Auteur Michel PEYRET

Je suis représenté, est-ce que je suis ?

Michel PEYRET
S’agissant de la représentation politique, Cornélius Castoriadis, que je vais faire parler aujourd’hui (1), commençait par se référer à Jean-Jacques Rousseau. « Jean-Jacques Rousseau, disait Cornélius Castoriadis peu avant sa mort, écrivait que les Anglais, au 18ème siècle croient qu’ils sont libres parce qu’ils élisent leurs représentants tous les cinq ans. « Effectivement, ils sont libres, mais un jour sur cinq ans ! « En disant cela, Rousseau sous-estimait indûment son cas. Parce (…)

Le moment où l’on voit les pulsions de mort qui travaillent le Capital

Michel PEYRET
Michel Peyret 28 janvier 2011 Rédigé en pensant à Claude Scipion. LE MOMENT OU L’ON VOIT LES PULSIONS DE MORT QUI TRAVAILLENT LE CAPITAL ! Ces quelques réflexions, écrit Jean-Marie Vincent ( JMV ) en conclusion de l’article qu’il intitule « Flexibilité du travail et plasticité humaine », devraient faire mesurer à quel point la flexibilité actuelle du travail est une atteinte à la plasticité humaine, à la polymorphie de l’agir en même temps que la manifestation d’un capitalisme qui n’a (…)

La sacralisation du travail, une mythologie laïque

Michel PEYRET
En tout cas, c’est Jean-Marie Vincent qui le disait, c’est une accusation forte ! Il titrait son article : « La légende du travail. » Il parlait aussi de « fétichisme du travail », alors que Marx employait la notion beaucoup moins valorisante de « subsomption » qui n’est pas seulement soumission, nous y reviendrons. L’ensemble de ces qualifications, y compris complémentaires, sinon contradictoires, pour désigner ou caractériser le travail, implique certainement la nécessité de revenir (…)

Pour que le communisme soit plus qu’une utopie

Michel PEYRET
Rien n’est univoque dans le processus qu’expose Alain Bihr quand il met en scène l’auto-activité du prolétariat comme auto-production de lui-même en tant que classe chargée de la réalisation historique de ce concept d’auto-activité. ( 1 ) « Comment, sous quelles formes, dans quelle mesure le prolétariat a-t-il assuré et assure-t-il actuellement les conditions de son auto-activité en tant que classe ? » interroge et s’interroge Alain Bihr dans le premier texte que nous avons déjà abordé. (…)

L’AUTO-ACTIVITE DU PROLETARIAT COMME ENJEU POLITIQUE CENTRAL

Michel PEYRET
L’AUTO-ACTIVITE DU PROLETARIAT COMME ENJEU POLITIQUE CENTRAL C’est en tout cas la thèse que Alain Bihr et quelques de ses amis de A Contre-Courant, des Amis de l’émancipation sociale et de Carré Rouge, ont mis au centre de leurs réflexions en divers moments. L’affaire, en fait, s’est déployée en deux temps. En 1981, lors d’une rencontre, ils se mettent d’accord pour entreprendre un travail commun de ré-appropriation et de ré-élaboration théoriques et politiques en commençant par les (…)

NOUS VOULONS LA DEMOCRATIE, PAS LES PRESIDENTIELLES

Michel PEYRET
Michel Peyret 17 décembre 2010 Merci de signer et de faire signer le texte ci-dessous : NOUS VOULONS LA DEMOCRATIE, PAS LES PRESIDENTIELLES ! ( projet de texte ) Nombre d’entre-nous parmi les plus âgés ont, en 1958 et en 1962, répondu à l’appel du PCF et ont dit NON lors des référendums qui visaient à faire avaliser les institutions de la 5ème République, dont l’élection du Pt de la République au suffrage universel. Pour eux, il s’agissait de dire NON à l’instauration d’un (…)

Un cheminement vers la découverte de l’être, vers l’ouverture à l’être (1)

Michel PEYRET
Pour Jean-Marie Vincent que nous avons déjà rencontré, voir ma « Tribune » de « Rouge Midi », « si l’on en croit un des critiques les plus aigus de la pensée occidentale, Heidegger, au bout de la chaîne de la technique, de la pensée instrumentale et de la science, c’est la pensée théorique elle-même qui doit être sinon totalement rejetée, du moins interrogée et dépassée sous ses aspects les plus fondamentaux - pensée de la volonté de puissance, pensée de la représentation du réel pour (…)

Renouons avec la victoire, construisons la

Michel PEYRET
Jean-Claude Guillebaud, à l’occasion d’un de ses derniers billets de Sud Ouest Dimanche, mettait en évidence la « sourde inquiétude » qu’il percevait en France et, plus largement encore, chez les peuples d’Europe. A sa façon, il montrait ce que je m’efforce de faire depuis pas mal de temps déjà , à savoir que « la question des retraites n’était pas seule en cause » dans la crise sociale actuelle. LE SOURD MALAISE « Cette réforme-là , poursuivait-il, lancée dans un climat de (…)

L’appel fulgurant de la démocratie

Michel PEYRET
Il est nécessaire parfois de remuer beaucoup de matière intellectuelle pour s’apercevoir qu’au terme de sa démarche, au fond, il ne s’agit que d’enfoncer des « portes ( déjà ) ouvertes ». Mais la réflexion a besoin d’être stimulée, sinon irritée, pour cesser de « tourner en rond » et comprendre que l’on a déjà sous la main ce que l’on cherche. Pourquoi mon ami Pierre a-t-il, ces jours derniers, agacé ma réflexion en me faisant parvenir un extrait de l’Anti-Dühring de Engels qui, au (…)
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Va-t-on continuer à se laisser piler ? Ou alors quoi ?

Michel PEYRET
Aujourd’hui, si l’on souhaite que sa situation personnelle s’améliore, quelles questions convient-il de se poser ? Outre le fait que l’on peut vite constater que l’on n’est pas seul à se questionner ainsi, on en vient vite à considérer qu’il est nécessaire avant tout de déterminer quelle est l’alternative principale à laquelle on est confronté. Evidemment, à chaque instant, il est une multitude d’alternatives qui se présentent à nous et qui, chacune, impliquent des choix. Mais l’on (…)

Trois approches contrastées autour du général De Gaulle

Michel PEYRET, Jean-Pierre DUBOIS
Le Grand Soir a reçu trois textes qu’il donne à lire en suivant. Il y est question du général De Gaulle. L’un estime qu’il a fait son temps et qu’il faut faire place à de l’inédit pour faire évoluer la France d’aujourd’hui. (" Que se vayan todos ?"). L’autre voit en De Gaulle un faux décolonisateur qui a usé de nos colonies comme réserve de chair à canon et qui ne rendit les colonies que contraint et forcé. Le troisième enfin (un texte collectif) oppose le général, qui méprisait (…)

LE CAPITALISME, AUJOURD’HUI, C’EST TOUT NEGATIF !

Michel PEYRET
Michel Peyret 14 juin 2010 LE CAPITALISME, AUJOURD’HUI, C’EST TOUT NEGATIF ! Merci pour tes remarques (1) mais je ne sais pas si je vais répondre aujourd’hui à tout, il me faudrait faire un livre, et sans savoir si j’aurais toutes les capacités pour le faire. D’accord avec toi, le concret est toujours difficile à saisir, d’une part parce que il y a toujours l’apparence et l’essence et, d’autre part, parce que chaque situation concrète est un noeud de contradictions où des contraires (…)