RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Rubrique : Nos lecteurs proposent

Haïti : L’algorithme de la défaillance

Erno RENONCOURT

Voici un nouveau témoignage à charge dans notre réquisitoire contre les faux semblants de la liberté d'expression qui sait si bien se dissimuler derrière les masques et les impostures pour enfumer les consciences. Nous donnons à nouveau écho de l'agonie du peuple haïtien, non pas pour attirer la pitié du monde, mais pour mettre le monde face à ses impostures.Toute agonie résulte toujours d'une sentence prononcée en haut lieu. L'effondrement d'un collectif est aussi une sentence programmée dans le cycle des renforcements institutionnels. C'est pourquoi nous cherchons à reconstituer son profil pour mettre à nu ses processus et sa boucle de résurgence. Une vraie démarche algorithmique pour faire vivre l'engagement citoyen.

La justice haïtienne entre assistance et défaillance ! Comme un nouveau motif, prolongeant, indéfiniment, l’excroissance hideuse de ses dysfonctionnements, le système judiciaire haïtien vient de graver sur le frontice des portes de ses tribunaux la devise de la friponnerie nationale : Nul ne sort blanchi des tribunaux et des cours en Haïti, s’il n’est diplomatiquement bien soutenu, politiquement corrompu ou économiquement bien pourvu. C’est la seule interprétation logique que l’on peut faire de l’incident survenu, dans la nuit du 19 au 20 octobre 2020, au bureau du greffe du Tribunal de Première Instance (TPI) de Port au Prince. Incident par lequel sont portées disparues les pièces à conviction du dossier de l'assassinat du bâtonnier Monferrier Dorval. Pour de nombreux observateurs, cette disparition de preuves matérielles, dans un dossier judiciaire si médiatisé, nationalement et internationalement, entérine la thèse de l’implication (1) des plus hautes autorités politiques haïtiennes dans cet (...) Lire la suite »

France : le délire

Djamel LABIDI

Peut-on évoquer la liberté d'expression et un droit dit du blasphème pour justifier les caricatures du Prophète faites et refaites par l’hebdomadaire "Charlie Hebdo" en France ? C'est en tout cas le discours tenu par certains cercles intellectuels et politiques français dans une atmosphère qui frise le délire, en pleine épidémie du Covid 19.

La guerre contre l'Islamisme donne lieu a une croisade, cette fois-ci pour la liberté d'expression. Cette liberté va être mythifiée, idéalisée, absolutisée. Bref, on va faire finalement exactement ce qu'on reproche aux autres à propos de la religion, on va sacraliser la Liberté. Elle devient, à son tour, sujet à fanatisme. Pour les besoins de la cause, la révolution française de 1789 est convoquée, ce qui n'a pas toujours été le cas si on se souvient de la campagne hostile et des railleries des mêmes cercles contre les "Gilets jaunes", lorsque ceux-ci revendiquaient leur filiation à 1789. Il est cette fois-ci affirmé sans cesse, sur tous les médias, que la révolution de 1789, a institué un "droit au blasphème". Or ça n'est pas vrai. La révolution française a supprimé "le délit de blasphème", ce qui est tout autre chose, tout en précisant que "nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi " (article 10 de la (...) Lire la suite »

Castex, vitrine d’un discours gouvernemental de plus en plus réactionnaire

Karl NARA
Dimanche dernier lors du 20H de TF1, Jean Castex, en plus de confirmer un peu plus la dérive autoritaire du gouvernement, s’est plu à « dénoncer les compromissions qu’il y a eu pendant trop d’années » [avec l’islamisme radical]. La France devrait donc « s’auto-flageller », ainsi que « regretter la colonisation, je ne sais quoi encore... ». Concluant sa palabre réactionnaire en affirmant que « la première façon de gagner une guerre, c’est que la communauté nationale soit soudée, soit unis, soit fière ». Il faudrait selon ses dires « Gagner le combat idéologique. ».[1] Ni Communauté, ni Union avec les capitalistes... Mais il n’y a ni communauté nationale, ni Union, si ce n’est celle de la bourgeoisie. Ces appels à l’Union nationale ne passent plus depuis plusieurs années. Les tensions sociales, exacerbées par un nouveau confinement de classe qui ne se cache plus, n’ont pas fini de se durcir. Et ce discours, outre son fond réactionnaire, habituel au capitalisme en crise, fait planer sur les discours non-républicains (...) Lire la suite »

L’Union révolutionnaire des prolétaires face au mythe bourgeois de l’Union sacré

Karl NARA

Défendu un temps par le gouvernement et le Parlement, l’Union sacré est une illusion bourgeoise. Il est temps aujourd’hui, que les travailleurs et la jeunesse du monde unissent leur force pour d’une part, engager une sortie de crise qui ne se fasse pas par des mesures réactionnaires. D’autre part, de prendre conscience de sa classe, ainsi que de son ennemi bourgeois. Pour que puisse se mettre en marche, sur les cendres de l’Ancien Monde qui est en train de brûler, un nouveau monde sans classes et sans propriété, « où le libre développement de chacun est le libre développement de tous ».

