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Auteur : Jonathan COOK

Assange gagne. Le coût : la liberté de la presse est écrasée, et la dissidence qualifiée de maladie mentale

Jonathan COOK
La décision inattendue de la juge Vanessa Baraitser de rejeter la demande américaine d'extradition de Julian Assange, déjouant ainsi les efforts visant à l'envoyer dans une prison américaine pour le reste de sa vie, est une victoire juridique bienvenue, mais elle est submergée par des leçons plus importantes qui devraient nous troubler profondément. Ceux qui ont fait campagne avec tant de vigueur pour que le cas d'Assange reste sous les feux de la rampe, alors même que les médias commerciaux américains et britanniques ont travaillé si dur pour le maintenir dans l'obscurité, sont les héros du jour. Ils ont rendu le prix trop élevé pour que Baraitser ou l'establishment britannique acceptent d'enfermer Assange indéfiniment aux États-Unis pour avoir exposé ses crimes de guerre et ses crimes contre l'humanité en Irak et en Afghanistan. Mais nous ne devons pas minimiser le prix qui nous est demandé pour cette victoire. Un moment de célébration Nous avons contribué collectivement, par nos diverses (...) Lire la suite »
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Les excuses de George Monbiot pour ne pas avoir suffisamment défendu Assange ne sont pas acceptables

Jonathan COOK

Cet article s’applique parfaitement aux journalistes mainstream français.

Confronté à un flux de critiques de la part de certains de ses disciples, George Monbiot, le chroniqueur de gauche du Guardian, supposé intrépide, a présenté cette semaine deux excuses extraordinairement faibles pour ne pas avoir apporté plus qu'un soutien superficiel à Julian Assange au cours du mois dernier, alors que le fondateur de Wikileaks a subi des audiences d'extradition dans un tribunal de Londres. L'administration Trump veut qu'Assange soit amené aux États-Unis pour faire face à des accusations d'espionnage qui pourraient le voir enfermé dans une prison supermax en vertu de "mesures administratives spéciales", l’empêchant d'avoir de véritables contacts avec tout autre être humain pour le reste de sa vie. Et ce sort ne l'attend que parce qu'il a embarrassé les États-Unis en exposant leurs crimes de guerre en Afghanistan et en Irak dans les pages de journaux comme le New York Times et le Guardian - et parce que Washington craint qu'Assange, s'il est laissé libre, ne publie des vérités plus (...) Lire la suite »

Le doute pour le doute est un chemin périlleux. Nous devons éviter de sombrer dans un cynisme fatal.

Jonathan COOK
Ce que je considère comme la gauche cynique reproche une fois de plus à la gauche critique progressiste, moi y compris, de ne pas avoir écrit ce qu'elle aurait voulu voir écrit sur Covid-19. Je prends cela comme une sorte de compliment involontaire : qu'ils pensent que nous pouvons écrire sur leurs préoccupations mieux qu'ils ne le pourraient eux-mêmes. Mais même si je voulais rédiger l'argumentaire de quelqu'un d'autre, il serait toujours difficile de savoir avec certitude ce que la gauche cynique attend des auteurs progressistes : que nous prononcions la pandémie comme un mensonge, ou que nous déclarions que le danger qu'elle représente est exagéré, ou que nous dénoncions le port du masque comme une atteinte à la liberté individuelle, ou que nous affirmions que le confinement est un prélude à 1984 de George Orwell. Ou peut-être tout cela. Quoi qu'il en soit, la réprobation m'a au moins incité à énoncer les 15 points suivants qui, je suppose, constituent une sorte de déclaration de mission à (...) Lire la suite »
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Dans une nouvelle déclaration truffée de mensonges, le Guardian trahit à la fois Julian Assange et le journalisme

