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Auteur : Jonathan COOK

Le complot pour tenir Corbyn à l’écart du pouvoir

Jonathan COOK
Avec la dernière en date des interminables fureurs médiatiques sur la soi-disant inaptitude de Jeremy Corbyn à diriger le Parti Travailliste, et d’autant plus à devenir Premier Ministre, il est aisé d’oublier où nous en étions peu avant de remporter le soutien d’une écrasante majorité de membres du Parti Travailliste à son élection à sa tête. Lors des deux années précédentes, il était difficile d’éviter à la télévision le personnage de Russell Brand, un comédien et acteur de cinéma moyennement célèbre qui s’était réinventé, après des années de lutte contre la toxicomanie, en tant que gourou spirituel doublé de révolutionnaire politique. Le débit rapide, la critique sans langue de bois de l’ordre politique existant, le caractérisant comme discrédité, irresponsable et non représentatif, du discours de Brand était accueilli par une condescendance suffisante par l’establishment politique et médiatique. Cependant, à l’époque où Donald Trump n’était pas encore président des Etats-Unis, les médias britanniques avaient (...) Lire la suite »

Les abus contre Assange montrent qu’il n’a jamais été question d’appliquer la loi

Jonathan COOK
Il est étonnant de voir combien de fois on entend encore des gens bien informés, raisonnables par ailleurs, dire de Julian Assange : "Mais il a fui les accusations de viol en se cachant à l'ambassade de l'Equateur à Londres." Cette courte phrase comporte au moins trois erreurs factuelles. En fait, pour la répéter, comme tant de gens le font, il faut au moins avoir vécu sur une île déserte ces dix dernières années ou, ce qui revient à peu près au même, compter sur les grands médias pour obtenir des informations sur Assange, y compris des médias supposément progressistes tels que The Guardian et la BBC. Ce week-end, un éditorial du Guardian - la voix officielle du journal et probablement la rubrique la plus suivie par ses cadres dirigeants - a fait une déclaration tout aussi fausse : Il y a ensuite l'accusation de viol à laquelle M. Assange était confronté en Suède et qui l'a conduit à se réfugier à l'ambassade de l'Équateur en premier lieu. Le fait que le Guardian, soi-disant le principal défenseur (...) Lire la suite »

7 années de mensonges sur Assange et ce n’est pas fini.

Jonathan COOK
Depuis sept ans, depuis le moment où Julian Assange s'est réfugié à l'ambassade équatorienne à Londres, ils nous disent que nous avions tort, que nous étions des théoriciens du complot paranoïaques. On nous a dit qu'il n'y avait aucune menace réelle d'extradition d'Assange vers les États-Unis, que tout cela était dans notre imagination fiévreuse. Depuis sept ans, nous avons dû subir le chœur de journalistes, de politiciens et d'"experts" nous racontant qu'Assange n'était rien de plus qu'un fugitif de la justice, et que les systèmes juridiques britannique et suédois pouvaient traiter son cas en pleine conformité avec la loi. Pendant tout ce temps, pratiquement aucune voix "dominante" ne s'est exprimée en sa défense. Dès qu'il a demandé l'asile, Assange fut présenté comme un hors-la-loi. Son travail en tant que fondateur de Wikileaks - une plate-forme numérique qui, pour la première fois dans l'histoire, donnait aux gens ordinaires un aperçu des recoins les plus sombres des secrets les mieux gardés dans (...) Lire la suite »

Les Américains prennent soudain conscience des tactiques brutales et discriminatoires d’Israël.

Jonathan COOK

L’opinion étant maintenant divisée à égalité entre ceux qui sont pour la solution à un état et ceux qui sont pour celle à deux états, beaucoup de gens aux États-Unis s’intéressent aux inégalités institutionnalisées dont souffrent les Palestiniens.

