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Thème : Santé

La disparition

Zé ninguém
Cela ressemblait à des langues de brume sur la mer. Elles erraient, éparses et paresseuses au-dessus de la plage vide. C'était un curieux spectacle. Un ballet d'écharpes de soie qui dansaient lentement en frôlant le sable. Quelquefois, comme prises d'une volonté propre dans le ciel sans vent, elles se rassemblaient lentement en un nuage effiloché et prenait la direction d'une rue, ou de la fenêtre ouverte d'un immeuble du bord de mer, ou suivait nonchalamment un marcheur solitaire et masqué sur le trottoir abandonné par les joggeurs. C'était le temps de l'épidémie à Rio de Janeiro. La plage était interdite. Le lac était interdit. Les parcs étaient interdits. Les magasins, les restaurants, les cinémas, les librairies, les musées, tout était interdit. Et depuis cette interdiction, cette nuée fantomatique était apparue, d'abord sur la plage, puis au-dessus des montagnes et des favelas accrochées à leur flancs. Au début, elle ne bougeait pas. Cette brume, que l'on croyait éphémère, gardait le ciel en (...) Lire la suite »

« Près de quarante pays bénéficient de l’aide médicale cubaine »

Pierre BARBENCEY

Solidarité. Enseignante-chercheuse en civilisation latino-américaine, Janice Argaillot évoque l’action des médecins de la Grande Île envoyés dans le monde pour lutter contre la pandémie et dénonce l’embargo contre La Havane.

Quelle est l’action des autorités à Cuba ? Janice Argaillot, Maître de conférences à l’université Grenoble-Alpes Janice Argaillot La stratégie adoptée concilie veille épidémiologique, réaffectation des personnels médicaux dans les unités les plus à risques (soins intensifs, gériatrie...), formation d’un maximum de personnel au diagnostic et information importante auprès de la population. La prévention est renforcée auprès des groupes « vulnérables ». Elle se fait par les médecins de famille qui vont sur le terrain, mais également par les Comités de défense de la révolution (CDR). Ces derniers surveillent l’apparition de symptômes chez les habitants, ce qui ne plaît pas à tout le monde. Des mesures locales de confinement ont été adoptées. Il s’agit d’une cuarentena, plus que d’un confinement général. Comment ce pays peut-il envoyer des brigades médicales dans le monde, y compris en Europe et dans les Antilles françaises ? Janice Argaillot La médecine mais également l’internationalisme sont dans l’ADN de la (...) Lire la suite »

Contrôle des épidémies ? L’OMS avait la solution il y a 40 ans

Alison Rosamund Katz

Pour une fois, tout le monde est d’accord. Les systèmes de santé intégrés, équitables et accessibles à tous et toutes représentent le seul moyen pour lutter efficacement contre le Covid 19.

C’est précisément la solution que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconisait à ses Etats membres lors de la Conférence internationale sur les soins de santé primaires,[1] organisée en 1978 à Alma Ata, dans l’ex-Union Soviétique.

Si le magnifique projet de justice sociale de l’OMS avait été soutenu, tous les pays du monde aujourd’hui seraient bien équipés pour faire face à la crise sanitaire actuelle ainsi qu’à leurs problèmes sanitaires quotidiens. Mais le projet des soins de santé primaires n’a pas été appuyé. Au contraire, au bout de quelques années, les piliers de ce projet – la justice sociale et économique – ont plus ou moins été détruits et le projet a été démantelé progressivement pendant la décennie qui suivit. Des Etats membres puissants de l’OMS, leurs sociétés transnationales et les institutions financières internationales ont largement contribué à bloquer le développement et le maintien des systèmes sanitaires équitables dans les pays pauvres et ils ont aussi contribué à l’affaiblissement et au démantèlement des services sanitaires des pays riches. Ils auront bien des comptes à rendre ces prochains mois. Les soins de santé primaire représentent encore et toujours la solution mais les diverses tentatives de l’OMS pour relancer ce (...) Lire la suite »

Derrière la casse de l’hôpital public, les ordonnances du docteur Union européenne !

