RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Thème : Religions/Laïcité

Poser de nouveaux jalons de laïcité

Christian DELARUE

ETENDRE mars 2004 : L'idée d'une nouvelle loi pour poser des interdits de signes religieux ostensibles (SRO) partout ou il importe de préserver un espace de neutralité avance dans l'opinion .

Pour poser de nouveaux jalons de laïcité Ce titre emprunte à un texte de Dominique TROUVE (1) que je conseille de lire (1) . Ne faut-il pas insinuer une nouvelle « commission Stasi » (comme au second semestre 2003) ? Si la laïcité-séparation est bien à conforter puisqu'elle n'est pas respecter il n'empêche que l'idée d'une nouvelle loi pour poser des interdits de signes religieux ostensibles (SRO) partout ou il importe de préserver un espace de neutralité avance dans l'opinion. La célèbre loi du 15 mars 2004 n’est pas à abolir mais au contraire à étendre. Elle n’était qu’un jalon de la laïcité au sein d’un processus qui doit s’adapter à de nouvelles formes d’emprise de la religion. Au-delà du débat démocratique, il importe de dire que, d'une part, cela doit être pensé, justifié et posé de façon universaliste. D'ou l'idée d'une "commission de réflexion" . Et que d'autre part il apparait hors de question que l'interdit soit généralisé. Donc pas partout comme le veut l’extrême-droite ! Il importe de préserver (...) Lire la suite »

Une manifestation salutaire pour le pays !

Jose ESPINOSA
Les propos de Macron suivis de ceux de Blanquer après les saletés proférées par Zemour créent une ambiance mortifère qui peut être suivie de crimes racistes comme nous l'avons vu à Bayonne. Il est temps d'y mettre un terme. Le racisme anti-arabe et anti-musulman est une plaie béante dans le corps "France". Nous avons connu des choses similaires avec l'anti-sémitisme. Seule une réplique géante des forces attachées aux principes républicains et à la laïcité peut enrayer la montée des périls. La manifestation que nous venons de vivre en est un premier jalon. Ça ne va pas sans secousses à l'intérieur des partis, organisations et associations aussi progressistes soient-elles. Toutes connaissent des turbulences, des crispations, des hésitations, des contradictions. Mais l'important demeure le débat politique et humain qui s'en dégage. Partout dans le pays, les gens discutent, se critiquent, s'affrontent. L'idée que nous devons raison garder, que nous devons cohabiter pacifiquement, que nous devons être (...) Lire la suite »
34 

Vous avez dit laïcité ? Partie III/III : Constats et préconisations

Frédéric VIVAS
L’EXCEPTION PRESIDENTIELLE La loi institue une différence entre le privé et le citoyen. La personne et la fonction. « Comme Benoît XVI, je considère qu’une nation qui ignore l’héritage éthique, spirituel, religieux de son histoire commet un crime contre sa culture » ; « C’est par le baptême de Clovis que la France est devenue Fille aînée de l’Eglise » ; « Les racines de la France sont essentiellement chrétiennes » ; « Arracher la racine (...) c’est affaiblir le ciment de l’identité nationale » (1). Ces propos sont tenus par un président en exercice ! Qui définit donc les principes de « l’identité nationale » ? Hier Nicolas Sarkozy se proclamait « catholique de tradition et de cœur », et sa pratique de Président faisant allégeance à l’ordre religieux, par ses discours et ses actes. En se rendant à l’office, il piétinait les principes de la laïcité dont il était l’héritier. Et les autres ? L’histoire de France nous rappelle que la République gagne en liberté à se tenir à distance d’avec les saints Sièges. Les débats (...) Lire la suite »

Vous avez dit laïcité ? Partie II/III : essai de définition et incidences

Frédéric VIVAS
ESSAI DE DÉFINITION La laïcité est pour Ferdinand Buisson (1) « un néologisme nécessaire ». Elle serait une exception française que nous serions les seuls à comprendre disent ses détracteurs. Il est des exceptions, comme des révolutions, dont on peut sans rougir soutenir les principes. Pour Jean-Michel Ducomte, c’est même « le résultat d’un combat engagé afin d’affranchir l’homme des contraintes du principe d’autorité ». (2) La laïcité vise à ne pas mettre de « bâillon à l’esprit humain » (3), selon le mot de Victor Hugo à propos de la loi Falloux. Le terme est à la foi « un terme et un concept »(4). Du grec Laos, « commun, du peuple », il s’oppose à Klêrikos, le clerc. Il signifie « ce qui n’est pas ecclésiastique et appartient au monde profane »(5). D’une manière plus extensive, laïc désigne un peuple unit, indivisible. Pour Alain Rey, le terme de laïciser définit « les processus par lequel les institutions, dont l’enseignement, se sont dégagées, en France, de l’emprise de l’église ». Pour Jean Jaurès, « Si (...) Lire la suite »

