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Rubrique : Nos lecteurs proposent

La révolte des Gilets jaunes et la violence d’État

Mohamed BELAALI
« L’État est une machine qui permet aux uns de réprimer les autres ». Lénine. Selon le Ministère de l'intérieur, il y a eu depuis la révolte populaire des Gilets jaunes, 1 900 blessés, 8 400 interpellations, 1 800 condamnations, 243 signalements déposés à l'IGPN, 133 enquêtes de l'IGPN, 9 228 tirs de LBD et 1 300 blessés parmi les forces de l'ordre (1). Derrière ces chiffres bruts se cache une réalité humaine dramatique : une femme de quatre vingts ans tuée par une grenade lacrymogène à Marseille, 20 éborgnés, 5 mains arrachées, 193 blessures à la tête, 446 signalements etc. etc. (2). D'autres victimes viendront malheureusement allonger cette liste déjà longue tant que le Mouvement des Gilets jaunes poursuit son combat et sa résistance à la politique de classe menée par Macron. Précisons d'emblée que la police n’est qu’un instrument utilisé par la classe dirigeante pour asseoir sa domination. L’ordre bourgeois ne peut se maintenir sans l'utilisation de la force. Car la bourgeoisie a toujours besoin d'un appareil (...) Lire la suite »

Racisme & Antisémitisme : Tous ces abrutis et faux-culs postés à chaque extrémité d’un champ lexical qu’ils ont miné.

Viktor DEDAJ
Aujourd’hui, je tombe sur ce titre « Antisémitisme : la France insoumise accusée de minimiser l'agression d'Alain Finkielkraut ». Aussitôt, je traduis par : « la France insoumise accusée de ne pas entrer dans l'hystérie prévisible, voulue, attendue, espérée même - et p'têt ben un brin provoquée - avec tous ceux (soyons honnêtes) qui n'ont en réalité plus aucune légitimité morale et qui essaient de nous vendre, en hurlant, leur camelote pseudo-antiraciste de circonstance et de façade. » Ils hurlent au racisme et à l’antisémitisme et font des marches et occupent les médias et cherchent partout des coupables et veulent absolument être sur la photo et prononcer quelques phrases faciles et convenues et cherchent la réplique percutante qui sera relayée par les médias et se retrouvent avec leurs semblables après l’émission à se dire combien ils ont été bons, et humains, et raisonnables et se serrent les mains et les coudes avec ces ordures et criminels qui hier encore justifiaient un massacre à Gaza, une noyade en (...) Lire la suite »
Les milliardaires aiment les médias, les médias n’aiment pas les gilets jaunes

Rencontre publique d’étudiants journalistes avec leurs maîtres enfumeurs.

Gilou HIELEAU

TOULOUSE. L’annonce de la rencontre, patronnée par France Info, est alléchante. A tel point que l’affluence est grande. Bien avant 18 heures, ce 14 février, la queue s’allonge sur le trottoir de la rue étroite de la Fonderie, devant le N° 31, adresse de l’Institut Catholique et de son école de journalisme.
On devine que l’atmosphère ne sera pas bon enfant quand on voit un fourgon de police stationné en face tandis que l’entrée est contrôlée par de solides vigiles aux carrures de Benalla, appareillés d’oreillettes.

On doit montrer sa carte d’identité et être inscrit sur des listes de réservation. Les sacs à dos et sacs à main doivent se prêter à une inspection, et chacun de nous subit une fouille sommaire et un passage au détecteur portable de métaux. Ici, une première remarque. Si l’on met à part l’embarquement à l’aéroport de Toulouse-Blagnac, on ne subit nulle part un contrôle aussi tatillon dans la Ville rose. Frédéric Lordon a fait récemment une conférence dans une librairie archicomble à Toulouse : on entrait sans formalité. Que se passe-t-il donc ? Il se passe que Lordon est un intellectuel respecté et que les orateurs du 14 février à l’Institut Catholique sont pour la plupart des rédacteurs en chef ou directeurs de médias. Et que le thème de la soirée était « la défiance » (euphémisme) envers les médias. Voilà qui imposait un tel luxe de précautions et de contrôles. Huit journalistes et responsables de médias ne peuvent s’exprimer en un lieu paisible au centre de Toulouse sans protection de la police et de vigiles. Et, (...) Lire la suite »

