RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher

Ce que l’Histoire nous en saigne...

Il est notoire que les animaux, même les plus belliqueux, défendant à coups de griffes, de tête ou de cornes leur territoire, terminent rarement leurs élans avec le décès d’un des combattants. Ce n’est pas le cas des humains.

Des centaines de guerres et conflits ont ruiné des villages, des cultures, affamés des populations, pour satisfaire les caprices des seigneurs féodaux, roitelets et empereurs, afin de maintenir leur suprématie sur une contrée. Les habitants n’en représentant que de la chair à canon, corvéables, fournisseurs de denrées à des individus chargés de leur protection. Une tâche qui se résumait à exposer les innocents aux pillages de troupes armées, amies ou ennemies.

Au XXIe siècle, conserver une institution aussi coûteuse et archaïque que la royauté est une aberration. Ce n’est pas le nationalisme qui est dépassé. Seule la permanence des États-Nations peut encore nous épargner la domination du monde, par une élite auto-proclamée de magnats de la finance, de monopoles et d’oligopoles s’accaparant de nos ressources. Une élite dont l’unique supériorité est le nombre de chiffres alignés dans des comptes de banque. Des économistes obligent « nos » élus à signer des accords de libre-exploitation, visant la privatisation des services publics.

La reine est morte... Vive la démocratie !

Si chaque décès est humainement triste, il ne faut cependant pas oublier que l’attribution d’une valeur supérieure à une femme qui, de son vivant, n’a servi qu’à perpétuer des protocoles et des rituels rétrogrades, est une occasion pouvant aider les politiciens à réfléchir : pourquoi, au XXIe siècle, maintenir un système de hiérarchie héréditaire ?

De Charles I à Charles O

C’est en 1642 que l’on cessa de supporter la tyrannie du monarque Charles premier, régnant en despote absolu. Oliver Cromwell, à la tête d’une armée en révolte contre le roi, parvint à interrompre son pouvoir. En 1649, à la fin de cette guerre civile, on exécuta le potentat. Bien que modéré par un Conseil d’État de 41 membres, l’autorité de Cromwell fut jugée excessive. On rétablit la monarchie en 1660. C’est sous le règne de Guillaume III d’Orange qu’on instaura la monarchie constitutionnelle, enlevant un peu de puissance à l’aristocratie. ¹

À l’époque, soit en 1689, cette réforme s’avérait certes une avancée démocratique. Mais la soutenir après plus de trois cents ans appelle d’urgence une nouvelle réforme.

Pendant que les citoyens d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande s’appauvrissaient sous les impôts, s’épuisaient dans les usines et achevaient de miner leur santé dans les « maisons de travail » où l’on entassait les ouvriers, chacun à leur tour, les vices-rois des Indes se pavanaient dans un palais de 340 pièces et 37 salons, aux murs et planchers recouverts de marbre, servis par des centaines de domestiques. Pendant que la famille royale, en Angleterre, vivait dans l’opulence et conservait un statut d’intouchable par quiconque n’était pas jugé digne d’elle, les intouchables de l’Inde mouraient de faim dans la rue ou survivaient dans des taudis. Et, au royaume anglais, les déshérités de l’île attendaient en file un bol de « soupe populaire ».

Il a fallu l’accession au pouvoir des Travaillistes, en 19485 dans un pays ruiné par deux guerres mondiales, pour qu’on crée un Service National de Santé (National Health Service), afin que les citoyens aient une possibilité d’être soignés, alors qu’auparavant, les hôpitaux ne profitaient qu’à ceux pouvant en payer les frais, en plus des impôts. On demande depuis quelques années une réduction des dépenses en santé, mais on augmente le financement de l’armée. La capacité de tuer ou se faire tuer importe davantage qu’une volonté réelle de maintenir une paix internationale et des populations en santé. ²

On nous harcèle à propos de nos habitudes, du gaspillage par surconsommation. Pendant plus 80 ans, on considéra que porter à nouveau une robe attentait à la nature surhumaine de la reine. Depuis moins d’une décennie, Elisabeth II permit le « recyclage » de quelques-unes de ses tenues. Imaginez le coût de confection et destruction annuelle de 365 habits... Dans une société dite scientifique, sortie de l’obscurantisme et des superstitions, est-ce tolérable que le moindre manquement à des convenances ridicules, sensées être dues à une femme entretenue par le peuple, soit considéré comme sacrilège ? Prétendre que cet être, aussi inutile qu’onéreux, représentait Dieu sur Terre – et pas n’importe lequel, celui des anglicans !, est une insulte à Dieu s’il existe. On critique les fondamentalistes religieux, et on déifie des individus. ³

