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ONU : vote historique en faveur de Cuba

Blocus contre Cuba devant l’AG de l’ONU : intervention Cubaine et résultat du vote

[ On ne l’aurait jamais cru possible, et pourtant, c’est fait : 185 voix pour, une de plus que l’an dernier ! Et les USA n’ont plus que deux compagnons : l’inévitable Israël, et l’un des deux micro-Etats de Micronésie (je ne me rappelle plus lequel) !!! parce que l’autre a fait faux-bond. Il fallait voir la tête du délégué yankee !! Bien sûr, ça ne sert à rien dans la pratique, puisque les seules résolutions obligatoires sont celles qu’imposent les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, mais c’est tout de même bon de flanquer une rouste diplomatique et morale au maître du monde !!!! Les applaudissements nourris qui ont éclaté dans la salle quand les panneaux lumineux ont affiché le résultat final : 185 pour ; 3 contre ; 2 abstentions (d’autres ayant fui la salle pour ne pas avoir à voter, comme l’Iraq et El Salvador) prouvent bien que la communauté mondiale (en tout cas, ceux du Tiers monde) remercie Cuba de lui offrir cette petite vengeance et revanche...
Bonne lecture. Jacques-François BONALDI ]

RAPPEL

Votes aux Assemblées Générales des Nations-Unies sur la nécessité de cesser le blocus des Etats-Unis contre Cuba

Année DatePour Contre votant contre
1992 24 Novembre 59 2 Etats-Unis, Israel
1993 3 Novembre 884 Etats-Unis, Israel, Albanie, Paraguay
1994 26 Octobre 101 2 Etats-Unis, Israel
1995 2 Novembre 117 3 Etats-Unis, Israel, Ouzbékistan
1996 12 Novembre 138 3 Etats-Unis, Israel, Ouzbékistan
1997 Octobre 143 3 Etats-Unis, Israel, Ouzbékistan
1998Octobre1572Etats-Unis, Israel
1999 Novembre 1552Etats-Unis, Israel
2000Novembre1673 Etats-Unis, Israel, Iles Marshall
2001 Novembre 167 3 Etats-Unis, Israel, Iles Marshall
2002 Novembre 173 3 Etats-Unis, Israel, Iles Marshall
2003 Novembre 179 3 Etats-Unis, Israel, Iles Marshall
2004 Octobre 179 4 Etats-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau
2005 Novembre 182 4 Etats-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau
2006 Novembre 183 4 Etats-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau
2007 Novembre 184 4 Etats-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau
2008 Octobre 185 3 Etats-Unis, Israel, Palau

Nota : les abstentions ne sont pas comptées


INTERVENTION DE M. FELIPE PÉREZ ROQUE, MINISTRE DES RELATIONS EXTÉRIEURES DE LA RÉPUBLIQUE DE CUBA, AU POINT 19 DE L’ORDRE DU JOUR DE LA SOIXANTE-TROISIEME SESSION DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES : « NÉCESSITÉ DE LEVER LE BLOCUS ÉCONOMIQUE, COMMERCIAL ET FINANCIER APPLIQUÉ A CUBA PAR LES ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE »

New York, le 29 octobre 2008

Monsieur le Président,

Cher père Miguel D’Escoto, je me félicite une nouvelle fois de votre élection et de votre présence à ce débat, car vous incarnez ici aujourd’hui la voix des peuples, la voix des petites gens. Vous pouvez, mon père, compter sur Cuba.

Messieurs les délégués,

Comme tous les ans depuis 1992, Cuba se présente devant l’Assemblée générale des Nations Unies pour réclamer la levée du blocus illégal et injuste que le gouvernement des Etats-Unis lui impose depuis presque cinquante ans. Sept Cubains sur dix ont vécu toute leur vie sous cette politique irrationnelle et inutile qui vise sans succès à faire plier le genou à notre peuple. Le blocus est plus vieux que M. Barack Obama et que tous ceux de ma génération.