Jonathan COOK
Dans mon récent article sur les audiences en cours à Old Bailey concernant l'extradition de Julian Assange vers les États-Unis, où il serait presque certainement incarcéré pour le reste de sa vie pour le crime d'avoir fait du journalisme, j'ai formulé deux critiques majeures envers le Guardian. Il y a dix ans, souvenez-vous, le journal travaillait en étroite collaboration avec Assange et Wikileaks pour publier les journaux de guerre irakiens et afghans, qui sont aujourd'hui le motif sur lequel les États-Unis fondent leur argumentation pour enfermer Assange derrière les barreaux dans une prison super-max. Ma première critique était que le journal avait à peine couvert l'audience, alors qu'il s'agit de l'attaque la plus concertée contre la liberté de la presse de mémoire d'homme. Cette position est incroyablement irresponsable, compte tenu de son propre rôle dans la publication des journaux de guerre. Mais malheureusement, elle n'est pas inexplicable. En fait, elle ne s'explique que trop (...) Lire la suite »

En applaudissant pendant des années les violences contre Assange, les journalistes ont ouvert la voie vers le goulag américain

Jonathan COOK
Les audiences du tribunal britannique sur le dossier d'extradition de l'administration américaine contre Julian Assange commencent sérieusement la semaine prochaine. La saga de dix ans qui nous a menés jusqu'ici devrait consterner tous ceux qui se soucient de nos libertés de plus en plus fragiles. Un journaliste et éditeur est privé de sa liberté depuis dix ans. Selon les experts de l'ONU, il a été arbitrairement détenu et torturé pendant une grande partie de cette période en raison d'un intense confinement physique et d'une pression psychologique sans fin. Il a été mis sur écoute et espionné par la CIA pendant son séjour à l'asile politique, à l'ambassade de l'Équateur à Londres, d'une manière qui a violé ses droits les plus fondamentaux. Le juge qui supervise ses audiences est confronté à un grave conflit d'intérêts - sa famille étant intégrée dans les services de sécurité britanniques - qu'elle n'a pas déclaré et qui aurait dû l'obliger à se récuser de l'affaire. Today one year ago we visited #Assange in (...) Lire la suite »

Comment le lobby pro-Israël a fait couler la gauche britannique

Jonathan COOK

On a accusé le cinéaste Ken Loach et Jeremy Corbyn d’être antisémites mais leur vrai crime était de représenter une époque où la lutte pour un monde meilleur s’enracinait dans la solidarité de classe.

Ken Loach, l'un des réalisateurs britanniques les plus admirés, a passé plus d'un demi-siècle à dépeindre le sort des pauvres et des personnes vulnérables. Ses films ont souvent souligné l'indifférence désinvolte ou l'hostilité active de l'État, qui exerce un pouvoir absolu sur les gens ordinaires. Le mois dernier, Loach s'est retrouvé au cœur d’un drame qui aurait pu être tiré directement d'un de ses propres films. Ce cinéaste reconnu qui dépeint inlassablement les maux de la société a été mensongèrement accusé de racisme et contraint de renoncer à juger un concours scolaire de lutte contre le racisme, sans pouvoir se défendre. La voix des impuissants Toute la vie et l’œuvre de Loach prouvent que non seulement il n’est pas raciste mais qu’il se tient toujours auprès des faibles et des opprimés. Dans ses films, il a relaté courageusement certains des épisodes les plus horribles de la répression brutale de l'État britannique en Irlande, ainsi que les luttes historiques contre le fascisme dans d'autres parties (...) Lire la suite »
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Le complot pour tenir Corbyn à l’écart du pouvoir

Jonathan COOK
Avec la dernière en date des interminables fureurs médiatiques sur la soi-disant inaptitude de Jeremy Corbyn à diriger le Parti Travailliste, et d’autant plus à devenir Premier Ministre, il est aisé d’oublier où nous en étions peu avant de remporter le soutien d’une écrasante majorité de membres du Parti Travailliste à son élection à sa tête. Lors des deux années précédentes, il était difficile d’éviter à la télévision le personnage de Russell Brand, un comédien et acteur de cinéma moyennement célèbre qui s’était réinventé, après des années de lutte contre la toxicomanie, en tant que gourou spirituel doublé de révolutionnaire politique. Le débit rapide, la critique sans langue de bois de l’ordre politique existant, le caractérisant comme discrédité, irresponsable et non représentatif, du discours de Brand était accueilli par une condescendance suffisante par l’establishment politique et médiatique. Cependant, à l’époque où Donald Trump n’était pas encore président des Etats-Unis, les médias britanniques avaient (...) Lire la suite »

