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Thème : UE/Union Européenne

Sortie des mémorandums : l’étranglement programmé...

Nadia Valavani

Ces derniers temps, le « débat » politique, incluant les affirmations les plus invraisemblables aussi bien du gouvernement que de l’opposition, est centré sur la « sortie » des mémorandums de la Grèce et sur son « entrée » dans la phase « post-mémorandums ». Les affirmations des uns et des autres, qui ont culminé avec l’allocution prononcée à Ithaque par le Premier ministre et intitulée « Ithaque : fin et commencement », relèvent de la politique-fiction et s’inscrivent dans une tentative délibérée de camouflage, une fois de plus, du crime qui se perpétue depuis 2010 contre le peuple et le pays. Surtout, ces affirmations ne résistent pas à la moindre confrontation avec les données réelles.

En juillet, le Journal des Rédacteurs publiait un article en deux parties, ayant pour titre général « Etranglement programmé », de l’ancienne vice-ministre des Finances, Nadia Valavani, qui y entreprenait de mettre précisément ces données en regard des fantasmes politiques dominants. La première partie, « Austérité et dette », a été publiée le 5 juillet 2018, jour qui marquait le troisième anniversaire du bouleversant « NON » au référendum du 5 juillet 2015. Le 9 juillet 2018 paraissait la deuxième partie, « La Grèce dans le marais de la « surveillance renforcée » post-mémorandums ». Des documents publiés dans l’intervalle, dont le plus important est le rapport sur l’article 4 du FMI, confirment les constatations de l’article de N. Valavani. Ils prouvent que le prétendu affrontement entre le gouvernement et l’« opposition » parlementaire à propos du caractère historique et de l’importance de la date du 21 août 2018, mais aussi de ce que nous réserve l’accord conclu avec les créanciers, et ce au moins jusqu’en (...) Lire la suite »

Lettre à un ami étranger (Sinistra in Rete)

Moreno PASQUINELLI
Cher ami, Tu me dis que, dans ton pays, il y a une campagne massive tendant à faire croire qu'ici le fascisme avance, que Salvini serait même le nouveau Mussolini. Tu m'écris que la plus grande partie des intellectuels de gauche et d'extrême-gauche en arrivent même, dans leur rejet de toute forme de nationalisme, à défendre cette Union Européenne, considérée comme un frein ou un katéchon [une digue] contre la barbarie souverainiste et "rouge-brune". Tu me demandes donc où en sont vraiment les choses en Italie. Je vais essayer de te répondre, en espérant que ce que j'écris te sera utile. Je veux être franc, et avant tout en ce qui concerne les intellectuels de gauche. Ici, chez nous, ils occupent déjà, pour une majorité d'entre eux, la première ligne du front ennemi. Ils n'attaquent pas seulement le nationalisme de caractère fascistoïde, mais avant tout la gauche patriotique, constitutionnelle et souverainiste. Il y a une parfaite harmonie dans les programmes entre la puissante élite ordo-libérale et (...) Lire la suite »

Manfred Weber : cet inconnu qui souhaite prendre la tête de la Commission européenne

Pierre LEVY

Manfred Weber a de bonnes chances d'être désigné candidat du PPE au poste de président de la Commission européenne, en novembre. Il s'oppose à un débat pour ou contre l'Europe lors des prochaines élections car "cela renforcerait le camp des antieuropéens"...

Qui connaît Manfred Weber ? Jusqu’à présent, la notoriété de cet eurodéputé ne dépassait pas le microcosme bruxellois. Depuis 2014, il préside le groupe le plus important de l’europarlement, celui du PPE (droite européenne, dont sont notamment membres LR pour la France, et la CDU d’Angela Merkel). Le sémillant politicien guigne désormais un poste plus prestigieux encore, en l’occurrence celui de président de la future Commission européenne, prévue pour être renouvelée en 2019. L’actuel patron de l’exécutif communautaire, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, issu de la même famille politique, ne se représentera pas. Manfred Weber a de bonnes chances d’être désigné, en novembre prochain, comme candidat du PPE à ce poste, puisque la chancelière allemande lui a témoigné son soutien. Reste à savoir si cette ascension annoncée intéressera si peu que ce soit les citoyens des pays de l’Union européenne. On en doute. Pourtant, son profil est édifiant. L’homme est lui-même issu de la CSU, la petite soeur bavaroise de la (...) Lire la suite »

Turquie : le front Sud de l’OTAN devient un problème systémique (Contropiano)

