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Auteur : Viktor DEDAJ

On saura que le Venezuela est devenu une dictature le jour où les médias arrêteront d’en parler.

Viktor DEDAJ
Au Venezuela (comme ailleurs), la différence entre une dictature de droite et une dictature de gauche est la suivante : sous une dictature de droite, les opposants "disparaissent". Sous une dictature de gauche, les opposants passent tous les soirs à la télé et dans tous les médias internationaux pour dénoncer la dictature. Comme toujours, vous commencez par soulever un sourcil. Alors voici un test : citez-moi une seule dictature de droite. J'entends par là un régime de droite que les médias qualifient de dictature. L'Arabie Saoudite ? Raté. l'Arabie Saoudite n'est pas une « dictature » mais un « royaume », et elle n'est pas « de droite » mais « théocratique ». (*) Autre exemple ? Vous séchez, et c'est normal. Au Venezuela (comme ailleurs), la question de « qui est qui ? » est ignoré, sauf pour un des « qui ». Comme si le contexte n'avait aucune importance, comme si la nature de l'adversaire d'un processus ne déterminait pas le cours du processus. Annoncer 100 morts lors de manifestations sous-entend (...) Lire la suite »
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Guide du lendemain d’un attentat terroriste

Viktor DEDAJ
D'abord - passage obligé - exprimez toute votre sympathie aux victimes (l'empathie feinte est très politiquement correcte en ce moment). Si des Français figurent parmi ces victimes, ne manquez pas de le faire savoir (lorsqu'on touche à un Français, on touche à toute la France, n'est-ce pas ?). Organisez un soutien psychologique aux familles (le psychisme occidental est extrêmement fragile). Affirmez toute votre détermination à ne pas céder (ne risquez pas l'embarras en tentant de répondre « à quoi ? ». De toute façon, personne ne vous le demande). Faites défiler des « spécialistes » dans les médias. Bombez le torse et prenez l'air grave (ce n'est pas tous les jours que vous avez l'occasion de vous faire passer pour quelqu'un d'intéressant) Annoncez un « renforcement des mesures » (sur lesquelles vous ne pouvez pas vous étendre, sécurité oblige). Mentionnez « nos alliés » ou la « communauté internationale » ou même l'ONU pendant que vous y êtes (positionnez-vous dans le consensus pour esquiver (...) Lire la suite »

Mon premier 1er mai à la Havane

Viktor DEDAJ
J'ai un aveu à vous faire. J'ai beau avoir assisté en direct à des opérations de manipulations médiatiques, j'ai beau être rodé après toutes ces années de mensonges distillés parfois au compte-gouttes, parfois massivement, j'ai beau avoir appris à lire entre les lignes ou à ne plus les lire du tout, il m'arrive encore de me faire avoir par les médias. Un exemple : les défilés du 1er mai à la Havane. Cette année, et pour la première fois, j'y étais. Et je m'attendais à tout, sauf à « ça ». Etonnant ? Pas vraiment. Commençons par ce qui pourrait passer pour un détail : le magazine L'Express, dans un article signé « AFP », raconte : « A La Havane, le président Raul Castro, 84 ans, a défilé en tête de cortège. » (1). Mensonge pur et simple. En réalité, Raul Castro n'a pas quitté la tribune officielle. C'est ainsi que l'on constate, une fois de plus, que même pour relater les faits les plus élémentaires, la presse a du mal. Beaucoup de mal. Une confirmation de plus (combien en faut-il ?) qu'elle est tout à fait capable (...) Lire la suite »

Allez, les gens, courage.

Viktor DEDAJ

D’abord, et avant tout, commençons par le commencement : « Merci ».

Merci à Jean-Luc Mélenchon pour avoir si bien représenté la France Insoumise. Merci à la France Insoumise pour nous avoir offert la plus belle campagne de mémoire de bipède vivant (et des campagnes, je peux dire que j’en ai vu « un certain nombre »).

