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Thème : Sécurité Sociale

Salaire brut, salaire net

Philippe ARNAUD
J'ai entendu ce qui suit au journal de France 2 de 13 h présenté par Marie-Sophie Lacarrau : C'est une bonne nouvelle pour les salariés de cette entreprise. Ce mois-ci, une ligne disparaît sur leur fiche de paie : les cotisations pour l'assurance chômage, qui représentait une ponction de 0,95% sur le salaire brut. Un gain de pouvoir d'achat. La centaine de salariés découvre la nouveauté, accompagnée d'une note explicative de leur employeur, pour leur permettre de mieux déchiffrer leur bulletin de salaire. "J'ai une différence de 40 euros, je suis ravi de voir que j'ai un peu plus d'argent sur ma fiche de paie à la fin du mois", explique Hugo Benoit, l'un des salariés de l'entreprise. Une hausse de salaire qui peut varier d'une dizaine à une centaine d'euros selon le poste occupé. Promesse de campagne d'Emmanuel Macron pour doper le pouvoir d'achat des Français, la fin des cotisations salariales s'est faite en deux temps. Les cotisations pour l'assurance maladie avaient disparu en janvier, celles (...) Lire la suite »

Cotisations sociales et enfumage

Philippe ARNAUD
J'ai entendu, sur France 2 et France 3 (comprimée au milieu d'un hommage hypertrophié à Charles Aznavour) cette annonce : aujourd'hui 1er octobre, le salaire net des salariés du privé va augmenter par suppression de la cotisation chômage. Les salariés au SMIC, par exemple, vont voir leur salaire net augmenter de 17,36 euros par mois. Comment un journaliste peut-il prononcer une telle phrase sans se poser de questions, sans regimber, sans envoyer paître son rédacteur en chef ? Remarque 1. La cotisation chômage n'est pas une indemnité de guerre versée à un pays ennemi qui s'appelle Assurance chômage. La vocation de la cotisation chômage n'est pas de disparaître dans un trou sans fond mais de revenir au salarié lorsque celui-ci perd son emploi. Remarque 2. Du fait que la cotisation chômage repose sur le principe de la mutualisation, la somme que touche le salarié devenu chômeur est très supérieure à ces 14 euros mensuels. C'est le principe même de la mutualisation : être un grand nombre à payer de (...) Lire la suite »

"Quand le journalisme tousse, la démocratie s’enrhume" : une idée de remède inspirée du modèle de la Sécu.

Cyrille MARTIN
Sondage après sondage cette opinion se confirme : beaucoup de français estiment que les médias font mal leur travail. Ils ne remplieraient pas bien leur rôle de quatrième pouvoir, celui de garde-fou surveillant les autres pouvoirs, rouage indispensable au bon fonctionnement d'une démocratie. Moi-même, réalisateur de documentaires de critique des médias, je partage cet avis sur ce secteur en crise. Les journaux sont généralement déficitaires faute d'abonnés ou d'achats au numéro en kiosque, et la précarisation des journalistes les pousse trop souvent à s'autocensurer, par peur de “faire de vagues” ou de gêner les annonceurs publicitaires qui colmatent ces déficits. Pour autant je crois que cette situation n'est pas une fatalité car les bons journalistes sont nombreux, et des solutions existent. Rappelons-nous qu'en 1945 le droit à la santé est devenu effectif pour tous les français, grâce à la création de la Sécurité Sociale. Faut-il s'inspirer de cet exemple pour faire en sorte qu'une bonne information (...) Lire la suite »
« Cotiser selon ses moyens. Recevoir selon ses besoins »

Avis de décès anticipé

PERSONNE
Nous avons l’immense douleur de vous faire part de la disparition prochaine, programmée de notre tendre et généreuse « amie du genre humain ». Malgré ses 71 ans, elle est encore dynamique, fringante, encore jeune d’esprit. Mais ses jours sont comptés. Ô guerre [économique] ! Ô sacrifices ! Ô privatisation ! N’a-t-elle donc tant vécu que pour cette régression ? À vouloir s’endormir sur les « acquis sociaux », On devient oublieux de nos « conquis sociaux ». Comme beaucoup, elle souffre de ce que l’on appelle, par pudeur, une longue maladie. Il est à parier que cette dernière ne sera pas reconnue comme une maladie professionnelle à l’instar de tant d’autres. Patriarcat oblige, c’est l’État qui décide arbitrairement au nom du père, au nom du Capitalisme. On l’a accusée de tous les maux, d’être trop coûteuse, trop dépensière (un mensonge répété finit par devenir une « vérité » admise). Mais c’est oublier un peu vite tous les services qu’elle a rendus à tous, sans exclusive (contrairement à ce qui se passe ailleurs et (...) Lire la suite »
Avec les « cons qui... », adieu les « conquis sociaux »

