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Thème : Référendum

Gilets jaunes : Le RIC ou la « parabole des aveugles ».

Jean-Claude PAYE
La question de la représentation est devenue centrale dans le discours des gilets jaunes, alors qu’au départ, seules des revendications salariales, la défense du pouvoir d’achat, (« pouvoir remplir le frigo ») étaient émises par les manifestants. Le Référendum d’Initiative Citoyenne s’est progressivement imposé à travers les médias. Ainsi, le pouvoir est parvenu à occulter les priorités des manifestants, en faisant de la représentation la condition pour pouvoir entendre leurs voix. S’opère ainsi une opération de déplacement, de la lutte salariale à une demande de réforme de légitimation du pouvoir. Le déplacement, en ce qui concerne la nature des revendications, permet un renversement de celles-ci en leur contraire. Elle permute une lutte sur le salaire, une lutte politique qui s’attaque directement aux nouveaux mécanismes d’exploitation, en une revendication de réforme de l’État qui, en ouvrant la possibilité à un renforcement du pouvoir, vide le caractère de contestation sociale du mouvement. Résultat de (...) Lire la suite »
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Référendum d’Initiative Citoyenne : Gadget ou bélier de la Révolution ?

Fabrice AUBERT
Introduction : Parti sur la dénonciation d’une nouvelle taxe sur le carburant, le mouvement des « Gilets jaunes » s’est épaissi au fur et à mesure du temps, au rythme de l’agora citoyenne des ronds-points. Catalogué d’extrême droite au début, d’où la méfiance des organisations traditionnelles (C.G.T-P.C.F), les doléances majoritaires ont rapidement débouché sur une matrice constituées de trois branches : Injustice fiscaleInjustice socialeInjustice Politique (non représentation et trahison du peuple). Ces trois branches se nourrissant mutuellement au fil des informations et des analyses tant sur la corruption du pouvoir (Affaire Benalla) que des violences fiscales et sociales (rapport OXFAM et ATTAC, que le parti de « l’ordre juste » [15] ne peut contester, autrement qu’en agitant les marionnettes… La question du R.I.C, doléance de caractère institutionnel donc politique, venant perturber, le bon fonctionnement institutionnel, de la dictature de la finance sur les peuples. Là aussi, sur cette question (...) Lire la suite »
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« Les Gilets Jaunes constituants lancent un appel à toute l’humanité. »

Etienne CHOUARD
Mohsen Abdelmoumen : Dans votre livre manifeste très percutant « Nous ne sommes pas en démocratie ! », vous faites un constat pertinent. N’est-ce pas plutôt une ploutocratie ? Etienne Chouard : Oui, tout-à-fait. Nous sommes en ploutocratie et cela depuis deux cents ans, depuis les révolutions anglaise, américaine, française, depuis l’avènement du gouvernement représentatif qui désigne les acteurs politiques par la procédure de l’élection parmi des candidats qu’on peut aider. Cette procédure, puisqu’on peut aider, donne tout le pouvoir – car quand on a gagné les élections on exerce tout le pouvoir pendant le mandat – à ceux qui ont le plus les moyens d’aider, c’est-à-dire les plus riches. Que voulez-vous dire par « aider » ? Aider en achetant les journaux qui vont montrer les candidats, très souvent et sous un jour flatteur, aider en achetant les télévisions et les médias qui vont parler d’eux. Il est intéressant de signaler la concordance exacte entre les courbes des chiffres des passages à la télévision et (...) Lire la suite »
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Du référendum populaire