Merci aux animateurs, techniciens, blogueurs, économistes, conseillers, intellectuels, artistes, travailleurs, graphistes, chômeurs, distributeurs de tracts, colleurs d’affiches et toutes les petites mains, militants occasionnels ou chevronnés d’avoir insufflé cet air frais, cette intelligence, cette abnégation, cette humanité et même ce « professionnalisme ». Ah… comme vous m’avez fait rêver avec l'Avenir en Commun… Maintenant, soyons clairs : la victoire de Macron est bien celle du candidat des médias. Et ils ont beau nous présenter des interviews de « militants » du mouvement En Marche ! qui racontent combien « le travail de terrain fut dur » (et oui, mon vieux, ça s’appelle le militantisme, et on en reparlera dans quelques mois), nous n’oublierons pas de sitôt la couverture ubuesque offerte à ce jeune gueulard par les 8 milliardaires qui contrôlent la diffusion de la non-information en France. Travail de terrain, mon oeil. Je ne connais pas un seul « macroniste » capable de me citer une seule mesure « (...) Lire la suite »
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SIN EMBARGO - Paroles Cubaines contre le blocus (livre PDF)

Viktor DEDAJ
Recueil d'une série d'interview effectuées à Cuba. Différentes personnalités parlent de leur expérience personnelle du blocus des Etats-Unis contre Cuba - et parfois aussi d'autres choses. Publiés à l'origine dans une série d'articles, les textes ont été regroupés dans un document unique téléchargeable. Bonne lecture. V. Dedaj Le Grand Soir POUR TELECHARGER, VOIR LIEN CI-DESSOUS : Lire la suite »

Dernier dimanche avant le chaos.

Viktor DEDAJ
Ce dimanche, 16 avril 2017, j'ai vécu un petit traumatisme. La journée avait pourtant bien commencé : lever tardif, quelques courses au marché pour mon brunch rituel et même un peu de soleil pour égayer le tout. Un dimanche qui s'approchait dangereusement de la perfection (il ne faut jamais toucher à la perfection, car on n'en revient plus). Bref tout allait bien, jusqu'à ce que... Le cerveau humain est un mystère, savez-vous ? Il paraît qu'on n'utilise consciemment qu'une fraction de ses capacités. Il paraît qu'il est capable de faire des trucs qu'on ne soupçonne même pas - alors que c'est lui qu'on est censé utiliser pour soupçonner, justement. Non, je sens bien qu'il y un truc qui cloche. On dirait qu'il en sait bien plus que ce qu'il veut bien me communiquer. Tiens, le simple fait de le traiter comme une entité à part comme je le fais en ce moment, est assez flippant. Est-ce moi qui délire ou lui qui joue avec mes nerfs ? (tiens, les nerfs, voilà un autre sujet de dissertation.) Parfois je le (...) Lire la suite »
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Mes conseils à Madame Le Pen pour devenir Présidente de la République

Viktor DEDAJ
Madame Le Pen, Vous ne me connaissez pas, et c'est bien normal, car je ne suis ni quelqu'un d'important, ni de votre bord politique (c'est le moins que l'on puisse dire). Vous serez donc probablement étonnée (et un tantinet suspicieuse, je crois) en lisant cette lettre si d'aventure elle vous parvenait par je ne sais quelle voie détournée. Je me suis permis cette initiative pour le moins hardie après avoir pris connaissance de vos dernières interventions dans les médias français et étrangers, et aussi après avoir écouté maintes réflexions d'électeurs autour de moi. Je suis arrivé à la conclusion que vous n'êtes plus très loin du pouvoir, et il me convient de vous donner un petit coup de pouce. Je précise au passage qu'en cas de victoire, je refuserai tout poste ministériel car mon initiative est totalement désintéressée. Premier constat encourageant, la droite dite « républicaine » a bien cédé à ses démons et a fini par récupérer vos thèmes et votre langage. J'avoue ne pas être plus surpris que ça. (...) Lire la suite »
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Syrie : deux questions qui fâchent.