Le scrutin qui se déroulera dans quelques minutes intervient dans des circonstances tout à fait particulières : alors que Cuba vient d’être dévastée par deux puissants cyclones, que les élections auront lieu dans six jours aux Etats-Unis et que nous sommes face à une profonde crise financière internationale aux retombées de laquelle aucun de nos pays ne peut réchapper.

A Cuba, plus de cinq cent mille logements et des milliers d’écoles et d’institutions de santé endommagés ; un tiers des terres cultivées dévasté ; les infrastructures de l’électricité et des communications sévèrement détruites : tel est le bilan, entre autres dommages, du passage de phénomènes climatiques sans précédents qui prouvent les effets des changements climatiques pour les pays caribéens.

Si les pertes en vies humaines ont été minimes, cela se doit aux efforts énormes que consentent au préalable les autorités et le peuple, ce qui a permis de protéger et d’évacuer en lieu sûr trois millions deux cent mille personnes. Après tout, nous étions à Cuba, et non à la Nouvelle-Orléans au passage du Katrina.

Malgré les graves dommages et la dévastation provoqués par les deux cyclones, aucun malade ne s’est retrouvé sans soins médicaux, et tous les enfants cubains et les trente mille jeunes de cent vingt-six pays se formant dans nos universités à titre de boursiers suivent normalement les cours. Personne n’a été livré à son sort et nul ne le sera.

Je voudrais, au nom du gouvernement et du peuple cubains, remercier profondément tous ceux qui ont, d’une façon ou d’une autre, manifesté leur solidarité et leur soutien à Cuba dans cette conjoncture dramatique. A ce jour, nous avons reçu de l’aide de soixante-quatre pays.
A rebours de cette large solidarité et contrairement aux affirmations qu’a faites ici ce matin le représentant des USA et auxquelles je me propose de répondre dûment un peu plus tard, l’administration étasunienne a fait étalage de son cynisme et de son hypocrisie habituels. Tout en opposant une fin de non-recevoir à notre demande de pouvoir acheter à des sociétés étasuniennes à partir de crédits privés, ne serait-ce que pour six mois, des aliments et des matériaux indispensables à la reconstruction de notre pays, elle a orchestré une campagne d’intoxication maladroite pour faire croire à l’opinion publique internationale que notre gouvernement ne s’occupait pas de son peuple.

Cuba a agi en fonction de ses positions de principe traditionnelles : nous ne pouvons accepter de l’aide de ceux qui ont durci leur blocus, leurs sanctions et leur hostilité contre notre peuple.

Cuba n’a demandé aucun cadeau à l’administration étasunienne : elle lui a tout bonnement demandé de pouvoir acheter.

L’administration Bush ment une fois de plus à la communauté internationale : elle ment quand elle déclare avoir octroyé à notre pays, après le passage des cyclones, des permis de ventes de produits agricoles pour une valeur de deux cent cinquante millions de dollars. Ces ventes existent depuis 2001 et ne sont donc pas, comme on a prétendu le faire croire ici, une décision prise après le passage des deux derniers cyclones pour venir en aide à Cuba. Qui plus est, nous ne pouvons acheter ces produits que dans le cadre de mesures de supervision rigoureuses et au terme d’une procédure bureaucratique extrêmement tortueuse selon laquelle chaque institution gouvernementale impliquée - et elles sont nombreuses - doit accorder cette autorisation cas par cas, et à condition, qui plus est, que Cuba paye cash et d’avance. Le fait est que l’administration étasunienne a dressé toujours plus d’obstacles pour limiter ces achats.

Si l’administration Bush était vraiment soucieuse du bien-être du peuple cubain, elle devrait tout simplement - ce qui serait la seule attitude moralement décente de sa part - lever le blocus imposé à mon pays en violation des normes les plus élémentaires du droit international et de la Charte des Nations Unies.

Pour que vous vous fassiez une idée de l’ampleur des préjudices que le blocus cause chaque année au peuple cubain, je me bornerai à dire qu’ils sont presque aussi élevés, en termes économiques, que les dégâts causés par les cyclones Gustav et Ike ensemble.