Kaddour Naïmi
Le mouvement des Gilets jaunes en France vient de remettre à l’ordre du jour l’idée de référendum d’initiative citoyenne (RIC). Examinons quelques aspects. Objections et réponses. Objection 1. Avec ce genre de référendum, il suffirait qu’un chef d’État prenne une décision anti-populaire, et la voilà contestée, sinon lui-même comme chef d’État, par un référendum. Dès lors, c’est l’anarchie ! Comment gouverner dans ce cas ? Réponse. Dans une réelle démocratie, un chef d’État ne peut pas prendre une décision anti-populaire. Pourquoi ?… Parce qu’il a été élu par le peuple, précisément pour ne pas prendre de décision qui lèse les intérêts de ce peuple. Autrement, ce chef d’État ne représente plus les intérêts de ses électeurs. Il s’ensuit qu’un prétendant à la direction de l’État devrait savoir, en présentant sa candidature pour être élu par le peuple en tant que son représentant, ne devrait prendre aucune décision anti-populaire. Objection 2. Elle fut ainsi présentée : « Enfin, il est de l’intérêt de tous de considérer (...) Lire la suite »
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Pour la Multitude constituante

AC

Dans un débat, lorsque deux perspectives s'opposent, il est naturel de prendre parti pour l'une, en résistant à l'autre. Pourtant, on se doit avant tout de rechercher s'il existe une alternative, et de l'explorer le cas échéant.

Ce billet est une contribution au Mouvement pour la Sixième République (M6R), lancé par J.-L. Mélenchon au début de septembre 2014. Alors qu'il n'a pas encore atteint, à ce jour, le cap préfixé des 100 000 signataires, un débat parfois virulent divise depuis quelque temps ce mouvement : les partisans d'une assemblée constituante élue par le vote s'opposent à ceux d'une assemblée constituante élue par le sort. Nous proposons ici l'esquisse d'une solution qui peut prétendre dépasser cette opposition, tout en satisfaisant aux réquisits des deux "camps", une sorte de Aufhebung hégélien (une fois n'est pas coutume !). Nous pensons qu'elle peut prétendre, par surcroît, susciter l'intérêt des citoyens en général, au-delà des sympathisants du M6R, ce qui permettrait à ce dernier de s'attirer les faveurs d'un plus large électorat en vue des présidentielles de 2017. Mais nous insistons sur le fait qu'il ne s'agit ici que d'une description générale de ce qui n'est ni plus ni moins qu'un point de départ, voué à être (...) Lire la suite »
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Le référendum : Vox Populi versus Res Publica ?

Nicolas TENEZE
Si la crise qui ensanglante depuis plusieurs mois l'Ukraine procède de clivages ethnique, confessionnelle et linguistique, elle s'exacerbe par la rivalité géopolitique que se livre l'Ouest et l'Est. La Russie de Poutine tente de recouvrer une infime partie des territoires perdus en 1991, en soutenant les séparatistes ukrainiens europhobes, contre les Ukrainiens légalistes, proche de l'OTAN. Eternelle marche entre différentes zones d'influences germaniques, russes, austro-hongroises et polonaises, entre-autre, l'Ukraine est habituée depuis longtemps a être le centre de kriegspiel. Néanmoins, dans ce siècle de globalisation, les adversaires n'osent en découdre franchement, de peur de provoquer une guerre civile sanglante telle qu'en fut victime l'ex Yougoslavie. Aussi, en parallèle d'affrontements sporadiques entre pro et anti-Kiev, les belligérants utilisent plutôt les mécanismes convenus de la propagande, dans le cadre évident de la justum bellum. Le procédé n'étant pas suffisant, les (...) Lire la suite »

UE : le camouflet.

Serge PORTEJOIE
Le Non irlandais est venu apporter aux eurocrates et européistes un camouflet. Les responsables politiques et les commentateurs favorables à « la belle aventure européenne » sont vert (irlandais) de rage. Selon les dirigeants européens et quelques euro béats, moins de 1% de la population de l'UE bloquerait les 99% restants par une décision égoïste… En vérité, le vrai scandale est que seul le peuple irlandais ait eu la faculté de voter, les 490 millions d'autres citoyens d'Europe étant ostensiblement privés de référendum, par crainte d'un vote négatif ! Dès avant le début du sommet de Bruxelles - le premier depuis la gifle qu'a constituée le non irlandais au référendum du 12 juin - plusieurs dirigeants, à commencer par la chancelière allemande Angela Merkel, avaient pourtant expliqué que l'UE devait éviter de replonger dans une "période de réflexion", comme celle qui avait été fatale à la Constitution européenne au lendemain des "Non" français et néerlandais de 2005. Cela a le mérite d'être claire, la (...) Lire la suite »

