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Auteur : Claire VÉRILHAC

Epidémies et littérature (article actualisé)

Claire VÉRILHAC

A l'heure où le virus se propage et nous oblige au confinement, c'est le moment de se plonger dans ces oeuvres littéraires qui nous parlent des réactions humaines et sociales en temps d'épidémie. De Sophocle à Camus en passant par Jean de la Fontaine, et quelques autres, lisons (ou relisons) ces classiques et tirons-en des enseignements pour aujourd'hui ... et pour demain !

Sophocles, Œdipe Roi, (Ve siècle avant JC) Ce sont les tragédies grecques qui, les premières, se sont intéressées aux épidémies et leur ont donné une dimension littéraire. Mais aussi mythologique comme il était courant à l'époque. Ainsi pour Sophocle, dans Œdipe Roi, c'est la peste qui ravage Thèbes qui provoquera l'accomplissement de son destin. Œdipe, a été élevé à Corinthe par des parents adoptifs. Roi de Thèbes il se découvre parricide et incestueux malgré lui. L'oracle de Delphes lui a demandé de chasser son père biologique de la ville afin de la sauver de "la souillure". Dans l'œuvre de Sophocle, la peste n'est pas seulement le prétexte qui permet au destin d'Œdipe de se réaliser, c'est aussi une métaphore de la violence qui se répand dans la ville de façon contagieuse. ♦ Jean de La Fontaine, "Les Animaux malades de la peste" de (XVIIe siècle) Bien des siècles plus tard Jean de la Fontaine s'inspirera de la peste de Thèbes dans sa fable : "Un mal qui répand la terreur, Mal que le ciel en sa fureur, (...) Lire la suite »

Epidémies et littérature

Claire VÉRILHAC

A l'heure où le virus se propage et nous oblige au confinement, c'est le moment de se plonger dans ces oeuvres littéraires qui nous parlent des réactions humaines et sociales en temps d'épidémie. De Sophocle à Camus en passant par Jean de la Fontaine, et quelques autres, lisons (ou relisons) ces classiques et tirons-en des enseignements pour aujourd'hui ... et pour demain !

♦ "Œdipe Roi" de Sophocle (Ve siècle avant JC) Ce sont les tragédies grecques qui, les premières, se sont intéressées aux épidémies et leur ont donné une dimension littéraire. Mais aussi mythologique comme il était courant à l'époque. Ainsi pour Sophocle, dans "Œdipe Roi", c'est la peste qui ravage Thèbes qui provoquera l'accomplissement de son destin. Œdipe, a été élevé à Corinthe par des parents adoptifs. Roi de Thèbes il se découvre parricide et incestueux malgré lui. L'oracle de Delphes lui demande de chasser son père biologique de la ville afin de la sauver de "la souillure". Dans l'œuvre de Sophocle, la peste n'est pas seulement le prétexte qui permet au destin d'Œdipe de se réaliser, c'est aussi une métaphore de la violence qui se répand dans la ville de façon contagieuse. ♦ "Les Animaux malades de la peste" de Jean de La Fontaine (XVIIe siècle) Bien des siècles plus tard Jean de la Fontaine s'inspirera de la peste de Thèbes dans sa fable : "Un mal qui répand la terreur, Mal que le ciel en sa fureur, (...) Lire la suite »

Jean Ferrat, "je vous aime" !

Claire VÉRILHAC

Il y a dix ans, le 13 mars 2010, Jean Ferrat nous quittait. Pour rendre hommage à cet immense artiste engagé, quel choix ! Un des poèmes d'Aragon qu'il a mis en musique ? Une de ses chansons interdites d'antenne : "Nuit et Brouillard" dédiée aux victimes des camps nazis (dont son père) ou "Ma France" cette ode au peuple combattant pour sa liberté ? Et pourquoi pas une belle chanson d'amour !

