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Rubrique : Nos lecteurs proposent

La santé en Palestine : une affaire coloniale.

Mustafa MUHAMMAD

Dans cette partie du monde, la santé semble être à l’image du conflit colonial qui sévit depuis 70 ans. Lors d’un voyage syndical en avril 2019, nous avons tenté d’en comprendre les enjeux. Nous avons rencontré et interviewé Mustafa Muhammad, un palestinien de Jérusalem.

Pendant notre voyage, nous avons pu percevoir la situation d’apartheid dans cette partie du monde. En quoi la colonisation israélienne est-elle un frein à l’accès aux soins et à la santé dans les territoires palestiniens ? Concernant la santé en Palestine, des restrictions ont été mises en place par le gouvernement sioniste pour empêcher l’installation des institutions de santé, en particulier à Jérusalem. Du coup ce sont les institutions coloniales de charité laissées en place par les colons français, britanniques ou allemandes qui assurent les soins, comme les hôpitaux chrétiens Augusta Victoria, Saint-Jean et Saint-Joseph ou les hôpitaux musulmans. Malheureusement ces institutions pratiquent plus la charité que le droit ; la charité qu’on te donne et non pas un droit égalitaire acquis par la lutte politique. En parallèle, les israéliens ont développé en Cisjordanie leur marché médical, pharmaceutique et les expérimentations sur les palestiniens. Ils font les recherches, ils documentent et ensuite ils (...) Lire la suite »

La vérité politique est amère

Omar Chaalal

A la fin des années quatre-vingts, au moment où l’Algérie s’engageait progressivement dans un processus de démocratisation, les relations franco-algériennes se sont considérablement réchauffées, comme en témoigne la photo où François Mitterrand et le président Chadli s’entretiennent à Tipasa en mars 1989. A partir de 1990 et surtout 1991, les relations avec l’Algérie prennent une autre tournure, ce pays entrant alors dans une période de guerre civile.... Je retiens dans ma mémoire ce que ma mère me disait : « Tel ce bouffon, ce clown, ce guignol de Polichinelle, les orateurs politiques semblent mentir, user professionnellement de la langue de bois, fabriquer des phrases qui travestissent les réalités, pour séduire le chef en l’escroquant. Refusant d’être de grands naïfs déresponsabilisés, la majorité des Algériens fouine sans cesse dans son histoire de libération pour décrypter le vrai visage derrière le masque politique. »

Le titre de ce texte me fait penser aux paroles de Florence Fourez : « Les politiques préfèrent la communication et ses règles de travestissement au discours informatif et argumenté. Les lecteurs, très souvent, refusent de jouer les marionnettes. L’image d’un Polichinelle indépendant du roi leur convient ». Malheureusement, ce tableau s’accroche chez nous. Je ne prétends pas détenir la vérité, mais je sais que la sincérité dans la parole est essentielle pour mon pays, pour sa démocratie et sa sécurité. Je vous informe à ma manière et je commence ce texte par une information un peu bizarre qui rend compte de l’Algérie d’aujourd’hui : « A la fin des années quatre-vingts, au moment où l’Algérie s’engageait progressivement dans un processus de démocratisation, les relations franco-algériennes se sont considérablement réchauffées, comme en témoigne la photo où François Mitterrand et le président Chadli s’entretiennent à Tipasa en mars 1989. A partir de 1990 et surtout 1991, les relations avec l’Algérie prennent une (...) Lire la suite »

L’affaire Assange : bréviaire de l’arbitraire

Aymeric MONVILLE
Dans une interview sur RT international datant du 21 août, le journaliste John Pilger affirme avoir vu Julian Assange dix jours auparavant. Assange aurait perdu beaucoup de poids, serait à l’isolement complet dans l’aile médicale de la prison de Belmarsh, sans même avoir le droit de téléphoner à ses avocats étasuniens alors qu’il risque précisément l’extradition vers les États-Unis. Il a dû attendre deux mois et demi avant de voir un ophtalmologue et lorsqu’il a reçu ses lunettes, l’un des verres n’était pas correct. On le prive de l’accès aux documents, au droit à sa propre défense. Même l’accès à une bibliothèque, à un ordinateur portable, lui est refusé. Pourquoi un tel acharnement ? De quoi est accusé Julian Assange pour mériter un tel traitement auquel les criminels eux-mêmes ne sont pas soumis ? Le seul reproche qu’on puisse faire à Assange est d’avoir enfreint les conditions de sa mise en liberté conditionnelle. Et encore, selon le rapporteur de l’ONU, cette violation est légitime en droit pénal lorsque (...) Lire la suite »

Assange : Le Rapporteur de l’ONU sur la torture a raison d’être alarmé par la manipulation des allégations de viols

Women Against Rape

Depuis plus de quarante ans, nous faisons campagne pour faire condamner les violeurs. Mais la poursuite de Julian Assange n'est pas motivée par des préoccupations au sujet du viol, mais par les pressions exercées par le gouvernement des États-Unis pour le punir pour ses dénonciations de crimes de guerre par Wikileaks. Nils Melzer, rapporteur spécial des Nations unies sur la torture et les traitements cruels et dégradants, a raison d'être alarmé.