Deux années de Donald Trump et de Benjamin Netanyahu à la tête du processus de paix au Moyen-Orient ont provoqué des changements… d'un genre qui ne plaira sans doute ni à l’un ni à l’autre. Selon un sondage publié la semaine dernière par l'Université du Maryland, l'opinion publique étatsunienne est maintenant divisée à parts égales entre ceux qui préconisent la solution à deux États et ceux qui optent pour un seul État partagé par les Israéliens et les Palestiniens. Et si l’option d’un état Palestinien est éliminée – ainsi que le constate un nombre croissant d'analystes de la région -, du fait de l'intransigeance d'Israël et du report sans fin du plan de paix de Trump, le soutien à un seul État progresse énormément : près de deux tiers des Etatsuniens sont pour. Netanyahou serait ravi si cela voulait dire que les Etatsuniens partagent sa vision du Grand Israël. Mais les personnes interrogées veulent une solution à un seul État qui garantisse l’égalité des droits entre Israéliens et Palestiniens. Seulement 17 % (...) Lire la suite »

Le quotidien The Guardian monte d’un cran ses diffamations contre Julian Assange.

Jonathan COOK
Tant mieux qu'il y ait eu une petite réaction, y compris de la part des principaux journalistes, sur la diffamation constante de Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, par [le quotidien britannique] The Guardian. Le dernier article du journaliste Luke Harding, qui affirme que l'ancien directeur de campagne déchu de Donald Trump, Paul Manafort, a visité secrètement Assange à trois reprises à l'ambassade de l'Equateur à Londres, est tellement plein d'incohérences que même les opposants les plus aguerris à Assange dans les grands médias ont du mal à le défendre. Confronté à ce un retour de manivelle, The Guardian a rapidement - et très discrètement – effectué une marche arrière sur sa prétention initiale que son article était basé sur des faits vérifiés. Au lieu de cela, il a modifié le texte, sans reconnaître qu'il l'avait fait, pour attribuer les allégations à des "sources" non identifiées et incontrôlables. La fonction de propagande de l'article est évidente. Il est destiné à apporter la preuve (...) Lire la suite »

C’est caché sous nos yeux : pourquoi nous ne pouvons pas voir le système nous détruire (Counterpunch)

Jonathan COOK
Je dis rarement aux lecteurs ce qu'ils doivent croire. J'essaie plutôt de les avertir qu'il serait sage de ne pas croire, du moins lorsqu'il n'y a pas de véritable preuve, ce que ceux qui sont au pouvoir nous demandent de croire. Nous avons tous des adages bien connus à propos du pouvoir : « le savoir, c'est la pouvoir », et « le pouvoir tend à corrompre alors que le pouvoir absolu tend à corrompre absolument. » Ces maximes nous touchent car elle parlent avec vérité de notre expérience du monde. Les gens qui ont le pouvoir – même un pouvoir très limité, détiennent une autorisation d'autrui – ont tendance à en abuser, parfois de façon subtile et inconsciente et parfois ouvertement et délibérément. Si nous sommes raisonnablement conscients de nous-mêmes, nous pouvons ressentir en notre for intérieur, cette tendance à exploiter à notre avantage un quelconque pouvoir dont nous jouissons, que ce soit dans nos relations avec un conjoint, nos enfants, un ami, un employé, ou juste par l'usage courant de notre (...) Lire la suite »

Un "gentleman’s agreement" : Oslo a fonctionné comme prévu pour Israël (Middle East Eye)

Jonathan COOK

Vingt-cinq ans après, les analystes affirment qu’Oslo n’a pas échoué : il a donné à Israël les moyens d’empêcher l’émergence d’un État palestinien

Il n'y aura pas de célébrations cette semaine pour commémorer la signature des Accords d'Oslo à Washington il y a 25 ans. C'est un jubilé d'argent mais il n'y aura pas de fêtes dans les rues, pas de tasses commémoratives, pas de pièces frappées pour la circonstance. Les Palestiniens ont pratiquement ignoré cet anniversaire historique, et Israël ne l’a souligné que par une poignée d'articles de presse déplorant ses failles. Le plus important événement a été un documentaire, The Oslo Diaries, diffusé à la télévision israélienne et qui doit passer cette semaine aux États-Unis. Il décrit les événements à l’origine des accords de paix signés par le dirigeant palestinien Yasser Arafat et le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin, à Washington le 13 septembre 1993. L'euphorie suscitée par le processus de paix initié par la Norvège il y a un quart de siècle paraît aujourd'hui tout à fait inappropriée à la plupart des observateurs. Les retraits progressifs des territoires palestiniens occupés promis par Israël se sont (...) Lire la suite »