Je vous aime Pour ce rien cet impondérable Qui fait qu'on croit à l'incroyable Au premier regard échangé Pour cet instant de trouble étrange Où l'on entend rire les anges Avant même de se toucher Pour cette robe que l'on frôle Ce châle quittant vos épaules En haut des marches d'escalier Je vous aime Je vous aime Pour la lampe déjà éteinte Et la première de vos plaintes La porte à peine refermée Pour vos dessous qui s'éparpillent Comme des grappes de jonquilles Aux quatre coins du lit semés Pour vos yeux de vague mourante Et ce désir qui s'impatiente Aux pointes de vos seins levés Je vous aime Je vous aime Pour vos toisons de ronces douces Qui me retiennent me repoussent Quand mes lèvres vont s'y noyer Pour vos paroles démesure La source le chant la blessure De votre corps écartelé Pour vos reins de houle profonde Pour ce plaisir qui vous inonde En long sanglots inachevés Je vous aime Je vous aime Paroles et musique de Jean Ferrat, 1971 Paroles et musique de Jean Ferrat (1969) Ma France De (...) Lire la suite »

Le voile de Pénélope Fillon

Claire VÉRILHAC

On croyait cette "affaire Fillon" une énième histoire d'abus de pouvoir. Celle d'un politicien avide, qui profite du laxisme d'une République à bout de souffle pour s'enrichir à tout va, et qui utilise femme et enfants pour cela. Et puis, au détour d'une interview, on découvre qu'il s'agit aussi d'un machiste ordinaire qui veut l'épouse au foyer ... comme d'autres la veulent cachée sous un voile !

Cette femme l'a dit et répété : elle aurait voulu travailler ! Pourtant, au moment même où elle prononce ces mots, elle est censée avoir un emploi. Un poste d'assistante parlementaire à temps complet depuis des années. Faut-il que son mari la tienne en si peu d'estime qu'il ne l'ait même pas informée ? Fait-elle à ce point partie des meubles ? Quels boniments lui a-t-il servi pour qu'elle signe les contrats de travail ? C'est un rôle effacé de femme au foyer qu'elle évoque toujours : "nous ne parlons jamais de politique à la maison", "les gens savent que je ne m'implique pas dans l'action politique de mon mari", "je n'ai jamais été son assistante ou quoi que ce soit de ce genre", "je dis ce que je pense mais je ne pense pas qu'il écoute", "si je n'avais pas eu le dernier, je serais sans doute allée chercher un travail" ... Sans doute que François Fillon l'a dissuadée de chercher un emploi afin de pouvoir mener sa carrière à lui sans souci des enfants ou des tâches domestiques, pour la garder sous (...) Lire la suite »
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Souvenons-nous du groupe Manouchian !

Claire VÉRILHAC

Il y a 76 ans, le 21 février 1944 au matin, les 23 résistants étrangers du groupe FTP-MOI (Francs-Tireurs et Partisans - Main d’œuvre immigrée) tombaient sous les balles nazies au Mont Valérien. La seule femme du groupe - Olga Bancic - 32 ans était transférée en Allemagne, décapitée le 10 mai 1944 à Stuttgart. Avec l'UJFP, avec Louis Aragon et Léo Ferré, rendons-leur hommage.

"Toute et tous étaient des étrangers antifascistes et communistes, venus d’Europe centrale pour la plupart : polonais, arméniens, juifs, mais aussi italiens et espagnols. Toute et tous luttaient pour un monde enfin débarrassé du nazisme, du fascisme, un monde meilleur dont aujourd’hui nous savons que les peuples des colonies étaient les grands oubliés... Aujourd’hui, en Europe et partout dans le monde, le fascisme et le suprématisme blanc sont à nouveau à l’œuvre comme en atteste la récente tuerie à Hanau en Allemagne. Il ne s’agit pas d’un acte isolé mais, le dernier en date d’une longue série d’attentats et de meurtres qui, tous, touchent la communauté musulmane principalement, les demandeurs d’asile venus du Moyen-Orient, transformé en un vaste champ de ruines, les migrants noirs venus de l’Afrique sub-saharienne et les Rroms. Toutes et tous sont les victimes des discours racistes véhiculés par la glorification du nazisme, du néo-nazisme et de toutes les autres pratiques qui contribuent à alimenter (...) Lire la suite »
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Pétition pour un référendum sur la réforme des retraites