Vous avez dit laïcité ? Partie I/III : débats et éléments d’histoire

Frédéric VIVAS

LE DEBAT DE LA LAÏCITE
Aujourd’hui, nous dit-on, dans les hôpitaux, les cabinets médicaux, certaines malades refusent les soins sous des motifs prétendument religieux : là parce que leur croyance interdit la transfusion sanguine, ici parce qu’un médecin de sexe masculin soigne une femme, là encore parce que la malade refuse de se dévoiler, ici parce que son mari le lui interdit. A l’école, certains jeunes affichent leurs préférences religieuses par un foulard, des croix, une inscription sur un tee-shirt.

La loi n° 2004-228 du 15 mars 2004 (1) ne serait que mollement appliquée. Quelquefois, les organisations confessionnelles remettent en cause les programmes de l’Education Nationale. Les assauts répétés contre les enseignements d’histoire et de géographie s’ajoutent aux attaques à l’endroit des sciences jugées trop critiques. De leurs côtés, les institutions d’Etat ne sont pas en reste. Ainsi, tous les dimanches matin, le service public propose un espace confessionnel à diverses religions ou philosophies déistes. Y-a-t-il de la place pour l’expression athée ou laïque ? En décembre 2007, le président de la République française, Nicolas Sarkozy, se faisait nommer, à Rome, « Chanoine honoraire de Latran ». Il s’en va prier, en la paroisse du Vatican, habillé du manteau de la République française. Le 11 février 2005 Jean Paul II n’affirmait-il pas aux évêques de France que la séparation Eglise-Etat avait été un événement « traumatisant » et « douloureux » (2) ? « Saint » Nicolas viendrait-il combler les espérances (...) Lire la suite »

Sortir la religion du débat sur la laïcité !

Benedikt ARDEN
Le dépôt de la « loi sur la laïcité de l’État » (projet de loi 21) de la Coalition avenir Québec (CAQ) n’était même pas encore présenté que tout le monde politique québécois préparait déjà leur positionnement. Il faut dire que la question des symboles religieux dans le domaine public est devenue une telle obsession qu’il est maintenant presque impossible d’en faire l’impasse, au même titre que les questions climatique et économique. Toutefois, cette « laïcité de l’État », tant souhaitée par certains, est surtout le cache-sexe d’autres préoccupations moins avouables, ce qui embrouille les discussions et engendre bien des malentendus de part et d’autre. Mais au-delà de ces imbroglios, il semble clair que la population souhaite mettre un terme au laisser-faire libéral et aux flous qu’impliquent généralement les « accommodements raisonnables ». C’est donc dans ce contexte que les membres de Québec solidaire (QS) devaient conclure leurs réflexions internes afin de valider le positionnement du parti sur la question. La (...) Lire la suite »

La Pilarica contre Sant Jordi : deux fêtes nationales, espagnole, catalane, aux styles opposés.

Rosa LLORENS
On comprend mal, depuis la France jacobine, les enjeux et le sens de la lutte des Catalans, depuis la fin de la dictature franquiste, pour l'autonomie, pendant trente ans, puis, face au refus de dialogue et à l'hostilité de Madrid, pour l'indépendance. Les différences entre les deux fêtes nationales, qui semblent valider l'image traditionnelle des manuels d'une Espagne "sol y sombra" (ombre et lumière), seront peut-être éclairantes. Le 12 octobre dernier, les Espagnols, y compris ceux de Catalogne, ont célébré leur Fête Nationale, dite Fête de l'Hispanité, qui coïncide avec la fête de la Vierge de Saragosse, la Pilarica (=notre petite Vierge du Pilier : c'est une statuette juchée sur un gros pilier). Ces deux éléments de la fête méritent d'être approfondis. La Vierge du Pilier est à la fois la patronne de l'Aragon, de l'Espagne, de l'infanterie, de la Guardia Civil, entre autres ("Dieu ! que j'aime les militaires, les militaires..."). La Fête de l'Hispanité n'a pris ce nom qu'en 1958 ; jusque-là, et (...) Lire la suite »
Nous assistons à une remontée des religions dans leurs aspects les plus réactionnaires

La gauche peut-elle être complice des religions ?