Les abus contre Assange montrent qu’il n’a jamais été question d’appliquer la loi

Jonathan COOK
Il est étonnant de voir combien de fois on entend encore des gens bien informés, raisonnables par ailleurs, dire de Julian Assange : "Mais il a fui les accusations de viol en se cachant à l'ambassade de l'Equateur à Londres." Cette courte phrase comporte au moins trois erreurs factuelles. En fait, pour la répéter, comme tant de gens le font, il faut au moins avoir vécu sur une île déserte ces dix dernières années ou, ce qui revient à peu près au même, compter sur les grands médias pour obtenir des informations sur Assange, y compris des médias supposément progressistes tels que The Guardian et la BBC. Ce week-end, un éditorial du Guardian - la voix officielle du journal et probablement la rubrique la plus suivie par ses cadres dirigeants - a fait une déclaration tout aussi fausse : Il y a ensuite l'accusation de viol à laquelle M. Assange était confronté en Suède et qui l'a conduit à se réfugier à l'ambassade de l'Équateur en premier lieu. Le fait que le Guardian, soi-disant le principal défenseur (...) Lire la suite »

7 années de mensonges sur Assange et ce n’est pas fini.

Jonathan COOK
Depuis sept ans, depuis le moment où Julian Assange s'est réfugié à l'ambassade équatorienne à Londres, ils nous disent que nous avions tort, que nous étions des théoriciens du complot paranoïaques. On nous a dit qu'il n'y avait aucune menace réelle d'extradition d'Assange vers les États-Unis, que tout cela était dans notre imagination fiévreuse. Depuis sept ans, nous avons dû subir le chœur de journalistes, de politiciens et d'"experts" nous racontant qu'Assange n'était rien de plus qu'un fugitif de la justice, et que les systèmes juridiques britannique et suédois pouvaient traiter son cas en pleine conformité avec la loi. Pendant tout ce temps, pratiquement aucune voix "dominante" ne s'est exprimée en sa défense. Dès qu'il a demandé l'asile, Assange fut présenté comme un hors-la-loi. Son travail en tant que fondateur de Wikileaks - une plate-forme numérique qui, pour la première fois dans l'histoire, donnait aux gens ordinaires un aperçu des recoins les plus sombres des secrets les mieux gardés dans (...) Lire la suite »

Les Américains prennent soudain conscience des tactiques brutales et discriminatoires d’Israël.

Jonathan COOK

L’opinion étant maintenant divisée à égalité entre ceux qui sont pour la solution à un état et ceux qui sont pour celle à deux états, beaucoup de gens aux États-Unis s’intéressent aux inégalités institutionnalisées dont souffrent les Palestiniens.

Deux années de Donald Trump et de Benjamin Netanyahu à la tête du processus de paix au Moyen-Orient ont provoqué des changements… d'un genre qui ne plaira sans doute ni à l’un ni à l’autre. Selon un sondage publié la semaine dernière par l'Université du Maryland, l'opinion publique étatsunienne est maintenant divisée à parts égales entre ceux qui préconisent la solution à deux États et ceux qui optent pour un seul État partagé par les Israéliens et les Palestiniens. Et si l’option d’un état Palestinien est éliminée – ainsi que le constate un nombre croissant d'analystes de la région -, du fait de l'intransigeance d'Israël et du report sans fin du plan de paix de Trump, le soutien à un seul État progresse énormément : près de deux tiers des Etatsuniens sont pour. Netanyahou serait ravi si cela voulait dire que les Etatsuniens partagent sa vision du Grand Israël. Mais les personnes interrogées veulent une solution à un seul État qui garantisse l’égalité des droits entre Israéliens et Palestiniens. Seulement 17 % (...) Lire la suite »
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