Les cyclones sont des phénomènes naturels aggravés désormais par les changements climatiques et le réchauffement mondial. On ne peut, hélas, les éviter. Le blocus, lui, est une mesure politique génocidaire et illégitime. A la différence des cyclones, les autorités étasuniennes peuvent parfaitement y mettre fin et éviter que le peuple cubain ne continue d’en souffrir.

Le blocus économique, commercial et financier imposé au peuple cubain par les Etats-Unis est le principal obstacle aussi bien au relèvement de notre pays après ces deux cyclones qu’à son développement économique et social.

Des calculs faits au plus bas indiquent que les dommages directs causés par le blocus depuis sa mise en place s’élèvent à 93 milliards de dollars, soit presque deux fois notre Produit intérieur brut. A la valeur actuelle du dollar, cela équivaut à non moins de 224,6 milliards. On n’a pas de mal à s’imaginer combien Cuba aurait pu progresser durant presque cinquante ans si elle n’avait pas été en butte à la guerre économique brutale que les Etats-Unis lui font à l’échelle mondiale.

Bafouant ouvertement la volonté expresse de la communauté internationale qui l’a fait savoir en votant seize résolutions d’affilée à l’Assemblée générale, l’administration étasunienne a, cette année-ci, adopté de nouvelles sanctions économiques encore plus dures contre Cuba ; elle a intensifié sa traque des activités des entreprises cubaines et de pays tiers ; elle s’est lancée dans une chasse insane à nos transactions financières avec l’étranger, et même à celles qui impliquent des versements aux institutions spécialisées des Nations Unies. Elle a intensifié sa poursuite jusqu’à bloquer des sites Internet en rapport avec notre pays.

Washington a par ailleurs accru à des niveaux sans précédent son aide financière et matérielle à ceux qui visent à liquider l’ordre constitutionnel cubain, dégageant à ces fins 46 millions de dollars de plus destinés à la subversion interne et 39 millions de plus visant à maintenir ses émissions de radio et de télévision illégales. Soit dit en passant, ces sommes représentent huit fois le montant de l’aide censément offerte au peuple cubain après les cyclones.

Le Government Accountability Office (GAO), institution publique, a reconnu explicitement dans son rapport de novembre 2007 que, des vingt programmes de sanctions économiques appliqués à différents pays, le blocus contre Cuba en constitue l’ensemble le plus intégral jamais mis en place par les USA.

Monsieur le Président,

Le Rapport détaillé et bien documenté que le Secrétaire général a présenté à partir des contributions de cent dix-huit pays et de vingt-deux institutions et agences internationales m’exempte d’avoir à donner ici des exemples qui prouvent que pas un seul domaine de la vie économique et social cubaine n’est à l’abri du blocus étasunien, depuis l’impossibilité d’acheter des intrants et des équipements destinés à la chirurgie cardio-vasculaire des enfants ou des scanographes indispensables en cancérologie moderne, jusqu’aux amendes et peines de prison infligées aux Etatsuniens qui voyagent à Cuba, voire aux agences de tourisme responsables. L’administration Bush devait saisir l’occasion pour expliquer à l’Assemblée générale pourquoi elle traite en ennemis les petits cardiaques cubains !

Les représentants de l’administration étasunienne mentent tous les ans à cette Assemblée quand ils lui ressassent que le blocus n’existe pas, qu’il n’est pas le principal responsable des pénuries et des souffrances que le peuple cubain a vécues tout au long de ces cinquante années.

Messieurs les délégués,

Le blocus n’est pas une simple question bilatérale entre Cuba et les Etats-Unis. L’application extraterritoriale des lois étasuniennes et la traque aux intérêts légitimes de personnes juridiques et naturelles de pays tiers - des pays que vous représentez ici, messieurs les délégués - qui tentent d’investir à Cuba et de faire des affaires avec elle concernent tous les Etats ici réunis.

Le blocus viole aussi d’une manière flagrante les droits du peuple étasunien. Il restreint sa liberté de déplacement, consacrée dans la Constitution. Ces dernières années, le département du Trésor a durci sa politique déjà bien rigoureuse consistant à refuser les autorisations d’échanges religieux, professionnels, culturels et universitaires entre le peuple étasunien et le peuple cubain.

