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CUBA / ÉTATS-UNIS : L’Armée Pacifique des blouses blanches cubaines dans le collimateur des États-Unis

La prestigieuse Armée Pacifique des Blouses Blanches, comme l’appellent dans de nombreux coins du monde, ceux qui admirent les travailleurs cubains de la santé, est la cible permanente d’attaques incessantes de la part de Washington, pour tenter de saper l’une des plus grandes réalisations de la Grande "petite île des Caraïbes".

Dès le triomphe de la Révolution, le 1er Janvier 1959, les Etats-Unis ont volé à Cuba la moitié de ses médecins, forçant la nation des Caraïbes à créer ce qui est maintenant des écoles de médecine (ELAM) reconnues par toute l’Amérique Latine et par le monde entier, et où d’ailleurs viennent étudier de jeunes nord-américains.

La formation des professionnels de la santé sur l’île repose sur des principes d’humanisme fondamental et sur la solidarité. Outre sa qualification scientifique de niveau très élevé devenue célèbre, et totalement gratuite, elle est confrontée au mercantilisme qui prévaut actuellement dans le monde avec la détresse et les souffrances des êtres humains .

Cela confère aux diplômés cubains de médecine, d’infirmerie et de diverses autres spécialités, une valeur extraordinaire qui les démarque de leurs homologues d’autres nations.

Dès le début de leur carrière, les futurs diplômés de l’archipel des Caraïbes sont confrontés à la pratique et combinent leurs programmes avec les soins directs aux patients, ce qui accélère l’acquisition de leurs connaissances et une formation complète.

D’autre part, après l’obtention du diplôme, ils acquièrent une expérience remarquable en voyageant dans différents pays d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie et même d’Europe en fournissant des soins gratuits à des malades et en prévenant les maladies dans les endroits les plus reculés, aux ressources limitées et même au péril de leur propre vie.

L’Armée Pacifique des Blouses Blanches est qualifiée et prête à aider les citoyens touchés par les ouragans, typhons, tremblements de terre, et tout type de maladie ou d’épidémies comme le virus Ebola qui a récemment touché plusieurs pays africains, et qui a été vaincu courageusement par le Contingent Henry Reeves.

Quand il s’agit d’empêcher la mort d’êtres humains, le gouvernement et le peuple de Cuba ne regardent pas la religion de leurs patients, qu’ils soient noirs, blancs ou indiens, ou bien qu’ils soient des ennemis ou des amis.

Au milieu de l’ouragan dévastateur Katrina qui a ravagé les États-Unis en 2005, les autorités de La Havane ont proposé à Washington d’envoyer une brigade médicale sur les zones endommagées, mais l’occupant d’alors de la Maison Blanche, George W. Bush, a rejeté ce noble geste.

En échange, Bush a créé en 2006 le "Programme de libération conditionnelle pour les professionnels médicaux cubains", seul de son genre dans le monde, qui vise à détruire la coopération internationale de l’île, de la priver de ses ressources humaines, avec les pays qui en ont besoin.

Ce plan anti-cubain, toujours en vigueur à cause du blocus américain, vise à promouvoir l’abandon de leurs missions dans d’autres pays, par les professionnels de santé cubains, en facilitant activement leur migration grâce à l’utilisation des ambassades américaines qui les encouragent à le faire.

Ce programme est tout simplement l’une des nombreuses agressions que Cuba subit encore de la part des États-Unis, même si les deux gouvernements ont décidé récemment de rétablir des relations diplomatiques et le dialogue bilatéral.

A en juger par son action, Washington semble déterminée à saper davantage les valeurs humaines énormes de la Révolution cubaine, une cible connue mais qui a toujours été vouée à l’échec.

Quoique les États-Unis entreprendront contre Cuba, Cuba restera une puissance mondiale en médecine, parce que la grande majorité de ses professionnels, et ceux à venir, sont fiers de lui.

Nos félicitations et notre gratitude méritées à tous les membres de cette Armée Pacifique des blouses blanches redoutable que craignent tant les États-Unis !

traduction Michel Taupin

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