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Béziers : Ménard décrit une ville occupée par "des pauvres, des Maghrébins, des gitans"

Créateur de Reporters sans frontières, Robert Ménard raconte ses vacances à Béziers et Puisserguier.

Le journaliste polémiste Robert Ménard, dont les intentions de briguer la mairie de Béziers en 2014 avaient filtré après les législatives, a effectué sa rentrée politique par le biais de son blog. Un retour fracassant. Hier matin, il a mis en ligne un billet intitulé Se sentir chez soi, dans lequel le créateur de Reporters sans frontières raconte ses vacances dans son village de Puisserguier et à Béziers.

Mais on est loin de l’idyllique carte postale envoyée du bord de mer à la tante Simone restée à la capitale. Robert Ménard, en plus de regretter la disparition de l’esprit de clocher jadis cher aux villages - "cela ressemble d’avantage à une banlieue", dit-il -, ose un descriptif rarement assumé de Béziers.

Car, en plus d’un constat partagé peu ou prou par certains - il parle d’un centre-ville en perdition -, le journaliste évoque à longueur de textes les populations immigrées qui vivent en coeur de ville. Laissant entendre qu’ils sont l’une des causes de cette situation qu’il dénonce.

"Les Biterrois ne reconnaissent plus leur ville"

"L’habitat est délabré, squatté par des marchands de sommeil. Les paraboles punaisent les façades d’immeubles occupés par des pauvres, des Maghrébins, des gitans. Les bourgeois ont fui. Les Biterrois ne reconnaissent plus leur ville", écrit-il. Robert Ménard évoque encore le sentiment d’insécurité dont souffriraient les Biterrois : "ils se sentent étrangers à leur propre ville. Ni racistes, ni xénophobes. Ils veulent juste se sentir chez eux, voir les nouveaux venus se plier à ces règles de civilité qu’a inventées le Pays d’Oc".

Le journaliste nuance toutefois son propos. Les nombreuses personnes qu’il dit avoir rencontrées n’auraient rien contre cet Islam, "mais vers ces politiques qui, des deux bords, font comme si de rien n’était, jouent sur les mots, fuient leurs responsabilités".

"C’est de la folie pour tout le monde"

Des mots que n’aurait pas reniés un certain Gilbert Collard, devenu député du Gard sous l’étiquette Front national, même si Robert Ménard se défend d’être proche des thèses du FN. Joint par téléphone, le journaliste polémiste affirme ne dresser ici qu’un constat : "Regrouper plusieurs communautés dans un même quartier, c’est de la folie pour tout le monde." Ses intentions politiques se dévoilent un peu plus.

Source : Midi Libre

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