Tom

Comme chacun le sait, la situation de l’hôpital public est catastrophique. Chaque jours les personnels soignants doivent faire des miracles pour sauver nos vies, et ce au détriment de la leur (journée à rallonge, stress, fatigue, sentiment d’abandon, refus de congés…). Et cette situation est quotidienne, la crise du Covid-19 l’a simplement exacerbée et révélée de manière incontestable. D’où vient cette situation ? Cela fait bien longtemps que nous expliquons qu’elle est le fruit des traités européens, notamment des critères de Maastricht repris dans la constitution européenne bis (concurrence libre et non faussée, euro-austéritée…). Cela concerne donc des pans entiers de l’économie française : concurrence exacerbée, droit du travail, sécurité sociale, services publics… Toutefois, certains continuent encore et toujours à ignorer le rôle de l’Union Européenne dans la situation sociale et environnementale que nous vivons. Alors, pour être tout fait factuel, nous nous sommes intéressés aux recommandations de la Commission Européenne de 2011 à 2019. (A noter qu’avant 2011 les recommandations ne sont pas publiques… transparence démocratique oblige !) Vous trouverez donc ci-dessous les morceaux les plus « croustillants » des « ordonnances du Docteur Union Européenne » concernant la sécurité sociale et l’hôpital public. Aussi, afin d’être tout à fait clair, nous vous proposons une « traduction » de ces « recommandations ». En espérant que cela puisse ouvrir quelques yeux…

– 2013 – https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=CELEX:52013DC... Point 10 : « Compte tenu du niveau élevé de la dette, qui continue d’augmenter, et du nouveau report du délai de correction du déficit excessif, [à 2015], il est particulièrement important que le budget 2013 soit rigoureusement exécuté et que des efforts d’assainissement substantiels soient résolument poursuivis les années suivantes. Il est impératif notamment que les dépenses publiques de la France croissent beaucoup moins vite que le PIB potentiel, dans la mesure où les améliorations du déficit structurel ont jusqu’à présent reposé principalement sur les recettes. À cet égard, l’examen en cours des dépenses publiques (« Modernisation de l’action publique »), qui concerne non seulement l’administration centrale mais aussi les administrations des collectivités locales et de la sécurité sociale, devrait indiquer comment améliorer encore l’efficacité des dépenses publiques. Il est également possible de rationaliser davantage les (...) Lire la suite »

Vers une obligation du charbon végétal ?

Olivier RUCA

La lutte contre le réchauffement planétaire et les effets de serre est un objectif clairement affiché par le Président Macron. Les prochaines mesures qui devraient être annoncées après le virus du coronavirus seront-elles à la hauteur des enjeux et des attentes ? Les débats pourraient être pestilentiels au regard de l’implication individuelle qu’elles généreraient.

Les études sont formelles. Les hommes, comme les ruminants, sont une source importante de gaz à effet de serre. A raison, en moyenne, de 15 pets par jour, de l’expulsion quotidienne d’1 litre de gaz, la flatulence et ses émissions de gaz intestinal par l’anus produites par la fermentation des matières décomposées est une priorité sur laquelle le cabinet du Président se penche assidûment. Considérant que le méthane, matière inflammable au demeurant, est un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le CO2, l’heure est désormais à l’urgence à l’Elysée qui considère que les répercussions mondiales d’une telle orientation offriraient à la France une caisse de résonnance incomparable tout en lui redonnant une place de choix dans le concert international. L’objectif visé est la réduction par deux des flatulences et de leur effet catastrophique sur l’environnement. Le gouvernement envisage une batterie de mesures dont la mise en place effective serait intégrée dans les propositions du candidat Macron lors des (...) Lire la suite »

Le pays de Castro le Fidel

Mohamed BENALLAL

« Face à une pandémie, l’homme ne voit pas son prochain comme un ennemi ».

