RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
M’sieur, c’est De Gaulle qui a commencé !

Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, l’irrésistible ascension des cinq

Le Grand Soir veut combler sa lacune éditoriale par laquelle un pays qui représente un cinquième de l’humanité occupe moins de place dans nos colonnes que des pays d’un poids égal ou inférieur à celui d’une région française : Cuba, la Palestine, le Qatar, sans compter l’enclave de la rue de Solférino, plantée en pleine République française avec métastases à l’Elysée, à Matignon, à l’Assemblée nationale, au Sénat, à l’Hôtel de Ville de Paris, dans les présidences des régions, etc.).
Voici donc 3 articles recueillis par notre collaborateur Valet Matti.
LGS

En guise de préambule qui n’a rien à voir (quoi que...).

Le 31 janvier 1964, dans une Conférence de presse restée célèbre, du général de Gaulle avait déclaré :

« Paris et Pékin sont donc convenus d’échanger des ambassadeurs. Est-il besoin de dire que, de notre part, il n’y a dans cette décision rien qui comporte la moindre approbation à l’égard du système politique qui domine actuellement la Chine ? En nouant à son tour, et après maintes nations libres, des relations officielles avec cet Etat, comme elle l’a fait avec d’autres qui subissent un régime analogue, la France reconnaît simplement le monde tel qu’il est. Elle pense que, tôt ou tard, certains gouvernements qui se réservent encore, jugeront bon de suivre son exemple. Par-dessus tout, il se peut, dans l’immense évolution du monde, qu’en multipliant les rapports entre les peuples, on serve la cause des hommes, c’est-à-dire celle de la sagesse, du progrès et de la paix. Il se peut que de tels contacts contribuent à l’atténuation, actuellement commencée, des dramatiques contrastes et oppositions entre les différents camps qui divisent le monde. Il se peut qu’ainsi les âmes, où qu’elles soient sur la terre, se rencontrent un peu moins tard au rendez-vous que la France donna à l’univers, voici 175 ans, celui de la liberté, de l’égalité et de la fraternité ».
Charles De Gaulle.

Les BRICS pourraient-ils un jour éclipser le FMI et la Banque mondiale ?

En créant leurs propres institutions financières multilatérales, les puissances émergentes du groupe BRICS bousculent la gouvernance économique mondiale. Toutefois, elles sont encore loin de démanteler le système d’après-guerre dominé par l’Occident.

Ces 70 dernières années, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ont été les piliers du système économique mondial, en intervenant respectivement pour secourir les pays en difficulté et pour soutenir des projets de développement.

Cependant, les institutions de Bretton Woods sont régulièrement critiquées pour leur incapacité à tenir compte des contributions de plus en plus importantes des grandes puissances émergentes dans l’économie mondiale.

La Chine, deuxième puissance économique du monde, continue d’avoir à peine un peu plus de quotas de vote au sein du FMI que l’Italie, un pays environ cinq fois plus petit.

En outre, depuis leur création en 1944, le FMI et la Banque mondiale n’ont été dirigés que par des Américains et des Européens.

« Les grandes réformes de la gouvernance mondiale sont au point mort, malgré les nombreux engagements pris par les pays avancés envers les marchés émergents pour leur donner un rôle plus important dans les institutions financières et d’autres instances internationales », a noté Eswar Prasad, professeur de politique des affaires à l’Université Cornell et ancien expert du FMI.

Dans ce contexte, le lancement mardi dernier d’une banque de développement et d’un fonds de réserve d’urgence par les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) apparaît comme une tentative concrète de remédier à ces inégalités.

« Si les institutions existantes faisaient parfaitement leur travail, il n’y aurait pas besoin de créer une nouvelle banque et un nouveau fonds », a reconnu Paulo Nogueira Batista, qui représente le Brésil et dix autres pays au FMI
.
La simple création de ces deux institutions par les BRICS envoie un signal fort aux puissances occidentales, qui doutent pour certaines de la capacité des cinq pays émergents à surmonter leurs ambitions et besoins individuels.

Ce lancement « est une mesure importante qui marque un véritable tournant, en faisant de la rhétorique sur la coopération entre ces pays une réalité », a affirmé M. Prasad.

Pourtant, de nombreuses zones d’incertitude entourent ces nouvelles structures, et le FMI et la Banque mondiale gardent une longueur d’avance sur leurs rivales naissantes.

Pour l’instant, seuls les pays du groupe BRICS pourront puiser dans le capital de 50 milliards de dollars de la nouvelle Banque de développement ou dans le fonds de réserve de 100 milliards de dollars.