Claire VÉRILHAC

« MONSIEUR LE PRÉSIDENT, SOUMETTEZ VOTRE RÉFORME AU RÉFÉRENDUM ». Le quotidien "l'Humanité" se fait l'écho d'un appel lancé par 140 signataires, principalement des personnalités de gauche, en faveur d'un référendum sur la controversée réforme des retraites portée par le gouvernement et la majorité.

"Après plus de deux mois de mobilisations sociales d’une ampleur historique, une majorité de Français demandent toujours le retrait de la réforme du système de retraites voulu par le gouvernement. Alors que les projets de loi commencent à être examinés à l’Assemblée nationale, tout est organisé pour contourner le débat devant la représentation nationale et inciter les parlementaires à voter à l’aveugle, avec le recours programmé à pas moins de 29 ordonnances. Même le Conseil d'État a rendu un avis très sévère, relevant « la fausse promesse d’un régime universel », des projections financières « lacunaires », mais aussi des dispositions « contraires à la Constitution ». Ce niveau de défiance à l’égard d’une réforme « inédite depuis 1945 et destinée à transformer pour les décennies à venir un système social qui constitue l’une des composantes majeures du contrat social », comme le souligne à juste titre le Conseil d’État, pose un problème démocratique majeur. A ce stade, seule une consultation populaire permettrait de le (...) Lire la suite »

Le tableau de chasse de Macron : c’est sanglant !

Claire VÉRILHAC

Macron aime la chasse. Que ce soit la chasse à courre dans nos campagnes ou la "chasse à l'homme" dans les rues de nos villes. Une absence totale d'empathie pour le vivant, qu'il soit humain ou animal. Sous son règne la police nasse, gaze, éborgne, ampute, et tue. Il "soutient" la guerre de Trump, dingue notoire. Mais voyons comment cet ado attardé défend aussi la tuerie qu'est la chasse ...

Dès la campagne électorale le candidat Macron va courtiser le lobby des chasseurs. Présent à l'assemblée générale de la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) il leur fait de nombreuses promesses. Entre autres de relancer les chasses présidentielles car "ça représente la culture française" (ndlr : sans doute au même titre que la guillotine, la torture ou l'esclavage) Il assure également ne pas "rouvrir" le sujet du bien-être animal. A noter qu'on n'avait pas remarqué que ce dossier avait un jour été "ouvert". Il ne touchera pas non plus aux chasses dites "traditionnelles" au motif qu'"il faut laisser respirer les gens, arrêter d'emmerder les Français" (ndlr : pourtant 80 % des Français estiment justement que la cause animale est un sujet important) Pendant la campagne des législatives, la République en Marche signe les "engagements" proposés par le monde de la chasse : soutenir le prosélytisme des chasseurs dans les écoles, soutenir toutes les chasses dites "traditionnelles" même en présence (...) Lire la suite »

Oui à la réforme des retraites !

Claire VÉRILHAC

Bien sur il faut réformer le système de retraite, le rendre plus solidaire, plus équitable, pérenne. Pour assurer de meilleures retraites aux travailleurs, à ceux qui produisent les richesses. Le moderniser en l'abondant avec les produits financiers. Exactement le contraire de la réforme de Macron, Delevoye, et leurs complices : Medef, compagnies d'assurance et fonds de pension via BlackRock