« Le progrès social est une création continue »

PERSONNE

C’est au programme du CMR (Cénacle des Marcheurs de la République ; c’est simple, c’est l’antithèse du CNR) : « Pour votre sécurité, vous aurez moins de Liberté. Pour votre pouvoir d’achat, vous aurez moins de Sécu. » Libre à chacun de choisir son camp : cela s’appelle le libre arbitre...

On est toujours le con aux yeux de l’autre, mais, n’empêche, le comportement de certains, de beaucoup de mes contemporains m’exaspère. Comme des perroquets, ils répètent, radotent les mots entendus, diffusés à l’envi : c’est du psittacisme. Le coût, les charges. Le coût du travail, les charges sociales. Non ! Y en a marre ! Non ! Les cotisations sociales ne sont pas des charges. Non ! Le travail n’est pas un coût pour l’employeur. Oui ! Les cotisations sociales sont des salaires différés dans le temps. Oui ! Le travail est générateur de biens, de services qui contribuent au métabolisme de la société et qui sont en plus sources de profits selon le principe marxiste de la plus-value (basé sur une idée de John Francis Bray). La question n’est pas combien coûte le travail, mais combien il rapporte ! Alors quand j’entends des concitoyens, qui n’ont pas grand chose de citoyens, se réjouir de la possible suppression des cotisations sociales pour les heures supplémentaires, je repense à Antonio Gramsci : « (...) Lire la suite »
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Parce que « Maman travaille », papa Bayrou, moralisateur, risque le burn out...

Quand la ministre Marlène Schiappa expliquait comment frauder la Sécu

Bernard GENSANE

Trentenaire, prétendument issue de la société civile (elle est élue municipale socialiste au Mans), dynamique, bosseuse, Macron a choisi Marlène Schiappa pour incarner le combat de l’égalité hommes-Femmes.

Il n’y a pas si longtemps, elle remettait en cause la loi de 2004 interdisant le port de signes religieux ostensibles à l’école. Dans son livre Maman travaille (2011), elle donnait des conseils fort utiles aux femmes enceintes et aux nouvelles mères : « Quand annoncer à mon patron que je suis enceinte ? Comment assurer une journée de travail ordinaire avec des nausées ? Comment éviter de retrouver mon poste occupé à mon retour de congé maternité ? Ma mère ne m'aide pas, faut-il s'en plaindre ou s'en réjouir ? Mère ou manager, faut-il choisir ? Je prends une après-midi de RTT pour faire du shopping, suis-je une mère indigne ? Au fait, on n'était pas censé être deux à l'avoir fait, cet enfant ? » Mais elle expliquait également comment tricher pour obtenir un congé pathologique aux frais de la Sécu : Bernard (...) Lire la suite »
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Un show américano-français ?…

Jean-Marc GARDES
American monster show… Les Américains sont-ils capables de nous montrer autre chose ? Donald Trump, Hillary Clinton… N'est-ce pas le président – sortant – de ce même pays qui déclarait, tout récemment encore, ne pas avoir les moyens d'intervenir, et de régler, telle question de société dans son propre pays. Le président le plus puissant du pays le plus puissant du monde, celui qui fabrique des Donald Trump… Je sors de l'hôpital public de cette petite ville de province de moins de 10 000 habitants, aussi ville préfecture de département, où je souhaitais prendre rendez-vous avec un ophtalmologiste pour un contrôle de ma vue. Ceci, pour donner suite à une préconisation qui m'avait été faite dans le cadre du bilan de santé annuel gratuit offert à tous les salariés par la Sécurité Sociale. Je sors de l'hôpital et n'y retournerai pas de sitôt ! Le médecin qui m'a reçu m'a dit : 1°) je ne prends pas de rendez-vous pendant six mois, 2°) il y a un an d'attente ! Un an ! La France deviendrait-elle un pays (...) Lire la suite »

Un panneau mémorial pour Ambroise Croizat

Gérard LE PUILL

Le syndicaliste CGT et ministre communiste qui mit en place la Sécurité sociale en 1945 a été honoré hier à la station de métro Porte d’Orléans par un panneau mémorial qui retrace son parcours. Plusieurs personnalités lui ont rendu hommage à cette occasion.