Nous sommes juifs et nous sommes antisionistes

UJFP
Nous sommes Juifs, héritiers d’une longue période où la grande majorité des Juifs ont estimé que leur émancipation comme minorité opprimée, passait par l’émancipation de toute l’humanité. Nous sommes antisionistes parce que nous refusons la séparation des Juifs du reste de l’humanité. Nous sommes antisionistes parce la Nakba, le nettoyage ethnique prémédité de la majorité des Palestiniens en 1948-49 est un crime qu’il faut réparer. Nous sommes antisionistes parce que nous sommes anticolonialistes. Nous sommes antisionistes par ce que nous sommes antiracistes et parce que nous refusons l’apartheid qui vient d’être officialisé en Israël. Nous sommes antisionistes parce que nous défendons partout le « vivre ensemble dans l’égalité des droits ». Au moment où ceux qui défendent inconditionnellement la politique israélienne malgré l’occupation, la colonisation, le blocus de Gaza, les enfants arrêtés, les emprisonnements massifs, la torture officialisée dans la loi … préparent une loi liberticide assimilant (...) Lire la suite »

La haine médiatique !

Jose ESPINOSA
L'importance de l'acte 4 se mesure aux propos emplis de haine et de contre vérités déversés par la majorité des médias aux ordres des grands financiers et du pouvoir. Si les manifestations s'éteignaient, les éditorialistes baisseraient le ton de leur attaques. Or ils redoublent d'intensité car leurs propos ne sont plus entendus par la population. Mieux, le doute s'installe à l'égard des informations distillées. Le mouvement des Gilets jaunes met en relief les contradictions entre journalistes, entre organisateurs de sondages, entre chercheurs, entre sociologues. Tout est bousculé. Ainsi, ce mouvement marque l'histoire de notre pays. Et ce n'est que le début. Pour la première fois depuis des décennies, le monde invisible des gens sans statut, des précaires, des pauvres, des auto entrepreneurs, des artisans et commerçants déclassés, des jeunes sans emploi, des travailleurs pauvres surgit sur le devant de la scène politique. C'est le cri de millions de personnes en recherche d'une vie meilleure, d'une (...) Lire la suite »

Les Allemands découvrent que leur modèle a fait faillite

Pasquale CICALESE

On parle beaucoup dans toute l’Europe du document préparé par le Ministre de l’Economie allemand Peter Altmaier – "Plan Industrie 2030" – parce qu’il prévoit l’intervention de l’Etat dans l’économie, aussi bien comme "rempart" pour défendre les champions nationaux contre des escalades hostiles (on pense aux Chinois, mais pas seulement), que pour impulser un saut technologique dans les grandes et moyennes industries allemandes.

Il est question en particulier de former une sorte de "nouvelle IRI" [Institut pour la Reconstruction de l'Industrie, établissement public italien aux multiples branches, dont Italsider pour la sidérurgie ou Fincantieri pour les chantiers navals, liquidé en 2000 par le "centre gauche" de Renzi, ndt] pour contrer des colosses tels que Deutsche Bank, Bosch ou encore Daimler. Dans son document, Altmaier parle d'investissements publics dans les secteurs de l'intelligence artificielle, dans les plates-formes de connexion électroniques, dans les biotechnologies, dans le guidage autonome et dans l'aérospatiale. Tous secteurs dominés par des colosses étasuniens et chinois. Il estime en outre que, d'ici 2030, l'apport de l'industrie au PIB devrait passer de 22 à 25% en Allemagne, et de 16 à 20% en Europe, considérant la désindustrialisation de nombreuses régions européennes comme une grave erreur, à laquelle il faut remédier. Idées bien surprenantes de la part d'un tel auteur, pourrait-on dire. Le (...) Lire la suite »

Intervention française au Tchad : l’ineptie de Jean-Yves Le Drian

Kharroubi HABIB
L'intervention militaire française au Tchad, qui a permis de stopper l'avance en direction de N'djamena la capitale d'une colonne motorisée de rebelles tchadiens se réclamant de l'Union des forces de la résistance (UFR) qui combat le régime d'Idriss Deby, a suscité des critiques tant en France qu'internationalement. L'attitude des autorités françaises a, un temps, consisté à les ignorer et à accuser ceux qui les ont formulées de se tromper sur les raisons qu'elles ont eues d'accorder le soutien militaire à l'armée tchadienne. Mardi, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian qui, lui-même, ne s'était pas exprimé jusque-là sur la question, a tout de même dû le faire à l'Assemblée nationale en réponse à la question orale d'un député. En guise d'explication de l'action militaire française controversée au Tchad, Le Drian a déclaré que la France est intervenue pour « empêcher un coup d'Etat » et l'a fait à la demande écrite du président Idriss Deby. Ce qui, selon lui, est tout à fait conforme (...) Lire la suite »