"Puisqu'on vit plus longtemps on doit cotiser plus longtemps" ! On ne mesure pas suffisamment ce que cette phrase, que politiciens, Medef et media nous balancent à longueur de temps, cache de cynisme. C'est reconnaître que le progrès n'est là que pour profiter aux riches et aux puissants, pas à ceux qui travaillent. Que les progrès technologiques et les gains de productivité aillent enrichir jusqu'à plus soif patrons et actionnaires : c'est normal ! Mais que les salariés voient leur existence s'allonger grâce à l'amélioration des conditions de vie et de la médecine : et bien pas question qu'ils en profitent ! En revanche, leur calcul est juste : pour diminuer l'espérance de vie rien de tel que d'allonger la durée du travail. C'est imparable, en tous temps et en tous lieux où on travaille plus longtemps : on meurt plus tôt. A l'inverse plus on diminue le temps de travail et plus on vit longtemps. Evidemment ils ne peuvent pas le dire aussi crûment, alors ils enrobent ! Bien sur ils auraient (...) Lire la suite »

“Berlin, 1933” de Daniel Schneidermann, Prix du livre du journalisme 2019

Claire VÉRILHAC

Le Prix du livre du journalisme 2019 des Assises Internationales du Journalisme de Tours a récompensé le livre de journaliste qui a le mieux interrogé le journalisme et sa pratique cette année : “Berlin, 1933” de Daniel Schneidermann. Un beau livre que je recommande à ceux qui s'intéressent à l'Histoire bien sur mais aussi à ceux qui s'interrogent sur la responsabilité des media.

Daniel Schneidermann s'interroge : comment la presse internationale a-t-elle pu ignorer à ce point les dangers de la montée du nazisme ? Si le point de départ est l'élection de Trump, l'arrivée est tout autre. Au diable le point Godwin ! Revoyons comment l'antisémitisme et l'anticommunisme des années 30 ont fait taire les lâches devant les nouvelles les plus effrayantes venant d'Allemagne. Et tirons-en des leçons pour aujourd'hui. "Un récit hanté de bout en bout par cette question : sommes-nous certains d’être mieux armés aujourd’hui pour rendre compte des catastrophes hors normes, pour nommer le Mal ?" (notice de l'éditeur le Seuil) Daniel Schneidermann est le fondateur et rédacteur en chef du site Arrêt sur Image qui décrypte l'actualité vue par les media. A lire également : "Berlin 1933": l'aveuglement de la .... "Berlin 1933" de Daniel Schneidermann : un livre important s..., par Nicolas Demorand, sur France Inter via "les Crises" Du camp des Milles à Buchenwald, le (...) Lire la suite »

Non, Macron n’est pas le Président des riches !

Claire VÉRILHAC

C'est une fake news colportée par ses opposants ! Rétablissons la vérité : le Président Macron n'a eu de cesse de s'adresser aux plus pauvres, aux plus fragiles, en leur donnant des conseils de bon sens. Qui d'autre que lui s'intéresse aux migrants comoriens, aux boxeurs gitans, au Jojo avec un Gilet Jaune, bref à tous ceux qui ne sont rien et qu'on croise dans les gares ? Petit florilège ...

Macron le dit lui-même : "Les riches n'ont pas besoin de président, ils se débrouillent bien tout seuls" Bon, ce n'est pas tout à fait exact. Ils ont parfois besoin d'un coup de pouce du monarque. Par exemple pour qu'on leur supprime l'ISF (Impôt de Solidarité sur la Fortune). Mais il faut reconnaître qu'ils n'ont rien demandé. Pas une pétition, pas une manif, pas une seule occupation de rond-point. Aucun riche n'a eu besoin d'affronter la police, de risquer d'être gazé, de perdre un œil ou une main. Et pourtant le cadeau qui leur est tombé tout cuit dans le bec était de taille. Autre chose que les misérables augmentations de revenus que réclament salariés, retraités, et autres Gilets Jaunes, parfois au péril de leur vie ! On notera que pour la première fois récemment des pauvres ont osé manifester dans les beaux quartiers semant la peur chez ces paisibles habitants que sont les riches. On a craint le pire, l'affrontement, inégal par nature, entre des millions de pauvres et une poignée de riches. (...) Lire la suite »
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