Rédaction Contropiano
Aujourd'hui, la réalité court la poste, et qui s'attarde est perdu. Nous devons considérer les dynamiques économiques et géopolitiques de façon objective, presque en entomologistes, car c'est seulement en prenant en compte "le cadre" et "la structure" dans laquelle se développe même notre petite action que nous pouvons essayer de faire quelque chose de positif. La "gauche" qui raisonne encore avec les oeillères des années 90 est en fait comme l'aveugle qui entend sonner les cloches, mais ne sait pas où elles sont... Qu'y a-t-il de nouveau dans le monde et en Europe, au moment où le fossé s'élargit entre Union Européenne et Etats-Unis, suivant l'opposition entre intérêts allemands – à la tête d'une bonne partie de la production industrielle continentale – et étasuniens ? ; et où la fermentation des nationalismes qui traversent l'Est, l'Italie elle-même et bien d'autres pays du Vieux Continent est alimentée, non seulement par le racisme et le malaise social créé par les politiques d'austérité appliquées à (...) Lire la suite »
Redresser le pays en faisant le contraire de ce que préconisent le FMI, l’Europe et Macron...

Vive le Portugal !

Bernard GENSANE

Le Portugal est un pays discret. Vous connaissez le nom de son président de la République, de son Premier ministre ? Moi non plus. Vous me direz, je ne connais pas le nom de notre Premier ministre à nous...

Les dirigeants et les citoyens de ce pays font exactement ce qu’il convient de faire face aux entreprises néfastes de l’Europe et de la finance : ils mènent leur propre politique, la plus progressiste possible. Et, comme c’est étrange, ça marche. Ainsi, ils se dirigent actuellement, lentement mais sûrement, vers le plein emploi car ils savent pertinemment que le chômage n’est pas une conséquence de la « crise » mais d’une politique mise en œuvre par les classes dirigeantes européennes depuis le milieu des années 70. Les retraités français qui ne peuvent plus vivre dans leur pays à cause des contre-réformes de notre classe politique sur les retraites et qui s’expatrient au Portugal l’ont bien compris. Ci-dessous un article publié par RT France, ce média que notre banquier national déteste car, de fait, les fausses nouvelles et les nouvelles fausses y sont moins nombreuses qu’ailleurs. Extraits. * * * Salaire minimum en hausse, taxe sur les gros chiffres d'affaire, revalorisation des retraites... Lisbonne (...) Lire la suite »
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L’impuissance de l’UE face aux sanctions américaines contre l’Iran (RT)

John LAUGHLAND
Le spectacle qu’a offert le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker au sommet de l'OTAN à Bruxelles le mois dernier en titubant tellement qu’il a fallu le soutenir, symbolise le statut de l'UE sur la scène mondiale. La réponse de l'UE à la décision de Donald Trump d'activer les sanctions contre les entreprises européennes qui font du commerce avec l'Iran, montre que le bloc des 28 nations n’est rien d’autre qu’un vieil imbécile qui ne tient plus sur ses jambes en matière de politique internationale. Il ne fait aucun doute que les dirigeants de l'UE sont furieux que Trump ait fichu en l’air leur accord bien-aimé sur l'Iran. Leur fureur est encore aggravée par le fait qu'au fond d’eux-mêmes, ils savent qu'ils ne peuvent rien y faire. Des dirigeants français comme Emmanuel Macron et son ministre des Finances, Bruno Le Maire, peuvent bien déplorer le fait que l'Europe n'est pas 'souveraine', en essayant de faire de l'impuissance de l'UE face à l'unilatéralisme américain un argument en (...) Lire la suite »

Grèce 2018 : on meurt d’austérité (et d’UE).

militant

Alors qu’on continue à faire le compte désolant des victimes, parmi lesquelles figurent de très nombreux enfants, commence à se faire jour la responsabilité humaine d’un carnage, comme toujours, évitable. Et nous ne nous référons pas à la nature vraisemblablement criminelle des incendies qui ont dévasté la Grèce, mais à des responsabilités politiques bien précises qui partent d’Athènes pour arriver jusqu’à Bruxelles et aux principales capitales européennes.