La preuve de l’efficacité de ces nouvelles institutions sera apportée lorsque d’autres pays frapperont à leur porte pour solliciter des prêts.

« Les BRICS prendront-ils le risque financier de prêter à d’autres pays ? Quelles conditions imposeront-ils ? », a demandé un responsable du FMI qui a souhaité garder l’anonymat.

Le FMI, qui est habitué à secourir des pays financièrement, et à obtenir un remboursement, en échange de conditions d’austérité, est doté d’une expertise qui « ne se crée pas du jour au lendemain », a noté ce fonctionnaire international.

Conscients de leurs limites actuelles, les BRICS ont précisé qu’ils travaillaient en étroite collaboration avec le FMI. Une partie de leur capital sera réservée aux pays qui reçoivent déjà une aide du Fonds.

La présidente du Brésil Dilma Rousseff a déclaré que la création de ces institutions par les BRICS ne signifiait pas que son pays tournait le dos au FMI. « Nous n’avons pas le moindre intérêt à nous éloigner du FMI. Au contraire, nous voulons le démocratiser et le rendre aussi représentatif que possible », a-t-elle affirmé.

Source : french.china.org.cn

La banque des BRICS a été fondée sur un pied d’égalité

Le siège de la Nouvelle Banque de Développement des BRICS va être établi à Shanghai. Certains Occidentaux n’ont pas manqué d’exprimer leur mécontentement et d’invoquer le concept d’hégémonie de la Chine. Le Financial Times estime que « le choix de Shanghai témoigne d’une manière très claire du rôle central de la Chine dans le groupe ». Reuters a appelé la Chine « Big Brother ». Et certains médias japonais ont utilisé l’expression « d’hégémonie chinoise ». Les médias occidentaux cherchent à susciter des troubles parmi les cinq pays.

En fait, l’égalité est la base politique de ce groupement et de la banque de développement. C’est ce qui différencie la banque des BRICS de la Banque mondiale. Sans égalité, divergences et problèmes entre les cinq pays pourraient apparaître. Mais avec l’égalité, les cinq pays peuvent agir dans l’harmonie tout en restant divers.

Ce principe d’égalité a été approuvé entre ces pays, et afficher une position alarmiste ne sera guère opérant.

Que la puissance de la Chine soit au-dessus des quatre autres pays, c’est un fait. Mais des pays avec des forces différentes peuvent avoir le même statut. De nombreux pays en développement adhèrent à ce principe d’égalité de nations quelles que soient leurs grandeurs. A contrario, c’est la mentalité hégémonique qui prévaut en Occident et l’égalité n’y est qu’une sorte de rhétorique diplomatique hypocrite.
Garder un profil bas non seulement a été la doctrine philosophique de la société chinoise, mais ce concept a aussi profondément affecté le comportement de la Chine sur la scène internationale.

En tant que deuxième puissance mondiale, la Chine affiche une attitude modérée et est prête à partager son pouvoir. Elle veut s’attirer le soutien des BRIS, mais n’a aucunement l’ambition de contrôler le groupe. Tous les autres membres sont également désireux de se développer avec l’aide des autres pays de ce groupe ; c’est pour cela qu’ils l’ont rejoint.

La création de la banque a seulement demandé un an depuis qu’elle a été envisagée. Cela montre que l’écart de puissance entre la Chine et les autres pays n’a pas été un obstacle structurel à ce regroupement.

Les cinq pays qui ne font pas partie de l’hémisphère occidental veulent fonctionner de manière démocratique. Le lancement de la banque de développement des BRICS va permettre d’instaurer ce principe par cette égalité.

La Chine, le pays le plus puissant des BRICS, veut adopter une approche prudente dans le respect de l’égalité, sans se de se soucier des mises en cause extérieures. Dans le même temps, tous les membres des BRICS ont besoin de temps pour réfléchir à ce que l’égalité signifie vraiment pour eux.

Certains Occidentaux attendent avec impatience de voir les problèmes de la banque émerger. Cette attitude prouve que la banque va jouer un rôle essentiel dans le maintien des intérêts des pays en développement. Les nations du BRICS sont assez sages pour savoir cela. Le potentiel de la banque BRICS va inévitablement inquiéter quelques Occidentaux, et ils en sont bien conscients.

Dans un monde où la concurrence fait rage, mais toujours dirigé par l’ordre ancien, les pays du BRICS doivent non seulement disposer de leurs ressources et de leurs puissances propres, mais aussi forger leur propre destinée.