L’illusion bourgeoise de l’Union sacré. L’Union sacré, voulut d’Emmanuel Macron, et un temps soutenu par l’opposition, est une illusion bourgeoise. Jamais, dans le système capitaliste, une union ne pourra être effective. La survie du capitalisme tient en ce qu’elle a de plus destructeur, l’avilissement et l’aliénation de la classe prolétaire par la classe bourgeoise. Il est donc inconcevable, dans un système bourgeois, de l’existence d’une quelconque Union Sacré. Les bourgeois le savent très bien. Cette Union qu’ils ont créée de toutes pièces les sert entièrement et a pour but de faire payer la crise aux travailleurs. Dans la crise actuelle, liée au coronavirus, nous en avons des exemples flagrants tous les jours. Les métiers indispensables à la survie de tous et au bon fonctionnement de l’État, sont les métiers les plus précarisés et pour lesquelles, il y a encore quelques semaines, face à une mobilisation sans précédent, l’État bourgeois accentué une répression policière ultraviolente. L’État bourgeois (...) Lire la suite »

Marc Zuckerberg paie pour les opérations de vote et le décompte des bulletins (Washington Times)

James VARNEY

Le magnat de Facebook Mark Zuckerberg et son épouse ont donné 400 millions de dollars à une organisation à but non lucratif pour payer des travailleurs électoraux, former les agents de vote et louer les bureaux de vote pour le vote du 3 novembre dans divers États. Les largesses des Zuckerberg constituent une dépense privée sans précédent dans un processus longtemps considéré comme une opération exclusivement publique et qui a suscité au moins neuf poursuites judiciaires contestant les efforts du « Center for Tech and Civil Life ».

Les critiques font valoir que ce don [de 400 millions de dollars] à ce Centre équivaut à peu près à ce que le Congrès a attribué aux États dans la loi CARES de cette année pour payer la tenue d’élections en 2020 au milieu de la confusion provoquée par la pandémie de COVID-19. « Des milliardaires ont été invités dans les salles de dépouillement et cela compromettra l’intégrité de nos élections. C’est sans précédent », a déclaré Phill Kline, directeur du projet Amistad, une initiative lancée par la société conservatrice Thomas More pour défendre les libertés civiles. « Nous nous dirigeons vers une situation dans laquelle Big Tech contrôle le flux d’informations et le processus électoral. Ce sont les premières choses que toute oligarchie veut contrôler lorsqu’elle prend le pouvoir. » Le Center for Tech and Civic Life, qui a été créé en 2015, a reçu 300 millions de dollars de l’épouse de M. Zuckerberg, Priscilla Chan, le 1er septembre 2020, puis 100 millions de dollars supplémentaires le 13 octobre, selon les communiqués (...) Lire la suite »

Larry Goldbetter : « Je ne pense pas que les États-Unis abandonnent leurs accusations contre Julian Assange »

Patrick Kamenka (l'Humanité)

Durant le mandat de Donald Trump, les attaques contre la presse ont été nombreuses, favorisant la circulation de fausses nouvelles. La victoire de Joe Biden va-t-elle permettre de redonner du poids à l’information vérifiée ? Entretien avec Larry Goldbetter, président du syndicat américain des auteurs indépendants (National Writers Union).

Après ces quatre années de présidence Trump, qu’attendez-vous de la nouvelle administration Biden sur le plan de la liberté d’expression et notamment pour les journalistes américains ? LARRY GOLDBETTER Je m’attends plus à un changement dans la forme que sur le fond (de la part de la nouvelle administration – NDLR). Biden et les grands médias vont connaître une lune de miel et ces grands médias tentent déjà de faire de lui un saint unificateur... Certes, nous n’aurons plus d’attaques contre la presse accusée de « fake news » (par le président Trump), mais pour les journalistes en tant que tels, c’est autre chose... Il faut rappeler que l’administration Obama-Biden a été celle qui a poursuivi plus de journalistes, accusés d’avoir fait fuiter des informations sur la sécurité du pays, que tous les autres présidents américains réunis ! En clair, je ne pense pas qu’ils auront changé de politique, et que les États-Unis abandonnent leurs accusations contre Julian Assange. À votre avis, quelles mesures doit prendre (...) Lire la suite »

La démocratie étasunienne dans toute sa splendeur

Les Nouvelles Libres

Les Etats-Unis ont donné une nouvelle fois un spectacle affligeant de l’état de leur démocratie. Eux qui pensent être les gendarmes du monde, les gardiens de la paix et des Droits de l’Homme viennent de révéler au monde la supercherie de leur morale.