Au moment des allégations initiales contre Julian Assange, nous avons souligné le zèle inhabituel avec lequel il était poursuivi. (Le Guardian le 19 décembre 2010 et le 23 août 2012 - en français ici). Il ne ressemble à aucune autre enquête sur un viol que nous ayons vue ailleurs. Le faible taux d'inculpation des hommes pour viols signalés au Royaume-Uni (les chiffres qui viennent d'être publiés montrent qu'il a encore baissé, passant de 14% à 2,5% en quatre ans) – résultant en grande partie d'enquêtes et de poursuites négligentes et biaisées, en dit long sur la façon dont le viol est généralement traité. Seulement un rapport sur 65 donne lieu à une sommation ou à une accusation. L'excuse de la police est qu'ils sont débordés et en sous-effectif. Mais toutes les ressources ont été consacrées à l'affaire Assange, ce qui a coûté très cher au contribuable, ce dont on lui a ensuite fait le reproche. Ce n'est pas à nous de décider si une allégation faite contre M. Assange est vraie ou non et si ce qui s'est passé (...) Lire la suite »

Le RN face à la destruction sociale

Christian DELARUE

Si l’on veut défendre la France et la Nation, sans fétichisation grossière, il faut commencer par défendre la République sociale et le peuple-classe résident en France contre la destruction oligarchique en cours.

Sur la destruction sociale et le mal-développement territorial lire 1. Une tiers-mondisation est en cours ! Le Rassemblement National –RN (ex FN) – ne défend pas la nation pour tous et toutes au sens républicain avec ses implications sociales et territoriales anti-capitalistes mais seulement et fondamentalement une minorité de grands possédants de France avec un bloc social plus large de type national-identitaire autour. En ce sens il est de droite avec de la franchouilardise en plus ! C’est qu’outre sa défense du 1% national, il a toujours son fond d’identitarisme franchouillard et raciste qui fait diversion sur les questions sociales et territoriales importantes. Questions écologiques aussi ! Son identitarisme franchouillard est sans aucune consistance de fond face aux processus destructeurs en cours. La franchouillardise consiste essentiellement à user de repères identitaires « français » interclassistes sans aucun enjeux pour l’immense majorité du peuple-classe de France, si ce n’est une (...) Lire la suite »
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Julian Assange remporte le prix Gavin MacFadyen 2019 de Compassion in Care pour les dénonciateurs.

Eileen CHUBB

Le prix sera remis le 28 septembre devant la prison Belmarsh à Londres où Julian Assange est incarcéré.

Je suis fière d'annoncer que le courageux journaliste et éditeur Julian Assange est le lauréat du prix Gavin MacFadyen de cette année ; c'est le seul prix décerné uniquement par des dénonciateurs. En tant que dénonciateur d'abus et de torture à grande échelle infligés aux personnes vulnérables, ce sont les médias qui nous ont aidés à protéger ceux qui n'ont pas voix au chapitre. Ayant fait campagne et soutenu plus de 7 000 dénonciateurs de tous les secteurs, je sais que lorsque vous êtes seul face à la puissance de multinationales ou de gouvernements, le seul champion dont vous avez besoin est quelqu'un qui a le courage de publier la vérité. Le fil rouge le plus commun qui a traversé les raisons qui ont motivé la nomination du lauréat de cette année peut être résumé en une phrase : "Que se passera-t-il quand le prochain abus, la prochaine corruption, le prochain crime ou la prochaine mauvaise conduite nécessiteront d'être révélés, les autres médias auront-ils trop peur de publier la vérité ?" Cette (...) Lire la suite »

En 1851 à Nantes, les Bretons étaient des migrants sales, coupables de vols et générateurs de maladie.

Jacques-Marie BOURGET

L'histoire n'apprend rien aux crétins. Alors qu'un site d'extrême droite "Breton" passe son temps à décrire ses fantasmes, celui d'une immigration qui nous conduit à la mort, il suffit de quelques clics pour nous rappeler qu'au XXI e siècle et au début du XXe, les Bretons étaient le "nègres blancs" du capitalisme français.