D’après la source : french.china.org.cn

La Chine accordera un prêt de 7,5 milliards de dollars à l’Argentine

En 2013, le chinois Gezhouba avait signé un contrat avec l’argentin Electroingenieria concernant la construction de centrales hydrauliques.

L’Argentine, qui n’est plus capable de se procurer les ressources financières nécessaires sur les marchés internationaux à cause de sa solvabilité douteuse, recevra un prêt de 7,5 milliards de dollars de la Chine, selon un accord établi le 18 juillet entre les deux pays en présence du président chinois Xi Jinping et de son homologue argentine Christina Fernandez.

La China Development Bank accordera à l’Argentine un premier prêt de 4,7 milliards de dollars pour la construction de deux centrales hydrauliques en Patagonie. En 2013, le chinois Gezhouba, spécialiste des projets hydrauliques, avait déjà signé un contrat avec l’argentin Electroingenieria concernant la construction de ces centrales d’une capacité de production combinée de 1740 mégawatts.

La China Development Bank offrira encore à l’Argentine un second prêt de 2,1 milliards de dollars pour relancer un projet ferroviaire longtemps retardé, destiné à faciliter le transport de denrées entre les régions agricoles et les ports argentins.
La présidente argentine a indiqué que l’établissement de ces accords avait permis de jeter un nouveau jalon dans l’histoire des relations sino-argentines.

La Chine est en effet le deuxième partenaire commercial de l’Argentine, juste derrière le Brésil. Pourtant, en 2013, le déficit commercial de l’Argentine avec la Chine a encore augmenté de 20% à 5,8 milliards de dollars.

L’Argentine est le troisième exportateur mondial de soja et de maïs, tandis que la Chine est le principal acheteur de soja argentin.

Xi Jinping, qui est le premier président chinois à se rendre en Argentine depuis dix ans, est arrivé vendredi dernier à Buenos Aires, après avoir participé au sommet des BRICS au Brésil plus tôt dans la semaine.

Les banques centrales des deux pays ont encore signé un accord de swap portant sur un total de 11 milliards de dollars valable trois ans. Le yuan deviendra ainsi la principale devise de règlement dans les transactions entre les deux pays. Par ailleurs, Christina Fernandez a indiqué que l’accord entre les deux banques centrales « permettra de stabiliser les taux de change, souvent victimes des fonds vautours en Argentine ».

Source : french.china.org.cn

Valet Matti

URL de cet article 26351
  

Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary
Guy HOCQUENGHEM
Préface de Serge Halimi : Avant de mourir, à 41 ans, Guy Hocquenghem a tiré un coup de pistolet dans la messe des reniements. Il fut un des premiers à nous signifier que, derrière la reptation des « repentis » socialistes et gauchistes vers le sommet de la pyramide, il n’y avait pas méprise, mais accomplissement, qu’un exercice prolongé du pouvoir les avait révélés davantage qu’il les avait trahis. On sait désormais de quel prix - chômage, restructurations sauvages, argent fou, dithyrambe des patrons - (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

Le prix à payer pour être présenté par les média comme un candidat "responsable et sérieux" est généralement d’être en accord avec la distribution actuelle de la richesse et du pouvoir.

Michael Lerner

Comment Cuba révèle toute la médiocrité de l’Occident
Il y a des sujets qui sont aux journalistes ce que les récifs sont aux marins : à éviter. Une fois repérés et cartographiés, les routes de l’information les contourneront systématiquement et sans se poser de questions. Et si d’aventure un voyageur imprudent se décidait à entrer dans une de ces zones en ignorant les panneaux avec des têtes de mort, et en revenait indemne, on dira qu’il a simplement eu de la chance ou qu’il est fou - ou les deux à la fois. Pour ce voyageur-là, il n’y aura pas de défilé (...)
43 
Médias et Information : il est temps de tourner la page.
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » (...)
55 
La crise européenne et l’Empire du Capital : leçons à partir de l’expérience latinoaméricaine
Je vous transmets le bonjour très affectueux de plus de 15 millions d’Équatoriennes et d’Équatoriens et une accolade aussi chaleureuse que la lumière du soleil équinoxial dont les rayons nous inondent là où nous vivons, à la Moitié du monde. Nos liens avec la France sont historiques et étroits : depuis les grandes idées libertaires qui se sont propagées à travers le monde portant en elles des fruits décisifs, jusqu’aux accords signés aujourd’hui par le Gouvernement de la Révolution Citoyenne d’Équateur (...)
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas | Bernard Gensane
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.