Le virus corona vient de mettre à nu le véritable visage d’une partie de ce monde, qui ne cesse de défendre, avec certains larbins médiatique et autres vassaux avec une certaine agressivité le libéralisme économique. Ces dits grands pays capitalistes ont été touchés de plein fouet, par une propagation à l’exponentielle de ce coronavirus. Devant cette drôle situation ou l’excentrique fait apparaître un pays socialiste, qui est abreuvé plus par la moralité humaine, que par le profit matériel, ce pays a souffert de l’embargo, de l’agression, et de l’intimidation, dans le but de le faire changer de modèle ou système politique, et économique, afin que les oligarques mènent la barque vers leur profit. Cette nation se situe tout près des Amériques. Elle se nomme Cuba ; une petite île pleine d’humanisme, de liberté, et de culture, elle possède un savoir faire scientifique de premier plan à l’échelle internationale, qui est la médecine. Son savoir faire médical, et ses capacités modestes, lui donnent une certaine (...) Lire la suite »
Macron demande des comptes à la Chine, les Français demandent des comptes à Macron

Résumé du match franco-chinois au stade du Covid-19.

Vladimir MARCIAC

Si vous êtes bien enfumés par les médias, vous savez que la Chine est coupable d’un retard dans sa réaction à la pandémie.
Nous, on a été parfaits ! Par-faits !
Mais il se pourrait bien que ce soit le contraire.
Voyons cela en quelques dates.

Le 30 décembre 2019, sur la messagerie chinoise WeChat, Li Wenliang, médecin ophtalmologue de 34 ans, alerte en privé un groupe d’anciens étudiants amis du risque d’apparition d’un virus, proche du SRAS, dont sont atteints plusieurs patients de l’hôpital de Wuhan. Il affirme qu’il s’agit d'infections dues à un coronavirus. Les coronavirus sont une famille regroupant de nombreux virus qui touchent plusieurs espèces animales. Certains de ces virus peuvent également atteindre l’Homme. Le 31 décembre 2019, la Commission de la santé municipale de Wuhan publie sur son site Web un exposé sur l'épidémie de pneumonie dans la ville, confirmant 27 cas et disant au public de ne pas se rendre dans des lieux publics fermés ou de se rassembler. Elle suggère de porter des masques pour sortir. Le 1er janvier, Li Wenliang et sept autres médecins sont interpellés et visés par une enquête pour avoir « répandu des rumeurs ». Li Wenliang est contraint de signer un procès-verbal reconnaissant qu'il « perturbe l'ordre social » (...) Lire la suite »

Ce que les médias ne vous diront pas sur Cuba-épisode 1 : le système de santé

Les Nouvelles Libres

Cuba, plus grande île des Caraïbes, est souvent l’objet de vastes débats entre partisans de la Révolution de 1959 et ceux la rejetant catégoriquement. Depuis des années, ce sont ces derniers qui ont une large audience dans les médias. Ainsi dès lors qu’il est question de Cuba c’est presque uniquement pour entendre des nouvelles négatives ou des critiques sur tel ou tel aspect du pays. Mais, à chaque fois, ces commentaires omettent des données essentielles dont, la première d’entre elles, le blocus imposé par les Etats-Unis qui frappe l’île depuis les années 60 et qui est toujours en vigueur malgré l’opposition de tous les pays du monde à l’ONU (exceptés Israël et les Etats-Unis).

Dans ce combat journalistique des temps modernes il faut que chacun puisse avoir les bonnes informations. Ainsi, sans ignorer les problèmes à Cuba, et sans affirmer que tout est parfait là-bas, quelques vérités doivent être rétablies. Ce sera le but et l’objectif de cette série d’articles qui comportera dix épisodes sur des thèmes bien précis. Actualité oblige le premier épisode est consacré au système de santé cubain [les missions de solidarité cubaine à l’étranger seront traitées dans un article à part consacré à la solidarité*]. La Constitution de 1976 mentionne dans son article 49 que : « Chacun a droit aux soins et à la protection de sa santé. L’État garantit ce droit : – par la prestation de l’assistance médicale et hospitalière gratuite, dans le réseau des installations de service médical rural, polycliniques, hôpitaux, centres prophylactiques et de traitement spécialisé ; – par la prestation de soins dentaires gratuits ; – par le développement des plans d’information sanitaire et d’éducation à la santé, (...) Lire la suite »