C’est agréable d’écrire un article facilement, sans avoir à se creuser plus creux le fond de l’âme, ni à devoir ouvrir un opus de BHL ou d’Onfray. Un papier qui tombe tout cuit. Sur Internet je découvre un interminable baratin publié il y a un an sur le site de bretons d’extrême droite, Breizh-info.com. Entre deux séquences d’admiration des sculptures de Yann Goulet, l’auteur de la chose nous décrit l’origine du mal qui nous ronge : l’immigration. Mais qui nous ronge vraiment la peau puisqu’il s’agit de maladies. Pour faire court les migrants sont responsables d’un tas de morbidités incroyables. Pas une seule seconde le titulaire du plumier de Breizh n'a quitté ses lunettes à verres de bois pour imaginer que si nous attrapions le palu, par exemple, c’est que des citoyens français, et même Bretons prenaient l’avion pour rencontrer un exotisme parfois mortifère. Non c’est le migrant qui rend malade. Et bientôt, en sa compagnie, nous serons tous morts. Voilà le titre de cet article de bazar destiné à répandre (...) Lire la suite »
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Le FMI nuit aux pays qu’il prétend aider - The Guardian

Mark WEISBROT
Quand les gens pensent aux dommages que les pays riches – généralement dirigés par les États-Unis et leurs alliés – causent aux populations du reste du monde, la première chose qui leur vient à l’esprit est sûrement la guerre. En Irak, des centaines de milliers de personnes sont mortes suite à l’invasion de 2003, et bien d’autres encore à mesure que la région s’enflammait. Mais les pays riches ont aussi un pouvoir considérable sur la vie de milliards de personnes en contrôlant les institutions de la gouvernance mondiale. L’un d’eux est le Fonds monétaire international. Celui-ci compte 189 pays membres, mais les Etats-Unis et leurs alliés des pays riches disposent d’une solide majorité en matière de droits de vote au sein de l’organisme. La tradition veut que le chef du FMI soit un Européen, et les États-Unis disposent à eux seuls de suffisamment de voix pour opposer leur veto à de nombreuses décisions importantes – bien que les pays riches ne votent presque jamais les uns contre les autres. Pour voir à quoi (...) Lire la suite »

Iran : l’impudence de Florence Parly

Philippe ARNAUD
Florence Parly a récemment évoqué la décision de l'Iran d'augmenter de nouveau sa production d'uranium, en contravention avec les accords de Vienne, conclus en juillet 2015. Et Florence Parly de dire qu'il fallait "ramener l'Iran au respect de l'accord de Vienne". Remarque 1. Florence Parly ne manque pas d'impudence en inversant ainsi la chaîne des causalités (et, partant, des responsabilités). Quelqu'un qui l'écouterait en ignorant les événements survenus depuis cet accord de Vienne ne manquerait pas de penser que l'Iran a violé cet accord par malignité. Or, c'est bien, d'abord, le retrait unilatéral des États-Unis, en mai 2018, en violation de leur propre signature, qui a été, ensuite – mais ensuite seulement – l'élément déclencheur de la décision de l'Iran ! Ce sont les États-Unis et non pas l'Iran qu'il faudrait ramener au respect de cet accord. Remarque 2. Florence Parly ne manque pas non plus d'impudence en demandant que l'Iran respecte l'accord de Vienne alors que ni la France ni l'Europe n'ont (...) Lire la suite »

Plan et marché à Cuba des années 1960 à aujourd’hui

P. Del Castillo

Février 2019, les Cubains ratifient par référendum une Constitution qui reconnaît le rôle du marché dans l’économie. Les questions soulevées remontent au « grand débat économique » qui a marqué les premières années de la Révolution mais se posent dans un contexte bien différent. Retour sur les moments clés de cette histoire.

Une polémique d’envergure internationale 1963. La revue Revista Comercio Exterior publie un article d’Alberto Mora, ministre du Commerce Extérieur, sur la loi de la valeur dans l’économie cubaine. Che Guevara, alors à la tête du ministère de l’Industrie, réplique dans Nuestra Industria Económica. C’est le début d’une vaste discussion sur la nature des rapports entre planification et mécanismes de marché, qui prendra une envergure internationale. Pendant deux ans, deux lignes s’opposeront à coup d’articles : d’un côté, les défenseurs du calcul économique avec notamment Carlos Rafael Rodríguez et l’économiste français Charles Bettelheim, qui rejoignent Mora ; de l’autre, le Che, partisan du Système Budgétaire de Financement, reçoit le renfort du marxiste belge Ernest Mandel. Les premiers estiment que les catégories marchandes, dans la mesure où les forces productives restent insuffisamment développées, continuent nécessairement de régir les rapports économiques à Cuba : les entreprises, qui doivent jouir d’une (...) Lire la suite »
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