Viktor DEDAJ
Ca vous arrive de poser des questions qui fâchent ? Moi, ça m'arrive tout le temps. Parfois je ne le fais pas exprès et parfois je ne connais même pas la réponse. Ce n'est pas le cas pour celles-ci. Celles-ci, je les pose exprès et je connais les réponses, qui n'en sont d'ailleurs pas (des réponses) puisqu'il n'y en a pas (de réponses – oui, je sais, ça a l'air tordu, mais attendez, vous allez comprendre). C'est par rapport à la Syrie. (oui, je sais, c'était précisé dans le titre). La Syrie, donc. Petit rappel : cela fait 5 ans que les médias nous parlent d'une guerre civile avec, (je simplifie) d'un côté le régime du boucher hitlérien de Damas qui ne mérite pas de vivre et, de l'autre côté, des rebelles démocrates et modérés gênés dans leur combat par la présence impromptue de terroristes venus d'un peu partout, qui se financent en vendant du pétrole à on ne sait trop qui parce que que voulez-vous, des camions-citernes dans un désert, c'est pas facile à suivre... (Ah ben, non, finalement, je n'ai pas (...) Lire la suite »
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Lettre ouverte à Zoé Valdés

Viktor DEDAJ

En 2004, Zoé Valdés avait écrit à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, pour lui faire part de sa crainte pour sa propre sécurité (pour cause d’agents castristes qui rôdaient à Paris). Voici ma réaction à l’époque.

Chère Zoé, C’est avec une émotion non dissimulée, alors que je tente de contrôler le tremblement émotionné de mes doigts, que je vous écris cette lettre. Un certaine gêne s’empare de moi, sachant que cette lettre n’a pas un caractère privé. Mais c’est mon seul espoir d’entrer en contact avec vous. Alors au diable les considérations d’ordre orgueillistiques, je dirai ce que j’ai à dire, à visage découvert et face au monde entier. Bien entendu, je suis un lecteur assidu de vos oeuvres. J’ai failli dire "livres", mais ce terme n’aurait pas suffi pour rendre toute leur dimension à vos créations brutes, sans fards, cruelles et profondes (surtout dans les scènes de sodomie entre frère et soeur - pratique très courante à Cuba où la promiscuité et le castrisme s’allient pour pervertir la jeunesse). Vous avez écrit une lettre, qui dis-je ? vous avez lancé un appel au secours à Sarkozy, Ministre de l’Intérieur de la France. Vous avez commencé par le féliciter pour sa politique répressive. Sage précaution. Vous lover à (...) Lire la suite »

Un ami est mort à Cuba.

Viktor DEDAJ
Il y a parfois des coups de fil qui ne trichent pas. A la première sonnerie, on sait déjà. Qui appelle, et à quelle heure. Sans amabilités inutiles, trois mots sont lâchés. Entre camarades, on se comprend. Les autres, tous les autres, ils diront ce qu'ils voudront. Ils sortiront des placards leurs commentateurs attitrés avec leurs papiers préparés à l'avance. Ils réécriront l'Histoire à leur guise, comme ils le font toujours. Peut-être même feront-ils semblant de découvrir aujourd'hui ce qu'ils s'obstinaient à ignorer hier. Lorsque des nains dressent le portrait d'un géant, c'est généralement de ses chevilles qu'ils parlent. Mais un ami est mort, à Cuba. Et je crois que si vous l'aviez connu, vous aussi vous l'auriez aimé. J'avoue qu'en ce qui me concerne, cela n'a pas toujours été le cas. Il y avait encore chez moi quelques traces de respect pour les faiseurs d'opinion. Je n'avais pas encore réalisé à quel point ils pouvaient haïr quelqu'un de bien. Mais au final, c'est bien un ami qui est mort, à (...) Lire la suite »
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