PAUL ARIES et YVON QUINIOU

Nous assistons à un retour catastrophique des religions. Que le pouvoir politique de Macron s’en accommode, voire s’en félicite, ne doit pas nous étonner. Mais que la gauche, dont l’identité est laïque et fondée sur une critique rationnelle et raisonnable des méfaits des religions dans l’histoire, s’en fasse la complice est surprenant. Nouvelle défaite de la pensée progressiste ?

La gauche a choisi de croire que les révoltes paysannes d’apparence religieuse au Moyen-Âge, les prêtre ralliés à la révolution française, les prêtres ouvriers et les curés rouges, et même les théologies de la libération pouvaient faire oublier que les Eglises, en tant qu’appareils, ont toujours été du côté des puissants, des dominants, des exploitants. Nous devons nous en souvenir deux ans après la manif contre l’égalité des droits face au mariage et quelques jours après la mal nommée « marche pour la vie ». Les religieux de toute croyance sont de retour et ceux qui reviennent aujourd’hui sont les pires. La gauche dans le passé a constamment entretenu un rapport critique avec les religions, fondé sur son idéal d’émancipation intellectuelle, personnelle et collective, que celles-ci n’ont cessé de bafouer. Cette critique se fondait sur une valorisation de la raison en même temps que sur son projet de transformation progressiste de la société. Tout cela s’éloigne depuis la fin des illusions liées à la tragédie que (...) Lire la suite »
78 

Universalisme, laïcité : Pourquoi vouloir un Etat communautariste ?

Christian DELARUE

Penser une base étatique, sur des critères universalistes, sous régime de laïcité, avec des droits citoyens égaux pour tous les résidents de longue durée, avec des services publics et une protection sociale pour tous et toutes (combat social en complément du combat démocratique et laïque) semble juste et bon.

Y compris pour les Juifs. Renée Frégosi évoque la "haine des juifs" et écrit (1) ceci contre Jérémy Corbin : Cette négation de la légitimité d’Israël à exister exprime plus profondément une haine des Juifs : pourquoi ceux-ci ne mériteraient-il pas d’avoir un Etat ? sinon parce qu’ils devraient être punis pour leurs supposés crimes et réduits de ce fait au statut de paria apatride ou de dhimi (sujet inférieur du califat puis de l’empire ottoman, soumis à des taxes, obligations et interdits spécifiques du fait de sa non appartenance à la communauté musulmane). En quoi une position anti-communautariste manifesterait-elle une haine des juifs (ic)i ou d’une autre communauté religieuse et culturelle (réciprocité) ? J’ai tendance au contraire de l’auteure à assimiler communautarisme à clôture ethno-raciale avec des communautés différentes côte à côte, mais aussi avec des hiérarchies cachées ou explicites et donc du racisme. Répondre à cette question - refus d’un Etat juif = haine antisémite - c’est l’objet de ce débat (...) Lire la suite »
11 

Religion et politique : un couple infernal à séparer de toute urgence !

Claire VÉRILHAC

Depuis la nuit des temps les religions ont été utilisées par des fous afin d'assouvir appétits de pouvoir et instincts meurtriers. Un prétexte bien commode puisque irrationnel. De l'Inquisition à Trump des terroristes ont semé la haine et la mort en leur nom. Il est urgent de les arrêter. Et, pour commencer, exigeons des paroles et actes politiques exempts de toute référence religieuse mortifère !

On l'a déjà oublié mais Donald Trump, à peine investi Président des Etats Unis, annonçait déjà la couleur. Pour son premier voyage officiel, en mai 2017, il se rendait dans les trois Etats religieux que sont le Vatican, l'Arabie Saoudite et Israël ! Ainsi commencera sa "croisade" qui l'amènera à désigner Jérusalem capitale d'Israël, comme il l'avait promis durant sa campagne à la droite évangélique, la remerciant ainsi de son important soutien électoral. Pied de nez au droit international, risque d'embrasement du Proche Orient, dangers de l'importation du conflit, haines et replis communautaires attisés, tout ça est de peu de poids face aux magouilles politiciennes. Et ce n'est pas nouveau. En tous temps et en tous lieux le pouvoir politique a utilisé les religions pour arriver à ses fins. C'est bien au nom d'une religion que, dès le Moyen Age, les inquisiteurs ont torturé et tué des milliers d'hommes et de femmes. Sous prétexte de combattre les "hérésies" l'Inquisition était déjà l'instrument par (...) Lire la suite »
afficher la suite 0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50