Les pages de presque tous les quotidiens font inévitablement le lien entre la tragédie de ces dernières heures et, d'autre part, ce qui va se passer fin août, soit la sortie de la Grèce du troisième plan de renflouement (le "sauvetage" par les pays de l'Eurozone face à la menace de la banqueroute) et son retour sur les marchés internationaux : le jour où le "camarade" Tsipras remettra finalement sa cravate. Parmi les union-européistes enthousiastes, ne pouvait manquer de figurer (évidemment) La Repubblica, qui présente à ce propos un éditorial délirant et discrètement cynique d'Ettore Livini. Selon ce journaliste, "aucune mise en scène, rédigée sur une table de travail, n'aurait pu inventer meilleur scénario, pour ressusciter, au moins pour 24 heures, l'esprit de solidarité sur lequel s'est construite l'Union.[...] Les incendies d'Athènes, au-delà du tragique bilan en vies humaines, pourraient maintenant convaincre même les Grecs que l'UE n'est pas seulement un club de comptables." Et cela parce que (...) Lire la suite »

Les États-Unis laminent l’Europe (Countercurrents)

Eric Zuesse
Le 28 juin, PwC (PriceWaterhouseCoopers) a publié son palmarès annuel des entreprises : « Global Top 100 (2018) : Classement des 100 premières entreprises mondiales d’après le montant de leur capitalisation boursière », avec le commentaire suivant : « L'augmentation de la capitalisation boursière de la Chine a presque atteint celle des États-Unis cette année. .... La contribution de la Chine aux 100 premières capitalisations boursières a augmenté de 57 %, pour s’élever à 2 822 milliards de dollars. ... Les entreprises européennes ne se sont jamais complètement remises de la crise financière de 2009. L'Europe n’est aujourd'hui représentée au palmarès que par seulement 23 entreprises (contre 31 en 2009) et ne représente que 17% des 100 premières capitalisations boursières (contre 27% en 2009) ». La richesse de l'Europe peut-elle encore diminuer ? Et dans quelle mesure ? Les investissements internationaux s’étiolent en Europe au moment même où elle est submergée par les réfugiés venant des nations que le (...) Lire la suite »

Venezuela : nouvelles sanctions de l’UE

Christian RODRIGUEZ

L’UE vient de prononcer de nouvelles sanctions contre le Venezuela. 11 personnalités éminentes ont été déclarées persona non grata sous des prétextes fallacieux et inexacts autant que ridicules. Cette liste s’ajoute aux 7 précédentes pour des motifs similaires.

Parmi elles, Delcy Rodríguez, vice-présidente de la République Bolivarienne et Xavier Moreno, secrétaire général du CNE (Conseil National Electoral) qui est, entre autre, le plus grand organiste vénézuélien et qui s’est produit un peu partout dans le monde. Delcy Rodriguez était la présidente de l’Assemblée Constituante considérée comme illégitime par l’UE, alors qu’elle a été démocratiquement élue, qui l'accuse d'avoir usurpé les compétences de l'Assemblée Nationale et d'avoir empêché l'opposition de participer au processus politique. Xavier Moreno est accusé d'avoir approuvé les décisions du CNE qui ont bafoué la démocratie, d'avoir contribué à l’établissement de l’Assemblée Constituante et d’avoir manipulé le processus électoral. Les autres personnalités concernées sont : — Tareck El Aissami, ministre de l’industrie, ex vice-président et superviseur des services secrets, accusé de graves violations aux Droits de l'Homme, détentions arbitraires et tortures. — Sergio Rivero, inspecteur général des Forces Armées (...) Lire la suite »

La prison des peuples européens : Italie, Grèce...

Kostas LAPAVITSAS

"Son principal adversaire [id est, du peuple grec] n’était pas Wolfgang Schäuble. C’était l’establishment grec, qui a fait alliance avec les créanciers et a œuvré contre vents et marées pour que le pays reste dans l’euro à tout prix."

Le coup d’État Le refus du président italien Sergio Mattarella d’accepter le schéma gouvernemental proposé par le Mouvement Cinq Étoiles et la Ligue constitue très clairement un coup d’État politique. Ce détournement donné comme tel de la volonté du peuple et de la démocratie ne s’est pas produit en Italie depuis la chute de Mussolini en 1943. Tout aussi surprenante s’avère l’argumentation de Mattarella. Mon rôle, a-t-il déclaré, est de protéger les intérêts du pays, ce qui signifie ne pas mettre en danger, sous quelle que forme que ce soit, son appartenance à l’euro. Les Italiens peuvent bien avoir le gouvernement qu’ils veulent, pourvu qu’il accepte l’UEM. Le fait que de source officielle on reconnaisse de manière absolument cynique que l’euro est une prison pour les peuples européens reste sans objet. Mattarella a rencontré un soutien sans faille auprès de l’establishment italien mais également auprès des puissantes forces de l’UE. En premier lieu le président Macron, celui-là même qui doit apporter le (...) Lire la suite »
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