsable politique la plus souvent conviée dans l’émission.

Apostrophé par L’Obs, David Pujadas a été contraint de faire un certain nombre d’aveux : – si le présentateur admet une « statistique avantageuse » pour la présidente du FN il avance « que ce parti n’a qu’un leader à l’envergure suffisante pour le représenter dans une telle émission ». Et que le temps de parole du FN reste dans les limites imposées par le CSA. – pour justifier le choix du débatteur qui sera opposé à l’égérie de tous les extrémismes, il reconnaît que l’organisation d’un face-à-face est une « autre affaire » et que Mme Le Pen a le droit de le choisir. De qui se moque David Pujadas ? Sait-il qu’il est encore sur une chaîne de service public ? Ses réponses à L’Obs ont l’avantage de faire tomber les masques. Rappelons en préambule que Marine Le Pen avait refusé de débattre dans l’émission Des paroles et des actes avec Martin Schulz en avril 2014 et avec Jean-Luc Mélenchon quelques mois plus tôt. David Pujadas reconnaît en creux que, au FN, seule Marine Le Pen fera monter l’Audimat de son émission. Quel aveu (...) Lire la suite »

Le pseudo-patriotisme de Marine Le Pen

Georges GASTAUD

A propos du nouvel euro-groupe mis en place par Marine Le Pen dans le cadre du « parlement » supranational européen Fascinés à la fois par le FN et par la « construction » européenne, les médias dominants promeuvent à son de trompe le mariage de Marine Le Pen et de divers groupes étrangers d’ultra-droite en vue de constituer un euro-groupe au parlement européen. Si réellement les pseudo-« traqueurs de FN » des médias voulaient mettre en difficultés le FN, ils n’auraient pourtant que l’embarras du choix :

Tout d’abord, est-il conséquent, pour un parti soi-disant eurosceptique, de se présenter aux européennes et de constituer un groupe au « parlement » supranational de Strasbourg alors que Marine Le Pen prétend critiquer radicalement l’UE ? De manière combien plus conséquente, le PRCF appelle régulièrement à BOYCOTTER le « parlement » européen afin de délégitimer, à travers lui, l’Empire euro-atlantique en construction sur les ruines des nations d’Europe [lire ici : Décevez la Le Pen ! Avec le CNR-RUE, Boycottez l’euro-mascarade du 25 mai ! par Georges Gastaud]. Mais les visiteurs réguliers du site du PRCF et les lecteurs du mensuel Initiative communiste savent déjà depuis longtemps que la patronne du FN n’est pas réellement euro-critique. D’une part, elle subordonne la sortie française de l’euro au bon vouloir de la RFA puisque pour Marine Le Pen (cf son site national), cet acte élémentaire de souveraineté monétaire et budgétaire est impossible sans une « sortie concertée de l’euro » : bref, Marine Le Pen (...) Lire la suite »
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