Une moyenne de 23 000 personnes montent dans le métro ou en descendent chaque jour ouvrable à la station Porte d’Orléans dans le quatorzième arrondissement de Paris. A partir de ce 12 mai 2015, année du 75ème anniversaire de la création de la Sécurité sociale, on peut lire sur panneau mémorial, sous le buste d’Ambroise Croizat dévoilé hier au public, un court texte qui débute ainsi : « L’Homme à qui l’on doit le système de protection sociale mis en place au lendemain de la seconde guerre mondiale est né en 1901 dans une famille ouvrière de Savoie... ». Après l’inauguration proprement dite sous sa présidence de Bernard Lamirand , animateur du comité d’honneur national Ambroise Croizat, en présence de Lilian Caillaux- Croizat , fille de l’ancien ministre , de cadres de la RATP et de plusieurs dirigeants de la CGT, d’élus de Paris et d’Olivier Dartigolles qui représentait Pierre Laurent retenu au Sénat , des prises de parole se sont succédées au centre sportif de l’avenue Paul Appel. Frédéric Sanchez, secrétaire (...) Lire la suite »

Belgique : on assassine lentement tes enfants les plus fragiles !

Philippe DESKOTY

Après avoir coupé l’air à plus de 20,000 grands malades en détresse respiratoire, après la traque des chômeurs et l’exclusion prochaine de près de 25.000 familles, 257.935 invalides1 (auxquels s’ajoutent des dizaines de milliers de grands malades et malades chroniques) n’auront bientôt plus accès aux soins. Aux commandes Laurette Onkelinx, Vice premier Ministre, Ministre de la Santé et des Affaires sociales.

Jeu et enjeux Concrètement, vous êtes une personne dialysée trois fois par semaine qui DOIT être disponible pour travailler, LE PLUS VITE POSSIBLE, tout le reste de la semaine où vous n'êtes pas à l'hôpital. Concrètement, la catégorie la plus importante des soins maintenant supprimée, vous perdez donc beaucoup plus vite le statut OMNIO ou INAMI (les 66%), vous sortez donc d'une première « caisse de remboursement » donc vous payez le tarif plein pour vos soins, le chauffage, l'électricité, les transports... Le temps de travailler vous avez vos allocations de chômage, inférieures à ce que votre précédent statut vous permettait. Puisque vous êtes gravement malade, ou invalide, il y a fort peu de chances que vous travailliez, si tant est que votre santé vous le permette. Comme vous ne travaillez pas vous perdez vos allocations de chômage, (vous sortez donc d'une seconde « caisse de remboursement ») ce qui influe négativement sur votre vécu face à la maladie... On vous culpabilise parce que vous coûtez cher, (...) Lire la suite »

Santé : les salariés sont-ils les grands perdants du passage à la complémentaire santé obligatoire ?

Pierre GIRARDEAU

Projet à vocation sociale et économique du gouvernement, la généralisation des nouveaux contrats responsables n’est peut-être pas la solution idéale pour le salarié.

Parmi les points clés du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour l’année 2014, les critères de définition des nouveaux contrats responsables en matière de complémentaire santé occupent une place de premier rang. Les récents changements réglementaires concernant le régime complémentaire de l’assurance maladie universelle ont été présenté comme un moyen de garantir l’accès à des services de remboursement du ticket modérateur « aux 2 % de personnes qui aujourd’hui renoncent à une complémentaire santé pour des raisons financières ». Mais telle qu’elle se profile, la réalisation de ces objectifs soulève des questions de constitutionnalité ; l’intérêt des salariés est aujourd’hui interrogé par plusieurs observateurs. Un projet de longue date Le dossier est inauguré avec l’Accord National Interprofessionnel (ANI) sur la sécurisation de l’emploi du 11 janvier 2013. À l’intérieur de cet accord, des dispositions prévoyaient notamment que toutes les entreprises, « y compris celles de moins de 50 salariés, (...) Lire la suite »
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