Venezuela : Vivez le référendum du 2 décembre en direct et en français. - La démocratie vénézuélienne n’est pas en danger

Benito PEREZ
Illustration Dimanche 2 décembre 2007. Contre les mensonges médiatiques, Radio Venezuela en Vivo : Vivez en direct et en français le référendum populaire sur la Reforme Constitutionnelle au Venezuela. >>> * (La radio diffuse en alternance des infos en français et en anglais.) * <<< Si vous avez un problème technique, contactez la radio. http://radiovenezuelaenvivo.blogspot.com La démocratie vénézuélienne n'est pas en danger, par Benito Perez. Le Courrier, vendredi 30 novembre 2007 Peu avant la disparition de la IVe République française, qui allait déboucher sur un renforcement constitutionnel des pouvoirs présidentiels, Charles de Gaulle avait manié l'ironie pour apaiser les craintes d'un journaliste sceptique : « Croit-on qu'à 67ans je vais commencer une carrière de dictateur ? » avait rabroué l'ancien militaire, avec son légendaire sens de la formule. Mais, en 1958, le général français était bien loin d'affronter la quasi-totalité de la médiacratie internationale, qui (...) Lire la suite »

Référendum : Les leçons d’un scrutin

Danielle BLEITRACH
30 mai 2005 Comme prévu, le peuple français vient de flanquer une claque gigantesque mais à qui ? D'abord à ceux qui n'ont cessé de faire pression sur son jugement en le menaçant de la catastrophe, en le menaçant également du mépris des autres peuples européens et l'accusant de ne pas avoir compris de quoi il était question. Ils ont compris et ils n' en veulent pas ... Déjà en 95, Juppé disait "Vous n'avez pas compris, on va vous expliquer !" Ce à quoi Bourdieu répondait "Les Français ont parfaitement compris ils n'en veulent pas". Vous êtes leur a-t-on répété une coalition hétéroclite, en admettant de ce fait que les deux partis majoritaires, le PS et la droite, ne présentaient aucune alternative crédible. Que nous avions depuis plus de vingt ans affaire à deux marchands de saucisse, l'un disait je met de la moutarde, l'autre disait je met du ketchup, mais ils vendent la même saucisse. Le peuple français a dit l'alternance entre ces deux partis ne change rien. Autre caractéristique de la période, (...) Lire la suite »

Pourquoi je ne voterai pas "non" à la Constitution

Viktor DEDAJ
Dieu sait si je m'étais pourtant promis de ne pas m'en mêler. Dieu sait combien de fois je me suis répété "non, Viktor, tiens toi à l'écart". Parfois ma main se glissait subrepticement vers le clavier de mon ordinateur, l'air de rien. Je faisais semblant de ne rien remarquer, juste pour voir de quoi la fourbe était capable. En sifflotant un petit air de Silvio, je regardais le plafond, ou mes doigts de pied, c'est selon. Je la regarde s'emparer silencieusement de la souris. Click sur l'icône de Word. Du coin de l'oeil, je surveille les basses manoeuvres de celle qui a décidé de me trahir. A présent, une page blanche s'affiche sur l'écran, comme un appel à céder à la tentation. Je gémis "non, non, je ne veux pas". Elle me susurre "kesstananafout' ? Tu te dégonfles ?". Mais j'avais fais une promesse ! "Une promesse ? A qui ?" ricane-t-elle. "Tu ne t'étais pas promis aussi d'arrêter de fumer ?". Silence coupable. Je baisse la tête, un peu honteux, un peu pour la garder dans mon champ de vision. Ma (...) Lire la suite »
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