CE QUE LES HAÏSSEURS D’EN-FACE NE COMPRENDRONT JAMAIS !

Jacques-François BONALDI
Avant de céder la place au président Diaz-Canel et à son discours d’hommage à Raúl Castro et au ministère de l’Intérieur pour leur anniversaire respectif, il me semble utile de réfléchir sur les « faits » survenus le mercredi 10 juin 2026 qui s’inscrivent pleinement dans la guerre psychologique et cognitive à laquelle la Révolution doit faire face, en sus de toutes les autres. Ce jour-là, donc, le secrétaire étasunien à la Guerre, Pete Hegseth, - une de ces figures improvisées tirées du monde médiatique dont Trump adore s’entourer pour ne pas paraître plus incompétent ou plus nul que les membres de son cabinet où, il faut l’avouer, les gens brillants ne courent pas les sièges – débarque sur la base occupée illégalement par les Etats-Unis à Guantánamo (séquelle de la belle époque où ils régnaient en maîtres et seigneurs de l’île, ceci expliquant en partie cela, autrement dit leur « inimitié ») : un endroit qui avait été déjà fréquenté à la va-vite, voilà deux ou trois semaines, (…)Lire la suite »
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Fragments russes (3)

Loic RAMIREZ
Le Grand Soir (avec l’aide des lecteurs) a envoyé Loïc et Erwan, deux de ses journalistes, en Russie – à Moscou – et dans le Donbass en guerre, pour réaliser un film. En attendant celui-ci, voici la troisième et dernière partie du récit écrit de ce reportage.
Depuis la gare routière de Donetsk, il est possible de prendre un bus ou des marchroutkas (taxis collectifs) qui vous déposent à Marioupol. Des départs sont programmés toutes les heures environ, du matin jusqu’à la fin d’après-midi. Olga, notre contact, nous y attend. C’est une responsable locale de la Croix Rouge et elle a réussi à nous trouver un appartement disponible à la location pour les quelques jours que nous avons prévu de rester sur place. Les hôtels ne sont pas nombreux et tous ne sont pas encore prêts à accueillir les touristes. Mais ils s’y préparent. La première fois que nous sommes allés à Marioupol, avec Erwan, c’était en 2022. La bataille pour la prise de la ville, qui s’est déroulée du 24 février au 20 mai de cette année, venait de se terminer. La cité portuaire n’était alors qu’un champ de ruines à ciel ouvert. Aucun quartier ne semblait avoir été épargné par les intenses combats qui avaient opposé les forces russes appuyées par celles de la République (…)Lire la suite »

Une analyse point par point des objectifs de guerre non atteints par Trump avec l’Iran

Nick Turse
À peine sa guerre avec l'Iran commencée, Trump a déclaré la victoire. « Nous avons gagné », a annoncé Trump le 11 mars, onze jours après avoir lancé l'attaque conjointe avec Israël. « Dès la première heure, c'était fini. » Mais plus de 2 200 heures plus tard, le conflit se poursuit manifestement en plein essor. Cette semaine, les forces américaines ont bombardé l'Iran après la destruction d'un hélicoptère Apache américain près du détroit d'Ormuz. L'Iran a répondu par des attaques qui ont détruit des objectifs impériaux dans tout le Moyen-Orient et par des menaces de « transformer toute la région en enfer ». Trump a déclaré à Trey Yingst de Fox News, mercredi soir, que les États-Unis avaient lancé 49 missiles Tomahawk contre des cibles en Iran, en plus des bombardements par avions de combat. Yingst a rapporté que Trump a également dit : « Demain soir, nous vous donnerons une raclée » si l'Iran ne signait pas un accord de paix. Trump a donné suite à cela jeudi en déclarant que les (…)Lire la suite »

Sahara, plus rien ne sert, tout est permis

Joseba Santamaria
Le meurtre de Lahbib Mohamed Abdelaziz et de deux membres de l'Armée sahraouie par la dictature marocaine n'est pas un hasard et coïncide avec l'arrivée de l'envoyé de l'ONU dans les territoires libérés.
Le meurtre par drone de trois membres de l'Armée sahraouie par le Maroc, dont Lahbib Mohamed Abdelaziz, fils du fondateur du Front Polisario en 1976 et président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) pendant 24 ans jusqu'à son décès, date à laquelle il a été remplacé par Brahim Ghali, attire à nouveau l'attention internationale sur le conflit et la guerre oubliée du peuple sahraoui. Un autre peuple abandonné à son sort depuis cinq décennies, après la trahison du gouvernement franquiste, dans ses derniers jours, envers le peuple sahraoui, alors citoyens espagnols, et envers ses obligations internationales de contrôler le processus de décolonisation du Sahara occidental. Une obligation qui pèse encore sur l'État espagnol. Depuis lors, des dizaines de milliers de Sahraouis nés dans les territoires libérés du désert sont, dès leur premier jour de vie, des personnes réfugiées. Parmi eux, Lahbib Mohamed Abdelaziz lui-même, assassiné lors d'une attaque ciblée par un (…)Lire la suite »

Abelardo de la Espriella et la menace d’une Colombie subordonnée

David López (Telesur)
Abelardo de la Espriella se présente aux Colombiens comme un patriote absolu. Il porte des symboles nationaux, invoque la patrie, parle d'ordre, promet la sécurité et se proclame défenseur de la nation. Pourtant, derrière cette mise en scène apparaît une question politique inévitable : quel type de patriotisme représente un candidat dont le parcours, les alliances, les soutiens internationaux, les relations professionnelles et les propositions de gouvernement semblent bien plus connectés à l'ancien bloc oligarchique, paramilitaire, corporatiste et pro-américain qu'à une véritable souveraineté populaire colombienne ? La question n'est pas uniquement juridique. La double nationalité, à elle seule, n'empêche pas de briguer la présidence de la Colombie. Le problème est politique, éthique et géopolitique. De la Espriella n'est pas simplement un Colombien ayant des liens internationaux. C'est un candidat qui a célébré le soutien de Donald Trump, qui se présente comme un allié naturel (…)Lire la suite »