Donald Trump ou Joe Biden ? Les États-Unis se sont divisés, voire déchirés. Les deux camps ont revendiqué le succès. L’un, après avoir clamé une victoire, a crié à la fraude et a demandé un recomptage des voix. L’autre a patienté avant de se déclarer vainqueur. Si les procédures et les recours des républicains sont acceptés, ce spectacle ridicule pourrait encore durer des jours, voire des semaines. Pour l’instant, Joe Biden a été déclaré élu et reconnu par plusieurs pays, dont la France. Attendant que les résultats officiels soient proclamés, la Russie, le Mexique ou encore le Brésil n’ont, pour l’instant, pas félicité Joe Biden. Pourtant, avant même que l’investiture du candidat démocrate soit officielle, ou que la Cour suprême ne trouve des irrégularités, des bilans sont à tirer. Sondages et traitement médiatique D’abord, comme en 2016, les sondages prédisant une vague démocrate monumentale se sont lourdement trompés. Tout comme les médias qui fanfaronnaient déjà à l’idée de voir Donald Trump quitter son poste dès (...) Lire la suite »

L’Innovation Judiciaire Invariante : Le management de la défaillance (partie 1)

Erno RENONCOURT

Voici, le premier acte d'une fouille en trois étapes pour expliciter les causes de l'errance et des défaillances du système judiciaire haïtien. Ici nous analysons le management de ce processus de défaillance pour montrer aux braves gens des shitholes qui croient dans les vertus de l'assistance technique au renforcement institutionnel que les défaillances sont toujours l'ultime raison des stratégies d’assistance qui sont, elles, réglées sur un agenda géostratégique qui vise à entretenir une dépendance vis-à-vis des états donateurs.

Arpenter les bugs judiciaires haïtiens Nous débutons notre série thématique sur l’effondrement de l’écosystème haïtien en convoquant d’abord le système judiciaire pour diagnostiquer les fondements de ses dysfonctionnements et relier objectivement ses errances à des déficiences et des défaillances stratégiquement entretenues. Dans ce récit, conduit comme un arpentage, nous mettrons en œuvre une fouille technique et éthique sur la stratégie de renforcement institutionnel qui, depuis plus de 26 ans, oriente et maintient le système judiciaire haïtien sur une trajectoire défaillante. Et cela, à grands coups d’innovations juridiques et technologiques médiatisées qui laissent, pourtant, invariants les problèmes structurels diagnostiqués (partie1 : le processus du management de la défaillance). Puis, nous jetterons un éclairage intense sur l’opacité des processus et des méthodes de travail des organes judiciaires haïtiens, pour révéler les boucles récurrentes qui assurent leur réputation d’abattoir pour les (...) Lire la suite »

La sinophobie rampante d’Arte

André LACROIX

Ce n’est pas la première fois que la chaîne Arte accrédite par son aura prestigieuse des préjugés antichinois largement répandus en Occident (1). En voici deux nouveaux exemples fournis par ses présentateurs vedettes, Claude Askolovitch et Élisabeth Quin.

Un rapprochement injustifiable Le billet de Claude Askolovitch dans le « 28 minutes » d’Arte du 30 octobre était consacré à l’examen gynécologique intempestif, subi à l’aéroport de Doha par des femmes suspectées d’avoir mis au monde un bébé et l’avoir abandonné. En partant de ce scandale, de ce viol sexiste, Claude Askolovitch, toujours prompt à dénoncer avec sensibilité les injustices, s’insurge à juste titre contre notre complaisance face au Qatar qui s’autorise tous les droits (achat de la Coupe du monde, servage des ouvriers étrangers, propagation du terrorisme islamiste, etc.) Mais quel mouche le pique de terminer sa philippique par l’évocation des ... Ouïghours, des Tibétains et des Hongkongais !? Alors que la Chine a vaincu l’archaïsme sexiste, qu’elle combat le terrorisme islamiste et qu’elle a sauvé de la misère 700 millions d’habitants ! Comment expliquer cet amalgame Chine-Qatar sinon par une paranoïa collective ? Après le bêlement politico-médiatique « Venezuela-a-a-a », place au tube « (...) Lire la suite »

Le système Public de Santé grec va s’effondrer

Dispensaire Social Métropolitain d’Elliniko

Communiqué de presse du 11novembre 2020 . Le dispensaire d'Elliniko avait été expulsé pour construire à sa place casino, palaces et maisons de jeux. Il vient de rouvrir, accueilli par la municipalité de Glyfada. A peine installé il reprend la lutte et voici son premier communiqué de presse . La description de la situation face à la pandémie et au confinement ressemble étrangement à la nôtre, le confinement continue la destruction de l'hôpital public qui avait commencé bien avant.

Depuis début octobre notre pays revit le cauchemar de la pandémie qui prend cette fois une importance particulièrement menaçante avec des dizaines de morts, un nombre à trois chiffres d’intubations et des milliers de contaminations chaque jour. Alors que les scientifiques avertissaient de la tempête imminente, nous, citoyens, avons connu l'absence de prévention avec des moyens de transport bondés tous les jours, des classes surpeuplées dans les écoles et une mauvaise gestion du tourisme. Nous avons constaté que la manière envisagée de faire face à la pandémie était essentiellement d’en transférer à nouveau la responsabilité exclusivement aux citoyens. Cela s’est traduit au départ par la prise de mesures ponctuelles et locales pour aboutir finalement à l’imposition d’un second confinement général. Au-delà des conséquences sociales et économiques désastreuses, cette situation a mis une fois de plus en évidence l'ampleur des insuffisances du système de santé publique et de la protection inadéquate du pays en (...) Lire la suite »
afficher la suite 0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | ... | 490