Le blocus entrave aussi les relations normales entre les Cubains vivant aux USA et leurs familles à Cuba.

Monsieur le Président,

Un nouveau président des Etats-Unis sera élu dans quelques heures. Il devra décider face à l’alternative suivante : lever le blocus parce qu’il constitue une politique ratée qui isole et discrédite toujours plus son pays dans l’arène internationale ou faire preuve du même entêtement et de la même cruauté que ses devanciers pour tenter de faire plier le peuple cubain à force de famine et de maladies.

De cette tribune-ci, je le lui redis :

Il ne pourra jamais faire plier le peuple cubain. Aucun blocus, aucun cyclone ne le découragera. Nulle force humaine ne sera à même de soumettre les Cubains. S’il en veut la preuve, qu’il prenne celle des cinq héros cubains, militants antiterroristes, qui viennent de purger dix années d’incarcération injuste et cruelle dans des pénitenciers étasuniens et qui symbolisent la décision de notre peuple de défendre en toute dignité sa liberté et son indépendance.

Je remercie les orateurs qui m’ont précédé de la solidarité et de l’encouragement qu’ils ont exprimés envers le peuple cubain, de leur défense du droit de Cuba, qui es aussi le droit de tous les peuples représentés ici, de leur défense de la Charte des Nations Unies et du droit international.

Je démens, mot pour mot, les affirmations faites ici par le représentant de l’administration étasunienne.

Messieurs les délégués de l’administration étasunienne, vous devriez avoir honte de vous retrouver dans une si profonde solitude dans une salle si pleine ! Le monde est aux côtés de notre petite île rebelle.

Nous ne sommes pas, je tiens à le préciser, monsieur le délégué, anti-étasuniens : nous sommes anti-impérialistes. Nous n’avons envers votre peuple ni haine ni esprit de revanche. Nous jugeons que votre peuple est victime, tout comme nous, de la politique illégale et absurde de votre administration.

La puissance et la force militaire ne sont pas tout, monsieur le délégué : il faut aussi, vous devriez déjà le savoir, de l’autorité morale.

Vous avez la force pour vous, certes ; nous, nous avons la raison.

Vous n’avez pas non plus d’arguments ; vous vous bornez à nous seriner tous les ans la même litanie d’idées décousues et superflues ; nous avons, nous, tous les arguments possibles qui sont autant dans les documents distribués ici que dans nos paroles.

Votre secrétaire d’Etat ne vient pas dans ces cas-ci à l’Assemblée générale, non seulement par arrogance, mais encore faute d’avoir quelque chose à dire. Et aussi par crainte et par honte.

Vous menacez. Nous, nous ne menaçons jamais : nous demandons simplement la soutien de cette Assemblée en faisant preuve de respect et de hauteur.

Vous recourez au mensonge. Nous recourons, nous, à la vérité.

Vous punissez nos enfants, nos personnes âgées, nos malades. Mais nous n’en accusons pas votre peuple, qui est aussi victime. Tenez, lors du cyclone Katrina, nous lui avions offert nos médecins, prêts à risquer leurs vies et à offrir leurs talents, à sauver des vies et à soulager des souffrances. Et pourtant, vous ne l’avez pas permis. Vous devrez répondre un jour pour une telle décision.

Votre président cessera de l’être dans quelques tours. Il a durci le blocus contre Cuba à des limites inouïes. Il a porté la guerre économique contre notre peuple à des niveaux d’une rare insanité. Il a menacé de nous imposer un « changement de régime ». Et pourtant, il va s’en aller sans y être parvenu, tout comme ses neufs devanciers qui ont suivi la même politique ratée et illégale.

Il faut assurément un « changement » aux Etats-Unis et dans leurs politiques. Oui, certes, we need change. Tout comme il est certain qu’il faut changer le monde où nous vivons, ce monde du diktat et du chantage, et en bâtir un autre où l’on respectera le droit de tous les peuples.

Sachez, monsieur le délégué, que vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps, comme l’a dit le grand Abraham Lincoln que nous respectons et auquel notre peuple sait aussi rendre hommage.