Tout ce que l’on pourrait attendre de bon de la famille « royale », est la dissolution de cette tradition inepte de privilèges héréditaires, transmis en dépit du niveau d’intelligence, de compétence et de valeur réelle des descendants. Et cela coûte cher. Même hors d’Angleterre. Plus d’un million et demi de dollars en salaire pour la représentation royale au Canada ! Une pension à vie de 150,000 dollars, après avoir vécu cinq ans dans une résidence de 175 pièces ou s’être relaxé dans un chalet au Cap Diamant. Cette tradition obsolète a été évaluée à plus de 67 millions de dollars gaspillés en 2021. Et la déshonorante Lise Thibault n’en eut pas assez. Une autre en devint folle et répudia ses valeurs politiques. La suivante fit des dépenses concrètement astronomiques. Que ne fait-on pas par attrait des paillettes... 4

L’ultime gouverneuse générale de la Barbade, elle, au moins, profita de sa position pour réaliser l’indépendance de l’île !

Si nous désirons un monde plus juste, dans lequel chaque être est distinct mais égal en droit, tous les États ayant le statut de démocratie devraient imposer un embargo envers les royautés. Un système politique inique, soumis à une croyance absurde en l’essence divine d’un groupe humain. Au XXIe siècle, cette tradition désuète et eugéniste devrait disparaître.

Références :

1. Guillaume III d’Orange-Nassau, alias Wilhelm ou William, selon le territoire de ses sujets, Hollande, Angleterre, Écosse, Irlande.

2. https://www.forumdinnovationensante.org/article/levolution-du-systeme-...

3. https://www.parismatch.com/Royal-Blog/Elizabeth-II-recycle-ses-vetements-170385

4.1 https://www.journaldemontreal.com/2021/01/30/etre-sujets-britanniques-...

4.2https://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/pro...

4.3 https://www.ledevoir.com/politique/canada/593839/point-de-presse-covid...
4.4 https://www.lapresse.ca/debats/opinions/2021-07-08/la-remuneration-pri...

URL de cet article 38225
  

Cinq Cubains à Miami
Maurice LEMOINE
6 octobre 1976, La Barbade : un attentat détruit en vol un DC-8 de la Cubana de Aviación (soixante-treize morts). 12 avril au 4 septembre 1997 : une série d’explosions frappe les hôtels de La Havane. A l’origine de ces actions terroristes qui, depuis 1959, ont fait plus de 3 400 morts à Cuba : Miami ; la très honorable « Fondation » ; quelques personnages ténébreux : Luis Posaril, Pepper Nández, Jorge Maskano, le docteur Orlando… Une même obsession les habite : en finir avec le régime et faire la peau (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

Le système bancaire moderne fabrique de l’argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé. La banque fut conçue dans l’iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l’argent et, en un tour de mains, ils créeront assez d’argent pour la racheter. ôtez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais, si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage laissez donc les banquiers continuer à créer l’argent et à contrôler les crédits.

Sir Josiah Stamp,
Directeur de la Banque d’Angleterre 1928-1941,
2ème fortune d’Angleterre.

Lorsque les psychopathes prennent le contrôle de la société
NdT - Quelques extraits (en vrac) traitant des psychopathes et de leur emprise sur les sociétés modernes où ils s’épanouissent à merveille jusqu’au point de devenir une minorité dirigeante. Des passages paraîtront étrangement familiers et feront probablement penser à des situations et/ou des personnages existants ou ayant existé. Tu me dis "psychopathe" et soudain je pense à pas mal d’hommes et de femmes politiques. (attention : ce texte comporte une traduction non professionnelle d’un jargon (...)
46 
La crise européenne et l’Empire du Capital : leçons à partir de l’expérience latinoaméricaine
Je vous transmets le bonjour très affectueux de plus de 15 millions d’Équatoriennes et d’Équatoriens et une accolade aussi chaleureuse que la lumière du soleil équinoxial dont les rayons nous inondent là où nous vivons, à la Moitié du monde. Nos liens avec la France sont historiques et étroits : depuis les grandes idées libertaires qui se sont propagées à travers le monde portant en elles des fruits décisifs, jusqu’aux accords signés aujourd’hui par le Gouvernement de la Révolution Citoyenne d’Équateur (...)
Médias et Information : il est temps de tourner la page.
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » (...)
55 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas | Bernard Gensane
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.