De l’État de droit à l’État de passe-droit

Erno RENONCOURT

Cette lettre adressée au CORE GROUP, haut lieu de pouvoir réunissant en Haïti les ambassadeurs des puissantes missions diplomatiques, se veut un plaidoyer pour la raison, dans le chaos qui règne en Haiti depuis toujours et qui s'est intensifié depuis le 7 février 2019 par la colère légitime des masses.

Un plaidoyer pour la raison en guise de lettre ouverte au CORE GROUP D’un citoyen Haïtien Indigné Aux membres du CORE GROUP Port-au-Prince, le 16 février 2019, Chers Ambassadeurs et Représentants des missions diplomatiques étrangères regroupés dans ce haut lieu de pouvoir qu’est le CORE GROUP, Je me permets de vous adresser ce message dont l’humilité et la détresse motivant l’intention ne cacheront point la digne colère et l’insolence de la tonalité. Vous m’excuserez si, pour le contexte, je ne sais pas faire usage de la langue de bois qui reste, dans votre monde diplomatique, la norme d’excellence. Je présume que vous comprenez que je souhaite réagir sur vos dernières prises de position concernant le chaos qui règne en Haiti. Chaos, du reste, provoqué essentiellement par l’incurie administrative, l’incompétence politique, l’institutionnalisation de la corruption, la misère économique, la détresse sociale, les postures et accointances mafieuses qui restent, à ce jour, les seuls résultats d’un pouvoir (...) Lire la suite »

Venezuela : Découverte d’énormes quantités de matériel médical caché dans l’état de Táchira (Alba ciudad)

Le Protecteur Politique de Táchira, Freddy Bernal, a confirmé mercredi soir de l'Hôpital “Patrocinio Peñuela Ruíz” de la ville de San Cristóbal à Táchira, la découverte de médicaments estimés à 113 980 dollars qui étaient destinés à la vente illégale et auraient pu soigner 400 patients atteints d'un cancer. On a également trouvé des centaines de caisses de matériel médical qui, selon les travailleurs du centre hospitalier, n'ont pas été remises aux patients mais qu'on exigeait qu'ils achètent. « Nous avons destitué celui qui exerçait la charge de directeur de l'Hôpital de la Sécurité Sociale à cause de la quantité de médicaments et de traitements saisis dans les dépôts du centre hospitalier, » a déclaré Bernal. Le site du journal La Nación a confirmé vendredi l'arrestation du docteur Huber Zambrano Meneses, directeur de l'Hôpital “Patrocinio Peñuela Ruíz” de l'Institut Vénézuélien de Sécurité Sociale (IVSS) à Santa Teresa, pour corruption présumée. Il a été mis à la disposition du procureur 23 du Ministère Public. (...) Lire la suite »

Les puissances de l’argent ont mis fin à l’esclavage

Bernard CONTE

Contrairement à l'idée que le système capitaliste ne fait que s'adapter aux variations de son environnement, j'affirme que ledit système façonne son environnement avec pour objectif : le profit à n'importe quel prix.

La très grande majorité des économistes considère que le capitalisme s’adapte pleinement aux variations, parfois erratiques, de son environnement. Ainsi, le système s’ajusterait aux « chocs » tant internes qu’externes dans une stratégie essentiellement défensive. Au contraire, j’affirme que pour atteindre son objectif d’exploitation maximale à moindre coût, le système capitaliste déploie une stratégie offensive de façonnage de son environnement. Il impose un ajustement structurel permanent à la société dans son ensemble (1). Dans sa recherche du profit maximal et de l’asservissement du plus grand nombre, il procède par étapes successives qui façonnent les structures de la société. Chaque phase correspond à une configuration spécifique du rapport social qui prépare la suivante. Lorsqu’une configuration d’exploitation donnée se révèle moins profitable qu’une autre option, le système modifie l’organisation initiale. Pour ce faire, il mobilise ses agents (ses auxiliaires) dans les domaines politique, littéraire, (...) Lire la suite »
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