Jérôme Munyangi : « L’Artemisia est la solution pour l’Afrique »

Jérôme DUVAL

Le docteur Jérôme Munyangi est diplômé en Médecine à l’Université de Kinshasa, il a obtenu un Master à l’Université Paris Diderot et un autre à l’Université d’Otawa. En 2011, il a été recruté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme chercheur sur les maladies tropicales négligées. Il travaille depuis maintenant 6 ans sur un traitement alternatif contre le paludisme à base d’une plante en République démocratique du Congo (RDC), 3e pays d’Afrique le plus touché par cette maladie, après le Nigeria et le Mozambique. Ses recherches démontrent l’efficacité du traitement à base d’Artemisia, plante avec laquelle les chinois se soignent depuis plus de 2000 ans, l’OMS et d’autres organisations internationales s’opposent à son utilisation, la France et la Belgique l’interdisent et le sujet crée la polémique alors que le fléau continue de s’abattre sur les populations concernées. Selon le dernier rapport de l’OMS, le World Malaria Report 2018, toutes les 2 minutes, un enfant de moins de 5 ans meurt de cette maladie guérissable.

Docteur Jérôme Munyangi, récemment vous avez fui votre pays, la République démocratique du Congo, pour des raisons de sécurité. Cela fait maintenant plusieurs mois que vous êtes à Paris. Qu’est-ce qui vous a motivé à vous exiler en France ? En 2015, j’ai commencé à subir des menaces de revendeurs de médicaments qui travaillent en relations avec des firmes pharmaceutiques indiennes et chinoises et qui s’installent un peu partout en Afrique. Ces firmes sont reconnues pour être impliquées dans le trafic de médicaments falsifiés. J’ai résisté à plusieurs attaques depuis 2015, puis j’ai été empoisonné comme cela a été clairement dit dans le documentaire Malaria Business [1], et dans la presse en 2017. Pouvez-vous nous rappeler les faits ? Nous avons commencé une étude clinique sur la malaria dans la province du Maniema à Kindu en novembre 2015, avec toutes les autorisations requises à Kinshasa, du ministère de la Santé, du ministère de la Recherche scientifique, etc. Le médecin chef de zone a fait une première (...) Lire la suite »

Contre le coronavirus, la cotisation sociale et le salaire socialisé

Benoit BORRITS

Face à la crise sanitaire et économique et pour garantir les salaires, Emmanuel Macron autorise les entreprises à ne pas payer les cotisations sociales en mars et renforce les indemnités de chômage partiel. C’est oublier que les cotisations sociales sont du salaire, notamment celui des personnels de santé. Un discours économiquement irréel qui ouvre la voie à de nouvelles restrictions budgétaires.

La pandémie du virus covid-19 fait suite à des mois de contestation sociale de la part des personnels hospitaliers contre la gestion libérale de la santé, une gestion dans laquelle la contrainte budgétaire gouvernementale est reine en lieu et place d’une élaboration d’un budget en fonction des besoins qui auraient été exprimés conjointement par les personnels et les citoyen.nes. Faire face à cette épidémie n’est pas sans conséquence sur l’économie et nécessite donc la garantie des salaires. Lors de son allocution télévisée du jeudi 12 mars, Emmanuel Macron a indiqué que l’État ferait tout pour que les entreprises et les salariés aient le moins à souffrir de cette situation et à ce titre, autorise les entreprises à suspendre le paiement des cotisations sociales fin mars et renforce les mesures d’indemnisation du chômage partiel. La cotisation sociale, c’est du salaire La majeure partie du personnel médical faisait face à une pénurie de moyens avant cette crise. Elle se demande aujourd’hui comment elle va (...) Lire la suite »
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