Auteur Michel PEYRET

Il n’est pas de sauveurs suprêmes !

Michel PEYRET
« Il n’est pas de sauveurs suprêmes : « Ni Dieu, ni César, ni Tribun. « Travailleurs, sauvons-nous nous-mêmes ; « Travaillons au salut commun. » Tout le monde a reconnu ces paroles que Eugène Pottier écrivait en juin 1871, en pleine répression de la Commune de Paris. L’Internationale était dédiée à l’instituteur anarchiste Gustave Lefrançais. Aujourd’hui, nous rencontrons à nouveau Paul Mattick - voir mon article : « Sur les chemins de la révolution. » - lequel semble à la (…)

La dette publique, double cadeau de l’Etat à la bourgeoisie

Michel PEYRET
Marx nous l’avait déjà dit, voir mon article : « Marx, les impôts, la dette et l’Etat. » Mais il nous faut y revenir, tant il en est qui se multiplient à souhait pour brouiller les cartes, à commencer bien évidemment par le « chef de l’Etat », Etat capitaliste bien sûr, c’est une occasion supplémentaire de le vérifier, si toutefois c’était encore à vérifier. Nous allons toutefois le faire à nouveau, en faisant appel à Alain Bihr, que nous avons déjà maintes fois sollicité sur divers (…)

"Tuer" la constitution, ce n’est pas la faire vivre !

Michel PEYRET
« Tuer la Constitution », c’est le titre d’un article que j’ai écrit il y a peu et que les lecteurs qui le désirent pourront retrouver facilement. (http://www.legrandsoir.info/il-faut-tuer-la-constitution.html NdR) UNE EVIDENCE Mon titre d’aujourd’hui m’apparaît être une évidence ! Mais il est des évidences qu’il convient de mettre en évidence si l’on veut qu’elles deviennent effectivement des évidences, pédagogie oblige. A l’évidence également, certains qui se pensent communistes, (…)

Les néo-marxismes feront, comme les hommes, leur histoire

Michel PEYRET
« Cette revue est horriblement lacunaire », dit André Tosel de son travail, qui traite des « Devenirs du marxisme 1968-2005, qu’il met en ligne le 21 juillet 2010, et qu’il titre, ou sous-titre, : « De la fin du marxisme-léninisme aux mille marxismes . » Nombre de ses lecteurs n’auront pas le même sentiment après avoir pris connaissance du vaste panorama qu’il déroule à la fois globalement, mais aussi dans chaque des principaux pays, et pour chaque philosophe marquant des pays (…)

Le Manifeste est une révolution !

Michel PEYRET
Ainsi s’exprime Antonio Labriola, dont Althusser nous rappelait récemment qu’il faisait classer l’Italie au rang des nations qui avaient pu, ou su, développer la théorie marxiste, ce qui n’était pas le cas de la France dont le mouvement ouvrier était caractérisé longtemps par sa misère théorique. « C’est maintenant une opinion courante, dit-il dans un texte de 1895 qu’il intitule : « En mémoire du Manifeste du parti communiste », que le socialisme moderne est un produit normal et parlant (…)

Quand le capitalisme détruit massivement du capital

Michel PEYRET
C’est Rémy Herrera, que nous rencontrons de nouveau, qui nous le dit dans le texte qu’il intitule : « Réflexion sur la crise. » « La manifestation première de la crise a été une destruction brutale de capital fictif : sur l’année 2008, la capitalisation totale des bourses est passée de 48,3 à 26,1 billions de dollars (soit des millions de millions, des milliards de dollars, on en est à 1012) ! « Cette spirale descendante des actifs en valeur s’est accompagnée d’une perte de confiance (…)

La misère théorique du mouvement ouvrier français

Michel PEYRET
Il est toujours nécessaire de préciser les dates des textes. Nous le savons, l’histoire ne s’arrête pas, et donc les réalités se modifient, et il n’est pas de vérités éternelles. L’étude concrète d’une situation concrète, selon la formule de Lénine est, en conséquence, une nécessité impérieuse, sauf à vouloir se raconter des histoires au lieu de connaître l’histoire qui se fait et ses évolutions. C’est donc en 1962 que, à la faveur d’une introduction aux textes réunis dans « Pour Marx », (…)

l’Etat idéologue !

Michel PEYRET
« Althusser était à l’intérieur du Parti quelqu’un qui cherchait à transformer le discours philosophique du Parti, et, pensait-il, par là -même, cause et effet de ce discours, la politique du Parti. « Dans le milieu qui était le mien, c’est-à -dire ce petit milieu de philosophes d’une certaine gauche, ce discours althussérien était victorieux, même si, disons, l’appareil bureaucratique du Parti ne l’acceptait pas. « Parmi ces intellectuels, il était dominant, et les philosophes (…)

Marx, les impôts, la dette, l’Etat

Michel PEYRET
Aujourd’hui, c’est Rémy Herrera, du CNRS (1), qui présente une « Brève introduction à la théorie de l’Etat chez Marx et Engels », ce texte ayant fait l’objet d’une communication au Jeune Séminaire d’Etudes Marxistes (CEPREMAP) en juin 2000. MARX A-T-IL UNE THEORIE DE L’ETAT ? D’emblée, Rémy Herrera est affirmatif, et affirmatif à juste titre, il produit l’objet de ses affirmations : « Il est de coutume de dire qu’il n’y a pas de « théorie » de l’Etat chez Marx, encore moins chez (…)

Bien sûr que la Commune n’est pas morte !

Michel PEYRET
Eugêne Pottier l’a immortalisée : « On l’a tuée à coups de chassepot, « A coup de mitrailleuse « Et roulée avec son drapeau « Dans la terre argileuse. « Et la tourbe des bourreaux gras « Se croyait la plus forte. « Tout ça n’empêche pas Nicolas « Qu’la Commune n’est pas morte. » (Elle n’est pas morte - Eugène Pottier - 1886) INVENTER L’INCONNU Et c’est en août 2008 que Daniel Bensaïd présentait en un volume, sous le titre : « Inventer l’inconnu », des textes (…)

Le Communisme ? Autoritaire ?

Michel PEYRET
C’est en 1983 que Maximilien Rubel ajoute un post-scriptum à son « Marx, théoricien de l’anarchisme », essai publié une dizaine d’années auparavant (1). Et ce n’est pas pour contredire mais plutôt pour renforcer ce qu’il écrivait alors. MARX, THEORICIEN DE L’ANARCHISME « En cette année du centenaire de la mort de Marx, l’essai ci-dessus, publié il y a dix ans, nécessiterait un remaniement en vue d’en renforcer la thèse centrale : la fondation par Marx d’une théorie politique de (…)

Mais qui donc fut Joseph Dietzgen ?

Michel PEYRET
Michel Peyret 15 août 2011 MAIS QUI DONC FUT JOSEPH DIETZGEN ? Pour Philippe Bourrinet, l’importance de Dietzgen est fondamentale dans la naissance de la gauche communiste hollandaise et dans l’élaboration par Pannekoek de la théorie des conseils ouvriers : « Le maître à penser des marxistes hollandais, tout au long de leur lutte contre le révisionnisme et le mécanisme des vulgarisateurs du marxisme, a été incontestablement Joseph Dietzgen... » Cependant si cette donnée constitue (…)