Rattrapé par les affaires de corruption, Netanyahu va devoir dégager

Jonathan COOK
Selon les observateurs, les jours du premier ministre israélien Netanyahou au pouvoir sont comptés depuis que la police enquête sur deux nouvelles affaires de corruption L'étau juridique s'est fortement resserré autour du premier ministre israélien Benjamin Netanyahou que deux séries d’événements dramatiques ont plus que jamais fragilisé la semaine dernière. Il va être interrogé par la police dans le cadre de deux nouvelles affaires de corruption avant son départ pour les États-Unis, jeudi. La question n'est plus de savoir si Netanyahou sera obligé de quitter le pouvoir, mais de savoir quand, selon les analystes. Selon les médias israéliens, des personnalités importantes du Likoud de Netanyahou commencent à dire qu’il ne s’en sortira pas. Le gros problème de Netanyahou est la dislocation de ce qu’on appelle sa « boîte noire » - son cercle restreint de fidèles et d'assistants. Shlomo Filber, son ancien chef de bureau, a accepté la semaine dernière de devenir témoin à charge, ce qui a permis d’ouvrir une (...) Lire la suite »

Le rôle caché du Royaume-Uni dans la détention de Julian Assange

Jonathan COOK
Il apparaît aujourd'hui que les quatre dernières années d'emprisonnement effectif de Julian Assange à l'ambassade d'Equateur à Londres ont été totalement inutiles. En fait, ils dépendaient d'une mascarade juridique. Dans les coulisses, la Suède a voulu abandonner la procédure d'extradition contre Assange en 2013. Pourquoi cela n'a-t-il pas été rendu public ? Parce que la Grande-Bretagne a persuadé la Suède de prétendre qu'elle souhaitait toujours poursuivre l'affaire. En d'autres termes, pendant plus de quatre ans, M. Assange a été enfermé dans une pièce minuscule, surveillé à grands frais par les contribuables britanniques, non pas en raison d'allégations en Suède, mais parce que les autorités britanniques voulaient qu'il y reste. Pour quelles raisons pourrait-ont se demander ? Se pourrait-il qu'il y ait un rapport avec son travail en tant que dirigeant de Wikileaks, qui a publié des informations provenant de lanceurs d'alerte et qui ont gravement embarrassé les États-Unis et le Royaume-Uni ? En (...) Lire la suite »

La colère palestinienne finira par éclater.

Jonathan COOK

Il est tentant d’interpréter l’annonce, cette semaine, d’un report à l’année prochaine de la visite du vice-président américain Mike Pence au Moyen-Orient comme le signe que les voyageurs doivent éviter la région pour des raisons de sécurité. En effet l’annonce fait suite à une éruption de troubles provoqués par la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par Donald Trump.

Lors des manifestations de vendredi dernier, les forces d'occupation israéliennes ont tué quatre Palestiniens et en ont blessé plus de 250. En réalité, les responsables américains ne sont pas inquiets pour la sécurité de Pence. En fait, la crainte d'un troisième soulèvement palestinien en réponse à la déclaration de Trump sur Jérusalem est sans doute prématurée. Après des décennies de partialité américaine flagrante envers Israël, Trump n'a fait que confirmer aux Palestiniens ce qu'ils savaient déjà. Certains ont même admis à contrecœur qu’au moins il était franc. Ils espèrent que sa décision mettra fin aux affirmations étasuniennes selon lesquelles les Etats-Unis seraient un « honnête intermédiaire » dans l’interminable « processus de paix » qui a, en fait, tout bonnement fait gagner du temps à Israël. La colère des Palestiniens contre Israël et les États-Unis est un fusible qui met du temps à sauter. Elle explosera quand ils le décideront, pas quand Trump le voudra. Le report de la visite du vice-président par (...) Lire la suite »
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