Vous avez dit que votre politique était archiconnue. Tout à fait juste. Votre politique est archiconnue. Ce que nous ne savons absolument pas, en revanche, c’est pourquoi vous la maintenez alors que le monde entier et jusqu’à votre propre peuple la rejettent.

Vous avez dit que vous avez le droit de faire du commerce avec les pays qu’il vous chante.

Vous avez le droit, assurément, de ne pas faire du commerce avec un pays donné. En revanche, vous n’avez pas le droit de traquer vos hommes d’affaires parce qu’ils veulent faire du commerce avec Cuba ou investir chez nous, encore moins de faire la chasse aux hommes d’affaires de pays tiers à coups de loi Helms-Burton et d’autres législations extraterritoriales.

Vous avez demandé à cette Assemblée de ne pas examiner la résolution qu’a présentée Cuba. et nous, nous insistons pour que cette Assemblée en discute et l’adopte, compte tenu de son importance : ce n’est pas seulement le droit de Cuba qui est en jeu, en effet, mais celui de tous les pays.

Vous avez parlé de « valse des millions », vous avez répété une kyrielle de chiffres, autrement dit les millions que vous nous avez censément offerts.

Vous nous avez offert cinq millions, c’est tout à fait vrai, à quatre reprises et nous les avons rejetés autant de fois, parce que vous ne pouvez acheter notre dignité avec 5, ou 500, ou 5 000 ou 500 000 millions. Nous vous avions avertis de ne pas vous faire d’illusions.

Vous avez jugé inacceptables les mots prononcés par notre ambassadeur Jorge Bolaños, le chef de notre Sections des intérêts à Washington. Fort bien, je vous les répète : « Le blocus constitue une politique génocidaire et illégale, et il doit être levé sur-le-champ, par respect pour la décision prise seize fois d’affilée par cette Assemblée. »

Je voudrais finalement, messieurs les délégués, vous faire connaître en quelque sorte les sentiments de notre peuple qui suit de près en ce moment même le déroulement de ce débat.

Quand mon fils est né en 1995, cette Assemblée générale votait déjà contre le blocus étasunien. Et mon fils a maintenant treize ans.

Quand ma fille est née en 2000, cette Assemblée générale avait déjà voté huit fois contre le blocus. Et ma fille a maintenant huit ans.

Jusqu’à quand les enfants et les jeunes de Cuba devront-ils attendre pour que justice soit faite ?

Jusqu’à quand le peuple cubain, qui a reçu le soutien unanime de cette Assemblée, devrait-il attendre pour que son droit soit reconnu et que justice soit faire ?

Jusqu’à quand les jeunes étasuniens se verront-ils infliger des amendes et des peines de prison pour vouloir visiter notre pays, connaître nos universités et rencontrer nos étudiants ?

Jusqu’à quand sera-t-il un crime qu’un citoyen d’un pays tiers, d’un de ces pays que vous représentez ici, messieurs les délégués, veuille commercer avec Cuba ou faire des investissements chez nous ?

Jusqu’à quand tentera-t-on de faire plier de faim et de maladies ces enfants cubains qui, comme les miens, rêvent et croient qu’un monde meilleur est possible, un monde où l’on respectera la dignité, l’indépendance et l’autodétermination de tous les peuples ?

Le représentant des Etats-Unis a demandé à cette Assemblée de ne pas appuyer notre résolution.

Et nous, nous vous demandons au contraire, avec tout le respect que nous vous devons, d’appuyer Cuba, de défendre notre droit, de voter notre résolution.

C’est donc au nom de ce peuple mille fois héroïque qui, face à toutes les adversités, n’a pas été vaincu et ne le sera jamais, au nom de ce peuple auquel le blocus n’a pas pu ôter l’espoir et la joie de vivre, que je réclame une fois de plus la solidarité de cette Assemblée.

C’est donc au nom de ce peuple qui a confiance dans la décision que vous prendrez dans quelques minutes que je vous demande de voter le projet de résolution présenté par Cuba : « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les Etats-Unis d’Amérique ».

Je vous remercie. (Applaudissements.)

FELIPE PÉREZ ROQUE

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