Auteur Michel PEYRET

Du centralisme à l’auto-discipline librement consentie

Michel PEYRET
Michel Peyret 9 aoùt 2011 DU CENTRALISME A L’AUTO-DISCIPLINE LIBREMENT CONSENTIE « Cependant cette affluence d’éléments bourgeois est loin d’être l’unique cause des courants opportunistes qui se manifestent au sein de la social-démocratie. Une autre cause se révèle dans l’essence même de la lutte socialiste et dans les contradictions qui lui sont inhérentes. Le mouvement universel du prolétariat vers son émancipation intégrale est un processus dont la particularité réside en ce que, (…)

Les chemins de la révolution

Michel PEYRET
Michel Peyret 4 août 2011 SUR LES CHEMINS DE LA REVOLUTION « Cela, dit Paul Mattick, on le savait bien avant la naissance du mouvement socialiste. « Dès 1767, Simon Linguet ne constatait-il pas que le travail salarié n’était qu’une forme d’esclavage et même pis encore ? QUAND LE BESOIN EST LE MAITRE « C’est l’impossibilité de vivre autrement qui force nos journaliers à remuer la terre dont ils ne mangeront pas les fruits, et nos maçons à élever des édifices oû ils ne se (…)

Les moines du marxisme

Michel PEYRET
Michel Peyret 30 juillet 2011 LES MOINES DU MARXISME Je n’aurais pas osé qualifier ainsi un quelconque groupe de communistes ! Mais c’est Cajo Brendel, dont je vais parler ce jour, qui rapporte, dans ses « Souvenirs personnels - 1934-1939 » les propos du « spirituel trotskyste hollandais Sneevliet », lequel qualifia un jour, « avec le sens de la formule qui le caractérisait, le « Groupe des communistes internationalistes » de Hollande de « moines du marxisme ». Pour Cajo (…)

Nous vaincrons si nous n’avons pas désappris d’apprendre

Michel PEYRET
C’est Paul Mattick qui cite cette phrase de Rosa Luxemburg, prononcée en pleine guerre mondiale, celle de 1914-1918, face à la banqueroute de la 2ème Internationale. A cette image, dit-il, les révolutionnaires d’aujourd’hui peuvent dire, face à l’effondrement de la 3ème Internationale : "Nous ne sommes pas perdus et nous vaincrons si nous n’avons pas désappris d’apprendre." C’était en 1935 et Paul Mattick faisait ce rappel à la fin d’un de ses articles qu’il consacrait aux "Divergences de (…)

Des chefs à la hauteur, à quoi cela sert-il ?

Michel PEYRET
C’est à nouveau Anton Pannekoek que j’invite à donner son opinion. Elle date de 1938. Elle concerne « Lénine philosophe », titre qu’il donne à un article conséquent par lequel il s’exprime successivement sur le marxisme, le matérialisme bourgeois, Dietzgen, Mach, Avenarius, et enfin Lénine, comme annoncé. Comme Rosa Luxembourg, il critique Lénine en se réclamant d’un communisme conseilliste qui lui vaudra d’être exclu de la 3ème Internationale sans qu’il renonce pour cela à ses (…)

L’IRM et l’autogestion

Michel PEYRET
C’est mon ami Pierre Assante qui m’interpelle ! "Il est dommage et même impossible de partir de zéro comme si rien n’avait été fait auparavant..." Et il me fait parvenir, tout en regrettant de ne pas m’envoyer l’ouvrage entier qui en rend compte, l’introduction de Francette Lazard lors d’un colloque de l’Institut de Recherches Marxistes (IRM) sur le thème : "L’autogestion : une stratégie révolutionnaire, une démarche au présent." Ce colloque est, bien sûr, daté, cela renforce son (…)

Les conseils ouvriers ou l’auto-gouvernement

Michel PEYRET
Anton Pannekoek est clair dès le départ. Il titre son texte : "L’organisation des Conseils." Et annonce : "Les conseils ouvriers sont la forme d’auto-gouvernement qui remplacera, dans les temps à venir, les formes de gouvernement de l’ancien monde." Et il poursuit : "Bien entendu, pas pour toujours ; aucune de ces formes n’est éternelle. Quand la vie et le travail en communauté constituent une façon d’être normale, quand l’humanité contrôle entièrement sa propre vie, la nécessité fait (…)

Pourquoi les mouvements révolutionnaires du passé ont fait faillite

Michel PEYRET
Michel Peyret 29 juin 2011 POURQUOI LES MOUVEMENTS REVOLUTIONNAIRES DU PASSE ONT FAIT FAILLITE J’ai déjà donné à faire connaître Anton Pannekoek. Voir notamment, dans ma "Tribune libre" de "Rouge Midi", l’article :"Propriété publique et propriété commune", selon Anton Pannekoek. J’ai trouvé son approche intéressante. Le personnage ne l’est pas moins. UN PROCHE DE ROSA LUXEMBURG Anton Pannekoek, dit Wikipedia, était un astronome réputé, un astrophysicien et un militant (…)

"Le matérialisme historique", par Georges Sorel

Michel PEYRET
Michel Peyret 23 juin 2011 LE MATERIALISME HISTORIQUE,par Georges Sorel Comme précédemment annoncé, il s’agit ici du procès-verbal de la séance du 20 mars 1902 de la Société française de Philosophie. Georges Sorel, qui fréquentait cette société, y présenta ce jour-là sa conception du matérialisme historique. Celle-ci souleva des objections et favorisera une discussion, entièrement retranscrite dans l’exposé. Notre ambition, dans notre cadre, est nécessairement plus modeste. Pour (…)

Déterministe le marxisme !

Michel PEYRET
Aujourd’hui, nous allons rencontrer Georges Sorel. Son nom ne rappellera que peu de choses à beaucoup d’entre-nous. Certes, il a vécu du 2 novembre 1847 au 29 août 1922. Il est connu comme philosophe et sociologue, notamment pour sa théorie du syndicalisme révolutionnaire. Mais il tient surtout sa notoriété de ce qu’il est considéré comme le principal introducteur du marxisme en France : pourquoi donc on ne peut l’ignorer, pourquoi donc on ne devrait pas l’ignorer ! Nous allons d’abord le (…)

Avec Marx, pour l’autodétermination du peuple

Michel PEYRET
Je donne à nouveau la parole à Maximilien Rubel. Mon dernier texte à son sujet, « Parti et auto-détermination ouvrière », avait laissé une porte ouverte à propos de la démocratie, notamment dans les rapports entre « dictature du prolétariat » et « démocratie ». Dans une note, j’avais largement cité un extrait d’un autre article de Maximilien Rubel, « le concept de démocratie chez Marx » (1962), dans lequel il abordait ces rapports. C’est donc sur ce second texte que je reviens (…)

Il faut "tuer" la Constitution !

Michel PEYRET
Des communistes candidats à un pouvoir monarchique, je trouve cela quelque peu « cocasse » aujourd’hui ! Pour ma part, je me réclame du communisme, et donc du pouvoir démocratique de la majorité du peuple contre celui d’une minorité d’exploiteurs et de profiteurs du système dont l’actualité met tous les jours en évidence les turpitudes honteuses, alors que l’exploitation et la misère s’accroissent ! Avec Marx, je me prononce pour un projet de société conforme à mes convictions reposant sur (…)